Circulaire de Campagne
Vous trouverez ci-après les informations réglementaires et interprofessionnelles pour la campagne 2024/2025 de commercialisation des céréales et oléo protéagineux.
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Bilan des gaz à effet de serre des coopératives agricoles
Les derniers rapports du GIEC traduisent une nécessaire mobilisation de tous les acteurs de la société. Si nous souhaitons rester sous la barre des 1,5° de réchauffement global, l’heure n’est plus à l’hésitation. La transition écologique exige la participation de tous les acteurs économiques. Les entreprises étant soumises à des réglementations de plus en plus contraignantes, elles sont incitées à mesurer, communiquer et agir sur leur impact environnemental. Le bilan d’émissions de gaz à effet de serre fait partie des outils essentiels qui, lorsqu’il n’est pas obligatoire, peut être utilisé par les entreprises pour se démarquer par leur exemplarité, pour impliquer leurs salariés et partenaires et qui doit s’intégrer dans une démarche RSE plus globale.
L’importance d’une démarche de décarbonation dans une coopérative agricole ne peut être sous-estimée. En s’inscrivant dans les cadres réglementaires européens et nationaux, tels que le Pacte vert européen et la Stratégie nationale bas-carbone, une stratégie climat permet notamment de bénéficier de soutiens financiers et de répondre aux attentes des consommateurs en matière de durabilité. La réalisation d’un bilan carbone est le début de la mise en place d’une stratégie de transition bas carbone. Ce diagnostic initial permettra par la suite d’accompagner vos adhérents.
Le changement climatique est une réalité à laquelle les agriculteurs et les coopératives doivent faire face. Grâce à son réseau d’entreprises et d’experts, La Coopération Agricole est moteur dans cette dynamique en participant au plus près du terrain à l’atteinte de la neutralité carbone. En tant que coopérative agricole, votre rôle est essentiel pour accélérer cette transition.
Ce guide sur le bilan d’émissions de gaz à effet de serre vous permettra de découvrir les manières de vous engager dans ce sens.
Ce guide a été réalisé dans le cadre du CASDAR

Une convention pour favoriser le progrès génétique signée pour trois ans
Le développement des légumineuses dans les exploitations constitue l’un des leviers majeurs pour la transition agroécologique. Pour améliorer les variétés de ces espèces, Terres Inovia avait signé en décembre 2023, dans le cadre du programme Cap Protéines, une convention de recherche avec trois sélectionneurs français de lentilles et de pois chiches (Agri-Obtentions, Pro’Pulse et Semences de Provence) et le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA).
Cette organisation internationale de recherche propose, en effet, des solutions innovantes pour les communautés dans les zones sèches non tropicales, en partenariat avec des instituts de recherche, des ONG, des gouvernements et le secteur privé. Objectif de cette convention inédite signée pour trois ans ? Favoriser le progrès génétique sur ces espèces et pouvoir offrir une plus large gamme de variétés aux producteurs. Ces travaux permettront ainsi de répondre aux enjeux du réchauffement climatique et à une offre variétale réduite en lentilles et pois chiches.
Dans le cadre de cette convention, Terres Inovia teste des lignées marocaines avec ses partenaires semenciers sur toute la moitié Sud de la France. S’ils sont performants, leur génétique sera mise à profit des sélectionneurs français.
Ces premiers essais ont été l’occasion, pour les chercheurs de l’ICARDA de voir l’implantation du matériel qu’ils avaient fournis. Venus d’Inde et du Liban, deux représentants de l’institut de recherche international ont réalisé un tour de plaine de 3 000 km en France du 5 au 11 juin.

Le programme du tour de plaine de l'Icarda
Ce fut l’occasion pour les semenciers, ingénieurs, techniciens et agriculteurs d’échanger sur les critères de sélection, les impacts de ravageurs et des itinéraires techniques à adopter. Également, une ferme de multiplication de légumineuse a été présentée. Des visites culturelles ont été également organisées pour partager des moments de convivialité et d’échanges informels autour du terroir et de la culture française.
Photo : Le tour de plaine avec l'Icarda, du 5 au 11 juin, au milieu des parcelles d'essais
Les estimations en forte baisse dans un contexte d’instabilité politique inquiètent les céréaliers fragilisés économiquement
Alors que les moissons débutent progressivement en France, les premières estimations annoncent une récolte en forte baisse consécutive aux conditions météorologique extrêmement pluvieuses de cette année. Déjà impactés par une chute vertigineuse de leur revenus et une fragilisation de leurs moyens de production, les céréaliers français exhortent tous les responsables politiques à remettre prioritairement à l’agenda parlementaire les travaux débutés à la suite des mobilisations agricoles historiques de cet hiver et mis en pause depuis la dissolution.
« Nous payons un lourd tribut aux pluies diluviennes de ces 8 derniers mois, c’est indéniablement une année dont nous auront du mal à nous relever si rien n’est entrepris pour renforcer notre résilience à tous les niveaux » s’inquiète Eric Thirouin, président de l’Association Générale des Producteurs de Blé suite aux premières estimations de la moisson 2024. Cette dernière afficherait un rendement de 64 quintaux/ha pour le blé tendre, soit un décrochage de 11% par rapport à la moyenne des 10 dernières années, selon les chiffres publiés par Arvalis-Intercéréales.
« Les conditions climatiques ont lourdement pénalisé le développement de nos cultures, favorisé les maladies et le salissement des parcelles, sans oublier les nombreuses surfaces qui n’ont même pas pu être semées faute de pouvoir rentrer dans les parcelles ! » explique Eric Thirouin qui déplore la multiplication des impasses techniques liées aux réglementation et restrictions concernant la protection des cultures. Pour rappel, les quantités de substance actives utilisées pour les produits phytosanitaires ont été réduites de 47% depuis 2000.
Des résultats agronomiques critiques qui viennent s’ajouter à une situation économique en chute libre sous l’effet d’une explosion des charges conjuguée à un effondrement des cours du blé tout au long de la campagne 2023-2024. « Cet effet ciseaux fragilise durablement la trésorerie de nos fermes et donc la durabilité de notre souveraineté alimentaire » alerte Eric Thirouin qui rappelle les chiffres sans appel de la Commission des comptes de l'agriculture de la nation publiés ce mercredi : en 2023, la valeur de la production de céréales s’est effondrée de 24% par rapport à 2022 sous l’effet d’une baisse des prix de 30 % sur la même période.
« Depuis les mobilisations agricoles historiques de l’hiver 2024, les difficultés rencontrées sur le terrain persistent et les attentes des agriculteurs restent toujours aussi fortes ! » alerte Eric Thirouin en soulignant que, depuis la dissolution inattendue de l’Assemblée nationale, l’ensemble des solutions et propositions défendues par l’AGPB pour préserver les moyens de productions, investir massivement dans la recherche et l’innovation, et garantir un revenu pour les céréaliers sont désormais suspendues à la prochaine législature.
Face à cette situation d’urgence, le président des Céréaliers de France appelle l’ensemble de la classe politique à prendre la mesure de ce qui se joue pour la compétitivé et la durabilité des fermes céréalières afin reprendre au plus vite les travaux initiés depuis des mois.

Leviers territoriaux pour réduire l’utilisation et les risques liés aux produits phytopharmaceutiques - restitution des projets lauréats
Comment agir à l’échelle paysagère ou territoriale pour favoriser la résilience des agro-écosystèmes ? Inrae, Agreenium et l’équipe d’animation Ecophyto Recherche & Innovation ont organisé cette journée lors de laquelle ont été restitués les résultats de huit projets qui ont étudié, pendant 3 ans, les processus, biologiques et écologiques, institutionnels, technico-économiques, sociaux et organisationnels ou relevant des méthodes culturales dont l’efficacité peut être dépendante du taux d’adoption à l’échelle d’un territoire.
Le périmètre des projets s’étend sur quatre grandes filières (fruits, légumes, vigne, grandes cultures) réparties sur 10 territoires d’études dans toute la France. Cette diversité de contextes et de connaissances produites représente une possibilité accrue de généricité des résultats.
Au travers de présentations, de témoignages et de discussions et de temps d’échange cette journée a mis en lumière les avancées, les perspectives et les freins à la mise en place de synergies collectives afin de réduire l’impact des produits phytopharmaceutiques sur la santé et les écosystèmes.
L’urgence des demandes des agriculteurs ne doit pas être sacrifiée face à l’absence de majorité claire
Au lendemain du second tour des élections législatives anticipées, la FNSEA prend acte des résultats et de l’absence de majorité claire. Quelle que soit l’instabilité qui pourrait découler de cette situation, la FNSEA restera ferme sur ses positions, et demande à la représentation nationale de s’organiser au plus vite pour apporter les réponses législatives tant attendues par le monde agricole.
En effet, l’examen du Projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture (PLOA) et les projets de textes pour le revenu, les moyens de production et la dignité des agriculteurs ont été suspendus par la dissolution.
Plus que jamais, il y a urgence à retrouver le cap du bon sens pour l’agriculture française, qui fait face à une crise économique, morale et sociale sans précédent depuis trente ans.
En cohérence avec l’ensemble des revendications portées depuis l’automne dernier, la FNSEA demande aux députés désormais élus de se saisir immédiatement des 27 propositions formulées et portées auprès des candidats.
La FNSEA appelle solennellement la nouvelle Assemblée nationale à s’organiser rapidement pour permettre aux réponses législatives nécessaires d’émerger enfin. Le monde agricole ne peut rester plus longtemps sans réponse : cela ne ferait qu’entretenir un dangereux sentiment de défiance vis-à-vis des Pouvoirs publics. Il n’est pas question que l’agriculture redevienne la grande oubliée du débat public !
Un nouveau plan ambitieux d’actions interprofessionnelles pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et mettre en marche la filière vers 2030
106 millions d’euros sur 3 ans dont 69 millions d’euros de financement volontaire des opérateurs économiques pour relever les nombreux défis des filières des huiles et protéines végétales
L’Assemblée générale extraordinaire du jeudi 27 juin de Terres Univia, l’Interprofession des huiles et protéines végétales, a approuvé à l’unanimité le plan d’actions interprofessionnelles en faveur des oléoprotéagineux pour les années 2024-2026. Ce nouveau plan, porté par l’innovation et la création de valeur, est structuré pour la première fois autour des 10 engagements de la démarche de responsabilité sociétale de la filière. Il met en avant un programme d’actions complet de l’amont à l’aval de la filière, capable d’adresser tant les défis actuels des professionnels que de préparer activement la filière à faire face aux grands enjeux du changement climatique, de la décarbonation des filières, de la transition agroécologique ou bien encore de la souveraineté protéique.
La filière fait face à une complexification et à une intensification de ses enjeux. Ces derniers nécessitent une réponse collective et coordonnée à l'échelle française et européenne de l’ensemble des opérateurs économiques, avec un nécessaire soutien des Pouvoirs Publics : augmenter notre souveraineté protéique, oeuvrer pour décarboner les filières, lutter contre la déforestation importée et contre les effets du changement climatique, permettre une transition agroécologique des productions et la recherche d’alternatives aux produits phytosanitaires tout en favorisant la compétitivité et de justes revenus pour l’ensemble des maillons de la filière...
Le nouveau plan permettra à Terres Univia avec l’appui de ses délégataires - Terres Inovia, l’institut technique de la filière, le Fonds d’Actions Stratégiques pour les Oléoprotéagineux (FASO) et l’Iterg, l’institut technique des corps gras - de répondre aux urgences actuelles et de projeter les transformations et transitions nécessaires d'ici 2030. 106 millions d’euros, dont 69 millions d’euros de Contributions Volontaires Obligatoire (CVO), financeront le plan triennal. Plus de 75% des financements sont directement mobilisés pour soutenir la Recherche-Développement-Innovation de l’amont à l’aval.
A horizon 2030, ce nouveau plan permettra de :
« Nous sommes très fiers de l’ambition portée par le plan d'actions interprofessionnelles 2024-2026. Il incarne la responsabilité de la filière des huiles et protéines végétales à répondre collectivement avec proactivité et innovation aux défis rencontrés par les professionnels, et illustre une stratégie conçue pour réussir aujourd’hui et demain. Ce plan triennal, structuré autour des 10 engagements forts de la démarche de responsabilité sociétale de la filière que nous dévoilons aujourd’hui, témoigne d’un engagement collectif, solidaire et responsable de toute une filière », déclare Benjamin Lammert, Président de Terres Univia.
L’Assemblée générale extraordinaire de Terres Univia a été également l’occasion de mettre en avant la démarche de Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO) de la filière oléoprotéagineuse. L’Interprofession a ainsi présenté les actions interprofessionnelles 2024-2026 dans le cadre stratégique des 10 engagements de RSO. Ces engagements forts de durabilité témoignent de la volonté des professionnels d’aller plus encore vers des pratiques toujours plus durables et éthiques. Les nouvelles actions et les actions récurrentes du plan ont été réparties en 4 grands axes stratégiques qui illustrent les impacts des contributions positives de la filière aux attentes sociétales, à l'économie et à l'environnement :
Gouverner de manière responsable
Agir pour une juste rémunération des acteurs de la filière
Agir pour l’environnement
Agir pour une consommation durable