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Actualités de la filière

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Guerre en Iran



L’agriculture française face a un nouveau choc économique

L'agriculture française est une fois de plus exposée à un choc économique qui provient d'un conflit au Moyen-Orient. Outre la guerre elle-même, c'est la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent près de 25% du pétrole et 20% du gaz naturel liquéfié, plus de 30% des engrais et environ 5% des céréales.

La hausse des prix de l'énergie, pétrole et gaz, des engrais (urée et ammoniac en particulier), ainsi que le rationnement des volumes consécutif du blocage du détroit d'Ormuz, constituent un nouveau choc économique pour l'agriculture, notamment pour les grandes cultures, déjà en difficultés depuis trois ans. Seul un redressement significatif des cours des céréales pourrait amortir cet alourdissement des charges.

Le déclenchement du conflit armé en Iran est assurément porteur d’un nouveau choc économique pour les exploitations agricoles en France. Certes, il y a une différence de taille avec la guerre en Ukraine, dans la mesure où celle-ci oppose, quatre ans après, deux grands acteurs agricoles sur les marchés internationaux. Dans le cas de la guerre en Iran, il s’agit de prendre la mesure des répercussions de ce conflit sur :

  • les prix de l’énergie
  • les prix des engrais
  • le coût du fret maritime
  • le commerce mondial de produits agricoles et alimentaires

L’équation énergétique

Avec la guerre en Iran, c’est une grande partie de la région qui participe à la production de pétrole. De plus, la fermeture du détroit d’Ormuz, à laquelle s’ajoute la contraction de la circulation des navires dans le canal de Suez, a subitement fait grimper le prix du baril de pétrole (Brent, la référence en Europe), celui-ci passant de 65 dollars avant la guerre à plus de 90 dollars le 7 mars 2026 (93 dollars pour le Brent). Le cours du baril a brusquement évolué en début de semaine, atteignant les 115 dollars.



Le risque inflationniste

Plus globalement encore, les soubresauts sur le marché de l’énergie seront manifestement à l’origine de nouvelles tensions inflationnistes en France. Sans avoir pour l’instant le chiffre de l’indice des prix à la consommation pour le mois de mars, celui de février 2026 s’est fixé à +1%, contre +0,3% en janvier.

Un indicateur à suivre de près dans les mois qui viennent. Ce serait la troisième phase d’inflation, après la pandémie de Covid et après la guerre en Ukraine.

Les prix des engrais

Rappelons que, en moyenne, les engrais et amendements représentent 12 à 13% des charges totales des COP. Avec la guerre en Ukraine, puis le renchérissement des engrais, c’était 20,6%, puis 14,8% en 2024 (15,7% puis 11% pour les autres grandes cultures) (source : RICA). La baisse des prix des COP a par conséquent affecté les résultats économiques des exploitations durant l’année 2024.

Le coût du fret maritime

La guerre en Iran et ses répercussions sur les pays géographiquement proches, entraînent par ailleurs un alourdissement du coût du fret maritime. Les navires sont exposés au risque des bombardements, et les assureurs optent pour une stratégie visant à ne plus couvrir les navires, en raison de l’extrême dangerosité à circuler.

Impacts sur le commerce mondial de produits agricoles et alimentaires

Les flux commerciaux de produits agricoles transitant par le détroit d’Ormuz ne représentent que 4% du total du commerce de ces produits. De ce point de vue, l’agriculture serait moins affectée, comparativement à l’énergie et aux engrais. Toutefois, le nombre de pays importateurs de biens agricoles – notamment en céréales – est élevé.
En effet, les pays du Golfe Persique importe environ 20 millions de tonnes de blé, d’orge et de maïs.

Qualité des graines de lentille

Les résultats 2025 disponibles



L’Observatoire de la qualité des graines, piloté par Terres Univia et dont la mise en œuvre a été confiée à Terres Inovia, vient de publier ses résultats pour la récolte 2025 de lentille. Cette nouvelle édition a été financée le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire et les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales, dans le cadre du programme Cap Protéines +. En résumé : la lentille réalise une bonne année 2025 avec une teneur en protéines élevée et malgré un taux de graines bruchées en hausse. 

Campagne 2025 : un rendement moyen national satisfaisant  

En 2025, la culture de la lentille a bénéficié de bonnes conditions d’implantation. Les récoltes ont également été effectuées dans de bonnes conditions, sur des parcelles à maturité. Globalement, le rendement moyen national est jugé satisfaisant, à 15,0 q/ha, bien qu’inférieur à 2024, variable selon les régions et les dates de semis.  

Néanmoins, il est à noter que les fortes chaleurs du mois de juin ont écourté le cycle des semis tardifs, marquant des arrêts de floraison et une maturation plus rapide. Plus généralement et côté bioagresseurs, la bruche reste le principal ravageur de la culture malgré quelques attaques de limaces au printemps Au niveau des maladies, la sécheresse a limité les attaques foliaires mais l’humidité de mars-avril a pu favoriser les pathologies racinaires. 

Des critères de qualités passés au crible 

La récolte de lentille 2025 a été marquée par une teneur en eau en dessous des normes d’humidité, à 11,8 %. C’est la valeur la plus basse observée depuis le lancement des enquêtes qualité pour la lentille en 2021 et très probablement en lien avec les records de températures estivales.  

La teneur en protéines est élevée en cette année, avec 29,9 % de la matière sèche, proche des niveaux constatés en 2022 (30,8 %). Autre point positif pour 2025 : les graines de lentille présentent une très bonne qualité visuelle. A titre d’exemple, aucun lot n’a de graines germées ou pourries. Il est à noter qu’il y a peu d’impuretés visuelles ou d’hétérogénéité de couleurs dans les lots. 

La récolte s’est néanmoins caractérisée par un fort taux de graines bruchées, le plus important depuis le début des enquêtes qualité, notamment dans le Centre-Ouest avec une moyenne de 36,8 %.  

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