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Actualités de la filière

Rubriques

Réunion interministérielle

sur la guerre en Ukraine




Appel du secteur alimentaire pour des mesures d’urgence

L’ANIA et La Coopération Agricole ont participé en début de matinée à la réunion de concertation organisée par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation au sujet de l’impact de la guerre en Ukraine sur la chaîne alimentaire. Les représentants de l’agroalimentaire ont notamment fait part des besoins de soutien des pouvoirs publics pour continuer d’assurer la production et accompagner les entreprises dans ce contexte inflationniste.

Nous saluons l’attention dont le gouvernement fait preuve à l’égard des problématiques de l’ensemble de la filière alimentaire qui compte parmi les secteurs les plus touchés par cette crise comme l’a indiqué Bruno Le Maire.

Cette réunion de concertation interministérielle a été l’occasion, pour les représentants de l’agroalimentaire français, d’exposer concrètement les impacts de cette guerre sur les industries et les coopératives notamment en termes de production, de flux et de prix des matières premières agricoles, de l’énergie et des intrants. Ainsi, l’ANIA et La Coopération Agricole ont appelé le Gouvernement à prendre un certain nombre de mesures d’urgence pour aider les entreprises à faire face aux problématiques de court et moyen terme :

  • Assurer la sécurité des personnes en premier lieu et garantir autant que possible le maintien des activités de production en Ukraine ;
  • Mettre en production toutes les terres agricoles disponibles en France et en Europe, en incluant également les terres en jachère, afin de compenser les arrêts de production sur le territoire ukrainien et les perturbations logistiques de livraison ;
  • Aider à la trésorerie des entreprises et soutenir les capacités d’investissement, en renforçant les assurances, en prolongeant les PGE sur 8 à 10 ans et en facilitant leur transformation en quasi fonds propres, ainsi qu’en rendant les avances remboursables plus accessibles ;
  • Mettre en place un bouclier énergétique pour les entreprises, comme c’est le cas pour les ménages, afin de pallier les inflations des cours du pétrole et du gaz qui constituent une part importante des coûts de production ;
  • Encourager la responsabilité collective entre tous les maillons de la filière alimentaire. Activer tous les leviers prévus par la loi EGAlim2 (dont la révision automatique) afin d’assurer que la réalité des coûts soit intégrée au fur et à mesure dans les tarifs.

Clôture

des négociations commerciales 2022



Les conséquences de la guerre en Ukraine ne peuvent être ignorées !

A 48h de la date butoir des négociations commerciales annuelles et dans un contexte de guerre en Ukraine, La Coopération Agricole alerte sur l’aggravation de la situation économique de l’ensemble des filières agricoles et alimentaires. Les importantes pertes de marges engendrées par une situation d’inflation historique menacent l’activité et la pérennité de notre chaîne alimentaire. Il est urgent de réagir : l’ensemble des maillons doit prendre leur responsabilité !

Si l’activité des agriculteurs et des coopératives s’est particulièrement dégradée au regard des importants surcoûts de production engendrés par la crise sanitaire du Covid-19, la guerre amorcée en Ukraine vient aggraver la situation. A un contexte inflationniste déjà inquiétant sur les marchés de matières premières agricoles et d’énergies, ce conflit provoque déjà :

  • De nouvelles tensions sur les marchés céréaliers, puisque la Russie et l’Ukraine représentent à elles deux 16% de la production mondiale de blé et que l’Ukraine représente 63% de la vente de maïs en Europe ;
  • D’importantes perturbations sur les marchés des oléagineux, puisque l’Ukraine représente notamment 85% de la commercialisation européenne d’huile de tournesol et 55% de celle du colza
  • De très grandes inquiétudes concernant le marché du gaz et par extension celui des engrais, puisque la Russie fournit près de 40% des ressources européennes.

Ainsi, si l’on ajoute aux conséquences économiques de ces deux crises successives, les pertes de production engendrées par la multiplication des perturbations sanitaires et climatiques, on obtient une compression historique des marges des producteurs et des industriels. Aujourd’hui, cette perte ne menace plus seulement les capacités d’investissement mais bien la continuité des activités agricoles et alimentaires.

Face à cette situation particulièrement alarmante, il est donc urgent que l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire se responsabilise et agisse, dans le cadre de ces négociations commerciales, en faveur d’une plus juste répartition de la valeur : il en va de l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire français ! A ce titre, La Coopération Agricole demande aux distributeurs que les modalités des clauses de révision, en termes de temporalité et de seuils, permettent une véritable adaptation à la volatilité des cours des marchés.

« Crise sanitaire du Covid-19, multiplication des dérèglements climatiques et, aujourd’hui, situation de guerre en Europe : agriculteurs et coopératives sont à l’asphyxie ! Face à une inflation multifactorielle record du prix des matières premières agricoles et de l’énergie, il est urgent d’agir dans le cadre de ces négociations commerciales pour l’avenir de l’ensemble des filières dont la continuité des activités peut être menacée. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

Souveraineté protéique



Les grands enjeux pour la France jusqu’en 2030

Après une première année de mise en application, le programme de recherche, développement, innovation et transfert Cap Protéines présente des résultats très encourageants. Enjeu national et européen de souveraineté alimentaire, les protéines végétales sont plus que jamais au cœur des débats tant sociétaux qu’agricoles. À mi-parcours de ce programme bisannuel, la filière des huiles et protéines végétales et les filières d’élevage sont au rendez-vous : de nombreuses actions fédératrices signées Cap Protéines ont déjà été conduites sur le terrain par Terres Inovia et l’Institut de l’Élevage, les deux instituts techniques coordinateurs du projet. Une gageure, alors que les conditions climatiques ont été particulièrement difficiles et que les agriculteurs luttent pour maintenir les surfaces oléoprotéagineuses. Les cultures de légumineuses à graines ont été particulièrement impactées cette année. Pourtant, jamais le combat de la souveraineté protéique du pays n’a été aussi essentiel, à un moment où les tensions à l’est de l’Europe perturbent les approvisionnements en protéines. La France doit augmenter sa production de protéines végétales pour nourrir sa population et son cheptel, et limiter sa dépendance à des importations sous tension, telles que le soja d’Amérique du Sud ou le tournesol de la Mer Noire. Le changement climatique, pour sa part, oblige les agriculteurs à adapter leurs pratiques et à intégrer de nouveaux repères techniques. Les Français expriment de fortes attentes et réclament une agriculture qui défende durablement la capacité nationale à produire, garantissant l’indépendance face aux exportations.

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Les légumineuses à l’honneur !




Lancement d’une grande campagne de communication pour valoriser les légumineuses auprès des jeunes

Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, la FNLS, Fédération Nationale des Légumes Secs, la FIAC, Fédération des Industries d’Aliments Conservés et Interfel, l’interprofession des fruits et légumes frais - unissent leurs forces et lancent une grande campagne de communication conjointe. L’objectif est de mettre un coup de projecteur sur les légumineuses auprès des jeunes de 8 à 18 ans et de leurs parents.
La campagne, qui a démarré le 10 février, Journée internationale des légumineuses, est co-financée via des fonds France Relance, dans le cadre de la Stratégie nationale en faveur des protéines végétales et du Programme national pour l’alimentation 2019-2023. Les actions seront déclinées en trois volets complémentaires afin de sensibiliser tous les publics et en priorité les jeunes générations : enfants-parents, santé- nutrition et restauration scolaire-collective.

La campagne, résolument tournée vers le plaisir, met en scène des recettes gourmandes dans l’optique de faire (re)découvrir et aimer les légumineuses dans la cuisine du quotidien. L’objectif est de faire adhérer tous les publics à la recommandation du 4e Programme National Nutrition Santé (PNNS) de consommer des légumineuses au moins 2 fois par semaine.

Une idée légumineuse !

La campagne se déclinera tout au long de l’année autour du slogan : « une idée légumineuse », qui joue avec le mot « légumineuse » de manière dynamique, joyeuse et colorée. Une signature qui invite à la création et l’imagination, car les légumineuses sont des solutions pleines de goût, anti train-train et bonnes pour la planète !

La campagne se déclinera tout au long de l’année autour du slogan : « une idée légumineuse », qui joue avec le mot « légumineuse » de manière dynamique, joyeuse et colorée. Une signature qui invite à la création et l’imagination, car les légumineuses sont des solutions pleines de goût, anti train-train et bonnes pour la planète !

« Les légumineuses : une famille d’aliments vertueux qui gagne à être connue »

Actrices de la biodiversité. Les légumineuses sont la troisième plus importante famille de plantes à fleurs sur la planète, présente sur tous les continents avec environ 765 genres et 19 500 espèces différentes5. Elles se définissent comme des plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et sont constituées des légumes secs (lentilles, fèves, pois chiches et haricots secs, etc.) et des plantes riches en protéines telles que : soja, lupins, féveroles et pois protéagineux, etc.

Actrices de la biodiversité. Les légumineuses sont la troisième plus importante famille de plantes à fleurs sur la planète, présente sur tous les continents avec environ 765 genres et 19 500 espèces différentes5. Elles se définissent comme des plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et sont constituées des légumes secs (lentilles, fèves, pois chiches et haricots secs, etc.) et des plantes riches en protéines telles que : soja, lupins, féveroles et pois protéagineux, etc.

Bénéfiques pour l’environnement. Les cultures de légumineuses fixent l’azote de l’air, ce qui permet d’enrichir les sols et de réduire l’émission de gaz à effet de serre puisque l’apport en engrais azotés de synthèse est de ce fait limité. Cultivées depuis l’Antiquité, elles sont très utiles dans la rotation des cultures. Les légumineuses cultivées en France présentent de nombreux atouts en termes de durabilité.

Bonnes dans l’assiette. Les légumineuses sont, selon celles considérées, riches ou sources de fibres, protéines végétales, acides aminés essentiels, minéraux, vitamines B ou bien encore de glucides complexes. Bénéficiant de surcroît d’un indice glycémique faible et naturellement dépourvues de gluten, elles contribuent à un bon équilibre alimentaire compatible avec la plupart des régimes.

Douces pour le porte-monnaie. Peu onéreuses et simples à cuisiner, les légumineuses offrent une infinité de recettes, sucrées ou salées et préparations variées en provenance de tous les pays du monde, quelle que soit la saison. Disponibles sèches ou fraîches, précuites, en conserve ou surgelées, les légumineuses s’adaptent à toutes les envies et à tous les modes de consommation.

« Manger des légumineuses au moins deux fois par semaine »

GUERRE EN UKRAINE




L'europe doit réaffirmer sans délai une stratégie de croissance agricole

Alors que sévit une guerre qu’ils condamnent, les producteurs de Grandes Cultures français tiennent à affirmer toute leur solidarité avec leurs collègues ukrainiens. Au-delà des conséquences humaines dramatiques, la guerre russo-ukrainienne aura des impacts économiques majeurs pour le secteur agricole. C’est l’heure de réaffirmer une stratégie de croissance de la production agricole.

L’Ukraine représente à elle seule 110 millions de tonnes de production de Grandes Cultures dont 90 millions destinés à l’exportation. La Russie et l’Ukraine réunies représentent 30% des échanges mondiaux de céréales. Face à ce constat, l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT tiennent à affirmer que tout risque de pénurie est exclu pour l’alimentation des Français et des Européens.

Cependant, les producteurs de Grandes Cultures sont touchés de plein fouet par les déséquilibres économiques de ce conflit tout comme les filières animales. A court terme, le risque d’explosion des coûts de production, du prix des intrants (engrais notamment) et de l’énergie sont réels.

Cette guerre montre une fois de plus l’importance stratégique de l’Agriculture. Les producteurs de Grandes Cultures produisent :

  • pour nourrir les peuples : la souveraineté alimentaire française et européenne est plus que jamais sous le feu des projecteurs. L’approvisionnement des consommateurs à un prix abordable est un enjeu majeur.
  • pour garantir la paix : la guerre russo-ukrainienne met en risque l’approvisionnement de nombreux pays tels qu’en Afrique et au Moyen-Orient, qui pourraient aggraver la situation géopolitique.

Pour toutes ces raisons, il est urgent de réinterroger les choix collectifs au niveau français et européen pour donner aux agriculteurs les moyens de produire. Il faut repenser la stratégie européenne « Farm to fork » sans délai. L’Europe nous oblige à mettre en jachère 4% des terres : cette orientation doit être stoppée immédiatement. Il faut redonner de la flexibilité aux exploitations agricoles, pour répondre à tous les enjeux de production.

La décroissance de la production agricole serait une folie au regard des besoins pour nourrir les hommes, protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et préserver la paix dans le monde. Une production accrue dans le secteur des Grandes Cultures est aussi une réponse aux besoins du secteur de l’élevage, qui sera lui aussi durement touché par la hausse des matières premières.

Les producteurs de Grandes Cultures travaillent depuis plusieurs années pour développer leurs productions tout en répondant aux attentes des citoyens-consommateurs en matière de climat et de biodiversité. Les soutiens financiers publics à l’innovation doivent être poursuivis pour accélérer la mise au point de nouvelles solutions, par exemple grâce aux nouvelles techniques d’amélioration des plantes.

Les producteurs français de Grandes Cultures, conscients de leur responsabilité, sont prêts à produire pour répondre à tous ces enjeux. L’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT appellent tous les responsables politiques français et européens à remettre l’accent sans délai sur le développement de notre capacité productive.

QUI EST BOUGE TON COQ ?



La Coopération agricole devient partenaire de l'opération Épiceries pilotées par Bouge ton coq ! pour ré-implanter des commerces dans les villages !

QUI EST BOUGE TON COQ ?

Bouge ton CoQ! est un mouvement citoyen qui agit avec une conviction chevillée au corps : le futur s'écrit au village.
C'est pourquoi nous souhaitons améliorer la vie des citoyens qui y habitent. Pour cela, nous concevons, finançons et mettons en oeuvre des opérations nationales qui apportent des solutions concrètes et d'intérêt général dans les territoires ruraux, en réunissant entreprises, citoyens et pouvoirs publics.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.bougetoncoq.fr/qui- sommes-nous/

QU'EST-CE QUE L'OPÉRATION ÉPICERIES ?

En ce moment, Bouge ton CoQ! pilote l'ouverture de 2000 épiceries associatives dans les villages sans commerce !
L'association lance des appels à candidature nationaux afin de sélectionner les projets de maires et citoyens désireux de rétablir un commerce dans leur village. Ensuite, elle accompagne les lauréats jusqu'à l'ouverture de leur épicerie, via un programme de 7 semaines et un financement d'amorçage pour chaque épicerie.

Pour en savoir plus sur l'opération épiceries : https://www.youtube.com/watch? v=He-raU7EE8g

LA COOPÉRATION AGRICOLE SOUTIENT BOUGE TON COQ !
...afin de renforcer l’investissement des coopératives dans le dynamisme des zones rurales.

La Coopération Agricole, fédération représentative de l'ensemble des coopératives agricoles et alimentaires françaises, s'engage à soutenir la création d'épiceries solidaires. Cet engagement fait le lien avec l'ADN des coopératives qui sont les entreprises des agriculteurs et qui servent chaque jour le dynamisme socio-économique de leur territoire.

Le partenariat entre Bouge ton CoQ! et La Coopération Agricole aura deux objectifs principaux :

  1. Accompagner le déploiement de l'opération épiceries au plus près des territoires, via le financement de l'ouverture de trois épiceries et via une communication de La Coopération Agricole auprès des coopératives de son réseau pour les inciter à s'impliquer.
  2. Renforcer le lien entre les coopératives du réseau et les citoyens, en leur permettant, par leur soutien à des épiceries associatives, de prouver leur valeur et de véhiculer une image positive dans leur territoire.

avenant



Signature de l’avenant au Contrat stratégique de la filière Agroalimentaire 2022-2023


Jean-Philippe André, président du Comité stratégique de la filière agroalimentaire et président de l’ANIA et Dominique Chargé, président de la Coopération Agricole ont signé ce jour le premier avenant au Contrat stratégique de la filière Agroalimentaire (CSFA) en présence de Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie.

La première industrie de France porte un grand projet pour 2030 : faire de la France la championne du monde de l’alimentation durable et favorable à la santé ainsi que de l’innovation. La filière alimentaire souhaite ainsi reconquérir son leadership à l’export, contribuer à la souveraineté alimentaire et créer de la valeur et des emplois. Le CSFAsigné en 2018 par l’ANIA et La Coopération Agricole sera un des outils utilisés pour y parvenir.

Construire l’alimentation du 21ème siècle, telle est l’ambition de cette feuille de route lancée dans le cadre du Conseil national de l’Industrie et qui s’inscrit dans un plan de reconquête pour le premier secteur industriel français. Fruit d’une réflexion commune, ce projet souligne la très forte mobilisation de tous les acteurs du secteur agroalimentaire (industriels, coopératives, organisations syndicales, partenaires privés, organismes de recherche et l’État) pour répondre à l’exigence de compétitivité et de modernisation de toute la filière. Il permettra ainsi de répondre autant aux attentes légitimes des consommateurs qu’aux besoins des entreprises pour une industrie toujours plus forte, décarbonée, innovante, souveraine et active à l’export.

Le CSFA s’articule autour de 4 projets stratégiques et structurants :

  • La numérisation des informations sur les produits alimentaires, pour répondre aux demandes de transparence des consommateurs et accélérer la nécessaire transition digitale des entreprises.
  • Le développement des protéines du futur, pour faire de la France un leader mondial des nouvelles sources protéiques.
  • La valorisation de la richesse de nos banques de ferments, pour démontrer le savoir-faire unique de nos entreprises et de nos structures de recherche en la matière.
  • Le développement des compétences métiers avec la mise en place d’un projet d’expérimentation intersectoriel, pour favoriser l’emploi dans les territoires et faciliter le recrutement des 30 000 emplois non pourvus dans notre filière.

Tous les acteurs en seront les garants, collectivement, pour notre filière et sa compétitivité.

« En s’appuyant sur ses forces, le secteur alimentaire est prêt à relever les défis de la création de valeur, de la compétitivité, de la conquête des marchés à l’international, des nouvelles attentes des consommateurs et de la pénurie de compétences. C’est donc une grande fierté de signer aujourd’hui au nom de notre industrie cet avenant au contrat stratégique de la filière agroalimentaire, que nous avions déjà signé en 2018. C’est un des outils que nous allons utiliser pour construire l’alimentation de demain : une alimentation toujours plus sûre, saine, durable et accessible à tous et ainsi faire de la France la championne du monde de l’alimentation. Accélérer la transition numérique de nos entreprises composées majoritairement de TPE-PME, faire de la France un leader mondial des nouvelles sources protéiques, valoriser notre savoir-faire sur les ferments et favoriser l’emploi dans les territoires, la feuille de route de cet avenant est ambitieuse mais nécessaire. Il faut maintenant amplifier la dynamique collective et approfondir le travail autour de la compétitivité et la modernisation de la filière, en cohérence avec l’ambition politique donnée par France 2030 ! », déclarent Jean-Philippe André, président de l’ANIA et Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

Manifeste d’engagement




« Zéro Déforestation Importée » des fabricants d’aliments pour la nutrition animale

L’importation de protéines végétales est aujourd’hui indispensable pour assurer l’alimentation des filières animales françaises. La durabilité de ces importations est un enjeu majeur pour les filières d’élevage, porté depuis 2018 par la profession au sein de DURALIM. Une solution réglementaire européenne applicable à tous pour lutter contre le risque de déforestation importée est en cours de discussion. Sans attendre et sur la base des travaux de la plateforme DURALIM et des outils développés par le secteur en France et en Europe, les fabricants français d’aliments pour animaux d’élevage signent un Manifeste qui concrétise leurs engagements pour garantir, au plus tard en 2025, un approvisionnement en protéines végétales non-déforestant.

« L’importation de protéines végétales, et plus particulièrement de soja, reste nécessaire et utile pour bien nourrir les animaux d’élevage et pour assurer la compétitivité économique des filières animales françaises. Depuis 2018, la profession porte au sein de la plateforme DURALIM un engagement « 100% durable avec un objectif zéro déforestation à horizon 2025 », rappelle François Cholat, président du SNIA. Le pilotage de cet engagement à conduit la plateforme DURALIM a créé en 2021 « l’Observatoire du risque de déforestation importée ».

«Le Manifeste d’engagement des fabricants d’aliments pour animaux d’élevage contre la déforestation est le fruit de l’ambition d’un approvisionnement durable et responsable qui marque la volonté de la profession d’opérationnaliser rapidement l’engagement de 2018. Les adhérents de La Coopération Agricole Nutrition Animale et du SNIA et sont ainsi invités à signer et à mettre en œuvre ce Manifeste » explique David Saelens, président de la Coopération Agricole Nutrition Animale.

En signant ce Manifeste, les entreprises de nutrition animale s’engagent à s’approvisionner en soja d’importation durable en s’appuyant sur les lignes directrices de la FEFAC et leur module non- conversion et d’assurer un suivi de cet engagement par l’observatoire DURALIM. « C’est une étape importante car ce Manifeste vient concrétiser et rendre opérationnel l’engagement pris par le secteur en 2018 avec DURALIM » précisent les deux présidents.

Pour aller au bout de cette logique, le secteur invite tout détenteur de cahiers des charges à intégrer cet engagement « zéro déforestation importée » dans les référentiels « filières françaises » (viandes, œuf, lait). Également attentive à ce que les surcoûts de production liés à cette demande sociétale ne soient pas supportés par les éleveurs dans l’esprit d’EGALIM 2, la profession souhaite intégrer le soja « non-déforestant » dans la construction des indicateurs alimentaires des filières animales (IFIP et ITAVI notamment).

Ainsi, le secteur ambitionne atteindre 50% des besoins des filières françaises d’élevage à fin 2022 et 75% à fin 2023 (contre 38% en 2020 selon les 1ers résultats de l’Observatoire DURALIM) et arriver à 100% au 1er janvier 2025.