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Actualités de la filière

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OLÉOSYN BIO et AUROUZE




OLÉOSYN BIO et AUROUZE donnent un nouvel élan à la filière oléagineuse bio française

Inauguration d’une ligne de trituration en tournesol/colza doublée et du premier atelier de raffinage d’huile 100 % bio en France à Thouars (79)

Les partenaires d’OLÉOSYN BIO – AVRIL, CAVAC et TERRENA – et AUROUZE, filiale bio d'Avril, franchissent une étape décisive pour la structuration de la filière oléagineuse biologique française. À Thouars (Deux-Sèvres), ils inaugurent l’extension de leur unité de trituration ainsi que le tout premier atelier de raffinage d’huile exclusivement bio en France. Ce projet d’envergure, financé par les actionnaires industriels et soutenu par Esfin Gestion et Sofiprotéol, marque une volonté commune : soutenir une filière bio française complète, de la graine au produit fini.

UNE FILIÈRE STRUCTURÉE, DURABLE ET 100 % BIO

Avec un investissement de 6,25 millions d’euros soutenu par FranceAgrimer dans le cadre du plan “protéines”, OLÉOSYN BIO double sa capacité de trituration de graines de tournesol bio, passant de 15 000 à 30 000 tonnes par an. L’ensemble du site atteint désormais une capacité de transformation de 55 000 Tonnes toutes graines confondues. En parallèle, AUROUZE investit 5,6 millions d’euros – avec le soutien du Fonds Avenir Bio, de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’Union européenne – pour implanter une unité de raffinage bio innovante, unique en son genre sur le territoire national. 

« Avec ces investissements, nous affirmons notre volonté de construire une filière bio française complète, tout en répondant aux attentes des consommateurs et en soutenant les territoires », souligne Philippe Manry, Directeur Général Sanders Néa.

DEUX PROJETS INDUSTRIELS DÉDIÉS À LA TRANSFORMATION DES GRAINES OLÉAGINEUSES BIO

La nouvelle ligne de trituration, mise en service au troisième trimestre 2024, reprend le procédé éprouvé de double pression et cuisson, enrichi d’un décortiqueur. Cette innovation permet d’optimiser l’extraction d’huile tout en augmentant la teneur en protéines des tourteaux, un atout majeur pour l’alimentation des animaux biologiques. L’atelier de raffinage, quant à lui, repose sur un procédé physique conforme aux exigences de la réglementation bio. Il permettra de produire des huiles stabilisées pour la consommation des huiles dites “de table”, ainsi que des huiles désodorisées  destinées aux industries agroalimentaire et cosmétique. Les premières huiles raffinées seront commercialisées par la société Aurouze dès la fin juin 2025.

UN PROJET DE FILIÈRE : UNE VISION PARTAGÉE ET LONG TERME SUR LA BIO ENTRE LES ACTIONNAIRES INDUSTRIELS

La décision stratégique entre les actionnaires de poursuivre les investissements a été prise en pleine crise énergétique du fait de la guerre en Ukraine, période où le marché de la bio a été ébranlé par les effets de l’inflation sur les prix alimentaires. Le projet incarne donc la volonté des  actionnaires de répondre de manière résiliente aux défis que doit relever l’Agriculture Biologique. Tout d’abord, les opérateurs doivent fournir des aliments produits et transformés en France aux consommateurs. L’investissement doit donc combler le manque de capacité de transformation en France. Pour faire face aux enjeux économiques, la préservation de ce label dans la consommation des Français passera par un renforcement de sa compétitivité pour le rendre accessible aux consommateurs. Les actionnaires industriels rassemblent leurs atouts (amont/aval) autour du site de Thouars et massifient leurs volumes pour répondre à l’enjeu économique.

« En rejoignant Oléosyn Bio en 2022, nous avons fait le choix d’un projet de filière territorial ambitieux, créateur de valeur pour nos adhérents. L’approche collective autour de la transformation des graines et des huiles nous permet de proposer des contrats Agriéthiques à nos producteurs », Franck Bluteau, Président délégué en charge de la commission Bio chez CAVAC

Trophée des Cuma 2025

L’inspiration à l’honneur



Le 4 juin 2025, aux prestigieux Hospices de Beaune, s’est tenue la remise des Trophées des Cuma dans le cadre du Congrès national des Cuma. Cet événement, porté par Entraid Médias, a mis en lumière quatre collectifs exemplaires dans leur approche coopérative, leur engagement territorial et leur capacité à innover ensemble. Voici les lauréats de cette édition 2025.

Qu’est- ce que le Trophée des Cuma ?

Créés en 2021, les Trophées des Cuma ont pour objectif de valoriser les initiatives collectives les plus inspirantes du réseau Cuma. Qu’il s’agisse de projets techniques, humains, sociaux ou environnementaux, ces distinctions récompensent des dynamiques locales porteuses de sens, capables de faire école.
Les critères de sélection incluent notamment :

  • L’innovation dans les pratiques de production,
  • L’organisation collective territoriale,
  • L’engagement dans les transitions écologiques,
  • L’accueil des jeunes générations,
  • Le lien entre agriculture et société.

Voir les initiatives

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Cap Protéines Challenge 4



Le Cap Protéines Challenge permet de repérer des projets prometteurs pour valoriser les protéines végétales. Après la finale, qui s’est tenue le 14 mai à Ecully (Rhône), retour sur le cru 2025 et le rôle de l’Interprofession, avec Marie Dubot, chargée de mission Innovation chez Terres Univia. 

Le Cap Protéines Challenge, né à l’occasion du programme Cap Protéines, se poursuit chaque année depuis quatre ans. Pourquoi l’Interprofession est-elle toujours aussi mobilisée ? 

Terres Univia, avec l’institut technique Terres Inovia, est à l’origine de ce concours d’innovation. Il permet de repérer des projets qui développent et valorisent les oléoprotéagineux, de l’amont à l’aval, d’accompagner les plus prometteurs et de parler des enjeux de notre filière. L’Interprofession offre un an d’accompagnement par l’incubateur Euralimentaire : elle mise donc sur ces projets pour qu’ils aillent plus loin et créent une vraie valeur ajoutée. C’est par exemple le cas des projets lauréats des deux dernières années, Madame Beans et Arsène, qui sont aujourd’hui en pleine expansion.

Comment parlons-nous des enjeux de la filière, par exemple ?

Les thématiques qui sont choisies, les webinaires qui sont organisés et les prises de parole permettent de partager tous les enjeux qui ont trait aux protéines végétales. Cette année, par exemple, la thématique des « Initiatives pédagogiques » a montré qu’il était essentiel d’expliquer le rôle et les bienfaits des légumineuses dans l’alimentation, celle des « Innovations culinaires » a mis en avant l’intérêt de réinventer la cuisine grâce à des espèces comme la lentille, le soja ou le pois. 

Le concours fait la part belle aux projets étudiants. Il permet de toucher les nouvelles générations, qui seront les professionnels de demain ? 

Oui, les étudiants sont effectivement une cible privilégiée, c’est important qu’ils prennent conscience des enjeux et des atouts des protéines végétales le plus tôt possible et ils sont très pertinents pour proposer des solutions innovantes pour les développer. Il y a, également dans ce concours, une volonté de transmission de notre expertise et des métiers de la filière grâce à l’accompagnement par les mentors et l’organisation de webinaires thématiques. 

Quelle est la particularité de ce concours ?

Il se déroule depuis trois ans dans une nouvelle école. A chaque saison, nous créons donc une édition avec un écosystème local différent. En 2025, il a eu lieu à Ecully, dans les locaux de l’Institut Lyfe (ex-institut Paul Bocuse). Le choix de cette école, qui rassemble de futurs chefs, a permis d’apporter une dimension différente au concours, en mettant l’accent sur la gastronomie et la culinarité des protéines végétales. Christian Têtedoie, chef étoilé, meilleur ouvrier de France et star locale, a par exemple fait partie du jury, des élèves en dernière année ont organisé le buffet de clôture et différents experts de l’Institut ont pris la parole lors de l’évènement pour mettre en avant la prise en compte des légumineuses dans leurs métiers.

Cela a d’ailleurs été la nouveauté de la saison 2025 ?

Oui, pour la première fois, nous avons organisé une table-ronde pour aborder les enjeux des professionnels autour des légumineuses, avec 3 experts de l’Institut Lyfe : Nicolas Tête, nutritionniste et enseignant-chercheur, Audrey Cosson, chercheuse en agroalimentaire, et Alexandre Bois, chef de cuisine et formateur. Leurs échanges ont permis d’illustrer les enjeux nutritionnels, scientifiques et gastronomiques liés à l’intégration des légumineuses dans notre alimentation.

Du côté des projets qui ont concouru, que peut-on dire de la 4ème édition de ce concours ?

L’édition 2025 a été marqué par des idées originales, variées, sérieuses et portées par des équipes qui veulent aller plus loin avec, pour certains, des prototypes très prometteurs. Le jury a dû voter plusieurs fois pour choisir les deux lauréats !

Photo : © Terres Univia

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INRAE renforce ses collaborations en Afrique du Sud et au Kenya

Conduite par Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, une délégation française s’est rendue en Afrique du Sud pour participer à la réunion annuelle des scientifiques agricoles en chef du G20 (G20 MACS - Meeting of Agricultural Chief Scientists). L’occasion pour INRAE de rencontrer ses partenaires en Afrique du Sud puis au Kenya et développer de nouveaux projets de collaboration, dans une approche fédératrice à la fois en termes d’équipe France et dans le cadre de l'initiative TSARA.

Organisée par l’Agricultural Research Council (ARC) sud-africain, la réunion des scientifiques agricoles en chef du G20 s’est tenue du 26 au 28 mai en Afrique du Sud. Cette rencontre annuelle permet à ses membres (représentants ministériels et d’organismes de recherche agricole) d’échanger sur les systèmes de recherche agricole et les perspectives de développement des pays du G20 et d’énoncer des recommandations en amont des rencontres ministérielles et du sommet du G20. La délégation française, conduite par Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, comptait également Thierry Caquet, vice-président International d’INRAE, Joachim Huet, chargé de coopération multilatérale à la direction des Relations internationales d’INRAE, et Andrée Sontot, représentante du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

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