
La quatrième édition des Rencontres Francophones Légumineuses RFL4 aura lieu du 22 au 24 janvier 2024, à Dakar-Saly au Sénégal. Organisées par le Cirad, INRAE, Terres Inovia et Terres Univia, avec cette année l’appui de l'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et le soutien de l’Institut de recherche pour le développement, les RFL sont un rendez-vous unique entre tous les acteurs du développement, des filières et de la recherche sur les légumineuses.
La quatrième édition des RFL4 est organisée pour la première fois sur le continent africain. Elle s’intéressera à toutes les légumineuses, qu’elles soient adaptées aux climats tempérés ou tropicaux : légumineuses à graines, fourragères mais aussi ligneuses, avec une mise en avant spécifique des légumineuses tropicales pour renforcer la sécurité alimentaire. Celles-ci ont en effet toute leur place pour faire face au défi de l'augmentation de la demande en protéines liée à la forte croissance de la population africaine.
« Les légumineuses sont un levier majeur de l’agroécologie pour relever les défis mondiaux du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Partout dans le monde, elles disposent d’un rôle stratégique : atouts nutritionnels, souveraineté protéique et alimentaire. Les nombreuses espèces de légumineuses constituent également un formidable vivier d’innovations alimentaires et sont adaptées à une multitude de milieux », soulignent Saliou Fall de l’ISRA et Eric Justes du Cirad, co-présidents des RFL4.
Les RFL4 visent aussi à renforcer les échanges entre les différents acteurs pour soutenir les innovations et un développement durable des légumineuses dans les systèmes agricoles et les filières alimentaires.
Scientifiques, start-up, semenciers, organismes collecteurs, industriels, opérateurs de l’alimentation animale ou humaine, agences du développement et du conseil… : près de 150 personnes sont attendues sur place et autant en distanciel. Une occasion unique de croiser les regards, partager les connaissances et accélérer l’innovation autour des légumineuses.
Le programme
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Après une année 2022 exceptionnelle, une nette correction en 2023 Le résultat courant avant impôt baisse de – 11%
Les années se suivent sans pour autant se ressembler. En matière de résultats de la branche agricole, qui viennent d’être rendus publics par la Commission des Comptes de l’Agriculture Nationale (CCAN, comptes prévisionnels 2023), on observe une franche rupture en 2023, comparativement à 2021 et à 2022.
La forte hausse des prix à la production, qui avait, en 2022, profité aux agriculteurs malgré la flambée des prix des consommations intermédiaires (engrais, énergie, aliment pour animaux...), et ce dans un contexte de guerre en Ukraine, laisse place en 2023, à un repli significatif, de l’ordre de – 10,1 % pour les produits végétaux. En revanche, s’agissant des prix des produits animaux, ils se sont redressés de + 7,9 %, sur fond de diminution de l’offre de – 2,5 %. Les baisses de volumes en productions animales vont de – 4,8 % en bovins, à – 6,8 % pour les veaux, et est de – 5 % pour les porcins.
Comme les prix des consommations intermédiaires de la branche agricole sont repartis à la hausse (+3,5 %), la valeur ajoutée brute recule de – 5, 3 %. C’est une rupture par rapport aux deux années précédentes (+14,4 en 2021 et + 17,3 % en 2022). Si l’on tient compte des subventions d’exploitation et des déductions d’impôts sur la production, la valeur ajoutée brute au coût des facteurs affiche un repli de – 9 % en termes réels (déflatés de l’indice du prix du PIB), contre + 9,6 % en 2022. Sur long terme toutefois, la valeur ajoutée au coût des facteurs demeure supérieure de 18,4% à la moyenne des années 2010.
Selon les comptes prévisionnels, le revenu courant avant impôt (RCAI) par actif non salarié, dévisse en 2023 de – 11 % en termes réels (+ 17,3 % en 2022).
A signaler également, sur 9 mois de 2023/9 mois 2022, une forte contraction du solde excédentaire de la balance commerciale agroalimentaire, de l’ordre de 40 %, imputable pour l’essentiel à la chute des exportations de céréales.
Ces résultats confirment que l’agriculture française reste confrontée à une instabilité des marchés, indissociable depuis 2022, d’un contexte international tendu. Qu’elle n’est pas à l’abri de nouvelles poussées de fièvre dans le domaine des prix des intrants, pouvant endommager les trésoreries, si les prix, certes encore élevés, continuaient à baisser, notamment en grandes cultures.
« Dans un tel contexte, les Chambres d’agriculture affichent une vigilance permanente et déploient les moyens nécessaires pour accompagner les agriculteurs dans ces moments incertains et volatiles, et remplis de défis à relever ».
Sébastien Windsor, Président des Chambres d’agriculture