Anciens numéros

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Partager la page

Actualités de la filière

tracteur-dans-un-champ

Marchés céréaliers

Le prix des engrais s’envole



Le conseil spécialisé « Grandes cultures-marchés céréaliers » s’est réuni le 13 mai 2026 sous la présidence de Benoît Piétrement. La flambée du prix des engrais au niveau mondial, à la suite du blocage du détroit d’Ormuz, interroge les stratégies des producteurs français en matière de fertilisation et de choix des cultures pour les semis de la récolte 2027.

Effet ciseaux entre le prix des céréales et le prix des engrais

Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste très perturbé et sous fortes contraintes sécuritaires. 

Le cours du Brent se maintient à plus de 100 $/baril, en hausse de 45 % depuis le début du conflit. Le prix du gaz européen reste élevé (+ 32 %), sans atteindre le pic observé en 2022 lors du sabotage des gazoducs Nord Stream. Les taux du fret maritime ont également augmenté par rapport au mois d’avril, notamment pour les Capesize (+ 54 %), en raison d’une offre limitée en navires pour répondre à la demande mondiale de transport en minerais. 

Si les cours des blés américains sont dopés par la sécheresse qui sévit actuellement aux États-Unis, le prix du blé français à l’exportation reste orienté à la baisse. 

À l’inverse, les cours mondiaux du maïs et de l’orge progressent pour la quasi-totalité des origines, portés par la demande mondiale, les tensions énergétiques et les coûts élevés des engrais.

Malgré un redressement récent des cours du blé meunier sur Euronext, le ratio entre le prix des engrais azotés importés en France et le prix du blé sur Euronext culmine désormais à 250 %. Autrement dit, 2,5 tonnes de blé sont aujourd’hui nécessaires pour acheter une tonne d’engrais azoté. Le prix de l’urée importée par la France, en particulier, s’est envolé et atteignait 983 €/t fin avril. 

Si la France n’importe pas directement d’engrais en provenance du Moyen-Orient, elle est frappée de plein fouet par la flambée des prix mondiaux des fertilisants de toutes origines, le détroit d’Ormuz assurant en temps normal 33 % du commerce mondial des engrais. Un marché étroitement connecté à celui du gaz et du pétrole.

Plus que jamais, les producteurs français devront raisonner leur fertilisation azotée, appliquer les doses au plus juste, arbitrer leurs prochaines cultures en fonction des intrants nécessaires, étudier les voies de substitution possibles et ne pas attendre le dernier moment pour tout acheter. 

Dynamisme des exportations françaises de céréales en 2025/26  

Le bilan prévisionnel français du blé tendre reste lourd malgré un stock final de moins de 3,3 millions de tonnes (Mt), en léger repli par rapport aux prévisions du mois d’avril. Les prévisions d’utilisations par le marché français sont en effet ajustées à la baisse de 180 000 t (- 90 000 t pour la meunerie et la boulangerie/biscuiterie, - 50 000 t pour les fabricants d’aliments du bétail), ce qui éclipse en partie le dynamisme des exportations françaises. Les prévisions de ventes vers l’Union européenne sont en effet révisées à la hausse à 7,75 Mt (+ 55 000 t par rapport aux prévisions d’avril), ainsi que les prévisions d’exportations vers les pays tiers, désormais attendues à 7,25 Mt (+ 150 000 t). 

Les prévisions de ventes de maïs vers l’Union européenne sont également portées à 5 Mt (+ 165 000 t par rapport au mois dernier), tandis que les exportations vers les pays tiers sont ajustées à 490 000 t (+ 10 000 t). Le stock de maïs attendu en fin de campagne reste quasi stable à plus de 2,3 Mt, après une nouvelle révision à la hausse des disponibilités (+ 132 000 t), ainsi qu’un ajustement à la baisse des prévisions d’utilisations françaises par les amidonniers (- 30 000 t) et les fabricants d’aliments du bétail (- 20 000 t). 

En orge, le stock final attendu en fin de campagne s’allège à la marge et reste proche de 1,5 Mt, malgré l’augmentation des prévisions d’exportations de grains (+ 100 000 t) et de malt (+ 40 000 t) vers les pays tiers. En effet, les prévisions de collecte sont de nouveau revues à la hausse de 110 000 t, gonflant les disponibilités pour le marché. Par ailleurs, les utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français sont ajustées à la baisse de 20 000 tonnes.                                                                         

Perspectives 2026/27   

Monde

Si les prévisions de récolte pour 2026 doivent être considérées avec toute la prudence qui s’impose à cette période de l’année, elles s’orientent vers une baisse de la production mondiale et un marché plus tendu en 2026-2027. Les disponibilités resteraient toutefois confortables en raison de l’importance des stocks de début de campagne. Le Conseil international des céréales prévoit notamment un repli des récoltes de blé tendre pour la plupart des grands pays exportateurs (États-Unis, Union européenne, Russie, Australie, Argentine). Outre les risques climatiques, des menaces pèsent sur les rendements compte tenu du coût des intrants. La consommation mondiale de blé tendre devrait atteindre des records, portée par l’alimentation humaine. Le commerce mondial devrait toutefois ralentir, en raison de meilleures récoltes attendues chez certains importateurs (Turquie, Afrique du Nord, Inde).

Union européenne

Une grande partie de l’Union européenne a pâti d’un déficit hydrique en avril dernier.

La production européenne de céréales est attendue en repli de 4,5 % à 280 Mt en 2026 en raison, principalement, d’une baisse des rendements en blé tendre, en orge et en blé dur.

France

Avec des températures plus élevées que la normale et des pluies largement déficitaires sur une grande partie du territoire, sécheresse et déficit hydrique n’ont pas épargné la France jusqu’à fin avril. Les pluies de mai devraient néanmoins recharger partiellement les sols en eau. Le rayonnement et la faible pression maladie ont été jusqu’à présent favorables au développement des céréales, très en avance cette année. Les conditions de culture restent globalement satisfaisantes pour la récolte 2026, selon les derniers rapports hebdomadaires Céré’Obs. 

Pour en savoir plus, retrouvez le diaporama sur la situation des marchés céréaliers au niveau mondial, européen et français présenté en conseil spécialisé ainsi que les nouveaux bilans prévisionnels détaillés des principales céréales françaises pour la campagne commerciale 2025/26.

Photo : © Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

fnab1181

conversion AB



La FNAB demande la transparence et le suivi dossier par dossier des reliquats issus de la conversion AB

La Ministre de l’Agriculture a annoncé l’affectation d’une partie seulement des reliquats de la conversion AB de 2025, à 40 millions d’euros pour certaines Mesures Agro-Environnementales et Climatiques. La FNAB réitère ses demandes de travail sur l’ensemble des reliquats de conversion AB, fléchés vers des fermes engagées en agriculture biologique.

40 millions d’euros réalloués aujourd’hui sur les 150 millions d’euros des reliquats 2025

Le Ministère de l’Agriculture annonce par petits bouts la réaffectation des reliquats des aides conversion bio : 257 millions d’euros en juillet dernier 2025, 40 millions d’euros pour les MAEC Zones Intermédiaires, et sollicitées par les agriculteurs bio le 8 mai. “Le reliquat total de la programmation va s’établir à environ 1 milliard d’euros d’ici 2027. Nous n’avons que des annonces au compte-gouttes du Ministère, nous souhaiterions un véritable travail concerté sur l’utilisation de ces reliquats.” souligne Loïc Madeline.

Pour la seule année 2025, les reliquats des aides conversion AB s’établissent à 150 millions d’euros, et vont se diriger vers les Investissements et l’Assurance-récolte.

Un manque de transparence et de vision autour des soutiens aux producteurs biologiques

Les MAEC ne sont clairement pas l’outil de développement de l’agriculture biologique, mais certaines peuvent soutenir les fermes bio à consolider leurs pratiques. Le réseau FNAB a depuis longtemps fait remonter les besoins en MAEC autour des fermes stratégiquement implantées sur des zones de captage, autour de productions stratégiques. Un complément budgétaire dans les MAEC et à destination des fermes bio n’a de sens que si les projets bio sont sélectionnés lors de la phase d’instruction de la campagne 2026 de la PAC.

“Le MASA ne publie jamais le nombre de bénéficiaires bio au sein des MAEC. Seule une petite partie des 40 millions d’euros viendront soutenir un nombre limité de fermes bio car l’outil MAEC est mal adapté pour soutenir l’AB” rappelle Loïc Madeline.

Les fermes engagées en bio alimentent des filières locales et stratégiques, pour des bassins de consommation locaux. Cependant, elles sont moins embarquées dans les conférences de la souveraineté alimentaire et de moins en moins soutenues par la PAC.

La FNAB appelle alors le gouvernement à :

  • Annoncer rapidement l’orientation des 110 millions d’euros de reliquats restants sur la campagne 2025.
  • Publier, avec l’appui des Préfets et des DRAAF, au 16 octobre prochain, le nombre et la part de porteurs de projets bio dans les MAEC et démontrer ainsi le soutien aux producteurs bio.
  • Porter l’écorégime niveau supérieur bio à 145€/ha jusqu’au début de la programmation PAC 2028-2034.
lineaires-chariot

Guerre au Moyen-Orient



La Coopération Agricole appelle à une gestion collective et responsable de la crise

La Coopération Agricole a participé ce jour à la réunion de filière présidée par Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, et Serge Papin, Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, avec les représentants du monde agricole, les industriels agroalimentaires et la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

La Coopération Agricole salue l’écoute et la mobilisation des ministres face à une situation de crise qui s’installe dans la durée. Les filières agricoles et agroalimentaires ne sont pas épargnées : elles subissent des hausses immédiates sur les charges de transport, auxquelles s’ajoutent l’explosion des coûts des emballages, de l’énergie et de la logistique.

Depuis plusieurs semaines, les coopératives agricoles amortissent le choc financier de ces hausses mais cela ne peut pas durer dans un secteur agroalimentaire qui affiche déjà des marges parmi les plus faibles de l’économie française et européenne.

La Coopération Agricole a demandé la prise en compte d’ajustements tarifaires au cas par cas avec le souci de protéger la rémunération des agriculteurs tout en amortissant les conséquences sur le pouvoir d’achat.

La situation restant évolutive, La Coopération Agricole a été entendue sur sa demande de réunions régulières de filière afin de réévaluer et gérer collectivement les conséquences de cette crise sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Pour Dominique Chargé : « Plus on tarde à prendre en compte la hausse des coûts liée à la guerre au Moyen-Orient, plus les conséquences seront graves et difficiles à endiguer à moyen et long terme. Depuis le début du blocage du détroit d’Ormuz, les coopératives agricoles ont absorbé les surcoûts pour éviter une nouvelle escalade inflationniste. Mais à force de tirer sur la corde, c’est toute la chaîne alimentaire qui risque de céder. Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour éviter qu’une crise conjoncturelle ne devienne demain une crise structurelle fragilisant notre production alimentaire nationale et accentuant nos dépendances. » 

Synthèses conjoncturelles

Céréales



Forte hausse de la production mondiale de céréales en 2025-2026, progression plus modérée des oléagineuxplus oléagineux

Selon le Conseil international des céréales (CIC), la production totale de céréales (hors riz) atteindrait un record au cours de la campagne 2025-2026 à 2 460 millions de tonnes (Mt), en hausse de près de 6 % (+ 134,1 Mt) par rapport à la campagne précédente (2024-2025). La consommation mondiale progresserait également, mais dans une moindre mesure. Les stocks mondiaux augmenteraient fortement (+ 8 %) après trois années consécutives de baisse.

La production mondiale d’oléagineux atteindrait 696 millions de tonnes en 2025, en hausse de + 1,6 % sur un an, portée notamment par une forte reprise de la production dans l’Union européenne, surtout pour le colza. La production mondiale de soja reculerait.

Télécharger le document pdf

Congrès international du colza

Inscriptions et appel à communication sont ouverts



Le 17ème congrès international du colza (IRC) se tiendra à Paris, au Palais des congrès, du 18 au 21 avril 2027. Organisé par Terres Inovia, Terres Univia et la Fop, ce rendez-vous, organisé tous les quatre ans sous l’égide du GCIRC, est considéré comme l’événement mondial de référence pour la recherche, l’innovation et le développement autour du colza et du canola. Inscrivez-vous dès maintenant ! 

Partager les avancées de la recherche mondiale sur le colza et le canola

Pour la première fois depuis 44 ans, le congrès international du colza aura lieu en France. Organisé tous les quatre ans par un pays différent, le cru 2027 est organisé par Terres Inovia, Terres Univia et la Fop, sous l’égide du GCIRC, l’association animée par l’institut technique, en partenariat avec Inrae.

Cet événement planétaire permet de partager les avancées de la recherche mondiale sur le colza et le canola afin de rendre ces cultures plus compétitives, marquant le rendez-vous de la communauté scientifique internationale. « Le choix d’organiser le congrès international de colza à Paris est historique alors que l’hexagone est le premier producteur européen de colza, avec l’Allemagne selon les années. Il marque aussi l’importance de la culture de colza pour renforcer la souveraineté française avec les huiles et les protéines dans le but de réduire les importations », déclarait Laurent Rosso, directeur général de Terres Inovia en décembre 2024, au moment de recevoir le trophée du Paris leaders club qui récompensait la contribution de l’institut technique à l’attractivité internationale de Paris en organisant le congrès international du colza dans la capitale française. 

Le congrès en pratique

Du 18 au 21 avril 2027, au Palais des congrès, à Paris
Au programme : 

  • 16-17 avril : field Tour et visites techniques (Troyes)
  • 18 avril : soirée d’ouverture du Congrès (Paris)
  • 19-21 avril : congrès au Palais des Congrès (Paris)
  • 20 avril : dîner de Gala aux Pyramides (Yvelines)
  • 900 chercheurs leaders attendus du monde entier, dont 75 % d’internationaux
  • Pour bénéficier d’un tarif préférentiel, inscrivez-vous avant le 7 juillet sur https://www.terresinovia.fr/fr/evenements/17th-international-rapeseed-congress
  • Proposez une communication orale ou un poster : https://ircparis2027.com/abstract-submission-registration-form

« Une vitrine mondiale pour la recherche agricole française, un accélérateur d’innovation pour la filière colza et une opportunité de coopération scientifique internationale ». Etienne Pilorgé, Chargé des relations internationales et institutionnelles

Valoriser les résultats de la recherche sur le terrain

Ce congrès représente une opportunité unique de connaître les avancées de la recherche, qui peuvent être valorisées sur le terrain. S’il concerne d’abord le noyau dur de la communauté scientifique, il devrait aussi intéresser directement tous les acteurs de développement « qui transforment les résultats de recherche en actions concrètes de terrain », fait remarquer Etienne Pilorgé. 
 

Cette édition 2027 réunira près de 900 participants internationaux issus de la recherche publique et privée, des universités, des institutions gouvernementales, des acteurs industriels et agricoles de la filière oléagineuse, autour du thème : « Repenser l’innovation pour un monde en transition ».
 

Des visites de terrain aux conférences plénières

Innovation agronomique, transition agroécologique, changement climatique, nouvelles valorisations du colza, enjeux alimentaires et énergétiques, génétique et la protection des cultures…Des conférences plénières, sessions thématiques et groupes de travail scientifiques, des espaces d’exposition et de networking, ainsi que des visites techniques et de terrain permettront d’appréhender l’ensemble des avancées de la recherche pour améliorer la conduite du colza.

Quelles thématiques abordées ?

  • Génétique, génomique et sélection
  • Maladies
  • Ravageurs
  • Agronomie
  • Stress abiotiques (climat, eau, nutriments)
  • Débouchés, économie et marché
  • Produits et qualité
  • Sessions multidisciplinaires/transdisciplinaires (modélisation ; changement climatique ; cultures associées…)

Mettre en lumière les pratiques de colza robuste sur une plateforme de démonstration

Avant le congrès proprement dit, des visites de terrain, dites « Field Tour », seront organisées dans l’Aube, près de Troyes,afin d’aller voir une plateforme de démonstration , et des installations industrielles. « La plateforme mise en œuvre par Terres Inovia et ses partenaires sera consacrée au colza robuste, de la tolérance aux ravageurs d’automne à la conduite actuelle du colza, avec un dispositif de démonstration en bande », relate Etienne Pilorgé. 

Sponsorisez le congrès international du colza !

Le congrès international du colza constitue une véritable vitrine internationale pour la recherche agricole française en rassemblant une communauté importante de scientifiques et d’acteurs de développement de tous les pays. Sponsoriser cet événement planétaire est un gage de visibilité.

Comment ça marche ? Plusieurs niveaux de sponsoring, y compris sur le Field Tour, allant de 3 000 à 60 000 euros.

Les sponsors officiels qui ont déjà signé : 
Avril
BASF
Invivo 
Soufflet
Bayer
Terres Univia 
Corteva
Limagrain
RAGT

N’hésitez pas à les rejoindre, en nous adressant un message à : secretary@irc2027.org

210323arvalis-colmar-00015-1

Blé tendre

Le catalogue des variétés réactualisé



Retrouvez les caractéristiques des variétés de blé tendre (hors blés améliorants et blés pour l'agriculture biologique) disponibles en 2026 en vue des prochains semis.

Les caractéristiques proposées ainsi que les résultats de rendements permettent d’effectuer les choix de variétés sur les principaux critères tels que la précocité, les résistances aux bioagresseurs, la qualité technologique, les PS et les teneurs en protéines.

Attribuées à l’inscription par le CTPS/GEVES, les notes des variétés sont ensuite affinées, et parfois mises à jour par ARVALIS en post-inscription. Des changements peuvent intervenir sur les notes de maladies suite à un contournement de résistance, mais aussi, sur les autres caractères qui peuvent subir des ajustements sur la base d’un plus grand nombre d’essais en post-inscription.

Les rendements pluriannuels sont présentés sous forme de moyennes ajustées par grande zone de culture (Nord, Intermédiaire et Sud). Les résultats détaillés par région sont à retrouver dans les guides régionaux « Choisir et Décider » publiés par ARVALIS chaque année après les moissons.

Télécharger les documents pdf

Explosion des coûts de l’énergie



La FNSEA demande la réouverture immédiate des négociations commerciales

Les agriculteurs font face à une succession de crises ; sanitaires, réglementaires, économiques et climatiques qui fragilisent profondément les exploitations agricoles. La flambée actuelle des coûts du gaz, du carburant et des engrais due au conflit au Moyen-Orient vient encore aggraver cette situation. La FNSEA appelle donc à une réouverture rapide des négociations commerciales afin que la hausse des coûts de production agricole se traduise concrètement par une revalorisation du prix payé aux producteurs.

Pour l’ensemble des filières la situation économique est devenue intenable, il est urgent de prendre pleinement en compte la réalité des charges supportées par les agriculteurs. Dans le secteur des grandes cultures, la hausse du GNR engendre déjà plusieurs milliers d’euros de charges supplémentaires par exploitation. Les élevages bovins, quant à eux, subissent des surcoûts pouvant atteindre 45 centimes d’euro par kilogramme de carcasse. La filière laitière n’est pas épargnée, avec une augmentation des coûts estimée à 19 euros pour 1 000 litres de lait produits.

Dans un contexte de trésoreries fragilisées et de marges contraintes, cette nouvelle hausse des charges n’est plus soutenable sans une revalorisation effective du revenu des producteurs à travers les prix. Dans le même temps, l’inflation alimentaire demeure limitée à +1,3 %, très loin de l’inflation énergétique
(+14,2 %). Ce décrochage entre l’évolution des charges et celle des prix met aujourd’hui en péril l’équilibre économique de nombreuses exploitations agricoles.

Le pouvoir d’achat des Français constitue bien sûr un objectif légitime, mais il ne peut pas reposer uniquement sur une compression permanente des revenus agricoles. Tous les maillons de la chaîne alimentaire doivent assumer leur part de responsabilité. Préserver le pouvoir d’achat ne doit pas se faire au détriment du revenu des agriculteurs, au risque de fragiliser durablement notre souveraineté agricole.

C’est pourquoi la FNSEA demande :

  • une réouverture immédiate des négociations commerciales ;
  • une répercussion effective des hausses de charges dans le prix payé aux producteurs ;
  • une mobilisation de l’ensemble des acteurs économiques pour préserver la production agricole française.

Le projet de loi d’urgence en cours de discussion à l’Assemblée nationale est une occasion à ne pas manquer pour sécuriser l’application concrète des principes de construction du prix à partir des coûts de production agricole. La FNSEA demande aux parlementaires de saisir cette opportunité pour défendre l’intérêt des producteurs.

Refuser d’adapter les prix à la réalité des coûts de production reviendrait à accélérer le décrochage économique de l’agriculture française. Soutenir les agriculteurs aujourd’hui, c’est garantir durablement notre souveraineté alimentaire et préserver, demain, les intérêts des consommateurs. La FNSEA appelle ainsi à la réouverture des négociations commerciales, à une véritable simplification normative ainsi qu’à la responsabilité des députés actuellement chargés d’examiner le projet de loi d’urgence agricole. Ce texte constitue un levier indispensable pour mieux intégrer les coûts de production agricole dans les relations commerciales et assurer une rémunération plus juste des producteurs.

Infos rapides Grandes cultures

MAI 2026



Fort recul des surfaces de maïs, progression des oléagineux

En 2026, les surfaces de maïs grain cultivées en France diminueraient de 11 % sur un an, à 1,44 millions d’hectares (Mha). A contrario, les surfaces d’oléagineux, estimées pour l’heure à 2,3 Mha, progresseraient globalement de 7 % sur un an, soutenues par le dynamisme du colza (+ 9 % sur un an et + 12 % au-dessus de la sole moyenne 2021-2025) et un rebond plus limité du tournesol et du soja. Les surfaces de betteraves et de pommes de terre de conservation reculeraient chacune de 5 % par rapport à la campagne 2025.

Télécharger le document pdf