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Hebdo N°37 - Vendredi 15 octobre 2021

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Actualités de la filière

Rubriques

France 2030



Réaction de Dominique Chargé,
président de La Coopération Agricole

Le président de la République a présenté, ce matin, le plan d’investissement « France 2030 » pour que la France retrouve le chemin de l’indépendance. Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole, présent à cette occasion, déclare en réaction :

« La Coopération Agricole se félicite de la place centrale réservée à l’agriculture et à l’alimentation dans le cadre du plan « France 2030 ». Nous tenons également à saluer le fait que le président de la République ait pris en compte l’ensemble des défis auquel la chaîne alimentaire doit répondre : l’adaptation au changement climatique, la préservation de l’environnement, ou encore la croissance démographique, tout en assurant la compétitivité de nos entreprises et de nos filières. Pour répondre à l’ensemble de ces enjeux, les capacités d’investissement des entreprises doivent être restaurées !

L’annonce des 2 milliards d’euros d’investissement dans les innovations du numérique, de la robotique et de la génétique que nous appelions de nos vœux, est une très bonne nouvelle. Cependant, au-delà d’innover, il faudra pouvoir expérimenter, déployer et accompagner le changement de pratiques au plus proche des agriculteurs, jusqu’au cœur de nos filières et de nos métiers.

Il est important que les coopératives, entreprises agroalimentaires des territoires et prolongement des exploitations agricoles, ne soient pas oubliées car, sans elles, il ne peut y avoir de déploiement de l’innovation, ni de transformation de la matière agricole en alimentation saine, durable et traçable. C’est d’autant plus important les coopératives font le lien du producteur jusqu’au consommateur. Nous serons des acteurs attentifs et disponibles à la mise en œuvre de ce plan d’investissement.

Sans industrie forte de collecte, de transformation et de commercialisation pour répondre à l’ensemble des attentes des marchés, il n’y a pas d’agriculture et pas d’alimentation ! »

Filière Française du Bioéthanol




Agriculture / énergie : libérons le potentiel du bioéthanol français, une solution immédiate, efficace et abordable pour la décarbonation du secteur des transports !

La filière française du bioéthanol estime qu’il est nécessaire de lever les freins réglementaires à la croissance de la consommation d’éthanol, tant au niveau européen que français. Elle appelle à favoriser son incorporation grâce à un plafond de 7 % mutualisé à l’échelon de l’UE.

Au niveau européen, dans les discussions qui s’ouvrent sur le paquet « Fit for 55 », elle demande que la France porte deux demandes pour permettre d’atteindre un niveau de décarbonation des transports à la hauteur de l’urgence climatique :

  • D’une part, mutualiser au niveau européen le plafond de 7% d’incorporation de biocarburants issus de « cultures alimentaires », au lieu de l’appliquer à chaque Etat membre comme aujourd’hui. Cette flexibilité permettrait aux pays ayant une forte vocation agricole, comme la France, de produire et consommer plus de bioéthanol et ainsi d’accélérer la décarbonation du transport, en compensant les pays de l’Union européenne qui incorporent peu de ces biocarburants, sachant que la moyenne européenne en 2020 est proche de 4 %.
  • D’autre part, adopter un système d’évaluation plus juste des émissions des véhicules, basé sur l’analyse de cycle de vie, dans le respect du principe de neutralité technologique. L’électrification est une des alternatives disponibles mais ne résout pas à elle seule le problème de la décarbonation du transport à court et moyen terme, d’autant moins que la Commission européenne estime qu’en 2030, plus de 85 % du parc automobile européen sera encore constitué de véhicules équipés d’un moteur thermique dont 5 % d’hybrides rechargeables. Pour décarboner efficacement ce parc automobile sans alourdir l’impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs, la Commission doit prendre en compte le fait que le CO2 issu de la combustion des biocarburants provient des plantes et donc de l’air. Dans le cas de sa méthodologie de comptage des émissions de gaz à effet de serre du réservoir à la roue,elle doit alors donner à ce CO2 une valeur zéro. Dans le cas d’une analyse de cycle de vie complète, un véhicule hybride flex-E85 rechargeable utilisant le Superéthanol- E85, émet moins de CO2 sur toute sa vie qu’un véhicule électrique à forte autonomie, même avec le mix électrique français, plus décarboné que la moyenne européenne.

Avant sa présidence de l’Union européenne au premier semestre 2022, la France doit infléchir la position dogmatique de l’Union européenne au regard des biocarburants, position dont elle est la principale victime.

Enfin, la filière demande à la France de s’opposer à la ratification du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur (Brésil). Les importants quotas d’importation d’éthanol pour les marchés industriels et des carburants, concédés au Brésil, pénaliseront d’abord la France qui représente 25% de la production européenne d’alcool d’origine agricole. Le Brésil n’a pas les mêmes standards de production que l’UE.

Au niveau français, la filière bioéthanol fera des propositions concrètes pour modifier le projet de loi de finances 2022 :

  • d’une part pour augmenter l’objectif d’incorporation d’éthanol issu de résidus en 2023, afin d’accompagner la hausse de la consommation de Superéthanol-E85, le carburant du pouvoir d’achat des automobilistes ;
  • d’autre part pour inciter les constructeurs automobiles à proposer davantage de véhicules flex- E85, en les rendant plus attractifs pour les entreprises. Selon le principe de neutralité technologique, les véhicules flex-E85 d’origine devraient bénéficier d’un abattement de 40% sur les émissions de CO2, comme pour le malus et la prime à la conversion, pour le calcul de la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone qui remplacera la Taxe sur les Véhicules de Société (TVS) à partir de 2022. Ils seront ainsi traités de façon équitable, notamment comparé au GPL ou au GNV, d’origine fossile.

* source : enquête ePURE pour 2021, moyenne européenne.

Rendements médiocres

et manque de producteurs



Les professionnels de la lentille verte française s'alarment des risques de pénurie

Alors que les récoltes de lentilles vertes se terminent, les professionnels français alertent sur leurs difficultés à répondre au marché avec des produits d’origine française. La France, premier pays producteur européen de lentilles vertes, y compris en agriculture biologique, a subi des conditions climatiques extrêmement défavorables avec de fortes pluies et des conséquences importantes sur les cultures. Pour l’Association Nationale Interprofessionnelle des Légumes Secs (ANILS) les rendements ont été divisés par 5, en comparaison avec les moyennes habituelles. Pour elle, la production française ne pourra couvrir que 20 % de la demande d’un marché français particulièrement dynamique.

Une situation dramatique dans un contexte pourtant porteur : la consommation française de lentilles vertes progresse depuis plusieurs années (les ventes de lentilles vertes ont augmenté d’environ 20% depuis 2017 – chiffres FNLS). Pour cette raison, l’Interprofession appelle les agriculteurs à continuer de s’orienter vers cette culture d’avenir, qui répond à la fois aux enjeux environnementaux et nutritionnels. Les situations météorologiques exceptionnelles ne doivent pas les détourner de cette filière.

Un appel aux producteurs pour éviter des importations massives

L’Interprofession s’inquiète des possibles conséquences d’une raréfaction des cultures de lentilles vertes en France. Cette saison, les professionnels vont en effet devoir massivement recourir aux importations dont les tarifs sont actuellement en forte hausse. Une situation qui ne doit pas s’installer dans les années à venir. Elle invite les producteurs français à semer des lentilles pour la prochaine campagne. Un enjeu primordial : seul l’engagement des producteurs évitera des importations massives et une dépendance alimentaire.

Des débouchés et des prix garantis par la contractualisation

La filière offre de nombreux avantages aux agriculteurs, parmi lesquels figure la contractualisation. Les producteurs peuvent contractualiser 100 % de leur récolte ce qui leur garantit l’achat et le prix. Ce modèle assure les débouchés et sécurise les revenus.

Résultats de l’étude CRÉDOC



Près d’un Français sur deux
consomme des légumineuses
au moins une fois par semaine

Résultats de l’étude CRÉDOC sur la place des légumineuses dans les comportements et attitudes alimentaires en France réalisée dans le cadre de Cap Protéines

Terres Univia, l’Interprofession des huiles et protéines végétales, dévoile les résultats d’une étude sur la place des légumineuses dans les comportements et attitudes alimentaires des Français. Cette étude*, réalisée au sein de la grande enquête annuelle du CRÉDOC sur les comportements alimentaires en France entre avril et mai 2021, a été conçue dans le cadre de Cap Protéines, le programme de recherche, développement, innovation et transfert du Plan Protéines lancé par les pouvoirs publics dans le cadre de France Relance, et plus particulièrement au sein du projet « Partager les informations du producteur au consommateur ».

Les résultats de l’étude parlent d’eux-mêmes : avec près d’un Français sur deux (48 %) qui consomme des légumineuses au moins une fois par semaine, les pois chiche, lentilles, féveroles, pois, haricots secs, soja ou encore lupins acquièrent une belle place dans les assiettes des consommateurs !

« L’un des enjeux de Cap Protéines est de pouvoir décrypter les attentes des consommateurs envers les légumineuses. Mieux comprendre ces attentes, pour mieux produire et innover, est essentiel pour œuvrer en faveur de notre souveraineté alimentaire, et augmenter d’ici à 2024 de 40 % les surfaces de légumineuses, » souligne Antoine Henrion, agriculteur et président de Terres Univia.

48 % des Français consomment des légumineuses au moins une fois par semaine

 

Le contexte sanitaire a renforcé les tendances de consommation déjà identifiées dans les comportements alimentaires des Français et a permis d’ancrer ces changements dans le quotidien.1 « A l’heure où les pratiques alimentaires misent sur une consommation accrue de végétaux, avec près d’un Français sur deux consommant des légumineuses au moins une fois par semaine, nous sommes visiblement à la moitié du chemin dans notre travail de sensibilisation des consommateurs pour atteindre les recommandations santé du Programme national nutrition santé : consommer au moins deux fois par semaine des légumineuses. La consommation de protéines végétales se poursuit au profit des légumineuses, » ajoute Antoine Henrion.

 

Qui mange des légumineuses ? Des profils très divers !

Qu’est-ce qu’une légumineuse ?

Les légumineuses sont des plantes dont les graines sont contenues dans des gousses (ou siliques). La plupart sont riches en amidon et en protéines. On regroupe sous le terme « légumineuses » les légumes secs (pois chiche, lentilles, haricots) mais aussi la féverole, le lupin, le pois et le soja.

Des légumineuses consommées par tous

Les 75 ans et plus constituent les plus grands consommateurs de légumineuses, notamment car ils ont l’habitude ancrée de les cuisiner. Mais contrairement aux idées reçues, les autres catégories de population se démarquent par des consommations hebdomadaires de légumineuses assez proches de celle de leurs ainés : 50 % des 35-44 ans, mais aussi 49 % des 65-74 ans et 48 % des 45-54 ans en consomment au moins une fois par semaine. De même, 48 % des 15-24 ans et 45 % des 25-34 ans affirment également en consommer au moins une fois par semaine !

Des légumineuses consommées par tous

Les 75 ans et plus constituent les plus grands consommateurs de légumineuses, notamment car ils ont l’habitude ancrée de les cuisiner. Mais contrairement aux idées reçues, les autres catégories de population se démarquent par des consommations hebdomadaires de légumineuses assez proches de celle de leurs ainés : 50 % des 35-44 ans, mais aussi 49 % des 65-74 ans et 48 % des 45-54 ans en consomment au moins une fois par semaine. De même, 48 % des 15-24 ans et 45 % des 25-34 ans affirment également en consommer au moins une fois par semaine !

Très fort effet culturel

Les plus diplômés sont une catégorie de population qui consomme fortement et régulièrement des légumineuses, car 54 % des personnes interrogées titulaires d’un diplôme supérieur à Bac+2, et 54 % des adultes détenteurs d’un niveau Bac à Bac+2 en mangent au moins une fois par semaine. Les Français non diplômés ne sont, quant à eux, que 39 % à consommer des légumineuses au moins une fois par semaine. L’impact culturel semble donc fort dans la connaissance et la consommation des légumineuses ; cette dernière augmentant donc avec le niveau de diplôme. L’influence des pratiques de consommation des populations les plus diplômées sur l’ensemble de la population pourrait favoriser à terme la consommation globale de légumineuses.

Plus on consomme des produits bio, plus on mange des légumineuses

Parmi les Français consommant des produits bio chaque semaine, 63 % d’entre eux consomment des légumineuses au moins une fois par semaine : 28 % en cuisinent plus d’une fois par semaine et 35 % une fois par semaine. Consommation de produits bio et légumineuses2 semblent donc être deux critères de consommation régulièrement associés.

Quelles sont les raisons de consommer ou non des légumineuses ?

Goût, richesse en protéines et facilité de préparation... des atouts clairement identifiés

Les trois premières raisons de consommer des légumineuses citées par les personnes interrogées sont : leur goût (61 %), leur richesse en protéines (46 %) et leur facilité de préparation (39 %). Les intérêts gustatifs et nutritionnels de ces petites graines semblent être reconnus par les consommateurs.

La reconnaissance de la richesse en protéines des légumineuses est, par ailleurs, plus poussée chez les femmes (49 %) que chez les hommes (44 %).

Contrairement à d’autres produits de consommation, le prix des légumineuses ne constitue pas le premier critère de consommation identifié, gage du bon rapport qualité-prix de ces petites graines (seuls 24 % des personnes interrogées le citent parmi les deux premiers critères de consommation). De même, les Français ne semblent pas non plus conscients des atouts environnementaux des légumineuses (fixation de l’azote atmosphérique, amélioration de la fertilité des sols...), car seuls 10 % d’entre eux avancent le bénéfice environnemental comme critère de consommation, alors que l’environnement fait partie des préoccupations des Français, en particulier chez les plus jeunes.

Paradoxe générationnel : les raisons qui poussent certains à consommer des légumineuses sont aussi celles qui poussent d’autres Français à ne pas les consommer
Les Français consommant peu ou pas de légumineuses invoquent en particulier le temps de préparation (36 %, avec une forte représentativité des cadres dans cette tendance à hauteur de 44 %) ou ne pas savoir comment les cuisiner 34 %, en particulier chez les 25-34 ans (47 %). Le goût est aussi évoqué pour 29 % des personnes interrogées, et en particulier pour 40 % des 18-24 ans. L’apprentissage du goût et des modes de préparation des légumineuses dans les plats de tous les jours par les plus jeunes semblent donc être des priorités pour favoriser la consommation des légumineuses et valoriser ces sources de protéines végétales.

« Si les atouts des légumineuses tendent à être connus des consommateurs, notre filière doit poursuivre un travail de pédagogie qui tient compte de la segmentation de la consommation observée aujourd’hui sur les légumineuses : sensibiliser notamment les plus jeunes aux bienfaits incontestables des légumineuses, tant au niveau gustatif et nutritionnel que de leurs atouts environnementaux ! Ces beaux enjeux de communication à adresser dans les années à venir pourront être soutenus par les nombreuses références acquises grâce à Cap Protéines, » souligne Laurent Rosso, directeur de Terres Univia.

*Méthodologie de l’étude : Cette étude a été réalisée du 15 avril au 6 mai 2021 auprès de 4 100 individus de plus de 15 ans représentatifs de la population française et auprès de 3 020 responsables des achats. Le CRÉDOC a mis en place cette enquête sur les comportements alimentaires en France depuis 1988.
1 Résultats de l’étude CRÉDOC sur les comportements et attitudes alimentaires en France réalisée en 2021
2 L’étude porte sur la consommation de légumineuses au sens large, et non spécifiquement de légumineuses bio.

Engagement



Face à la hausse du prix des matières premières, les producteurs d’engrais azotés s’engagent aux côtés des agriculteurs

Dans un contexte où le prix des matières premières a fortement augmenté, avec pour conséquence une hausse directe du prix des engrais, les producteurs du secteur mettent tout en œuvre pour soutenir les agriculteurs, les distributeurs et l’ensemble de la filière agricole impactés par cette situation inédite.

Cette situation à caractère exceptionnel est le fait de plusieurs facteurs conjoncturels, notamment de la hausse des prix du gaz et des coûts de transports pour les produits importés. En effet, la flambée du prix du gaz, matière première essentielle entrant de la production des engrais azotés, entraine inéluctablement une augmentation du prix des engrais au-delà de ce qui est soutenable en termes de rentabilité pour les producteurs d’engrais azotés. Dans un marché mondialisé, les équilibres d’approvisionnement des engrais s’en trouvent fortement déséquilibrés.

Les producteurs d’engrais Français et Européens prennent la pleine mesure de la situation, en mettant tout en œuvre à l’heure actuelle pour assurer la continuité de la production et faire face à la demande. La filière a déjà pris contact directement avec les différentes parties prenantes - la FNSEA, Madame la Ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, et les fédérations européennes – afin de trouver une solution satisfaisante pour l’ensemble de la filière. Ils tiennent cependant à souligner qu’ils n’ont pas de visibilité actuellement sur la courbe des prix des engrais, qui dépend directement des prix de la matière première.

« Les engrais sont indispensables pour bien nourrir tous les Français. Les répercussions actuelles de la hausse des prix des matières premières sur toute la filière ne sont pas tenables ! Pour l’heure nous accompagnons et soutenons les acteurs de toute la filière, mais nous avons besoin de trouver rapidement une solution pérenne ! Nous y travaillons ! » ajoute Florence NYS, Déléguée générale de l’UNIFA.

Partenariat



A.D.I.VALOR, Healix et Tama s’unissent pour boucler le circuit de recyclage des ficelles agricoles

A.D.I.VALOR, Healix et Tama ont franchi ensemble une étape décisive dans leur plan à long terme visant à réduire l’impact environnemental de la mise en balles. Healix et A.D.I.VALOR signent un contrat pluriannuel de fourniture de déchets de ficelles agricoles lors du salon Pollutec où Healix présente également son polypropylène recyclé sous la marque Healix®. Tama, le plus grand producteur mondial de ficelles agricoles, lance en même temps, sous le nom Tama Cycle Twine, une nouvelle gamme de ficelles agricoles en polymère circulaire basée sur les produits Healix.

Le polypropylène recyclé présenté au salon Pollutec de Lyon est le résultat d’une coopération étroite entre les trois sociétés. Les ficelles usagées du secteur agricole sont collectées et triées par A.D.I.VALOR en France, puis envoyées à Healix, l’entreprise néerlandaise de technologies propres qui vise à créer un avenir circulaire pour les déchets de fibres plastiques. Healix a mis au point une technologie exclusive permettant de transformer ces déchets en polypropylène recyclé semblable au matériau vierge, avec un niveau de pureté tellement élevé qu’il peut être utilisé pour fabriquer de nouvelles ficelles agricoles. Ce travail de mise au point a été effectué en étroite collaboration avec Tama, l’entreprise israélienne dont l’ambition est d’accroître considérablement la collecte et l’utilisation des déchets dans un avenir proche. Pour contribuer à boucler le cycle, Tama soutient également la recherche afin de développer des marchés secondaires à haute valeur ajoutée pour ces matériaux, aussi bien dans ses propres activités que dans d’autres secteurs de l’économie.

Ce développement et cette étroite coopération constituent une étape importante dans la création d’un circuit d’utilisation circulaire des ressources permettant de collecter et de réutiliser les matériaux de mise en balles usagés. La coopération entre Healix et Tama concerne exclusivement les ficelles agricoles, mais les matériaux recyclés sont disponibles et peuvent être utilisés pour de nombreuses autres applications, tant en circuit fermé (big bags, géotextiles, cordages maritimes, etc.) qu’en circuit ouvert (moulage par injection, extrusion, thermoformage et films).

Pour Pierre de Lépinau, CEO d’ADIVALOR, « Cet accord consolide notre ambition d’atteindre l’objectif d’un taux de recyclage de 100% pour les plastiques agricoles utilisés en France. Il contribuera à développer l’utilisation de matières plastiques recyclées. Nous nous réjouissons que TAMA, entreprise leader, s’engage pleinement dans l’éco conception de leurs produits, dans une logique de circularité ».

« Tama est aujourd’hui le premier fabricant du marché, mais nous sommes issus d’un collectif d’agriculteurs et nous avons conservé notre lien avec la terre », explique M. Bart Cope, directeur des ventes mondiales. « Le passage à des méthodes de fabrication plus durables permettra de protéger la terre, afin que les prochaines générations d’agriculteurs puissent produire les aliments dont nous dépendons tous. »

« Nos produits sont déjà performants de par leur faible poids de plastique utilisé à la tonne de fourrage pressée et ils participent à l'efficacité du travail des agriculteurs en minimisant les ruptures des balles et en limitant les temps d'arrêt pendant la récolte. La prochaine étape est plus ambitieuse : nous voulons être à la tête du secteur en apportant des changements tout au long du cycle de vie du produit. Cet objectif concerne non seulement les ficelles agricoles, mais aussi les filets. »

Marcel Alberts, fondateur et directeur général de Healix : « Je suis reconnaissant d’avoir des partenaires aussi solides et résolus et j’espère que nous inciterons d’autres acteurs du secteur à opérer le même changement positif vers une économie circulaire. »

Rencontres

de la Nutrition Animale



La nécessaire équation entre compétitivité et transitions pour construire l’alimentation de demain

La Coopération Agricole Nutrition Animale et le Syndicat National des Industriels de la Nutrition Animale (SNIA) ont organisé ce matin les premières « Rencontres de la Nutrition Animale ». L’occasion pour les acteurs du secteur d’échanger autour des défis à relever par le secteur pour contribuer à construire l’alimentation de demain : une alimentation saine, sûre, durable et locale tout en maintenant la compétitivité et la résilience des entreprises.

Réunis à l’occasion de « rencontres » inédites, les acteurs de la nutrition animale, industries et coopératives, ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une filière française souveraine, compétitive et responsable, au service d’un élevage durable et d’une alimentation de qualité qui réponde aux attentes de l’ensemble des marchés. C’est en ce sens que les fabricants d’aliment pour animaux d’élevage usent de tout leur savoir-faire chaque jour, pour développer des solutions pragmatiques et innovantes.

Contribuer à la souveraineté alimentaire tout en développant des standards environnementaux élevés, en luttant contre le changement climatique et en garantissant la compétitivité de la filière engage des efforts importants en matière de recherche et de développement, conditionnés aux capacités d’investissement des entreprises. Or, face à la flambée du prix des matières premières, à l’explosion des coûts logistiques ou encore à l’arrêt de certaines sources d’approvisionnement, les industriels font face à d’importants surcoûts de production qui obèrent leur capacité à investir pour relever l’ensemble de ces défis.

Si l’on veut doter la France d’outils de production et de transformation performants permettant de relocaliser certaines activités et d’améliorer la production, il faut nécessairement que les plans d’investissement publics, français et européens, consacrent une partie des fonds au secteur de la nutrition animale. Le plan « France Relance » initié par le Gouvernement y contribue, nous attendons qu’il en soi de même pour le plan « France 2030 ».

« Face à une conjoncture économique particulièrement inquiétante, nous, coopératives et industries françaises de la nutrition animale, tenons à réaffirmer l’impérieuse nécessite de renforcer les capacités d’investissement de nos entreprises pour répondre à tous les défis. Si l’on veut produire une alimentation de qualité et contribuer à restaurer la souveraineté alimentaire française tout en assurant la durabilité et la compétitivité de notre filière, nous avons besoin d’investir massivement dans la recherche et le développement de solutions innovantes. », déclarent d’une seule voix Jean-Luc Cade, président de La Coopération Agricole Nutrition Animale et François Cholat, président du SNIA.

Les biotechnologies végétales

au service de l’agriculture bio



AFBV : L’agriculture bio a besoin d’une transition génétique pour un développement durable

Pour assurer un développement durable des productions végétales bio qui préserve leur compétitivité et leur rentabilité, l’AFBV préconise un investissement massif dans l’amélioration génétique des plantes.

La consommation de bio continue de progresser. Le développement de l’agriculture bio, encouragé de toutes parts, est devenu un objectif stratégique de l’UE. La Commission européenne propose d’y consacrer 25% des surfaces agricoles cultivables en 2030. Mais ce développement est lourdement entravé par ses rendements inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle et ses coûts de production supérieurs, ce qui entraine un surcoût sensible pour le consommateur.

Pour l’AFBV il est donc nécessaire d’accroitre la productivité de l’agriculture bio, les surfaces agricoles ne devant pas augmenter, si l’on veut maintenir notre sécurité et notre souveraineté alimentaire sans avoir recours à de nouvelles importations.

Pour être plus productive, compte tenu de ses spécificités, l’agriculture bio a tout particulièrement besoin d’une génétique de pointe avec des variétés conçues pour résister aux maladies et aux ravageurs, pour s’adapter aux variations climatiques, au manque d’eau et d’apports nutritifs, en particulier l’azote.

Pour réussir dans cette transition génétique, les filières agricoles bio doivent pouvoir bénéficier, sans parti pris, de toutes les techniques de sélection des plantes dont les plus nouvelles, comme l’édition génomique (NBT) permettant une amélioration plus rapide et plus ciblée des variétés.

L’agriculture bio, comme l’agriculture conventionnelle, doit s’engager au plus vite dans cette transition génétique pour relever tous les défis de la transition écologique. Il serait peu rationnel et peu responsable qu’elle s’en prive.