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Vie des entreprises

Rubriques
emc2-bando

énergie renouvelable



EMC2 roule au colza 100% local et durable

Dans sa stratégie de renouvellement de sa flotte de véhicules poids lourds, EMC2 prend le virage de l’énergie renouvelable avec le B100 et signe un contrat d’approvisionnement avec la société Valtris Champlor implantée à Verdun.

Depuis le mois de janvier, deux camions du service Transport d’EMC2 remplissent leur réservoir avec un carburant 100% végétal issu de la culture de colza, le B100. Non seulement cette énergie renouvelable est une alternative au gazole mais en plus elle est produite localement et certifiée durable. Ce biocarburant permet des réductions de 60% des émissions de CO2 et des réductions des émissions de particules pouvant aller jusqu’à 80%. Une belle démonstration de création de valeur locale qui montre, une fois encore, la volonté du monde agricole de s’inscrire dans une démarche de développement durable.

Un partenariat local consolidé

C’est l’usine Valtris Champlor de Baleycourt qui produit le B100 à partir du colza du Grand Est dont une partie provient directement des agriculteurs adhérents d’EMC2. Il y a 15 ans, la coopérative investissait déjà dans des capacités de stockage sur le complexe industriel. Les silos exploités par EMC2 accueillent chaque année quelques 400 000 tonnes de graines de colza. Jusqu’ici client du tourteau pour l’alimentation animale et ses besoins protéiques (co-produit de la trituration des graines pour en extraire l’huile), EMC2 et Valtris Champlor consolident leur partenariat avec la fourniture en biocarburant.

Une cuve de stockage de B100 a été installée sur le site EMC2 de Mars-la-Tour (54). Avec une capacité de 20 000 litres, elle apporte une solution d’approvisionnement complémentaire pour la flotte de véhicules d’EMC2. Flotte qui s’élargira puisqu’une partie des prochains véhicules neufs rouleront au B100. Au cours des 5 prochaines années, la coopérative ambitionne de faire passer 25% de son parc au biocarburant.

Site internet : https://www.emc2.coop/

transition agricole



InVivo mise sur la décarbonation et lance Carbon Farming Unit, son activité dédiée

Le groupe InVivo, qui accompagne la transition agricole et la transformation de la Ferme France depuis plus de dix ans, considère aujourd’hui que l’agriculture est une des clés face au défi du réchauffement climatique. Tout en continuant à remplir sa mission primordiale : nourrir les populations, l’agriculture doit, via son impact et son poids sur les systèmes écologiques, permettre la mise en place de filières vertueuses en carbone.

Dans ce contexte, et fort des synergies créées avec les activités de Soufflet, le groupe InVivo lance une nouvelle activité dédiée - Carbon Farming Unit -, pour offrir aux industriels de l’agroalimentaire des matières premières agricoles bas carbone.

Avec les activités de Soufflet, InVivo accélère sa stratégie d’innovation et d’impact RSE

Les équipes d’InVivo, en lien avec les agriculteurs, ont conçu un outil de gestion et d’évaluation du bilan carbone sur les matières premières agricoles permettant la mise en marché et la valorisation de volumes significatifs de produits décarbonés (par exemple, le potentiel de production d’orge bas carbone sur 24 mois est de 500 000 tonnes).

Le savoir-faire du groupe lui permet d’accompagner les agriculteurs depuis le sourcing des données agricoles jusqu’aux opportunités du marché, tout en leur apportant des conseils pour augmenter leur séquestration carbone dans les sols. Avec ce projet, InVivo ambitionne de devenir le premier opérateur européen en carbon farming (agriculture à empreinte carbone réduite).

Cette offre, exprimée via une marque ingrédient, permettra aux industriels de fabriquer des produits qui porteront dans leur formulation un bilan négatif en carbone. Commercialisés en quantité significative, ils auront un impact majeur sur le bilan carbone global des filières de production des industriels de l’agroalimentaire, tout en impliquant positivement le consommateur sur les enjeux climat et en générant une rémunération supplémentaire incitative pour l’agriculteur.

« Face au double défi d’augmenter les volumes de production pour nourrir 10 milliards d’êtres humains, tout en atteignant la neutralité carbone en 2050 pour maintenir le réchauffement climatique en deçà de 1,5°C, l’agriculture a un rôle majeur à jouer. Nous sommes aujourd’hui en capacité d’accélérer la 3ème révolution agricole et de rendre notre agriculture plus productive et plus vertueuse, à condition que nous parvenions à déployer largement nos initiatives. Les crises successives que nous connaissons ces dernières années nous le confirment : la ferme France doit encore augmenter sa capacité de production tout en développant des pratiques plus durables et profitables pour tous. », indique Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo.
 


Projection en volume :

Orge : 24 mois 500 kT d’orge bas carbone, plein potentiel Ferme France à 2Mt Blé : 24 mois 2Mt de blé bas carbone, plein potentiel ferme France à 6Mt
Maïs : 24 mois 500kt plein potentiel Ferme France à 2Mt



Good food, good planet, une marque ingrédient au service de la décarbonation

Concrètement, le projet porté par InVivo consiste à intégrer la décarbonation au sein des différentes filières sur lesquelles le groupe opère : le malt. le vin et la farine.

Cette décarbonation, de l’aval à l’amont, et traduite au travers d’une marque ingrédient, sera mise en avant sur le produit fini. En la choisissant, l’industriel et le consommateur prennent part à un cercle vertueux : ils financent directement la transition agricole via la rémunération complémentaire versée aux agriculteurs qui s’engagent en mettant en œuvre sur leur exploitation des pratiques bas carbone.

Cette marque ingrédient pourra être déclinée pour

  • Le malt produit à base d’une orge bas carbone : Good beer, Good planet
  • Le vin produit sur la base d’une vigne bas carbone : Good wine, Good planet
  • La farine produite à base d’un blé bas carbone : Good bread, Good planet

L’exemple du malt – Good beer, Good planet

Des malteurs produisent déjà une partie de leur malt à partir d’orge bas carbone, notamment pour répondre à une demande spécifique, dite « marché de niche », de certains brasseurs. L’objectif du groupe InVivo est de passer à l’échelle et de faire de ce marché une pratique industrielle. Grâce à son expertise en tant que négoce, InVivo est capable de sourcer une orge bas carbone, de qualifier cette orge grâce à des outils dédiés et des méthodes de calcul basées sur les normes et labels reconnus officiellement qui pèsent sur la comptabilité carbone des sociétés, et de produire un volume de malt suffisant pour permettre à un brasseur de niveau mondial de distribuer une bière bas carbone grand public.

La bière Good beer, Good planet permettra :

  • à l’agriculteur de valoriser une production plus vertueuse et d’augmenter ses revenus via la prime carbone perçue ;
  • au brasseur de réduire ses émissions carbone à travers son approvisionnement et d’élargir son potentiel de vente en communiquant sur une marque ingrédient durable ;
  • au consommateur de faire le choix d’une bière durable, et de jouer son rôle de consom’acteur en privilégiant la transition écologique et une plus juste rémunération du travail de l’agriculteur.

Trophées

des Solutions Coopératives



Eureden, Scara, Les Vignerons de Buzet et les coopératives de déshydratation de luzerne récompensées

Cette après-midi, à l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2022, La Coopération Agricole a organisé, sur son stand, la cérémonie de remise des premiers « Trophées des Solutions Coopératives ». Ainsi, quatre coopératives ont été récompensées pour leurs initiatives en matière d’agroécologie, d’économie circulaire et de décarbonation. A ce titre, elles ont reçu un prix ainsi qu’une dotation de 10 000€ remise par chacun des partenaires de ces trophées : Agrica, Le Crédit Agricole & Groupama.

La transition environnementale de la société ne pourra se faire sans la forte contribution du secteur agricole et alimentaire et, plus particulièrement, des 2 200 coopératives réparties sur l’ensemble du territoire. Aussi, afin d’accélérer les transitions et de valoriser les innovations et les bonnes pratiques environnementales des coopératives, La Coopération Agricole a lancé les premiers « Trophées des Solutions Coopératives ». Réparties en quatre catégories, voici les lauréats de l’édition 2021 :

  • Catégorie « Agroécologie » : Les Vignerons de Buzet – Vignoble New Age
    Pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique et des nouvelles attentes sociétales, Les Vignerons de Buzet ont mis en place en 2019 un dispositif hors du commun en plantant un vignoble expérimental, dit « vignoble new age », sur 17 hectares d'un seul tenant.
  • Catégorie « Economie circulaire » : Eureden – Recyclage de coquilles d’œufs
    Afin de réduire son impact environnemental et ses émissions de CO2, Eureden recycle les coquilles d’œufs d’un de ses sites agroalimentaires comme amendement calcique pour enrichir la terre, en remplacement de chaux ou de sable coquillier.
  • Catégorie « Economie décarbonée » : Scara – Biogaz d’Arcis
    Biogaz d'Arcis est un projet environnemental innovant et ambitieux d'économie circulaire basé sur les produits organiques de la région d'Arcis-sur-Aube. Ce projet permet aujourd’hui de chauffer 12 000 habitations et d’économiser 12 000 tonnes de CO2 par an.
  • Catégorie « Coopératives solidaires », récompensant le meilleur collectif de coopératives dans l’une des trois premières catégories : Les coopératives de déshydratation de luzerne (Capdéa / Cristal Union / Déshyouest / Grasasa / Luzeal / Sidésup / Sun Deshy / Tereos / UCDV) - Décarbonation du procédé de déshydratation de la luzerne
    La solution développée par l’ensemble des coopératives de déshydratation permet d’envisager la décarbonation totale des procédés de déshydratation de la filière avec un objectif de diminution d’émissions de CO2 à la tonne produite de 91 % dès 2025 (base 2005).

Chaque lauréat s’est vu remettre une dotation de 10 000 € financée par les partenaires de cette initiative : le Groupe Agrica, Le Crédit Agricole et Groupama.

Le jury constitué d’experts des transitions agroécologiques et climatiques a étudié et départagé les dossiers déposés par 56 coopératives ou groupe de coopératives représentatives de toutes les filières et régions. Il était constitué de :

  • Nada Boutighane, chargée de mission économie circulaire au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Maryline Filippi, enseignante chercheuse INRAE- AgroParisTech
  • Philippe Droin, directeur conseil de Greenflex
  • Christophe Klotz, directeur RSE Nestlé France
  • Nathalie Boyer, directrice déléguée générale Orée
  • Olivier Canonne, Responsable RSE Sysco
  • Valentin Fournel, Directeur R&D et Services Eco-conception Citeo
  • Stéphanie Pitoiset, relations institutionnelles Groupama
  • Axel Retali, chargé d’affaires Crédit Agricole
  • Frédéric Hérault, directeur général Agrica
  • Elena Blum, journaliste pour Référence Agro

Les dossiers complets des lauréats des Trophées des Solutions peuvent être consultés sur le site des solutions coopératives https://solutions.lacooperationagricole.coop/https://bit.ly/SolutionsCoops

« Le nombre et la qualité des candidatures reçues témoignent de la réalité de la dynamique du mouvement coopératif, résolument engagé depuis plusieurs années pour relever le défi des transitions environnementales et sociétales. Plus que jamais nous pouvons affirmer que la transformation de l’agriculture et de l’agroalimentaire de notre pays ne pourra être menée à bien sans le concours et l’engagement déterminants des 2200 coopératives françaises. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.