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Actualités de la filière

Une récolte de blé 2024

historiquement basse



Le savoir-faire des acteurs de la filière ne compensera pas totalement la perte de compétitivité

Les données relatives à la moisson de céréales à paille et particulièrement de blé tendre et de blé dur se précisent et laissent envisager une récolte historiquement basse due à des conditions climatiques exceptionnelles des semis jusqu’à la récolte. L’ensemble des maillons de la filière sera touché par les conséquences des faibles rendements et tout particulièrement les agriculteurs. Le savoir-faire des acteurs de la filière permettra à tous les professionnels de disposer des quantités et des caractéristiques nécessaires à leurs activités : La filière céréalière restera un pilier de la souveraineté alimentaire française.

« Nous avons la chance d’avoir une filière céréalière française très professionnelle qui saura continuer à servir ses clients en blé aussi bien en France qu’à l’international. Les volumes seront moins importants mais ils seront en priorité fléchés vers les clients historiques et partenaires de la France. Cette mauvaise récolte n’aura probablement aucun impact pour les consommateurs sur le territoire et sur l’ensemble des produits issus de la transformation des céréales françaises, mais elle impactera fortement les agriculteurs et l’ensemble des acteurs de la filière », explique Jean-François Loiseau, Président d’Intercéréales.

Des caractéristiques meunières et boulangères préservées

Plus que jamais, les organismes collecteurs (coopératives, négociants) sont un maillon essentiel de la filière céréalière française pour l’année à venir. En effet, ce sont eux qui, à l’issue de la récolte, analysent les grains, les stockent, en font des lots, les affectent à des valorisations différentes selon les cahiers des charges des destinataires. Ce travail est très important pour assurer une mise en marché optimale. Les analyses et la gestion des grains se poursuivent ensuite au niveau de la première transformation (meunerie, amidonnerie, alimentation animale, malterie, semoulerie…) et tout au long de la chaîne alimentaire jusqu’au produit final, pour garantir un produit de qualité au consommateur.

L'approvisionnement national ne sera pas menacé et les volumes dédiés à l’export, certes moins importants, permettront à la France de rester présente sur la scène internationale

La production 2024 permettra de répondre à la demande nationale, la France produisant plus de blé tendre que les besoins de son marché intérieur. Notre pays ne manquera donc pas de pain et continuera de proposer des produits céréaliers de grande qualité grâce au travail mené en filière pour collecter, trier et transformer les céréales.
En ce qui concerne l’export, les volumes dédiés seront moins importants mais la France restera tout de même présente sur le marché international pour répondre au mieux aux attentes de ses clients historiques et de ses voisins européens.

Le maintien de la compétitivité de la filière ne pourra reposer uniquement sur les efforts de ses maillons : Un accompagnement par les pouvoirs publics, à la hauteur des enjeux, est attendu

Les professionnels de la filière céréalière ont déjà démontré leur résilience dans des situations difficiles comme la crise sanitaire ou la guerre en Ukraine. Néanmoins, la gestion de cette récolte entraînera des conséquences économiques importantes sur la filière.

« Notre filière souhaite un accompagnement ambitieux à la hauteur des enjeux de la part des pouvoirs publics pour garantir la pérennité et la compétitivité de la filière et une alimentation de qualité pour nos clients et consommateurs », avance Jean-François Loiseau.

  • Les agriculteurs devront faire face à une forte baisse des volumes commercialisés sur des marchés déjà orientés à la baisse, occasionnant une importante baisse de leurs revenus et une mise en péril de la viabilité économique de leurs exploitations,
  • Les organismes stockeurs devront consacrer plus de temps et d’énergie pour le triage, le séchage et l’allotage des grains afin de les orienter vers un usage plus approprié,
  • Les transformateurs devront probablement adapter leurs processus. En raison de la baisse de densité des grains, ils seront amenés à utiliser plus de matières premières agricoles qu’auparavant pour produire la même quantité de produit.
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Partenariat



ENGIE et INRAE renouvellent leur partenariat au bénéfice du développement durable de la filière de production de biogaz

Claire Waysand, directrice générale adjointe d’ENGIE, et Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, ont renouvelé leur partenariat par la signature d’un nouvel accord-cadre de 5 ans. En unissant leurs compétences en recherche et innovation dans le domaine de la production de biométhane à partir de déchets et résidus agricoles, cette signature marque l’engagement des deux acteurs à accélérer le développement d’une filière énergétique viable et durable, dans le cadre de l’agroécologie, en s’assurant de son impact environnemental mais aussi de sa résilience face aux impacts du changement climatique.

En s’appuyant sur l’expertise scientifique d’INRAE, ENGIE souhaite explorer les sujets liés à la mobilisation de la biomasse (matière première pour la production de biométhane), au bénéfice environnemental de la filière et à l’optimisation opérationnelle du processus de méthanisation.

INRAE et ENGIE collaborent déjà activement au sein de programmes de recherche nationaux et européens et à travers des contrats de thèses. Ils renouvellent leur accord de partenariat pour continuer à développer des solutions technologiques innovantes permettant une réduction des résidus organiques associée à la production d’énergie renouvelable grâce à la méthanisation, avec prise en compte des impacts environnementaux, sociétaux et économiques.

Leurs travaux communs au sein du projet Métha-Hyn, financé par l’ADEME, sont représentatifs de cette volonté. Ils ont pour objectif d’améliorer la productivité des unités de méthanisation grâce à la biométhanation1 in situ. Les premiers résultats après 2 ans de travaux sont très prometteurs, avec une production de biogaz augmentée de 30 % grâce à l’ajout de cette brique technologique.

Pour ce nouvel accord-cadre qui s’étend jusqu’en 2029, la collaboration entre les deux acteurs est priorisée sur les problématiques suivantes, nécessaires au développement de la filière biométhane :

  • le développement de la valorisation des biodéchets suite à la mise en place de l’obligation de tri ;
  • le développement des cultures intermédiaires à vocation énergétique dans les exploitations françaises ;
  • l’évolution de la disponibilité de la ressource agricole compte tenu de l’impact du changement climatique ;
  • l’optimisation de la production de biométhane ;
  • la détermination des impacts environnementaux, sociétaux et économiques de la production de biogaz en France.

Une collaboration s’appuyant sur le partage mutuel des expertises

ENGIE est le deuxième producteur de biométhane en France. Le groupe a pour objectif d’atteindre une capacité de production de biométhane de 10 TWh par an à l’échelle européenne d’ici à 2030. Elle s’engage à mettre à disposition son expérience, son expertise approfondie et ses réflexions stratégiques dans les secteurs industriels de la méthanisation. De son côté, INRAE apporte ses connaissances scientifiques et ses réflexions sur des sujets tels que la biotechnologie environnementale, l’analyse du cycle de vie des filières de production de biogaz ou encore l’impact du changement climatique sur la filière bioénergie issue de la biomasse agricole.

Pour conduire des projets de recherche et développement qui aboutiront à des produits et services novateurs, la collaboration s’appuiera sur le partage de connaissances et d’expérience entre ENGIE et INRAE et se concrétisera aussi par la mise en place de projets de recherche conjoints d’envergure à l’échelle européenne ou nationale avec des partenaires.

[1] Processus biologique réalisé par des consortia microbiens anaérobies qui permet la conversion d’hydrogène et de dioxyde de carbone en méthane. Source : https://narbonne.montpellier.hub.inrae.fr/nos-recherches/nos-thematiques/bio-methanation.
Photo : © INRAE - Bertrand Nicolas

mécanisation de l’agriculture



7 propositions pour une mécanisation agricole qui conjugue compétitivité et sobriété

Coûts de production, environnement, décarbonation, dispositifs d’aides, renouvellement des générations : le Réseau Cuma appelle à un pacte pour une mécanisation responsable, durable et vivable de l’agriculture.

A l’aube d’une nouvelle séquence budgétaire de l’Etat, le Réseau Cuma publie un plaidoyer pour remettre en débat le sujet de la mécanisation de l’agriculture dont le cap politique a aujourd’hui bien du mal à être formalisé. La machine est pourtant au centre des enjeux de compétitivité des exploitations, de changement de pratiques, de transition écologique ou encore de décarbonation dans l’agriculture. Un levier sur lequel il est temps d’activer la réflexion collective !

Constats

Une mécanisation agricole qui marche sur la tête

  • Le constat chiffré est sans appel, la charge cumulée des frais de mécanisation pour l’ensemble des exploitations françaises s’établit à 18 milliards d’euros, et pèse pour 25 % en moyenne des charges pour une exploitation.
  • Il y a pourtant un potentiel d’économie de 15 000 € en moyenne par an en travaillant mieux sa stratégie machine. Ce levier de compétitivité des coûts de production reste le grand absent des échanges sur la compétitivité des exploitations agricoles.
  • Encouragées par une fiscalité favorable aux achats individuels de machines qui atteint 1,3 milliards €, les mesures liées à la mécanisation agricole sont aujourd’hui à rebours des enjeux de décarbonation, de planification écologique, voire de renouvellement des générations. Moins de 10 % du parc machine est mutualisé.
  • Enfin, avec 1 conseiller indépendant pour 25 vendeurs de machines agricoles, le conseil en machinisme n’est plus un enjeu de politique publique. Un impact concret de cet accompagnement s’illustre à travers les bancs d’essais moteurs sur les tracteurs, permettant des économies jusqu’à 1000 L de carburant par an.

Propositions

Le Réseau Cuma appelle à un pacte en faveur d’une mécanisation responsable, durable et vivable

Parmi les propositions concrètes pour alimenter ce pacte, qui doit être construit avec l’ensemble des parties prenantes publiques et privées, le Réseau Cuma propose :

Un objectif de 30 % de mutualisation du parc machine dans le cadre de la planification écologique.
Un renforcement des outils de pilotage des politiques publiques sur le volet agro équipement. Le Réseau reprend notamment une proposition parlementaire d’extension des missions de l’observatoire des prix et des marges au secteur amont sur le volet agroéquipements, et demande la création d’une mission parlementaire sur le fonctionnement du marché des agroéquipements.

  • A périmètre budgétaire constant, une fiscalité des agroéquipements remodelée incitant les pratiques vertueuses de partage de machines.
  • Le positionnement d’un diagnostic mécanisation dans la phase d’installation des nouvelles agricultrices et nouveaux agriculteurs.
  • Le soutien au reconditionnement de matériel agricole, et une conversion énergétique réaliste du parc machine.
  • Le développement d’une démarche stratégique pour le conseil et l’accompagnement en agroéquipement, reprenant une recommandation du CGAAER.

« Nous appelons les parlementaires et le futur Gouvernement, tout comme les autres acteurs agricoles, à se saisir de ce plaidoyer comme base de réflexion et de proposition, et à lancer un chantier commun pour remettre le sujet de la machine agricole sur le bon rail » conclut Philippe Martinot, Secrétaire Général de la FNCuma.

financement



Unigrains optimise son financement bancaire à travers la réalisation d’un amend & extend de son RCF de 250 M€

  • Echéance prorogée à horizon fin 2027
  • Enveloppe complémentaire optionnelle de 50 M€
  • Intégration de critères de performance extra-financière valorisant la démarche RSE

Unigrains, l’investisseur-partenaire des entreprises de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie, optimise les conditions de son financement bancaire à travers la réalisation d’un amend & extend de son RCF de 250 M€. Au-delà de la prorogation de l’échéance de 2 ans, à horizon fin 2027, le nouvel accord comporte une enveloppe complémentaire optionnelle de 50 M€ et concourt à la démarche RSE d’Unigrains via l’intégration de critères de performance extra-financière pouvant impacter la marge, permettant de qualifier le RCF de « crédit renouvelable lié au développement durable ».

Cette opération, qui s’inscrit dans la continuité de la mise en place du RCF en 2017, puis sa renégociation en 2020, apporte à Unigrains des ressources financières complémentaires, en sus de ses fonds propres de 964 M€ et de ses instruments de co-investissement, permettant ainsi d’accélérer sa trajectoire de croissance et d’accompagner au mieux le développement des entreprises de l’agri-agroalimentaire en tant qu’investisseur long terme, actif et responsable.

Crédit Agricole Ile-de-France est intervenu en tant qu’agent et coordinateur avec Société Générale, Caisse d’Epargne Ile-de-France, La Banque Postale, LCL et Arkéa en tant que co-arrangeurs. Caisse d’Epargne Ile-de-France, à travers le Green Hub BPCE, est intervenue en tant que coordinateur RSE.

Crédit renouvelable lié au développement durable (Sustainability-Linked Loan)

Désormais qualifié de crédit renouvelable lié au développement durable (Sustainability-Linked Loan – SLL), trois critères de performance extra-financière pouvant impacter la marge sont intégrés, pour la première fois, dans le financement bancaire. Ces indicateurs visent à valoriser la progression de la démarche RSE d’Unigrains à travers sa Politique d’Investissement Responsable ainsi que son accompagnement de la Transition Energétique et la formalisation de la Gouvernance RSE de ses entreprises-partenaires.

Unigrains a été conseillé par AuxinéA, société de conseil & prestation de services créée au sein du Groupe en 2021.

Kristell Guillou, Directrice Financière d’Unigrains, déclare : « Le succès de cette opération témoigne avant tout de la confiance de nos partenaires financiers – inchangés depuis 2020 – et nous les en remercions. De par sa souplesse, cet instrument est particulièrement adapté au modèle d’affaires d’Unigrains en tant qu’investisseur sur fonds propres et à sa stratégie de développement. Nous sommes également particulièrement contents d’avoir réalisé cette opération avec l’appui d’AuxinéA qui a démontré son savoir-faire technique et juridique et a réussi à coordonner les différentes parties prenantes de façon efficace. »

Ari Levine, Directeur RH-RSE-Communication d’Unigrains, ajoute : « Il s’agit de se montrer exemplaire alors que nous encourageons nos entreprises-partenaires à mener la même réflexion dans leurs propres projets de financement. Tout comme pour le rapprochement de la Politique RSE et la Politique Salariale via les critères de performance extra-financière dans notre accord d’intéressement, le SLL permet de fédérer, aligner et impliquer l’ensemble des équipes autour d’un défi responsable collectif. Nous continuerons à placer la RSE à chaque niveau de l’entreprise car, chez Unigrains, la RSE est l’affaire de tous. »

Maxime Vandoni, Directeur Général Délégué d’Unigrains, conclut : « Cette opération illustre la confiance de nos partenaires financiers dans notre stratégie et dans notre vision. Unigrains va plus que jamais remplir son rôle d’investisseur-partenaire de référence et de spécialiste sectoriel, en accompagnant les entreprises de l’agroalimentaire tant sur le financement des transitions que sur leurs projets de développement à moyen et à long terme. »

Pois d’hiver



Retours sur la campagne, les leviers de réussite et les perspectives d’avenir

La campagne pois d’hiver 2023-2024 a connu, comme toutes les grandes cultures, des conditions climatiques exceptionnelles. La pluviométrie hors normes et continue du semis à la récolte a induit des rendements très faibles pour le pois d’hiver à l’instar d’autres cultures. Cependant, le pois d’hiver, à l’image des protéagineux, reste une culture essentielle dans les rotations.

Les experts de l’institut technique Terres Inovia ont identifié quatre enseignements techniques permettant la réussite du pois d’hiver, leviers qui ont montré leur efficacité en 2024 et devant être déployés largement pour la réussite de la prochaine campagne. Des perspectives positives pour cette culture sont aussi attendues dans les prochaines années : des engagements financiers interprofessionnels conséquents soutiennent sur la durée des programmes de recherche et de structuration de filière pour le pois d’hiver. Le pois, types hiver et printemps confondus, connaît en effet une forte demande. Il constitue une culture essentielle pour répondre aux objectifs de souveraineté protéique que ce soit en France ou en Europe.

Retour sur le cas particulier de la campagne pois d’hiver 2023-2024

La campagne 2023-2024 s’est démarquée fortement des campagnes précédentes par sa pluviométrie exceptionnelle. Si le sud de la France a été épargné et a connu de bons rendements, la moitié nord a été particulièrement impactée par des pluies constantes du semis à la récolte. De ce fait, la pression des maladies, dominée par le champignon Colletotrichum sp., a été extrêmement forte sur le pois d’hiver induisant en sortie de campagne, le retournement et la non-récolte de près de 60 % des surfaces de pois d’hiver hormis dans le sud. A noter que sur les trois dernières années, le pois d’hiver représentait entre 30 et 35 % des surfaces de pois au niveau national.

Les clés de la réussite du pois d’hiver

Dans le contexte climatique évoqué, les experts de Terres Inovia ont pu identifier quatre clés techniques qui ont prouvé leur efficacité pour maîtriser le risque de gel et de maladies précoces du pois d’hiver :

  1. Le choix d’une parcelle adaptée, certaines parcelles étant plus susceptibles d’entretenir les maladies,
  2. 2. Le choix variétal selon le contexte pédoclimatique de chaque parcelle*: préférer des variétés résilientes grâce au classement des variétés souvent moins impactées par les maladies, des variétés tolérantes au froid et vigoureuses en sortie d’hiver (pour limiter l’exposition à la maladie en bas de tiges), privilégier les semences certifiées, moins susceptibles de véhiculer des maladies,
  3. La maîtrise de l’implantation : éviter les problèmes de lissage et de compaction lors de la préparation du sol pour permettre une meilleure infiltration de l’eau, bien choisir la date de semis (de mi-novembre à mi-décembre), réaliser un semis régulier à 5-6 cm de profondeur pour protéger le bas des plantes, respecter des densités de semis au regard du taux de germination, envisager les associations en bio avec des conduites innovantes…
  4. L’efficacité de la protection précoce : préventive en début d’hiver si ce dernier est défavorable, et systématique au début de la floraison.


Consulter la synthèse technique complète et plus d’informations sur ces 4 recommandations clés sur le site de Terres Inovia**.

Des perspectives sur le pois d’hiver : recherche & structuration de filière

Des moyens financiers interprofessionnels conséquents, à travers des actions pilotées par Terres
Univia, l’Interprofession des huiles et protéines végétales, Terres Inovia et le Fonds d’Actions
Stratégiques pour les Oléoprotéagineux (FASO), géré par Sofiprotéol, sont engagés pour donner à la production de pois protéagineux en France des perspectives d’avenir positives. Cet engagement se traduit par des programmes ambitieux de structuration de filière, ainsi que de recherche et de développement, pour gagner en performance aujourd’hui et demain.

Les actions de structuration de la filière pois vont ainsi être renforcées, notamment avec le pilotage d’un observatoire interprofessionnel annuel des prix payés aux producteurs et la création de normes de qualité, tant pour s’adapter aux nouveaux débouchés protéiques que pour favoriser l’organisation et l’investissement des acteurs économiques, notamment à l’échelle régionale. Terres Univia va lancer une mission visant à mettre en place des projets de démonstrateurs territoriaux de production et de valorisation du pois, qui incluent le pois d’hiver.

Du côté des nombreux programmes de recherche fondamentale et appliquée soutenus par les moyens interprofessionnels, une attention particulière est portée à l’amélioration variétale du pois d’hiver, qui va bénéficier d’une mobilisation sans précédent pour gagner en performance face aux impacts du changement climatique et des bioagresseurs dont les maladies. A plus court terme, Terres Inovia va poursuivre l’acquisition et le partage des références sur les itinéraires techniques et les modalités d’insertion du pois dans les systèmes de culture afin d’améliorer sa productivité et sa résilience face aux aléas climatiques. Ces travaux sont menés à travers un partenariat diversifié, qui implique la recherche publique et privée, mais également les chambres d’agriculture, les organismes de conseils indépendants (coopératives, associations), les lycées agricoles et les Organismes Nationaux à Vocation Agricole et Rurale (ONVAR).

* Pour la prochaine campagne, l’outil d’aide à la décision MyVar créé par Terres Inovia intègre des listes de variétés recommandées pour les semis 2024 de pois d’hiver en tenant compte des risques liés au sol et au climat dans les territoires.
** Création nécessaire en ligne d’un compte personnel gratuit.

détournement des aides bio



La FNAB dénonce un détournement des aides à la conversion en bio

Au cours d’une année difficile pour les conversions en Agriculture Biologique, la FNAB s’oppose fermement à un mouvement de contournement des aides publiques de la PAC, au moyen de la déclaration de surface en production de coriandre bio.

A en croire les bilans agglomérés des surfaces déclarées en agriculture biologique, la production de coriandre bio française vit une conjoncture exceptionnelle ! La surface déclarée en 2023 (2036 ha) est le double de celle de 2022 (1092 ha), et douze fois plus importante que celle de 2020 (158 ha). Pour la seule Occitanie et la seule production de coriandre, 11 000 ha de surfaces auraient été déclarées pour la campagne PAC actuelle, ce qui représente 63% de la surface totale de plantes aromatiques et médicinales (PPAM) bio de toute la France (17 241 ha en 2023)!  

Un véritable contournement des aides à la conversion à l’Agriculture Biologique (CAB)

Un nombre de plus en plus important de producteurs conventionnels en grandes cultures, attirés par les hauteurs de rémunération de l’aide Conversion (900€/ha pour la coriandre) intègrent la coriandre bio dans des proportions importantes (souvent plus de 3 ha), là où les producteurs de PPAM dédient rarement plus de 2ha à cette production. Pire, elle n’est pas ramassée, il n’y a aucune intention de la commercialiser.

La FNAB condamne fermement le détournement des aides bio

Les aides à la conversion viennent compenser une perte financière pour des producteurs qui changent leur système de production et ne peuvent pas valoriser tout de suite leurs produits en bio sur le marché. Cultiver la coriandre dans ces conditions, sans intention de la commercialiser, s’éloigne d’une démarche de production de valeur ajoutée pour la filière et constitue un détournement des aides bio prévues par la PAC. La FNAB refuse que les aides bio soient dévoyées et souhaite éviter tout effet d’aubaine.

La FNAB travaille avec l’ensemble des services de l’Etat pour empêcher tout stratagème de contournement de la CAB, que cela soit par la déclaration de surfaces de coriandre bio ou tout autre mode opératoire. Pour l’année 2024, la décision de plafonner l’aide conversion coriandre est le meilleur moyen d’éviter ces détournements. Pour l’année 2025 l’ensemble des familles professionnelles tentera d’identifier les autres cultures susceptibles de faire l’objet de détournement des aides sans mise en marché.

Alors que la bio connait une crise sans précédent, détourner des aides qui auraient pu bénéficier aux producteurs bio relève d’un cynisme effroyable.

Spotifarm



Prédire les dates de récoltes du maïs pour mieux organiser les interventions et la moisson

Spotifarm, l'application innovante dédiée au tour de plaine des agriculteurs, est fière d'annoncer le lancement d'une nouvelle fonctionnalité : la prévision des dates de récolte pour le maïs ensilage et grain. Ce nouvel outil permettra aux agriculteurs de mieux planifier leurs chantiers d'ensilage et de moisson, optimisant ainsi leurs opérations agricoles.

Un outil qui permet de protéger les agriculteurs des aléasclimatiques ! Grâce à l'intégration de données météorologiques etagronomiques, Spotifarm offre désormais la possibilité de prévoirles dates de récolte jusqu'à trois mois à l'avance. Les utilisateurspeuvent ainsi organiser leurs interventions de manière autonome,en définissant l'objectif de récolte en fonction du taux d'humiditédu grain pour le maïs grain ou du taux de matière sèche de laplante entière idéal pour le maïs ensilage.

Cette fonctionnalité innovante s'accompagne égalementd'images satellites pour suivre l'évolution des parcelles tout aulong de la campagne, surveillant des aspects clés tels que lalevée des cultures, les dégâts et les maladies.

Les agriculteurs satisfaits par l'accessibilité et l'efficacité

Avec une base de 2000 clients, couvrant 600 000 hectares, Spotifarm utilise 15 000 données météo mises à jour quotidiennement et analyse plus de 10 ans d'historique pour fournir des prévisions précises. La fonctionnalité "Récolte Maïs"
est incluse dans l'abonnement tour de plaine de Spotifarm (disponible au prix de 240€/an) et couvre l'ensemble du territoire français. Plus de 4500 variétés de maïs sont prises en compte, assurant une adaptation optimale aux besoins spécifiques de chaque exploitation.

Les agriculteurs utilisant Spotifarm expriment déjà leur satisfaction quant à cette nouvelle fonctionnalité. Xavier O. (35) déclare : « Un outil super pratique et innovant pour suivre mes parcelles de maïs. » De son côté, Stéphane B. (27) ajoute : « Avec l’arrivée de Récolte Maïs, Spotifarm regroupe maintenant tous les outils nécessaires pour suivre mes cultures. »

« J'utilise cette application depuis pratiquement 1 an, et je la trouve vraiment très pratique ! Il y a de nombreuses évolutions régulières, et la modulation, mise en place cette année, m'a beaucoup aidé pour mes apports d'azote au printemps. » Pierre-Jean, agriculteur céréalier dans l‘Oise (60) et Utilisateur de Spotifarm.