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Des agriculteurs témoignent sur la gestion des graminées via les leviers agronomiques
Dans le cadre du projet GIGAN, des combinaisons de leviers agronomiques de gestion des graminées sont testées chez des agriculteurs notamment du Cher et de l’Eure. Dans deux vidéos, ils font le point sur les difficultés de gestion des graminées qui les ont amenés à intégrer le projet GIGAN et les pratiques agronomiques qu’ils vont mettre en place.
La pression des graminées est croissante, entrainant des pertes de rendement et des coûts de désherbage de plus en plus élevés. Pour sortir de cette impasse, le projet GIGAN, qui a démarré en juin 2024, souhaite faire adopter les techniques de gestion agronomique des adventices par les agriculteurs.
Ce projet ECOPHYTO II +, animé par Terres Inovia, associe Arvalis, l’ITB, la FDGEDA18, Actura et la Chambre régionale d’agriculture de Normandie. Il propose de tester des systèmes de culture co-conçus pour maîtriser les graminées hivernales lors d’ateliers de réflexion avec les agriculteurs et les conseillers sur des plateformes de démonstration au champ.
Deux agriculteurs du projet situés dans le Cher et l’Eure ont accepté de témoigner, au travers d’une vidéo, sur leurs difficultés, leurs motivations à rejoindre le projet GIGAN et les leviers qu’ils ont commencé à mettre en place sur leurs parcelles.
Dans le Cher et l’Eure : deux combinaisons de leviers différentes testées
Louis, agriculteur dans le Cher, participe activement au projet GIGAN. Il est confronté depuis plusieurs années à des problématiques de ray-grass, résistants à certains herbicides. Avec Julien Charbonnaud, ingénieur de développement de Terres Inovia, et Bénédicte Beguin, conseillère agronome à la FDGEDA du Cher, il passe en revue ses motivations et ses leviers testés. « Il y a clairement un impact sur le rendement, et donc sur la marge, avec des IFT plus élevés. J’ai accepté de participer au projet GIGAN pour trouver des solutions ». Il combine différentes techniques : labour agronomique, double culture d’été, faux-semis, programmes herbicides adaptés et binage, mais également écimage en fin de cycle.
Pierre, producteur dans l’Eure, doit aussi gérer des rays-grass résistants. « Cela fait cinq campagnes qu’ils deviennent problématiques, ils représentent 10% de la surface exploitée. Ils poussent dans des petites zones, puis s’étendent au fil des années, d’autant qu’ils s’adaptent très bien à ma rotation ». Avec Jean Lieven, ingénieur de développement de Terres Inovia, et Baptiste Robin, conseiller à la chambre régionale d’agriculture de Normandie, l’agriculteur détaille les leviers qu’il mobilise dans ses parcelles : choix des cultures de sa rotation avec notamment des cultures de printemps ou d’été, labour occasionnel, faux-semis et décalage de date de semis des céréales.
Les résultats seront à suivre l’année prochaine avec deux nouvelles vidéos chez les mêmes agriculteurs.
Les vidéos

Dans les Grandes Plaines américaines, la baisse des débits de forage conduit les producteurs à repenser leur stratégie d’irrigation. Avec une idée simple : mieux répartir une ressource devenue limitée entre maïs et sorgho.
Raisonner l’irrigation à l’échelle de l’exploitation
« Quand nous échangeons avec des maïsiculteurs des Grandes Plaines, au Kansas et au Texas, confrontés depuis plusieurs années à la baisse des débits de forage, leur premier constat est clair : saupoudrer l’eau sur 100 % de sa sole de maïs est la pire des erreurs », explique Pierre Charon, responsable maïs et sorgho chez Lidea.
Pendant longtemps, face à un quota d’eau réduit, le réflexe consistait à irriguer légèrement l’ensemble des surfaces en maïs. Une stratégie qui pouvait conduire à un manque d’eau à des stades déterminants, notamment lors de la floraison, avec pour conséquences des avortements de grains, une forte baisse du rendement et des charges plus difficiles à amortir.
La réponse de certains producteurs : la stratégie du « Split-Pivot ». Le principe consiste à partager la surface irriguée entre les deux cultures et à adapter les apports à leurs besoins. Sur une surface réduite, le maïs reçoit ainsi 70 à 80 % du volume d’eau disponible, ce qui permet d’assurer les 3 à 5 passages nécessaires et de sécuriser son potentiel. Le reste de la surface est consacré au sorgho, avec des besoins d’irrigation plus limités.
Car si les deux cultures présentent, dans les situations observées, une efficacité comparable pour valoriser l’eau — 10 à 15 quintaux/ha par apport de 35 mm — leurs besoins diffèrent. Là où le maïs nécessite au minimum 3 à 5 passages pour préserver son potentiel, le sorgho peut se satisfaire de deux apports ciblés, notamment aux stades gonflement et épiaison, pour atteindre un bon niveau de rendement. Une approche qui permet ainsi de raisonner l’irrigation non plus seulement à l’échelle d’une culture, mais à celle de l’exploitation : concentrer l’eau là où elle est nécessaire et tirer parti des caractéristiques du sorgho pour valoriser les volumes disponibles.
En Hongrie, accompagner les producteurs pour développer le sorgho


Alsace : un après- midi sur le thème du tassement des sols à Flaxlanden
La FRCUMA Grand Est a organisé le mardi 29 septembre dernier un après-midi sur le tassement des sols à l’EARL du Cerf à Flaxlanden. C’est un exploitant de la CUMA des 4 Saisons qui accueillait la manifestation ; la CUMA travaille depuis 2022 au sein d’un GIEE sur la thématique de la préservation des sols et l’adaptation au changement climatique. C’est dans ce cadre que s’inscrivait le thème pour l’après-midi.
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Les travaux de Terres Inovia partagés sur la scène internationale
L’institut technique est reconnu pour ses recommandations sur les légumineuses à graines. C’est dans ce contexte qu’il a pu présenter plusieurs de ces travaux sur la performance agronomique et économique de ces espèces lors de la conférence de l’ILS (International Legume Society) en juin 2026.
L’International Legume Society Conference réunit des chercheurs du monde entier, tous les trois ans, pour présenter les avancées scientifiques sur les légumineuses, que ce soit en génétique, amélioration variétale, agronomie, nutrition ou encore sur les maladies. Il offre un espace d'échanges scientifiques, de collaboration internationale et de valorisation des innovations en faveur d'une agriculture plus durable.
L'édition 2026 a permis à Terres Inovia de partager plusieurs de ses travaux sur les systèmes de culture à base de légumineuses et leur performance agronomique et économique, les maladies du pois ou encore la sélection des légumes secs. Véronique Biarnès, Anne Moussart, Claire Barbet-Massin et Noé Kavoukdjian—Detot étaient présents pour partager les objectifs, enjeux, et résultats de plusieurs projets :
- Présentation du projet Insérez Les, fondé sur une approche globale visant à favoriser l'intégration des légumineuses à graines dans les systèmes agricoles et alimentaires, avec en particulier :
- La description des systèmes de culture existants en France afin d'évaluer l'impact des légumineuses sur leurs performances économiques et environnementales.
- Les résultats sur l’identification des principaux facteurs limitant le rendement des légumineuses à graines à partir de données collectées en exploitation (étude de cas sur le soja).
- Les résultats du projet ECODIV sur les facteurs limitants pour le rendement des légumineuses à graines en France
- L’évolution du contexte maladies sur pois d’hiver en France (projets Evariscol, Phenolag, Pea4Ever)
- Les travaux sur l’intégration du matériel génétique mondial dans les programmes français de sélection des lentilles et des pois chiches
Des progrès réalisés dans le domaine du phénotypage
Une session a été animée par Véronique Biarnès, chargé d’études en écophysiologie chez Terres Inovia pour mettre en lumière les progrès réalisés dans le domaine du phénotypage, permettant de fournir des quantités sans précédent d’informations sur le développement des plantes, leurs réponses au stress et la progression des maladies. Également, les modèles de cultures intégrant ces informations pour explorer des stratégies de gestion, optimiser les systèmes de culture et prédire les performances des plantes dans les conditions climatiques futures ont été abordés. « Ces approches promettent d’accélérer le développement de systèmes agricoles à base de légumineuses plus productifs et plus résilients », commente Véronique Biarnès.
Diversité, résilience et compétitivité des légumineuses à graines
Un workshop piloté par Claire Barbet-Massin, chargée d’études de Terres Inovia, a réuni quatre projets européens : Increase, Belis, Legume Generation et Prosper. Il a pu montrer comment la combinaison de données génomiques, de technologies de phénotypage et de coopération entre projets peut accélérer l’innovation et favoriser le développement de légumineuses européennes, plus diversifiées et résilientes.
A l’occasion de ce workshop, la puce développée dans le cadre du projet Belis, dont Terres Inovia est partenaire, a été présentée : comptant près de 60 000 marqueurs SNP couvrant plusieurs espèces (pois, fève, lentille, pois chiche et lupin blanc), elle a vocation à faciliter l’utilisation de la sélection génomique et l’étude de la diversité dans les programmes de sélection et les travaux de génétique.
Un workshop sur les maladies racinaires
En marge de la conférence, le 10ème workshop sur les maladies racinaires des légumineuses s’est tenu le 8 juin 2026. Il a lieu tous les deux à trois ans et a été initié en 2002 par les scientifiques français (Inrae IGEPP Rennes), nord-américains (Washington State University, USDA) et l’UNIP pour échanger et développer des collaborations sur l’Aphanomyces du pois. Il couvre l’ensemble des maladies racinaires et a pour vocation de favoriser la diffusion des avancées scientifiques et les échanges entre chercheurs, sélectionneurs et acteurs du développement. Une soixantaine de participants ont pu suivre cet atelier. Anne Moussart, phytopathologiste chez Terres Inovia, fait partie du comité scientifique.

Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, dévoile les résultats de l’édition 2026 d’OléoProtéines, l’observatoire du marché des protéines végétales à destination de l’alimentation humaine. Cette 5e édition de l’observatoire confirme l’installation durable des légumineuses dans les achats alimentaires, que ce soit en restauration collective ou en grande distribution. La praticité, moteur du marché observé depuis plusieurs années, se voit accompagnée désormais par une diversification des usages et des moments de consommation. La valorisation des atouts nutritionnels des légumineuses, notamment leur richesse en protéines et en fibres, ouvre également de nouvelles perspectives de développement.
Un marché qui confirme sa solidité malgré un contexte de consommation contraint
Dans un contexte de consommation marqué par plusieurs années de recul des volumes alimentaires en grande distribution, les marchés historiques des légumineuses font preuve de leur résistance. Ainsi, les ventes de légumes secs bruts, de légumes secs appertisés ou encore de produits au soja, se maintiennent à un niveau stable sur le long terme et enregistrent même une légère progression en 2025 (de +1% pour les légumes secs à +2% pour les produits au soja). Au-delà de ces marchés majeurs pour la filière, plusieurs catégories de produits contenant des légumineuses, comme les surgelés salés, les pâtes aux légumineuses ou encore les snacks apéritifs, enregistrent des croissances supérieures à celles de leurs marchés de référence. Ces résultats témoignent d’un marché des légumes secs bien installé, qui dispose encore de perspectives de développement prometteuses.
En parallèle, en RHD, les achats de légumes secs par les professionnels se stabilisent en 2025 à un niveau élevé, après plusieurs années de croissance dynamique notamment sur les conserves.
Les formats prêts à l’emploi continuent de gagner du terrain
En RHD, les évolutions de marché observées depuis la création de l’observatoire profitent principalement aux formats pratiques. Les achats en volume de légumes secs appertisés et surgelés ont augmenté respectivement de 22% et de 14% entre 2019 et 2025, tandis que les achats des produits bruts sont restés stables à 5 300 tonnes. La rapidité de mise en œuvre est toujours un atout majeur pour les professionnels, notamment en restauration collective, à l’origine de près de 80% des volumes de légumes secs bruts et appertisés achetés.
Cette tendance se retrouve également en grande distribution. Sur ce circuit, les légumes secs bruts affichent des ventes stables sur la période 2019-2025, autour de 23 000 tonnes. Les catégories les plus dynamiques reposent notamment sur des produits directement consommables ou faciles à intégrer aux repas : les alternatives végétales contenant des légumineuses augmentent ainsi de 20% en volume sur un an, tandis que les tartinables frais (houmous) et les snacks apéritifs (chips, biscuits salés contenant des légumineuses) gagnent 16%.
Une gamme de produits qui s’étoffe, soutenue par l’innovation
Au-delà des formats traditionnels, les légumineuses trouvent année après année leur place dans une diversité croissante de produits alimentaires : alternatives végétales, tartinables, snacks sucrés ou salés, pâtes ou encore plats préparés. Cette diversification permet de les intégrer à de nouvelles occasions de consommation, du plat principal à l’apéritif, en passant par le goûter. En 2026, l’observatoire OléoProtéines a ainsi suivi les ventes de 12 catégories de produits en GMS.
Cette tendance s’observe également pour l’innovation alimentaire. En 2025, 11,4% des innovations lancées en France contenaient des légumineuses, soit 1,5 point de plus qu’en 2024. Le traiteur, les conserves et les surgelés salés, concentrent près de 70% des lancements, signe de l’ancrage des légumineuses dans les usages du quotidien. En revanche, depuis 2019, les graines les plus utilisées dans les innovations à base de légumineuses sont toujours les mêmes : pois chiche, soja et lentille restent présentes dans plus de trois quarts des lancements.
Les atouts nutritionnels des légumineuses, nouveau levier de développement ?
Les consommateurs accordent un intérêt croissant à leur santé et aux bénéfices nutritionnels des produits qu’ils consomment. La richesse en fibres et en protéines des légumineuses peut contribuer à renouveler le positionnement des produits qui en contiennent et à redynamiser certaines catégories de produits. Par exemple, après plusieurs années de recul, les pâtes aux légumineuses ont connu un fort rebond de leurs ventes en 2025 : leur marché a en effet plus que doublé en une année. Cette hausse coïncide avec l’arrivée de nouvelles références mettant davantage en avant leur teneur en protéines. Cette tendance récente devra être confirmée dans les années à venir.
Focus sur le bio : des produits bien positionnés sur le marché des légumineuses
Les lois Egalim et Climat et Résilience continuent de porter leurs fruits en restauration collective. Ainsi, en RHD, les achats bio progressent en 2025 sur les trois formats de légumes secs suivis par l’observatoire : +60% en volume pour le surgelé, +45% pour l’appertisé et +16% pour le brut. En parallèle, en GMS, le bio occupe une place supérieure à la moyenne dans les catégories contenant des légumineuses. Alors qu’il représente 4% du chiffre d’affaires tous produits confondus, sa part atteint 18% pour les légumes secs bruts, 27% pour les produits au soja et jusqu’à près de 30% pour les farines de légumineuses.
OléoProtéines propose chaque année un décryptage de l’ensemble de la chaîne de valeur : production et échanges, restauration hors domicile (RHD), commerce de détail (GMS) et innovation. L’observatoire suit sept légumineuses (lentille, pois, soja, pois chiche, féverole, haricot sec et lupin) et étudie à la fois les ventes en conventionnel et en agriculture biologique.
Cette édition d’OléoProtéines a été cofinancée dans le cadre du programme Cap Protéines+ par le ministère de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire et par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales. La responsabilité du ministère en charge de l'Agriculture ne saurait être engagée.

Chaque édition d’Innov-Agri offre aux agriculteurs l’occasion de découvrir des innovations sur le terrain, de rencontrer les acteurs des filières et de confronter les idées à la réalité de leurs exploitations. Sorghum ID a profité de ce grand rendez-vous pour aller à la rencontre des producteurs et échanger avec eux sur la place du sorgho dans leurs systèmes de culture.
Les conversations ont porté sur des questions très concrètes.
- Quels débouchés existent pour le sorgho ?
- Que peuvent apporter les nouveaux hybrides ?
- Comment choisir une variété adaptée à ses objectifs et à son contexte de production ?
Certains agriculteurs connaissent déjà la culture ; d’autres cherchent à mieux en comprendre les possibilités avant de se lancer.
Ces échanges rappellent qu’au-delà de l’intérêt pour une culture, les producteurs ont besoin de repères pour prendre leurs décisions. Être présent à Innov-Agri, c’est aussi cela pour Sorghum ID : écouter les questions du terrain, partager des informations utiles et contribuer à accompagner les agriculteurs dans leurs projets.
Innov-Agri 2026 s’est tenu les 9 et 10 septembre en Haute-Garonne (France) ; le salon a accueilli près de 18 500 visiteurs sur 80 hectares d’exposition et de démonstrations agricoles.

Projet AGIR – L'Agriculture de Groupe au service du renouvellement des générations
Face au défi du renouvellement des actifs en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, le projet AGIR (Agriculture de Groupe, Installation Réussie) accélère ses actions sur le terrain. Grâce à la synergie de notre réseau (Réseau Cuma, Chambres d’Agriculture, CIVAM, ARDEAR et La Coopération Agricole), nous levons les freins financiers et humains à l’installation en promouvant la force du collectif. Le projet AGIR est financé par le CASDAR (Compte d’Appui au Développement Agricole et Rural) dans le cadre du programme de développement agricole et rural.
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Troisième épisode : le tri passe en mode collectif. Un trieur qui voyage de ferme en ferme, des réglages à maîtriser et des grains à ne pas mélanger : qui fait quoi, où, quand et comment ?
Les Cuma donnent accès à des équipements très différents : trieurs mobiles à grilles, trieurs alvéolaires, tables densimétriques ou encore trieurs optiques. Elles permettent aussi plusieurs façons d’organiser le travail.
Les sept Cuma étudiées montrent une grande diversité de situations. Dans un cas, environ 30 tonnes brutes sont triées chaque année. Dans d’autres, le volume atteint 2 000 tonnes. Certains équipements sont utilisés par quelques adhérents. Une des installations étudiées compte 250 utilisateurs. Les périmètres vont de quelques communes à plusieurs régions.
Les usages sont eux aussi variés. Tous les trieurs en Cuma étudiés servent à produire des semences. Ils peuvent également servir à nettoyer les récoltes et à séparer les espèces associées. Les procédés disponibles dépendent des équipements : grilles ou alvéoles pour la taille et la forme, tables densimétriques pour la densité, trieurs optiques pour la couleur. Certaines Cuma disposent de plusieurs équipements et peuvent enchaîner plusieurs opérations.
Cette polyvalence a ses limites. Les caractéristiques du matériel déterminent les graines qu’il est possible de séparer correctement. Pierre ne dispose par exemple pas de l’équipement adapté sur le trieur alvéolaire de sa Cuma pour séparer les lentilles vertes des céréales auxquelles elles sont associées. Dans une autre Cuma, la chaîne, initialement conçue pour les haricots, est aussi utilisée pour trier de petites graines comme le quinoa, la cameline ou le chia, mais avec des pertes plus importantes.
L’organisation de la Cuma joue également sur les usages. Dans l’un des cas étudiés, la Cuma trie essentiellement des associations lentillon-céréale. Les demandes pour trier de petits volumes d’autres espèces sont le plus souvent refusées, car elles nécessiteraient un nettoyage complet de l’installation. À l’inverse, chez Stéphane, disposer d’un trieur a favorisé l’introduction de nouvelles cultures : il explique qu’il n’aurait probablement pas cultivé la cameline en association sans cette possibilité de tri. Ce rôle du trieur dans la diversification n’est toutefois pas observé chez tous les agriculteurs rencontrés.
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