Qualité des blés dur français

Blé dur 2020 : une qualité satisfaisante
La campagne de culture 2019/20 aura été marquée par des conditions météorologiques difficiles, avec pour conséquence une baisse des volumes produits. La qualité est, quant à elle, satisfaisante pour la plupart des critères.
La production de blé dur s’établit à 1,3 millions de tonnes*, soit une baisse de 28 % par rapport à la moyenne 2015-2019. En cause, une diminution des surfaces et des rendements par rapport à la moyenne quinquennale (respectivement - 25 % et - 3 %). À noter cette année, une forte hétérogénéité des rendements. Ces derniers ont été fortement altérés dans les bassins Sud-Ouest, Ouest-Océan et Sud-Est. Le Centre conserve des rendements proches voire supérieurs à la moyenne quinquennale.
Côté qualité, les forts potentiels mis en place en début de remplissage des grains grâce au temps sec et ensoleillé ont permis d’obtenir des poids spécifiques supérieurs à 77,9 kg/hl en moyenne dans trois des quatre bassins de production. 88 % des blés durs dépassent ainsi le seuil de 76 kg/hl. En lien avec les conditions sèches jusqu’à la récolte, les indices de chute de Hagberg sont bons dans les bassins Centre et Sud-Est. Ils ont été localement dégradés par des pluies intervenues en fin de cycle dans le bassin Ouest-Océan et dans le bassin Sud-Ouest.
Cette année, le printemps a été sec, mais les pluies survenues au moment du troisième apport d’azote ont permis d’obtenir des teneurs en protéines élevées et homogènes sur l’ensemble des zones de production. La moyenne nationale s’établit à 14,2 %. La vitrosité, qui est très dépendante de la teneur en protéines des grains et de la pluviométrie en fin de cycle, est supérieure à 80 % en moyenne dans les 4 bassins de production. Le taux de grains mouchetés est particulièrement bas, avec une moyenne nationale à 1,5 %.
*Source : Service de la Statistique et de la Prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, estimation au 1er septembre 2020
