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Une récolte 2019 très abondante pour le blé tendre et les orges, un recul du blé dur et du colza et des incertitudes sur les cultures d’été
Selon les estimations au 1er septembre 2019, la production de blé tendre atteindrait 39,4 millions de tonnes, pour un rendement moyen de 78,6 q/ha. Elle augmenterait sur un an de 15,8 % et de 11,7 % par rapport à la moyenne 2014-2018 et s’approcherait du record de 2015 (40,9 Mt). La production de blé dur reculerait de 16,2 % sur un an malgré une hausse des rendements contrebalancée par une réduction importante des surfaces, au plus bas depuis 1995. La production d'orges atteindrait un niveau record à 13,6 Mt (+21,8 %) sous l’effet d’une hausse des surfaces et du rendement. La récolte de colza baisserait de 28,9 %, conséquence de la baisse des surfaces sur un an (-29,5 %). Les cultures d’été ont été impactées par la canicule : leurs rendements pourraient reculer (-4,3 % pour le maïs), mais leurs productions (maïs, tournesol, soja) pourraient progresser du fait de la hausse des surfaces. La récolte de protéagineux progresserait de 21,5 % sur un an. La production des pommes de terre de consommation et de demi-saison augmenterait par rapport à 2018 mais celle de betteraves industrielles reculerait de 6,9 %.
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CIC - Rapport sur le marché
29 août 2019
FAITS SAILLANTS
Les prévisions formulées pour la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont majorées de 11 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.159 millions, principalement du fait d’une embellie pour le maïs américain. Celui-ci fait 8 millions de tonnes de plus que le mois dernier, à 342 millions, en repli de 7 % d’une année sur l’autre mais les perspectives de production restent incertaines après un cycle de végétation loin d’être idéal. Les prévisions de consommation mondiale sont relevées de 2 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.186 millions (+1 % d’une année sur l’autre), car une hausse des données pour l’affouragement en blé et en sorgho est en partie compensée par une réduction dans le cas du maïs. Avec de plus grosses disponibilités nouvelle récolte que dans le dernier GMR, et en tenant compte d’une hausse des stocks d’ouverture, les projections de stocks de clôture mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) font 13 millions de tonnes de plus d’un mois sur l’autre, à 598 millions, tout de même en repli de 27 millions d’une année sur l’autre, le plus bas niveau en quatre ans. Les échanges sont quasiment inchangés d’un mois sur l’autre, à 370 millions de tonnes, car des prévisions érodées pour le blé et le sorgho sont compensées par une augmentation pour le maïs.
Comme les données sur les échanges confirment des expéditions moindres que prévu vers des marchés clés, les prévisions du Conseil concernant les échanges de soja en 2018/19 sont rognées de 1 million de tonnes, à 149 millions de tonnes, un repli de 3 % d’une année sur l’autre. Les perspectives de production en 2019/20 se sont détériorées de 4 millions de tonnes par rapport à juillet du fait des résultats moindres attendus aux Etats-Unis, où les superficies moissonnées vont probablement se contracter de 14 % d’une année sur l’autre. Comme on ne mise que sur une réduction minime de la consommation, la réduction nette des disponibilités se traduit par une baisse du chiffre de stocks, en repli de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 41 millions (55 millions). La projection de la demande mondiale à l’importation est étêtée à 150 millions de tonnes, soit un gain de 1 % d’une année sur l’autre.
Pour traduire une demande en berne par les acheteurs d’Afrique et d’Asie, les prévisions d’échanges de riz en 2019 sont abaissées de 1 million de tonnes, à 45 millions, une légère contraction d’une année sur l’autre. Sur la base des réductions chez les principaux exportateurs, la production mondiale en 2019/20 est abaissée de 2 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 501 millions, en légère hausse sur l’an dernier. Toutefois, du fait des ajustements historiques de l’offre et la demande apportés aux chiffres de la Chine, les stocks de clôture mondiaux sont relevés de 16 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 178 millions, un gain de 3 % sur l’année précédente et un nouveau pic.
L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a perdu 4 % depuis le dernier Rapport sur le marché des céréales, y compris une chute particulièrement brutale du sous-indice du maïs, tandis que l’orge et le blé affichent aussi des replis notables.
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