
EGA - La sécurité sanitaire
En France nous bénéficions d’un haut niveau de sécurité sanitaire fondé sur l’application stricte d’une règlementation exigeante et de contrôles diligentés par les pouvoirs publics. Ce dispositif est complété par des démarches professionnelles volontaires conduites à l’initiative
des filières.
Cependant, la mondialisation des échanges et le changement climatique imposent aux filières alimentaires une adaptation continue de leurs politiques sanitaires. Enfin, les acteurs économiques ainsi que les pouvoirs publics, doivent mieux répondre à l’inquiétude croissante des consommateurs.
Les travaux de l’atelier 8 des États Généraux de l’Alimentation, dédiés à ce sujet, sont sur le point d’aboutir et Coop de France y contribue activement en proposant 2 axes de mesures pour
atteindre les objectifs.
En premier lieu, le développement des dispositifs de surveillance est à privilégier.
Une surveillance efficace favorise une prévention efficace. Nous bénéficions d’un dispositif performant construit en santé animale qui devrait nous inspirer pour développer des plateformes de surveillance complémentaires. Cette approche de mutualisation des expertises complémentaires des pouvoirs publics (Anses, DGAL, DGCCRF, …) et des acteurs professionnels (vétérinaires, agriculteurs, laboratoires, coopératives, …) peut contribuer, avec une veille sanitaire internationale et le développement d’outils dédiés, à une anticipation efficace des éventuels risques.
En deuxième lieu, une amélioration de la gestion des crises est indispensable pour en atténuer l’impact. Cela passe par une mobilisation des bases de données professionnelles afin d’améliorer la réactivité, l’information et la coordination des parties prenantes (BD Avicole, BD Porc, SPIE, …).
Il faut également systématiser les retours d’expériences pour progresser dans la prévention des risques et améliorer les dispositifs existants. Enfin, Coop de France recommande de systématiser des communications sur la sortie de crise : certaines crises sont plus médiatiques que sanitaires et exacerbent la suspicion du consommateur envers la chaine alimentaire. Les process de gestion de crise doivent intégrer des informations de réassurance pour atténuer cet effet.
« Nous devons mieux faire connaître notre savoir-faire en intégrant la sécurité sanitaire dans notre communication auprès des consommateurs. Nous devons maintenir une approche évolutive, complète et pragmatique » précise Michel PRUGUE, Président de Coop de France.



