
Union de la filière alimentaire pour assurer l’approvisionnement des consommateurs sur tout le territoire
L’ANIA, la Coopération Agricole, la FNSEA, la FCD et les autres distributeurs indépendants unissent leurs forces pour prendre toutes les dispositions permettant à la filière alimentaire de fonctionner de manière optimum.
Ils saluent la mobilisation de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, qui ont annoncé hier soir, lors d’une réunion avec les professionnels, leur volonté d’anticiper et d’accompagner les acteurs économiques.
Ils déclarent : « Nous, acteurs responsables et unis de l’alimentation des Français, agriculteurs, éleveurs, coopératives, entreprises alimentaires et distributeurs, nous mobilisons pour continuer à fournir aux Français les produits alimentaires nécessaires, dans le contexte de crise du coronavirus qui impacte aussi notre secteur ».
Pour ce faire, ils identifient et agissent en permanence sur les éventuelles difficultés de la chaîne d’approvisionnement, de la production à la livraison. Ils sont également en contact étroit avec les transporteurs.
Pour éviter tout risque de rupture dans la chaîne d’approvisionnement en produits alimentaires, les acteurs de la filière saluent la décision du gouvernement de reconnaître le secteur comme prioritaire. Cette mesure va aider à assurer la continuité des activités des entreprises. Pour être totalement efficaces, ils souhaitent dès lors disposer rapidement de :
- masques, nécessaires pour poursuivre l’activité dans les entreprises
- une coordination nationale et des informations en temps réel, des mesures prises au niveau national et territorial, indispensables à l’anticipation et l’adaptation des entreprises.
L’ANIA, la Coopération Agricole, la FNSEA, la FCD et les autres distributeurs indépendants travaillent à la mise en place des plans de continuité d’activité, à faciliter la fluidité industrielle et logistique (priorisation des produits, formats...) et à respecter les bonnes pratiques en matière d’approvisionnement et de promotions.
Et de souligner que « les acteurs l’alimentation unis souhaitent rassurer les consommateurs français en les assurant qu’ils mettront tout en œuvre pour leur permettre de continuer à s’approvisionner normalement sur tout le territoire. Cet épisode montre à quel point la souveraineté alimentaire de notre pays est d’importance majeure pour la sécurité de nos concitoyens. »

Didier Guillaume signe avec les principaux acteurs une charte d’engagements pour viser 50% de produits de qualité et durables, dont 20% de produits bio d’ici 2022 et, pour tous les produits, favoriser une alimentation ancrée dans les territoires
Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume, et les principaux acteurs de la restauration collective ont signé le 25 février à l’occasion du Salon international de l’agriculture une charte dans laquelle ils s’engagent à mutualiser leurs efforts pour atteindre un des objectifs phares fixé par la loi EGAlim : atteindre au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques, dans les repas servis d’ici le 1er janvier 2022, et, pour tous les produits, favoriser une alimentation ancrée dans les territoires.
Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, a signé, le 25 février, une charte intitulée « La restauration collective en action » avec plusieurs opérateurs du secteur : le Syndicat national de la restauration collective (SNRC), le réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe (Restau'co), la Confédération française du commerce en gros et international (CGI), l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), la Confédération générale de l'alimentation en détail (CGAD), la Coopération agricole, la Fédération des marchés de gros de France, les Grossistes des fruits et légumes, la FEDALIS, et l’Association de coordination du frais alimentaire (Acofal).
Déjà fortement mobilisés, les signataires de cette charte confortent leur volonté de mutualiser leurs efforts pour atteindre un des objectifs emblématiques fixé par la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, dite loi « EGAlim » : proposer des repas composés d’au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques, d’ici le 1er janvier 2022. Cet objectif ambitieux nécessite une mobilisation de tous pour être atteint.
La restauration collective représente en France un secteur essentiel à l'alimentation de nos concitoyens, avec environ 80 000 restaurants concernés, et plus de 3 milliards de repas servis chaque année. Plus de 7 millions de Français prennent chaque jour au moins un de leurs repas dans un restaurant collectif : crèches, restaurants scolaires, universités, établissement de santé, sociaux et médico-sociaux, pénitentiaire, restaurants administratifs.
« La restauration collective est un formidable levier pour garantir l’accès de tous à une alimentation de qualité et accélérer la transition agro-écologique. Il faut valoriser les productions françaises et l’agriculture locale, et l’excellence de nos produits en visant les 50% d’approvisionnement en produits durables et de qualité ! L’Etat s’engage de son côté au travers de ses établissements publics et de ses services de restauration » a déclaré le ministre de l’agriculture et de l’alimentation.
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