
Néalia et Sanders inaugurent une nouvelle plateforme d’aliments composés humides sur le site de Pauvres
Ce jeudi 13 juillet, la nouvelle plateforme d’aliments composés humides de Pauvres (08) a été inaugurée en présence de M. le Préfet des Ardennes, d’élus et des dirigeants d’Aliane, Sanders, Néalia et des Groupes VIVESCIA et Avril.
Au travers de leur filiale industrielle Aliane, détenue à parité, Néalia et Sanders investissent 5 millions d’euros pour renforcer leur activité de production d’aliments humides, accélérer la transition agro-écologique, améliorer la compétitivité et la souveraineté alimentaire de nos territoires.
Le projet, par sa nature et son implantation sur le site de Pauvres, a bénéficié d’une subvention dans le cadre du plan France Relance. Cette inauguration confirme la place essentielle du pays Rethélois comme un « hub industriel » de l’alimentation animale, fidèle aux principes de l’économie circulaire.
Alain Bucquet, Préfet des Ardennes, a déclaré : « Je suis très fier d’être parmi vous dans cette aventure collective, industrielle et agricole, soutenue par l’Etat via le plan France Relance. Ce projet répond à un besoin de préservation de l'environnement, d'économie circulaire et de décarbonation, mais aussi de performance économique pour notre territoire. »
Une capacité de production doublée pour mieux répondre aux besoins du territoire
Avec la construction du site Aliane de Pauvres, Néalia renforce sa position de leader sur le marché de l’aliment composé humide. La plateforme construite en 2011 voit ainsi sa capacité doublée à 200 000 tonnes par an, pour une montée en puissance à 250 000 tonnes à l’horizon 2027. Deux ateliers sont inaugurés : le premier dédié à la Nutrition Animale produira des mélanges alimentaires pour les ruminants lait et viande des régions Grand-Est et Hauts de France (3 000 éleveurs concernés) et l’élevage d’insectes. Le second sera au service de la méthanisation agricole (250 unités concernées).
Cette extension répond à un fort besoin sur le territoire. Les formulations proposées ont séduit un nombre croissant d’éleveurs, et un nouveau marché s’est ouvert avec les mélanges humides pour la méthanisation qui représentent une production de 50 000 tonnes supplémentaires. Enfin, de nouveaux élevages se développent avec la filière « insectes ». Un partenariat avec Agronutris a notamment été conclu sur la fourniture de 40 000 tonnes par an d’aliments humides qui seront livrés directement à Rethel, sur son nouveau site de production de protéines à base d'insectes inauguré fin juillet 2022.
Le site de Pauvres est proche des bassins de consommation des clients sur ces 3 marchés (ruminants, méthanisation, insectes) mais aussi proche des « gisements » de matières premières : 75% des coproduits français émanent de l’agro-industrie du quart Nord-Est du pays car c’est là que bon nombre d’industries, dont VIVESCIA, sont implantées. Le site bénéficie également d’une complémentarité avec Luzeal (valorisation de la luzerne) et l’UMAP (Unité de Méthanisation Agricole de Pauvres).
Armand Barré, Directeur Général de Néalia, a déclaré : « Convaincu de l’intérêt de ce modèle de nutrition animale, Néalia a osé lancer cette activité d’aliments composés humides en 2008. Depuis 14 ans, Néalia n’a cessé d’améliorer son expertise, depuis la connaissance précise des différentes ressources (coproduits des industries et matières végétales) jusqu’à la qualité des formules proposées aux éleveurs. Grâce à la pertinence technico-économique pour de nombreux élevages et à la facilité de mise en œuvre, les volumes ont progressé d’année en année. L’arrivée de la nouvelle plateforme de production permet à Néalia de poursuivre son développement en nutrition des ruminants, de continuer à proposer aux méthaniseurs des compléments, mais aussi d’assurer l’alimentation de l’unité de production d’insectes d’Agronutris (Rethel). L’outil vient également renforcer la maitrise de la sécurité sanitaire des aliments mis en marché et la capacité pour Néalia d’apporter des solutions intéressantes aux éleveurs pour répondre aux cahiers des charges Non-OGM. »
Pour Philippe Manry, Directeur Général de Sanders : « Pour Sanders, expert de la nutrition animale ce nouvel outil industriel s’inscrit dans notre volonté de compléter notre offre de solutions auprès de nos 2 600 éleveurs clients ruminants sur les régions Hauts de France et Grand Est. Chez Sanders, nous croyons en l’avenir de l’élevage qui passe par sa décarbonation. Cet investissement commun favorise le développement des filières locales en renforçant le lien du sol à l’animal. »
Un nouveau site qui répond aux enjeux d’économie circulaire et de compétitivité du territoire
Ce projet est aussi en ligne avec les engagements de la démarche de développement durable « LINK » du Groupe Vivescia et la raison d’être d’Avril « Servir la terre ».
En effet, l’aliment composé humide est formulé à partir de coproduits qui proviennent de l’agro-industrie environnante, c’est donc moins d’émissions de gaz à effet de serre pour les transporter et un bel exemple de valorisation des ressources du territoire, de l’alimentation à la production d’énergie.
Pour Sanders filiale d’Avril, la plateforme, dans une logique de valorisation des co-produits des industries agro-alimentaires, contribue à une économie circulaire régionale avec une empreinte carbone réduite.
Enfin, au-delà de la production et de la valeur ajoutée créée avec ces coproduits, la nouvelle plateforme de Pauvres permettra le maintien et la création d’emplois supplémentaires au sein du pays Rethélois qui devient un véritable « hub industriel » de l’alimentation animale, comme en témoigne notamment le lancement de la construction par Aliane d’un nouvel outil de trituration de soja à Rethel pour une mise en service au printemps 2024.
Le projet est lauréat du Plan de Relance et bénéficiera à ce titre d’un soutien à hauteur de 1 253 000 euros dans le cadre de l’Appel à Projet « Structuration des filières agricoles et agroalimentaires ».
Site internet : https://www.vivescia.com
Le Pôle agricole d’Euralis a contractualisé auprès de l’aval pour la vente de bovins en signant un accord avec Vignasse & Donney, son partenaire historique dans la zone Sud-Ouest.
Depuis des années, l’Organisation de Producteurs (OP) Euralis Bovins propose aux éleveurs une filière structurée et un accompagnement complet. Cet accompagnement est d’abord commercial (écoulement régulier des produits, débouchés garantis, qualification label…), mais aussi technique (suivi du projet, conseils personnalisés…) et économique. Nouveauté marquante, l’OP vient de signer un contrat de fourniture jusqu’en 2027 avec son partenaire historique, Vignasse & Donney. « Cet avenant, conforme à la loi de protection de la rémunération des agriculteurs Egalim 2, présente l’avantage de tenir compte des coûts de production des éleveurs dans la fixation des prix de vente des bovins » précise Claude Carniel, Responsable de l’Activité Bovins chez Euralis.
Avantages pour les éleveurs
Pour Euralis, la signature de ce partenariat permet de proposer des contrats sur le long terme et donc de fidéliser les éleveurs. Cette démarche engagée illustre la stratégie au sein de l’OP Euralis Bovins.
Cette contractualisation donne de la visibilité à l’ensemble des acteurs. Elle leur permet de se projeter. De plus, la fixation du prix en fonction des indicateurs de coût de production déterminés par l’interprofession et la révision du prix au trimestre marque une rupture avec les pratiques habituelles et la négociation du prix de gré à gré. Une nouvelle page du partenariat fort qui lie Euralis et Vignasse & Donney peut désormais s’écrire.
« Avec ce partenariat, c’est toute une filière locale qui est valorisée : des élevages locaux, une transformation locale pour une commercialisation dans le grand Sud-Ouest. Vignasse & Donney continue ainsi de contribuer à l’économie de son territoire. Ce partenariat intervient par ailleurs au moment où nous avons un projet d’agrandissement de notre outil industriel d’Artix (64) : nous avons plus que jamais besoin de sécuriser l’approvisionnement et l’entrée matière sur notre site » précise Paul Capdecomme, directeur général Vignasse & Donney. « Cette nouvelle méthode de fixation des prix permet par ailleurs d’être au plus près des coûts de production tout en restant en adéquation avec le marché. Elle offre aussi l’opportunité de sécuriser la rémunération de l’éleveur puisque le coût du bovin est connu dès le début de l’engraissement : c’est une évolution très positive » conclut-il.
Site internet : https://www.euralis.fr