
Marché des céréales
Le marché des céréales poursuit sa hausse
Dans un contexte de marché favorable aux origines françaises et européennes, les prix continuent de se rafermir. Le taux de conversion euro dollar et les difficultés d’acheminement en Ukraine, sont autant de facteurs de soutien pour un blé français qui en a bien besoin.
La parité eurodollar poursuit sur sa lancée et joue son rôle de soutien pour le marché français. Nous étions ainsi sur un niveau de 1.17 début octobre pour désormais atteindre des bas sous les 1.15. La banque centrale américaine semble rechigner à baisser ses taux directeurs quand les nouvelles venant de la zone euros n’attirent pas les investisseurs. Mais les doutes sur l’économie américaine amènent à la prudence sur la poursuite de cette tendance. Cette situation permet toutefois de rafermir les prix du blé qui ont gratté quelques euros cette semaine pour dépasser les 194€ en milieu de semaine sur l’échéance décembre et 197 sur l’échéance suivante de mars.
L’Argentine qui se pose en nouvel épouvantail des exportateurs français à destination du continent africain montre de légers signes d’inquiétude pour les régions les plus au sud du pays. Des gelées et les pluies importantes observées pourraient affecter la bonne récolte attendue sur cette campagne. La moisson qui débute ne devrait livrer son verdict final qu’en janvier. La Bourse de Rosario reste toutefois encore optimiste et table sur un volume de 22 millions de tonnes. Autre concurrent majeur, la Russie qui selon le média Apk s’apprête à doubler son quota d’exportation sur la période février juin. Il passerait de 10,6 à 20 millions de tonnes. Pour rappel, le gouvernement russe assure que le pays exportera 50 Mt sur cette campagne quand les analystes tablent plutôt sur des volumes entre 43 et 44 Mt. Le voisin Kazakh a par ailleurs achevé sa récolte. En hausse de 500 000t sur un an, elle devrait atteindre 20 Mt cette année. Le blé Ukrainien accuse lui du retard pour alimenter le marché mondial, principalement pour des raisons logistiques.
Les États-Unis, toujours en plein « Shutdown » espèrent un retour des chiffres de l’USDA pour la fin du mois. Les avancées de récoltes devraient permettre d’y voir plus clair sur les volumes de maïs notamment sur cette campagne. Après la détente des relations commerciales avec la Chine, des informations ont parcouru le marché sur des achats prochains de blé, en livraison décembre pour 120 000 tonnes, ce qui a soutenu le prix du grain à la bourse de Chicago. La Jordanie de son côté aurait émis un appel d’offre cette semaine pour 120 000 tonnes de blé meunier.
En France, les semis pour la récolte 2026 se rapprochent de leur épilogue. Les chiffres CéréObs de FranceAgriMer observés en date du 3 novembre estiment à 79% d’avancement. Les bonnes conditions qui se sont manifestées sur toute la fenêtre des semis ont cette année permis des travaux rapides. La douceur invite toutefois à la vigilance, sur les possibles attaques d’insectes comme le puceron. En orge, les semis atteignent les 87% contre les 75% de l’année dernière et dans les mêmes niveaux que la moyenne quinquennale.
Les chantiers de récolte de maïs sont aussi bien avancés en France et passent le cap des 90%, au-dessus de la moyenne quinquennale de 83% et bien loin des 55% de l’année dernière.

