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Lancement de LA PEPITE R&D




Le laboratoire partenarial associé INRAE - Terres Inovia pour la protection intégrée du colza et des légumineuses

A l’heure où les enjeux de souveraineté alimentaire et de transition agroécologique sont plus essentiels que jamais, Terres Inovia, l’institut technique de la filière des huiles et protéines végétales, et INRAE mettent en commun leurs savoir-faire dans un laboratoire partenarial associé dédié à la recherche et au développement des systèmes de cultures performants, innovants et économes en intrants. Les deux entités, très complémentaires, ont pour mission de couvrir toute la chaîne de la protection des cultures, de la recherche jusqu’au champ de l’agriculteur. En associant sur un même site, au Rheu (35), les compétences de 60 collaborateurs en génétique, pathologie, entomologie et écologie, LA PEPITE R&D a pour objectif d’améliorer la régularité de rendement du colza et des légumineuses et de réduire le recours aux produits phytosanitaires.

Trois axes d’intervention majeurs pour le programme scientifique de LA PEPITE R&D

Cultivés dans un objectif de production et de diversification, le colza et les légumineuses ont à relever de nombreux défis pour pouvoir être produits de façon durable. A partir des questions prioritaires et des enjeux du moment, trois axes de travail ont été définis pour répondre au mieux aux objectifs fixés.

Mieux connaître les bioagresseurs

Pour lutter contre les bioagresseurs, encore faut-il les identifier (selon les différentes cultures et régions géographiques), mais aussi connaître pour chacun leur prévalence et leur nuisibilité vis-à-vis de leurs cultures hôtes. Proposer des stratégies de déploiement efficaces suppose de décrire la diversité des populations pathogènes, d’en comprendre les déterminants et leur adaptation aux résistances hôtes. Pour cela trois directions de travail ont été définies :

  1. Replacer la parcelle dans son contexte spatio-temporel technique, c’est-à-dire décrire et comprendre la prévalence et la nuisibilité des bioagresseurs et identifier les interactions positives et négatives qui influent à différentes échelles (régionale et/ou nationale).
  2. Permettre une épidémiosurveillance optimale à haut débit en utilisant au mieux les connaissances et outils disponibles.
  3. Travailler sur les pressions de sélection et l’adaptation des populations pour décrire la diversité et sa dynamique à différentes échelles, comprendre les forces évolutives conduisant à des évolutions et adaptations de population, et enfin, en tirer les conséquences pour la gestion des risques.

Créer des variétés multirésistantes

Le développement des variétés résistantes aux bioagresseurs reste aujourd’hui un levier privilégié pour lutter contre les ennemis des cultures. Défi à relever pour les instituts techniques, le déploiement de ces variétés soulève d’autres questions et enjeux. Ainsi, le laboratoire travaille selon quatre grands axes :

  1. Connaissance de la variabilité de réponse de l’hôte face aux agents pathogènes et ravageurs en identifiant, par exemple, des sources de résistance à introduire dans les variétés cultivées pour développer de nouvelles variétés plus résistantes.
  2. Evaluer l’efficacité et la stabilité des résistances.
  3. Evaluer l’impact des interactions entre bioagresseurs et entre stress biotiques ou abiotiques.
  4. Intégrer le levier génétique dans un ensemble de méthodes de lutte.

Optimiser les interactions bénéfiques des plantes avec leur environnement

L’agroécologie vise à concevoir des systèmes de production performants basés sur l’optimisation des interactions bénéfiques entre les organismes et sur la diversification végétale. L’idée est de rechercher des systèmes de culture résilients et conçus pour limiter pullulations et épidémies mais aussi pertes de rendement et recours aux produits phytosanitaires. Les leviers à mobiliser pour maximiser l’effet des interactions entre cultures sont nombreux. Les axes de travail se répartissent ainsi :

  1. Evaluer l’impact de la diversification sur le contrôle biologique des ravageurs. En effet, la quantification des effets et la détermination des mécanismes est nécessaire pour optimiser les services lors de la conception des systèmes ou via la sélection des variétés pour favoriser au mieux les interactions bénéfiques.
  2. Définir les structurations spatiales et temporelles des espèces végétales limitant l’impact des bioagresseurs et favorisant leur régulation naturelle, à l’échelle de la parcelle comme du paysage.
  3. Evaluer les risques de l’expansion des surfaces cultivées en association dans les rotations et les assolements. Pour chaque couple culture/bioagresseur, une grille d’analyse des pratiques sera établie pour tracer l’évolution des risques biotiques, les évaluer puis identifier des leviers pour mieux les limiter.