Surfaces en hausse et rendements en baisse pour la récolte 2022
Si les surfaces ont augmenté de 23% en 2022, la récolte du tournesol a pâti de rendements en-dessous de la moyenne quinquennale en raison de la sécheresse et de températures élevées qui ont pénalisé la croissance.
Une hausse des surfaces
Les graines de tournesol issues de la récolte 2022 ont été analysées par l’Observatoire piloté par Terres Univia et réalisé par Terres Inovia. L’année a été marquée par une forte hausse des surfaces de production (+23%), avec 860 000 hectares.
Un rendement en baisse
Si la production nationale reste plutôt stable (1 910 000 tonnes contre 1 900 000 en 2021), le rendement national de 20,6 q/ha est en-dessous de la moyenne quinquennale (23,9 q/ha) en raison de températures très élevées et de la sécheresse qui ont pénalisé la croissance.
Une teneur en huile décevante et une bonne teneur en protéines
Les conditions climatiques sèches - ayant entraîné un déficit hydrique - ont aussi impacté le taux d’huile, qui affiche 43,9% aux normes, soit 1,3 point en-dessous de la moyenne quinquennale.
En revanche, la teneur en protéines progresse : elle se situe à 17,5% de la matière sèche, en hausse de 1,4 point par rapport à 2021. En effet, le stress hydrique a induit une redistribution des assimilats vers les protéines et les glucides au détriment des acides gras. Cela devrait se traduire par une bonne qualité protéique des tourteaux issus de la collecte 2022.
Une qualité relativement homogène sur le territoire
Globalement, la qualité des graines est homogène, même si on note une variabilité plus importante qu’en 2021 selon la localisation des pluies et des orages, notamment dans le bassin Est de la France qui affiche une teneur en huile plus importante que sur le reste du territoire.
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Un pôle d’ingénierie végétale unique en Europe pour le phénotypage haut-débit appliqué à l’horticulture et aux semences
Financée par l’État, la Région Pays de la Loire et Angers Loire métropole, la serre Phénotic 2 complète désormais la plateforme de phénotypage haut-débit des plantes et des semences créée en 2009 sur le campus du Végétal à Angers. Inaugurée le 4 mai 2023, l’événement a été l’occasion d’une visite par Pierre-Yves Manach, délégué régional académique à la recherche et à l'innovation pour la région Pays de la Loire, Patricia Maussion, conseillère régionale, représentant Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire et Jean-Marc Verchère, président d’Angers Loire Métropole. Ils seront accompagnés par Alessia Lefébure, directrice de l’Institut Agro Rennes Angers au nom de Anne-Lucie Wack, directrice générale de l’Institut Agro, Carole Caranta, directrice générale déléguée Science et Innovation, au nom de Philippe Mauguin, président directeur général d’INRAE et Christian Roblédo, président de l’Université d’Angers.
Cette serre, au cœur des enjeux de transition agroécologique, fait de ce dispositif un pôle d’ingénierie végétale unique en Europe.
La plateforme PHENOTIC, un bijou technologique financé par une communauté d’acteurs
Créée en 2009, PHENOTIC est une plate-forme d’instrumentation et d’imagerie dédiée au phénotypage, c’est-à-dire à la caractérisation de l’ensemble des traits observables d’un organisme. Son objectif scientifique vise à couvrir l’ensemble du cycle de développement de la plante à partir de la semence, en fournissant des données d’imagerie en grand nombre, qui aideront à interpréter d’autres grands jeux de données issus de l’analyse du génome (génotypage). La plateforme associe des expertises scientifiques en biologie végétale, pathologie, et en sciences et techniques de l’information et communication issues de l’Université d’Angers, de l’Institut Agro et d’INRAE. Elle contribue aux formations d’enseignement supérieur de l’Université d’Angers et de l’Institut Agro, formations reconnues aux niveaux national et international. La plateforme voit aujourd’hui ses capacités renforcées, grâce à l’acquisition de nouveaux équipements pour le phénotypage haut-débit, financés par le Fonds européen de développement régional (FEDER), et soutenu par le financement d’Angers Loire Métropole, INRAE et la Région Pays de La Loire (CPER 2015-2020). Cette plate-forme est unique en Europe par ses fonctionnalités techniques (volume et capacité) et ses thématiques différenciantes : phénotypage des interactions entre les plantes et leurs agents pathogènes bactériens et fongiques, germination des semences et architecture des plantes horticoles, en environnement contrôlé. Grâce à ces évolutions technologiques, la plateforme PHENOTIC permettra de faire avancer la recherche sur ces thématiques au cœur des enjeux de transition et de réduction des produits phytosanitaires. Une nouvelle serre semi-fermée de 1 000 m² composée de deux compartiments a été spécialement construite pour réaliser ces phénotypages à haut débit, grâce à l’implication de fabricants locaux. En complément, deux robots, sous la forme de prototypes, ont été spécifiquement créés pour les besoins de la plateforme. PHENOTIC est une infrastructure scientifique collective INRAE intégrée dans le réseau PHENOME-EMPHASIS . Elle est labellisée BioGenouest ainsi qu’IBISA.
Un pôle d’ingénierie végétale unique en Europe
Sur le campus du Végétal à Angers et grâce au partenariat de longue date au sein de l’unité mixte de recherche IRHS (Institut de recherche en horticulture et en semences), les partenaires académiques et de recherche que sont l’Université d’Angers, l’Institut Agro et INRAE mettent plus encore leurs forces scientifiques en commun à travers cette plateforme. Ces équipements remarquables et l’expertise associée proposée par les chercheurs et enseignants-chercheurs, constituent un outil de valorisation des travaux de recherche conduits à l’IRHS à destination des laboratoires et des entreprises.

Photo, de gauche à droite : Marie-Agnès Jacques (directrice de l'IRHS), Patricia Maussion (conseillère régionale Pays de la Loire), Jean-Marc Verchère (président d'Angers Loire métropole), Pierre-Yves Manach (délégué régional académique à la recherche et à l'innovation pour la région Pays de la Loire), Christian Roblédo (président de l'Université d'Angers), Carole Caranta (directrice générale déléguée Science et Innovation INRAE), Alessia Lefébure (directrice de l'Institut agro Rennes Angers) et Emmanuelle Chevassus-Lozza (présidente centre INRAE Pays de la Loire)