
CIC - Rapport sur le marché
20 octobre 2022
FAITS SAILLANTS
Les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) pour 2022/23 sont maintenues à 2.256 millions de tonnes, car une réduction d’un mois sur l’autre pour le maïs est compensée par une hausse des estimations formulées pour l’orge. La consommation mondiale est estimée faire 3 millions de tonnes de moins d’un mois sur l’autre, y compris des réductions pour l’alimentation animale, humaine et les usages industriels. En tenant compte de stocks d’ouverture moindres que ceux précédemment annoncés, les stocks de report mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) font 3 millions de tonnes de moins que le mois dernier, à 584 millions. Les perspectives d’échanges (juillet-juin) sont légèrement rognées, à 408 millions de tonnes, en raison des importations moindres de maïs (surtout en Asie), de blé (notamment pour l’Egypte et la Chine) et de sorgho (Chine).
Comme les perspectives réduites pour les Etats-Unis et l’Inde gomment une hausse du chiffre avancé pour le Brésil, la production mondiale de soja en 2022/23 est placée en léger repli d’un mois sur l’autre, à 386 millions de tonnes, en hausse de 9 % sur l’an dernier. Du fait d’une augmentation des estimations de stocks d’ouverture, le total des disponibilités est jugé légèrement supérieur au mois dernier et, comme la consommation est inchangée d’un mois sur l’autre, le Conseil mise sur une augmentation de 1 million de tonnes des réserves mondiales, à 54 millions (46 millions). La demande mondiale à l’importation est projetée aux alentours de 166 millions de tonnes (+7 %), 1 million de plus que le mois dernier.
Principalement du fait d’une détérioration du chiffre de production indienne, la récolte mondiale de riz en 2022/23 est rognée de 3 millions de tonnes, à 505 millions (-2 % d’une année sur l’autre). Comprenant aussi des stocks d’ouverture moindres, le net repli des disponibilités se répercute sur une baisse des perspectives de consommation et de stocks, ces derniers étant étêtés de 4 millions de tonnes supplémentaires, à 169 millions, presque 9 millions de moins que l’an dernier. Les échanges en 2023 devraient être quasiment inchangés par rapport à septembre, à 49 millions de tonnes (-5 %).
L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) n’évolue guère par rapport à un mois plus tôt, mais il fait toujours 11 % de plus que l’an dernier.

Les pluies de fin septembre 2021 permettent des levées rapides et homogènes dans la majorité des parcelles de lin d’hiver. Le lin se développe normalement pendant l’automne, permettant la mise en place d’un système racinaire bien développé. La plupart des parcelles passent l’hiver sans difficulté, les températures étant plutôt au-dessus des moyennes de saison, à l’exception du mois de janvier sur la zone du Centre Val-de-Loire. Les quelques épisodes de gelées lors de la reprise de la végétation ont un impact très limité sur les lins correctement implantés et au stade optimal de passage de l’hiver.