gaspillage
et précarité alimentaire
Les Banques Alimentaires et
La Coopération Agricole signent un partenariat pour lutter contre le gaspillage et la précarité alimentaire
A l’occasion du Salon International de l’Agriculture, les Banques Alimentaires et La Coopération Agricole signent une convention afin de lutter contre le gaspillage et la précarité alimentaire.
L’application concrète de la loi « Agriculture et Alimentation »
Depuis de nombreuses années, les dons alimentaires représentent un engagement important : ceux réalisés par les producteurs et industriels représentent 22% des ressources des Banques Alimentaires. La convention signée aujourd’hui, qui a pour objectif principal de renforcer et d’encourager ces dons, comme le prévoit la loi dite « Agriculture et Alimentation » est une illustration concrète du plan d’actions adopté par La Coopération Agricole pour accompagner les coopératives agricoles et agroalimentaires dans la lutte contre le gaspillage.
Ce partenariat prévoit un premier axe d’engagement de La Coopération Agricole en tant qu’organisation professionnelle, sous la forme de dons de produits non-consommés lors d’évènements, d’actions de sensibilisation du réseau coopératif et de participations aux réflexions collectives pour lever les freins aux dons.
Le second axe d’engagement concerne les coopératives, par la promotion de l’action des Banques Alimentaires auprès de leurs adhérents, mais également des partenariats, du mécénat solidaire (mise à disposition de personnel pour la Collecte Nationale des Banques Alimentaires) ou du mécenat de compétence et de technologie.
Développer les dons pour les personnes en situation de précarité
Pour Jacques Bailet, président du réseau des Banques Alimentaires : « Les coopératives agricoles sont un soutien important des Banques Alimentaires, notamment grâce à la diversité des produits pouvant être collectés. Le développement des dons mais aussi d’autres formes de collaboration permettra à notre réseau de continuer à favoriser l’accès à une alimentation sûre, saine et diversifiée aux personnes en situation de précarité »
N’opposons pas agriculture et innovation
pour relever les défis de transition !
Répondre aux nouvelles attentes des consommateurs-citoyens tout en tenant compte des impacts d’une instabilité climatique croissante, suppose de faire évoluer les systèmes de production vers plus d’agro-écologie. Cette transition, tous les acteurs de la chaîne alimentaire y prennent d’ores et déjà part activement grâce à l’innovation.
Sans innovation, comment développer des plantes qui résistent aux nouveaux prédateurs, aux nouvelles maladies et s’adaptent aux soubresauts climatiques ? Sans innovation, comment répondre aux attentes individuelles de consommateurs en quête de qualité, de diversité, de produits locaux, durables et savoureux ? Sans innovation, comment envisager que l’agriculture puisse nourrir les 2 milliards d’habitants supplémentaires d’ici 2050 avec des ressources naturelles et des espaces agricoles en diminution ?
Faire le pari de l’innovation en agriculture, c’est bien entendu investir sur le temps long dans les équipements modernes, les objets connectés, des méthodes de protection des végétaux qui utilisent des mécanismes naturels… C’est aussi s’appuyer sur le savoir-faire français en matière d’innovation végétale et de génétique des plantes.
La sélection végétale a permis aux agriculteurs, depuis les années 70, de multiplier par 2 les rendements du maïs, de la betterave sucrière et du blé́, le tout en avec moins d’intrants, en réduisant le besoin en eau et en proposant des variétés ne sursollicitant pas les sols. Les semenciers développent également des variétés adaptées à la demande en qualité des acteurs agroalimentaires. C’est le cas avec les orges de brasserie, des blés spécifiques à la meunerie ou encore des variétés de tournesol à haute teneur en acide oléïque et dont les qualités nutritionnelles sont reconnues. Enfin, attachés aux attentes nutritives et organoleptiques des consommateurs, les semenciers améliorent les qualités gustatives des fruits et légumes du quotidien.
L’innovation végétale est donc essentielle pour l’avenir de notre agriculture et de nos filières alimentaires. Elle manque pourtant cruellement d’un soutien politique à la fois constant et volontariste comme vient de le prouver l’actualité récente.
Nous avons besoin de courage politique et de dialogue sociétal
Dans une décision rendue le 7 février dernier, le Conseil d’État (CE) vient en effet d’entériner l’interprétation apportée par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) en 2018 : toutes les techniques de sélection développées depuis 2001 produisent in fine des OGM. La juridiction a également jugé que certaines techniques antérieures à 2001, dont est issu un nombre important de plantes, peuvent aussi entrer dans le champ d’application de la directive européenne 2001/18 sur les organismes génétiquement modifiés.
L’impact profond que cette décision aura sur l’avenir de la sélection variétale et sa capacité à apporter des solutions concrètes face aux défis de la transition agro-écologique ne saurait être sous-estimé. En fonction de ce que le gouvernement décidera il pourra mettre un un coup d’arrêt brutal à l’innovation.
Au mieux, les semenciers hexagonaux vont se retrouver confrontés à de longues et coûteuses démarches d’homologation pour les variétés obtenues de cette manière, ce qui ne manquera pas d’affecter en profondeur la compétivité de la France face aux régions du monde qui ont une approche plus pragmatique. Au pire, des variétés de plantes développées en toute légalité depuis bientôt 20 ans vont se retrouver menacées d’interdit, sans alternatives pour les agriculteurs alors qu’aucune urgence sanitaire ou environnementale ne le justifie !
Héritée des siècles précédents, la sélection végétale se heurte ainsi à des obstacles juridiques inédits, exigeant une prise de position politique au plus haut niveau. À court terme, la question se pose en effet d’une nécessaire adaptation de la réglementation européenne en la matière. Vieille de près de 20 ans, la directive OGM a fait preuve de son obsolesence et doit être ajustée à l’état actuel de la science. En initiant deux études d’impact sur le sujet, la commission européenne a d’ailleurs implicitement reconnu l’existence d’un débat et le besoin de faire bouger certaines lignes.
C’est pour cette raison que 29 organisations représentant toute la filière agricole et alimentaire française1 demandent à la France de rejoindre l’initiative de 12 États-membres en faveur d’une adaptation de la directive OGM, ce débat dépassant de très loin le stricte cénacle franco-français.
Afin de permettre à tous les acteurs de la chaine alimentaire française de développer leurs activités dans un cadre légal prévisible et approprié, nous, signataires, souhaitons nous engager avec les pouvoirs publics pour accompagner cette évolution réglementaire. Pour cela, il faut du courage politique et la volonté de dialoguer. De ce courage, nous ne voulons pas douter.
Alors parlons-nous !
Liste des 29 signataires
AFCA CIAL : Michel LAYUS, Président
AGPB : Éric THIROUIN, Président
AGPM : Daniel PEYRAUBE, Président
AIBS : Jean-Phillippe GARNOT, Président
ANAMSO : Laurent BOURDIL, Président
ARVALIS : Anne-Claire VIAL, Présidente
CENTRE FRANÇAIS DU RIZ : Bernard MAZEL, Président
CGB : Franck SANDER, Président
CSFL : Stéphane LACROIX, Président
CSIF : Philippe PONS, Président
CTIFL : Jacques ROUCHASSE, Président
FEDEPOM : Marc MORELLATO, Président
FNA : Antoine PISSIER, Président
FNAMS : Thomas BOURGEOIS, Président
FNPHP : François FELIX, Président
FNPSMS : Pierre PAGES, Président
FN3PT : Éric FALLOU, Président
FNSEA : Christiane LAMBERT, Présidente
FOP : Arnaud ROUSSEAU, Président
GNIS : François DESPREZ, Président
INTERCEREALES : Jean-François LOISEAU, Président
IPTA : Marie-Laure EMPINET, Présidente
JA : Samuel VANDAELE, Président
LA COOPERATION AGRICOLE : Dominique CHARGE, Président
SNIA : François CHOLAT, Président
SYNDICAT DES RIZICULTEURS DE FRANCE ET FILIÈRE : Bernard MAZEL, Président
TERRES INOVIA : Sébastien WINDSOR, Président
TERRES UNIVIA : Antoine HENRION, Président
UFS : Claude TABEL, Président
St Hubert, France Olive et la Coopération Agricole Luzerne de France rejoignent Terres OléoPro
Les trois partenaires s’engagent à se mobiliser
pour la filière
En signant un partenariat avec la marque de la filière française des huiles et protéines végétales Terres OléoPro lors du Salon International de l’Agriculture, St Hubert (leader français de la margarine), France Olive et la Coopération Agricole Luzerne de France soutiennent le progrès et l’innovation de la filière agricole. Ce partenariat prend la forme de différents défis à relever. Ces engagements montrent le dynamisme d’une filière qui met au cœur de ses partenariats les enjeux et attentes sociétales de notre pays.
Un partenariat aux airs de défi
Rejoindre Terres OléoPro engage donc les partenaires à valoriser l’origine française des ingrédients de leurs produits, à montrer leur soutien aux agriculteurs français et à s’inscrire dans une démarche de transition agroécologique et d’agriculture raisonnée.
A la suite d’Ecoléa Technologie, Interchanvre, Lesieur et Saipol, France Olive, la Coopération Agricole Luzerne de France et St Hubert s’engagent à relever un défi parmi les trois proposés : contribuer à mieux nourrir les Hommes en particulier grâce aux omega-3 du colza, participer au défi protéinique de demain, préserver l’environnement et la biodiversité, tout en faisant la promotion de la filière des huiles et protéines végétales. Les défis sont illustrés par des projets concrets portés par les différentes structures de la filière. Ils sont sélectionnés et suivis par un Comité Scientifique qui regroupe des experts de toutes les entités de la filière et des experts externes.
Adhérer à la charte Terres OléoPro, c’est soutenir l’agriculture française
Défenseur d’une filière nationale qui décide de mettre en avant ses atouts, ses bienfaits, sa fierté et son savoir-faire et qui rassemble plus de 200 000 agriculteurs, éleveurs et industriels, Terres OléoPro porte haut et fort l’image positive d’une mobilisation collective pour le bien commun. En devenant partenaire, les « alliés » ou entreprises prennent part aux valeurs de Terres OléoPro et concrétisent leur engagement à soutenir la transition écologique et la recherche pour l’amélioration des pratiques culturales pour assurer la santé et la sécurité des français, tout en recréant le lien entre agriculteurs et citoyens.
Terres OléoPro, une marque-filière dynamique
Avec sa websérie hebdomadaire « Paroles de terres » et une forte présence sur les réseaux sociaux, Terres OléoPro valorise la filière des producteurs de plantes riches en huiles et en protéines en faisant connaître ses métiers, ses cultures et leurs nombreuses applications dans nos produits du quotidien. Animations digitales autour de l’alimentation des animaux, jeux, quiz, rencontres avec des agriculteurs et dégustations de recettes créées par le chef Clément Dujardin d’Animation Chef © mettront à l’honneur la filière lors du Salon de l’Agriculture. Ainsi, du 22 février au 1er mars, il sera possible pour le consommateur de découvrir toute la richesse des huiles et des protéines végétales.
Site internet : www.terresoleopro.com