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Accompagnement des transitions

bovins-viandes-1

un partenariat avec TSE

pour développer des projets



La coopérative Noriap et TSE, référent de l’agrivoltaïsme en France, s’associent pour le développement de projets agrivoltaïques dans les Hauts-de-France et en Seine-Maritime. Sept zones ont été identifiées sur le territoire de la coopérative.

L'objectif de ce partenariat est de concilier la production d'énergie solaire et la production agricole sur notre territoire.

Les équipes de Noriap et de TSE se sont réunies le 24 avril 2024 pour le lancement de ce partenariat.

Noriap et TSE, producteur français indépendant d’énergie solaire, se sont rapprochés pour accompagner le développement de projets agrivoltaïques sur le territoire de la coopérative.

Dans le cadre de cette collaboration, le Conseil d’Administration de Noriap a choisi de promouvoir auprès des adhérents l’installation d’ombrières de culture et d’élevage sur le territoire.

TSE a identifié sept zones de la coopérative où il est possible d’injecter de l’électricité via des postes sources.

Le 24 avril 2024, nos ATC étaient réunis à Boves pour le lancement de ce partenariat avec les équipes TSE.

Des avantages pour les agriculteurs

Ces projets agrivoltaïques permettent :

  • Une diversification pour nos adhérents
  • Un avantage pour les productions végétales : baisse de l’évapotranspiration, baisse du stress hydrique et thermique des cultures
  • La création d’énergie verte
  • De dégager du revenu pour l’agriculteur.

« L’agriculture de nos régions avait déjà une vocation énergétique, et nous avons souhaité investir dans l’énergie verte. Pour devenir producteur, notre choix s’est notamment porté sur l’agrivoltaïsme », explique Damien François, directeur général du Groupe Noriap.

Et de rappeler que « Noriap, dans ses statuts coopératifs, agglomère de l’intérêt collectif. La force de notre groupe et le choix de notre partenaire TSE – entreprise française qui connaît le monde agricole et le modèle coopératif - vont nous donner un avantage pour continuer à être le meilleur partenaire de l’agriculture ».

Coupler production d'énergie et productions agricoles

L’agrivoltaïsme, production d’énergie solaire sur des parcelles couplée à la production agricole, est une solution pour aider les agriculteurs à lutter contre les aléas climatiques tout en optimisant leur revenu et leur exploitation. Grâce aux panneaux solaires rotatifs situés en hauteur et générant un ombrage tournant sur la parcelle, les ombrières protègent les cultures et améliorent le bien-être animal tout en produisant de l’énergie verte, favorisant ainsi une agriculture durable et la préservation des ressources en eau.

Accompagner la transition agroécologique

« Nous sommes vraiment très heureux de ce partenariat, marquant ainsi notre engagement en faveur d’un agrivoltaïsme exigeant et profitable à l’ensemble des parties, et en premier lieu le monde agricole. En conjuguant notre expertise en énergie solaire avec l’engagement de Noriap en faveur d’une agriculture de qualité, performante et durable, nous avons pour ambition d’accompagner les agriculteurs dans leur transition agroécologique tout en contribuant à la production d’énergie renouvelable », insiste Rayan Balhawan, directeur régional nord chez TSE.

 Contactez notre équipe énergie !

  • Jérôme Dufour, chargé de projet méthanisation
    06 25 36 26 19 - jdufour@noriap.fr
  • Timothée Maman, chargé de mission énergie
    06 78 20 00 15 - tmaman@noriap.fr
  • Guillaume Boyet, responsable services aux agriculteurs
    07 89 07 05 55 - gboyet@noriap.fr 

OAD : le satellite m’a permis

d’exprimer le potentiel de mes parcelles



Qui a dit que l’agriculture de précision ne s’appliquait qu’aux grandes exploitations ? Dotée de 44 ha de cultures, l’EARL Jouanny a adopté l’outil d’imagerie satellite Wanaka® pour optimiser sa fertilisation azotée sur certaines parcelles. Et ce, à moindres frais.

L’agriculture de précision peut tout à fait rimer avec « toutes les exploitations. » En effet, il existe des outils permettant d’optimiser les marges des cultures, accessibles à tous les agriculteurs sans pour autant réaliser d’importants investissements. Vincent Jouanny est éleveur de porcs en naisseur-engraisseur dans les Côtes-d’Armor. Il possède 44 ha de cultures. Sur les conseils d’Agathe Ollier, technicienne Productions Végétales chez Le Gouessant, il a choisi l’outil d’aide à la décision Wanaka® pour moduler ses apports d’azote sur colza et blé. « L’exploitation est située sur le bassin-versant de l’Arguenon. Vincent est soucieux de son impact sur l’environnement. Un outil comme Wanaka® l’aide à mieux gérer ses apports en engrais au niveau intraparcellaire. Et il est reconnu au niveau règlementaire », explique-t-elle. Vincent utilise Wanaka® depuis deux ans : « je voulais d’abord voir le potentiel de la parcelle ».
L’agriculteur n’est pas équipé de matériel de modulation. Il augmente les doses manuellement en ralentissant le tracteur sur les zones nécessitant plus d’apports. Il n’a donc eu aucun investissement de matériel à engager.

À chaque zone son apport azoté

La première année, Vincent a testé Wanaka® sur une parcelle de colza en entrée et sortie d’hiver. Le processus est simple : Agathe cartographie la parcelle et enregistre diverses informations comme l’objectif de rendement, les apports d’engrais organique, le précédent… Puis, elle demande à Wanaka® de prendre une photo à un instant T pour connaître la biomasse des parcelles ciblées. L’outil calcule(1) la quantité d’azote à apporter sur l’ensemble de la parcelle ainsi que par zone délimitée dans la parcelle. Ensuite, la technicienne envoie les cartes par email aux agriculteurs et se rend disponible pour leurs questions éventuelles. « Le 1er intérêt de l’outil est de se donner les moyens de savoir quels sont les besoins de la culture juste avant de réaliser son apport. Nous réalisons un plan de fumure en début de campagne, mais cela reste théorique et ne tient pas compte de l’évolution de l’absorption de la plante durant la campagne en fonction des facteurs externes (météo,bioagressions…) », précise Alexandre Prince, responsable Agroenvironnement à la Coopérative.

(1) Calcul réalisé sur la base de la réglette officielle « azote » de Terres Inovia

L’outil aide, l’agriculteur décide

Quand Vincent a reçu les cartes de biomasse de sa parcelle, il a observé une grande hétérogénéité. « Grâce à la carte des conseils azotés, j’ai ensuite pu raisonner ma fertilisation par zone », témoigne-t-il. Sur la carte, les zones en rouge traduisent en principe un besoin d’azote plus important. Mais Vincent, qui connaît bien ses parcelles, sait que le potentiel sur certaines de ces zones n’est pas intéressant car « elles sont hydromorphes, pas carencées en azote. Wanaka® est un outil d’aide à la décision. C’est le binôme agriculteur/technicien qui interprète ce qui est pertinent ou non », confirme Agathe. Vincent a donc décidé d’apporter davantage d’azote sur des zones à fort potentiel, tout en respectant la quantité totale d’azote sur la parcelle. La deuxième année, Vincent a aussi utilisé Wanaka® sur une parcelle de blé de 4,5 ha. Cette fois, il a suivi à la lettre les conseils de l’outil: « sur la carte, je savais que les zones vertes étaient profondes et à fort potentiel. J’y ai donc apporté plus d’azote et ça a payé ».

Des rendements au rendez-vous

« La cartographie m’a permis d’exprimer le potentiel de la parcelle, chose que je ne faisais pas avant », affirme Vincent. Moissonnée en deux fois cette année à cause des pluies importantes, la parcelle présente des rendements de 90 qtx/ha en moyenne, du jamais vu par le passé. « Sur les zones où j’ai ajouté de l’azote, on a atteint jusqu’à 95 qtx/ha. Sur celles à plus faible potentiel, on a tout de même pu sortir 87 qtx/ha. L’outil a été totalement bénéfique », s’enthousiasme l’agriculteur. Il faut toutefois noter qu’en 2023, les rendements dans la région ont été très hétérogènes. « Beaucoup de facteurs ont pu nuire aux rendements (pression piétin verse, piétin échaudage, septoriose, alternance de températures extrêmes…) mais le facteur impactant principal fut la météo au moment des moissons. Ceux qui ont récolté après la pluie ont souvent eu de moins bons rendements », explique Alexandre. Il en est pourtant convaincu, « ça aurait sûrement été pire si nous n’avions pas mis ce qu’il fallait en termes de fertilisation ».

Un conseil au plus près du terrain

En respectant les besoins de la culture zone par zone, Vincent a gagné en efficience technique et en coût de production à l’hectare. Outre l’aide apportée par l’outil, il insiste : « les bons résultats passent aussi par les bonnes pratiques d’épandage, des interventions au bon moment et les conseils d’un bon technicien. » Il bénéficie d’un pack services qui offre de l’accompagnement technique, des avantages sur la logistique des produits phytosanitaires (livraison, retours produits, SAV…), des animations techniques et des offres préférentielles sur les OAD. « J’apprécie que mon exploitation, malgré sa plus petite surface, soit traitée de la même manière que les autres par la Coopérative », confie-t-il.

#AGRICALL

Pulvériser sans dériver