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Actualités de la filière

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A3P



Des outils numeriques pour une irrigation ajustee aux besoins des plantes et aux ressources en eau

INRAE, l’université Gustave Eiffel et les entreprises Aquasys et MEOSS annoncent le lancement du projet collaboratif A3P « Anticipation, planification et pilotage des prélèvements agricoles ». Ce projet est destiné à accompagner l’adaptation des systèmes agricoles irrigués au changement climatique, grâce à un service numérique d'aide à la décision innovant. Il permettra une adaptation dynamique des stratégies collectives d'irrigation aux besoins réels des cultures et à la disponibilité des ressources en eau. A3P repose sur une double modélisation agronomique et hydrologique, sur l'intelligence artificielle et l'imagerie satellite, afin d'anticiper l’évolution des ressources hydriques disponibles et des besoins d’irrigation des cultures sur un territoire défini.

Le projet vise à favoriser un modèle de concertation renouvelé, basé sur une évaluation objectivée des besoins des cultures et de l’état des ressources en eau. Ce projet ambitieux traduit l'engagement de ses partenaires en faveur d'une gestion plus efficace et durable de l'eau dans l'agriculture, en réponse aux défis posés par le changement climatique et la nécessité de préserver les milieux aquatiques terrestres. A3P vise à produire un outil de référence pour la gestion collective de l’irrigation, en fournissant aux multiples parties prenantes (irrigants, organismes de gestion collective des ressources hydriques, commissions locales de l’eau …) le moyen de prendre des décisions éclairées pour réussir le difficile compromis entre une agriculture irriguée durable et la protection de l'environnement.

Doté d'un budget de 4,5 millions d'euros sur 5 ans, A3P est lauréat de l'appel à projets « Réussir les transitions agricole et alimentaire » lancé dans le cadre de France 2030, et opéré pour le compte de l’Etat par Bpifrance. Il sera expérimenté dans les régions Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine.

Insérez Les

Adopter les légumineuses, du champ à l’assiette



Cet ambitieux projet, coordonné par Terres Inovia, réunit un consortium de 11 partenaires pour engager des travaux de recherche et innovation autour des 6 espèces de légumineuses à graines qui ne manquent pas d’atouts.

Comment débloquer le verrouillage qui freine l’essor des légumineuses à graines ? C’est tout l’enjeu d’Insérez Les. D’une durée de quatre ans, avec le soutien de l’ANR, ce projet veut faciliter les innovations à toutes les échelles : agronomique, variétale, technologique, économique et sociétale. Il fait partie de la Stratégie nationale « Alimentation durable et favorable à la santé » du 4ème Programme d’Investissement d’Avenir.

Les légumineuses, des espèces d'intérêt

Lors du lancement officiel du projet, les 29 et 30 mai à Paris en présence de tous les partenaires, Afsaneh Lellahi, directrice adjointe de Terres Inovia, a rappelé qu’il était crucial « de soutenir les agriculteurs pour maintenir les surfaces de ces cultures ».

Or, les légumineuses sont des espèces d’intérêt par leur capacité symbiotique à fixer l’azote dans les productions végétales et à produire des protéines pour les hommes et les animaux. C’est pourquoi Terres Inovia s’y investit fortement depuis le projet Cap Protéines mené dans le cadre de France Relance afin « de mettre en adéquation des solutions et pistes pour faciliter le transfert sur le terrain, maintenir les surfaces et donner des perspectives pour ces cultures », confirme Afsaneh Lellahi. C’est dans ce contexte qu’est né Insérez Les, dans la galaxie d’autres projets de R&D dont est partenaire Terres Inovia, avec une dimension orientée Recherche & Innovation, très complémentaire des actions d’accompagnement terrain de l’institut.

Une dynamique collective pour une approche systémique

L’originalité du projet Insérez Les ? Créer une large dynamique collective autour des légumineuses à toutes les échelles, de l’amont à l’aval de la production.

Cette ambition a été particulièrement saluée par Marie-Benoît Magrini, économiste de l’équipe ODYCEE à INRAE-UMR Agir, présente lors de la réunion de lancement : « globalement, il est indispensable que toutes les fonctions d’innovation soient activées simultanément pour qu’elles aboutissent, ce qui nécessite une vision systémique. Il faut que chacun dans son domaine pense collectivement en replaçant ses propositions dans l’ensemble de celles des autres acteurs de la chaîne de valeur. C’est une condition indispensable pour transformer en réussite collective les initiatives individuelles ».
 



Le point de vue de Gilles Robillard, président de Terres Inovia et agriculteur

« Les agriculteurs sont confrontés à un paradoxe. Les légumineuses à graines sont fortement impactées par les aléas climatiques, renforcés ces dernières années, et par la réduction des moyens de protection des cultures avec moins d’intrants, alors qu’elles constituent de vraies opportunités pour les agriculteurs.

En effet, ces espèces ont un vrai intérêt agronomique : c’est un bon précédent cultural et elles permettent un nettoyage des parcelles par la diversification des cultures. 

De plus, elles représentent des atouts pour la transition agroécologique par leur capacité à fournir de l’azote au système de production et des ressources pour la biodiversité. Elles contribuent ainsi à la décarbonation.

Insérez Les, visant une dynamique collective, permettra de relever les défis par des combinaisons de solutions car les agriculteurs ont besoin d’être accompagnés pour faire des légumineuses des cultures robustes et rentables ».

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Point Éco octobre 2024



Les résultats économiques des exploitations oléoprotéagineuses

Face à la grande diversité des producteurs d'oléoprotéagineux, Pluriagri a réalisé une étude sur le profil économique des exploitations à partir des résultats des excédents bruts d’exploitation par actif non salarié. Elle montre une forte hétérogénéité des situations et pointe, en particulier, la fragilité des producteurs du sud-ouest de la France.

Dans le cadre d’un groupe de travail interne à la filière des huiles et protéines végétales, Pluriagri construit et actualise chaque année un profil des producteurs de la filière des oléoprotéagineux à partir du RICA (Réseau d’information comptable agricole). L’objectif est de contribuer à la réflexion stratégique des producteurs en donnant une vision de la situation économique globale des exploitations, qui est complémentaire des analyses sectorielles ou par culture menées par les organisations de la filière.

Pour l’étude du profil des producteurs d’oléoprotéagineux en 2024, l’objectif était d’approfondir l’analyse de cette hétérogénéité en caractérisant les exploitations de la filière qui dégagent les excédents bruts d’exploitation par actif non salarié (EBE/UTAns) les plus faibles. L’analyse de la santé économique des exploitations et de leur capacité à générer du revenu constitue en effet un enjeu pour la performance économique et la durabilité de la filière dans les différents territoires.

Pour découvrir les résultats détaillés de l'étude, téléchargez gratuitement le Point éco d'octobre 2024