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Actualités de la filière

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préserver l’Agence Bio




La filière Bio salue le choix des parlementaires de préserver l’Agence Bio et attend des garanties pour l’avenir

Après deux semaines d’intense mobilisation, le soutien apporté à l’Agence Bio par de nombreux décideurs de la société civiles[1] aux côtés des parlementaires et d’élus locaux à l’Agence Bio, aura porté ses fruits. La profession Bio salue le choix des parlementaires lors de la Commission Mixte Paritaire des 30 et 31 janvier qui ont refusé de supprimer l’Agence française de développement et de promotion de l’agriculture biologique.

Après 3 années de tensions dans les filières biologiques, la tendance est à une stabilisation de la consommation, mais la situation des agriculteurs et de leurs partenaires des filières est encore difficile. Malgré le retour de la croissance en circuits courts et en distribution spécialisée, le recul continue dans la grande distribution qui pèse près de la moitié du marché bio français. A date, le niveau de consommation de produits bio en valeur en France est proche du niveau de 2019.

Dans ce contexte, les professionnels de la Bio ont besoin d’une Agence Bio forte et pérenne, dotée de moyens suffisants pour mener à bien sa mission d’information citoyenne comme inscrit dans son contrat d’objectif et de performances. A la veille du Salon de l’Agriculture, la filière bio demande que les annonces faites par le Ministre de l’Agriculture en 2024 – à savoir les moyens d’une communication positive soutenue, durable et engagée, et un Fonds Avenir Bio fort – soient confirmées. Ces mesures sont indispensables pour conforter la reprise du secteur et atteindre les objectifs fixés par le Plan Ambition bio : 18% des surfaces en bio et 20% de produits bio en restauration collective.

[1]  Plus de 1400 décideurs signent une tribune en soutien à l’Agence Bio. https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/30/la-disparition-de-l-agence-bio-enverrait-un-signal-de-desengagement-de-l-etat-qui-serait-catastrophique_6523364_3232.htm

produits phytopharmaceutiques



Face aux remises en cause contre les procédures d’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques en france et en europe, phyteis rappelle que le conseil d’état a confirmé fin 2024 que la procédure française est bien conforme au principe de précaution et au droit européen

Des associations environnementales continuent à re- mettre en cause l’application du règlement européen relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, à l’image, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autre, d’un collectif qui a interpellé, le 23 janvier dernier, la Commission Européenne pour dénoncer, entre autres : « de graves lacunes dans les processus d’évaluation des risques et d’autorisation » des États de l’Union. Phyteis souhaite rappeler, pour ce qui est de la France, une décision pourtant sans appel du Conseil D’État qui a confirmé fin 2024 que l’évaluation des produits phytopharmaceutiques, sur la base des données fournies par les demandeurs d’AMM, est conforme au droit européen et au principe de précaution.

Dans cette décision rendue le 20 décembre dernier, le Conseil d’État a rejeté le recours d’un collectif d’associations contre un arrêté règlementant la procédure française d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques, recours dans lequel Phyteis est intervenu en soutien de la défense du ministère de l’Agriculture, en tant que représentant de la filière professionnelle, partie prenante de ce dispositif.

Concrètement, ce recours demandait l’ajout de nouvelles dispositions françaises concernant l’évaluation des effets sur la santé des produits phytopharmaceutiques, notamment la fourni- ture systématique d’analyses de la toxicité à long terme de chaque produit, par les fabricants, considérant que la règlementation française ne respectait pas le droit européen en la matière.

La Haute Assemblée a ainsi rejeté le recours des associations au motif que le règlement européen ne laisse pas aux États membres de marges de manœuvre pour définir d’autres règles concernant les informations devant être transmises dans le cadre d’une demande d’AMM sur le marché d’un produit phytopharmaceutique qui doivent « d’une part, comporter toute information en possession du demandeur sur les effets potentiellement nocifs du produit et, d’autre part, permettre à l’autorité compétente de se prononcer, notamment sur les risques à court et long terme pour la santé humaine du fait d’une exposition aigüe ou chronique, y compris en cas d’exposition cumulée à plus d’une substance active et en tenant compte des éventuels effets synergiques néfastes et/ou interactions entre les substances chimiques présentes dans le produit phytopharmaceutique », tout en leur permettant d’en définir les modalités de présentation. À ce titre, il n’y a donc pas de carence dans la règlementation française qui permet bien à l’ANSES d’exiger du demandeur qu’il lui fournisse des éléments complémentaires, dans les conditions prévues par le droit européen en la matière .

Le Conseil d’État a également considéré que le principe de précaution n’implique pas la production systématique de résultats de tests de toxicité et de cancérogénicité à long terme sur le produit. C’est à l’ANSES qu’il appartient de les demander, au cas par cas et si elle les estime nécessaires à l’évaluation des effets cumulés et synergiques, connus et prévus, à court et à long terme, du produit en question.

« Cette décision souligne, sans équivoque, l’adéquation de la procédure française avec le droit européen qui est l’un des plus stricts du monde en matière de protection sanitaire et environ- nementale », a déclaré Yves Picquet, Président de Phyteis. « C’est aussi la reconnaissance de la pertinence et de la qualité des études et des informations que nos adhérents, acteurs majeurs et respectueux de cette procédure d’AMM, fournissent à l’ANSES. »

cuma1125

La FNCuma rencontre

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture



Bilan d'un premier échange d'une rencontre nécessaire à la représentation des Cuma au plus haut niveau de l'Etat

La FNCuma a rencontré le 4 février 2025 la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Un premier dialogue encourageant pour construire une relation de travail, dans un contexte politique qui reste toutefois incertain.

Parmi les mesures que notre fédération défend, et dans la lignée de notre plaidoyer en faveur d’une mécanisation responsable de l’agriculture, nous avons porter la demande d’ouverture d’un Varenne de la machine. Compétitivité, transitions, décarbonation, il n’y a pas un enjeu agricole qui n’ait pas son volet machine, et nous avons besoin de tracer un cap collectif.

Alors que s’ouvre la séance publique PLOA nous nous félicitons de l’adoption de notre proposition en faveur d’un volontariat agricole, qui a reçu le soutien du Gouvernement. Renouveler les générations en agriculture passera avec des dispositifs faisant plus de lien entre société et agriculture. Nous serons également attentif au maintien d’un volet mécanisation dans le diagnostic modulaire créé pour les nouveaux installés.

Il reste du chemin à faire pour simplifier la vie des Cuma sur d’autres mesures très attendues. Nous espérons pouvoir compter sur l’engagement de Madame la Ministre sur la simplification, elle qui en a fait un cheval de bataille lors de ses vœux au monde agricole.

En savoir plus

9179-5372-1125

guidage agricole de précision



Démocratiser le guidage agricole de précision : déploiement du réseau Centipede-RTK

Le réseau Centipede-RTK est une solution peu coûteuse et fiable de géolocalisation au centimètre près, nécessaire aux activités agricoles de précision. Il a été initié par INRAE dans une démarche de science ouverte impliquant agriculteurs, sociétés privées, scientifiques et collectivités. Retour sur un réseau ouvert qui ne cesse de se développer, en France et dans le monde, avec les derniers travaux publiés sur le fonctionnement et déploiement de ce réseau dans Journal of Interdisciplinary Methodologies and Issues in Sciences.

Le projet Centipede-RTK a été conçu pour proposer aux agriculteurs des solutions peu coûteuses, fiables et faciles d’utilisation, et ainsi rendre plus accessible la technologie de guidage de précision.

Ces technologies de précision optimisent les ressources, réduisent l’impact environnemental et allègent la charge de travail dans les structures agricoles. En effet, certaines activités agricoles ont besoin d’une précision de localisation proche du centimètre, comme le semis et le binage, la coupure de section (limiter les zones de manques et de recouvrements d'engrais solide lors de l'épandage), la pulvérisation localisée ou la surveillance des niveaux d’eau dans les réseaux d’irrigation gravitaire.

Imaginé en 2019 dans une exploitation agricole en Charente-Maritime, le projet a vu le jour dans le cadre du CATI GEDEOP[1] d’INRAE.

Le défi du projet ? Déployer un réseau dense de stations de positionnement par satellite (GNSS, Global Navigation Satellite System = positionnement par satellite) à l’aide de RTKbase et offrir ainsi à tous un service de correction en temps réel. Cela permet d’obtenir une géolocalisation de haute précision, accessible gratuitement et non dépendante des solutions propriétaires.

Le développement de ce réseau ouvert s’est fait grâce à une démarche collaborative, en mobilisant agriculteurs, privés, scientifiques et collectivités, qui ont maillé le territoire pour assurer une couverture adaptée à leurs usages variés. Chaque base peut être installée par l’utilisateur en s’appuyant sur une documentation et en bénéficiant de l’assistance de la communauté en cas de difficultés.

Depuis le début du projet, 625 bases ont été installées en France hexagonale, et aujourd’hui 860 dans le monde (30 pays). L’adoption de Centipede-RTK a été particulièrement marquante en Hongrie où, en moins de 2 ans, une couverture nationale complète a été déployée grâce à plus de 130 bases installées par les agriculteurs locaux. D’autres pays commencent à adopter la solution, avec des îlots de bases GNSS qui émergent dans des régions comme le Sénégal, la Serbie, l'Angleterre, l'Irlande, la Norvège, le Danemark, et le Canada. De plus, des agriculteurs isolés à travers le monde, notamment en Équateur, en Israël et en Afrique du Sud, l’ont adopté et contribuent au réseau.

Des scientifiques notamment d’INRAE et de l'Institut universitaire européen de la mer, utilisent aussi cette technologie pour des travaux de surveillance météorologique, de surveillance du littoral, de gestion de l’eau et des forêts…

La création de l'association Centipede-RTK en août 2024 a permis de renforcer les collaborations avec différents acteurs comme l’organisation internationale PCH (Packet Clearing House), notamment pour le déploiement du réseau, à l’origine centré sur la France, vers une infrastructure informatique internationale toujours en accès libre.

Plus d'infos

[1] CATI GEDEOP : Centre automatisé de traitement de l’information « Gestion des données d’expérimentations, d’observations et de pratiques sur les agro-socio-éco-systèmes » ; 3e génération 2019-2025, réseau INRAE.

maladie1125

Gestion des résistances

aux fongicides sur céréales à paille



Retrouvez dans cette note l’état des résistances aux fongicides utilisés pour lutter contre les maladies des céréales à paille et les recommandations pour limiter leur développement en 2025.

Septoriose du blé : les résistances progressent légèrement

Malgré une forte pression en 2024, la résistance des populations de septoriose aux fongicides a peu évolué (figure 1), sans doute par effet de dilution dans un nombre de contaminations record.

Sur la base des 268 analyses du Réseau Performance, les souches TriHR (très résistantes aux IDM*) n’ont pas augmenté en 2024. Elles représentent désormais 64 % de la population (contre 63 % en 2023). Quant aux souches CarR (spécifiquement résistantes aux SDHI), leur fréquence moyenne est similaire à 2023 (41 %) et inclut potentiellement une grande diversité de mutations. Parmi ces souches CarR, les phénotypes hautement résistants (CarHR) présentent une fréquence de 19 % en 2024 (contre 22 % en 2023). Les pertes d’efficacité qui pourraient en résulter ne sont pas pour l’instant perceptibles dans une majorité de situations. Néanmoins, dans les Hauts-de-France, on observe une progression des souches CarR corrélée à une perte d’efficacité au champ. A titre d’illustration, sur douze essais présentant une fréquence de souches CarR supérieure ou égale à 35 % dans les témoins, on perçoit une baisse d’efficacité au champ pour les deux SDHI associés soit au prothioconazole (Elatus Era), soit au méfentrifluconazole (Revystar XL). A noter que pour un même niveau de résistance, la variabilité d’efficacité peut aussi s’expliquer par un positionnement en curatif pour tous les produits testés en 2024.

Du côté des souches MDR (pour multidrug resistance), qui présentent une résistance croisée aux IDM et aux SDHI, leur fréquence tend à se stabiliser autour de 30 % depuis 2023.

Face à la progression des résistances multiples, privilégier les fongicides multisites et de biocontrôle lorsqu’ils peuvent améliorer l’efficacité et/ou la gestion de la résistance.

Helminthosporiose de l’orge : la résistance aux strobilurines augmente

Du côté des orges, la résistance de l’helminthosporiose aux SDHI est généralisée et affecte sévèrement l'efficacité de cette famille de fongicides. Quant à la résistance aux strobilurines (QoI), elle progresse fortement et atteint une fréquence moyenne de 80 %, contre 60 % en 2023.

Pour éviter de sélectionner davantage de souches présentant une résistance multiple, le recours à un mélange trois voies QoI+SDHI+IDM* doit être rigoureusement limité aux situations où l’helminthosporiose est très difficile à contrôler. De même, il convient de toujours associer les SDHI à des fongicides efficaces présentant d’autres modes d’action.

Rouilles des céréales : des isolats résistants aux SDHI apparaissent

Des isolats de rouilles des céréales portant des mutations associées à la résistance aux SDHI ont été identifiés depuis quelques années en France. Ces résistances semblent progresser depuis 2022. Leurs impacts en pratique sont mesurables par une baisse d’efficacité de plusieurs SDHI sur rouille brune du blé tendre.

Concrètement, sur rouilles, il convient d’éviter de recourir aux SDHI. Préférer les associations de triazoles et de QoI. Pour rappel, la lutte contre ces agents pathogènes doit être envisagée en priorité via l’utilisation de variétés résistantes.

Sur blé comme sur orge : un seul SDHI par saison

La recommandation de limiter à une seule application par campagne l'utilisation des SDHI (y compris les traitements de semences revendiquant une action sur les maladies foliaires) est maintenue, sur orge comme sur blé. Il convient également de les associer à des partenaires efficaces pour limiter la pression de sélection vis-à-vis de ce mode d’action.

Face à la progression des résistances multiples, n’intervenir que si strictement nécessaire et maintenir si possible un fongicide multisite dans le programme.

Pour connaître l’état des résistances et les recommandations associées, maladie par maladie : Téléchargez la note commune INRAE / ANSES / ARVALIS 2025