Convention
Maïsadour oeuvre pour la transmission des exploitations grâce à la signature d’une convention avec les Maisons Familiales et Rurales de Aire-sur-l’Adour (40) et de Mont (64)
D’ici 2030, près de la moitié des agriculteurs français sera en âge de prendre sa retraite. 33% des agriculteurs adhérents et clients de Maïsadour ont, quant à eux, plus de 55 ans. Le Groupe Coopératif se mobilise à travers différentes actions pour accompagner les agriculteurs dans la transmission des exploitations. Dans ce cadre, Maïsadour et les Maisons Familiales Rurales (MFR) de Aire-sur-l’Adour (40) et de Mont (64) signent un partenariat pour faciliter la transmission des exploitations entre cédants et apprenants des établissements agricoles, potentiels futurs repreneurs.

De gauche à droite, Nicole Hautbois, Présidente de la MFR de Mont, Daniel Peyraube, Président de Maïsadour, Nadine Darribeau, Présidente de la MFR d’Aire-sur-l’Adour et Christophe Bonno, Directeur Général de Maïsadour
L’enjeu de la transmission et des reprises au coeur de ce partenariat
Maïsadour et les MFR de Aire-sur-l’Adour et de Mont ont signé le 15 mai une convention pour formaliser leur partenariat autour de cet enjeu majeur de l’agriculture. Cette collaboration doit permettre de mettre en relation des étudiants en agriculture qui n’ont pas de structure existante pour se lancer (notamment une structure familiale) avec des chefs d’exploitations à la recherche d’un repreneur dans les 3 à 8 années à venir. Cette mise en relation doit permettre à l’étudiant de se former sur place, grâce au dispositif de l’alternance, par l’agriculteur qui souhaite céder son exploitation. Celui-ci lui transmettra ses connaissances en matière de gestion d’une exploitation, et le formera à la gestion des ateliers de production.
Daniel Peyraube, Président de Maïsadour : « Transmettre les exploitations est essentiel pour la pérennité de la vie agricole sur notre territoire et de nos filières. Aujourd’hui, de nombreux agriculteurs qui possèdent des exploitations performantes sont proches de la retraite et les repreneurs classiques sont de plus en plus rares. Les jeunes qui s’installent aujourd’hui ont des profils différents : nous devons aller à leur rencontre. Cet enjeu de la transmission soulève deux leviers, rendre notre métier attractif et faciliter l’installation des jeunes et des personnes non issues du milieu agricole. Maïsadour prend toutes ses responsabilités pour assurer la continuité des exploitations et transmettre ce métier de passion en travaillant avec l’enseignement agricole. Cette convention avec les deux MFR va dans le bons-sens, elle va nous permettre d’impulser des relations de confiance entre les cédants et les repreneurs ».
Dans ce partenariat, chaque partie à son rôle à jouer : les MFR identifient des apprenants entre la seconde et le BTS ayant formulé un projet d’installation sous 10 ans maximum. De son côté Maïsadour sélectionne des exploitations qualifiées, c’est-à-dire sans repreneur identifié et qui ont formulé une demande de former un jeune dans le but de transmettre sous 5 ans environ, qui présentent des ateliers de production économiquement viables pour le repreneur, dont les produits sont valorisés par Maïsadour ou une de ses filiales.
Nadine Darribeau, Présidente de la MFR d’Aire-sur-l’Adour et Nicole Hautbois, Présidente de la MFR de Mont : « Dès nos premières discussions informelles avec Maïsadour, nous avons tout de suite été favorables à cette démarche. Pour nos établissements, c’est une opportunité de rendre nos filières attractives pour nos élèves qui ont un projet d’installation, mais qui n’ont pas de structure familiale à reprendre ou une structure limitée. Cette collaboration rassure également les parents, car c’est un élément important en termes d’insertion professionnelle de nos étudiants à la sortie du cursus scolaire ».
Une fois la mise en relation effectuée entre l’étudiant et le chef de l’exploitation, un stage de découverte ou un contrat d’apprentissage est formulé entre les deux parties. Plusieurs étapes de suivi de la part des MFR et de Maïsadour viendront ponctuer cette mise en relation afin d’accompagner l’étudiant et le cédant dans le parcours de transmission. Enfin, trois mois avant la fin du cursus de l’étudiant, l’hypothèse de la reprise sera validée entre les deux parties. Maïsadour poursuivra le lien avec l’étudiant et sera en mesure de l’accompagner par un suivi technico-économique habituel, renforcé par le dispositif de la Charte Jeunes Adhérents de Maïsadour sur une durée de 5 ans.
Un groupe de travail avec l’ensemble des filières Maïsadour pour construire des solutions pérennes
Maïsadour fait de la transmission des exploitations agricoles un enjeu capital puisqu’il s’agit de pérenniser les installations performantes et faciliter l’accès à la terre aux jeunes agriculteurs et aux personnes non-issues du milieu agricole (NIMA), qui représentent 40% des acteurs reprenant des exploitations. Un groupe de travail qui rassemble l’ensemble des filières de Maïsadour a été constitué en 2022 pour construire des solutions pérennes au service des agriculteurs. Ce groupe de travail s’inscrit pleinement dans la stratégie Ambition 2030 puisqu’il doit permettre de soutenir l’activité et l’économie du territoire et assurer la souveraineté alimentaire.
Le Groupe n’a pas vocation à se substituer aux acteurs majeurs de l’écosystème de la transmission. Il travaille ainsi en étroite relation avec les Chambres d’Agriculture, les banques, les SAFER, les experts comptables...dans un esprit de coordination.
Pierre Lafargue – 60 ans – Agriculteur à Doazit (40) – Éleveur de canards, de volailles festives et de poulet Label – Producteur de Waxy, soja et tournesol : « Lorsque j’ai envisagé la transmission de mon exploitation, j’ai contacté le technicien avicole de Maïsadour car je n’avais pas identifié de repreneur. Transmettre mon exploitation est une préoccupation majeure pour moi qui me tient particulièrement à coeur. Ce n’est pas seulement l’exploitation qu’on transmet, mais son propre outil de production, fruit du travail d’une vie ! je veux absolument que le futur agriculteur reprenne l’activité d’élevage, qui fait partie de l’identité de notre territoire et de son avenir. Mon technicien m’a parlé du programme « Transmission » de la coopérative et m’a mis en relation avec Hugo Langlade. Comme je m’y prenais 3 ans avant mon départ à la retraite, il m’a suggéré d’embaucher un alternant pour le former afin qu’il puisse se projeter sur l’exploitation, une sorte de « test » avant installation. L’idée m’a plu ! Hugo m’a expliqué les aides disponibles pour l’alternance et a identifié des jeunes qui pourraient être intéressés. Aujourd’hui, nous étudions les modalités, c’est le début. Transmettre son exploitation prend du temps, c’est un vrai projet dans lequel il faut s’investir. On sort du cadre ordinaire pour faire quelque chose qui se produit une fois dans sa carrière. Il faut beaucoup d’anticipation. »
Maïsadour souhaite répondre de cette manière à une réelle attente des agriculteurs, et leur permettre de soulager la pression que certains ressentent lors de leur départ à la retraite. Par la suite, le Groupe souhaite développer de nouveaux leviers pour activer un vivier de « futurs » agriculteurs pour assurer le renouvellement des générations. Il faut pour cela travailler à l’attractivité des métiers agricoles en redonnant des perspectives positives au secteur et susciter, de cette manière, des vocations.
Site internet : www.maisadour.com

Le rendez-vous événement des grandes cultures et de l’innovation de VIVESCIA (Somme-Vesle - 51)

Après une première édition l’an dernier, la coopérative ouvre à nouveau ses portes dans le cadre des journées de l’agriculture.

InVivo, partenaire agricole du consortium FertigHy,
Nouveau site à Bagnac-sur-Célé