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Actualités de la filière

Rubriques

Conséquences

de la guerre en Ukraine




Une indispensable hausse des tarifs pour assurer la pérennité de la chaîne alimentaire

Alors que le Gouvernement a réuni ce matin les acteurs de la filière alimentaire à l’occasion d’un Comité de suivi des négociations commerciales pour évoquer les conséquences de la guerre en Ukraine, La Coopération Agricole alerte sur une situation d’inflation historique qui doit trouver les solutions adéquates. Si les aides de l’Etat dans le cadre du plan de résilience sont une partie de la réponse, elles ne suffiront pas : il est urgent que tous les maillons prennent leur part. Pour continuer à nourrir les Français demain, rouvrir les négociations commerciales pour faire passer des hausses de tarifs est une impérieuse nécessité.

Les impacts de la guerre en Ukraine sur la filière alimentaire française, déjà particulièrement affaiblie par deux années de crise sanitaire, est source de grande inquiétude : l’ensemble des coûts de production explose, tant dans les exploitations agricoles que dans les coopératives. La gravité de la situation engage la responsabilité et la mobilisation générale de tous les maillons de la chaîne alimentaire. Ainsi, à l’issue du Comité de suivi des relations commerciales qui s’est tenu ce matin, La Coopération Agricole, en accord avec les orientations proposées par le Gouvernement, appelle sans plus tarder à :

  • Rouvrir les négociations commerciales afin de prendre en compte dans les tarifs, la réalité des hausses de l’ensemble des coûts de production :
  • Atterrir sur des clauses d’indexation opérantes qui permettront d’être activées rapidement pour faciliter les variations futures ;
  • Mettre un terme aux pénalités logistiques abusives imposées par la distribution.

Concernant le plan de résilience économique et sociale, si La Coopération Agricole salue l’action du Gouvernement qui se tient aux côtés des entreprises de la chaîne alimentaire afin de les aider à faire face à l’urgence de la crise, la fédération s’inquiète de la mise en œuvre de certaines mesures :

  • Sur le soutien aux dépenses énergétiques des entreprises :
    - Les conditions d’attribution de la prise en charge des surcoûts liés aux dépenses en gaz et en électricité (Part de ces dépenses représentant au moins 3% du chiffre d’affaires & Exercice déficitaire en 2022), ne permettront pas à un grand nombre d’entreprises d’en bénéficier. Aussi, nous appelons à supprimer la condition de déficit et à transformer le ratio sur le chiffre d’affaires, en ratio sur les coûts de production.
  • Sur l’aménagement de l’activité des entreprises
    - Le prolongement du recours à l’activité partielle de longue durée ne permettant pas de répondre à toutes les situations, nous appelons à majorer la prise en charge par l’état de l’indemnisation d’activité partielle à hauteur, au minimum, de 70 % de la rémunération antérieure.

« Face à l’urgence de la situation, la responsabilité et la mobilisation de chacun des maillons de la chaîne alimentaire jusqu’au consommateur, est nécessaire. Après l’annonce du plan de résilience que je tiens à saluer, nous devrons veiller à ce que les conditions d’accessibilité aux aides ne laissent aucune entreprise sur le bord de la route. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole. « Cependant, les aides de l’Etat ne suffiront pas : si l’on veut continuer de consommer des produits français, alors nous devons pouvoir répercuter les hausses de coûts de nos entreprises dans les tarifs. Il en va de la pérennité de nos activités de production et de transformation ! »

Crise en Ukraine



Les producteurs d’engrais s’organisent pour assurer dans la durée la souveraineté alimentaire de la France

Les récents événements en Ukraine ont suscité de nombreuses inquiétudes dans le monde, et spécialement dans le secteur agricole. En effet, des problématiques se posent sur la hausse du prix des matières premières, impactant celle des engrais, et sur l’approvisionnement des engrais provenant de cette région. Face à ce constat, les producteurs d’engrais se mobilisent pour assurer dans la durée la souveraineté alimentaire de la France et accompagnent dès maintenant les agriculteurs dans la couverture de leur besoin.

Qu’il s’agisse de la question de l’approvisionnement ou de celle du prix, les producteurs d’engrais se mobilisent activement pour assurer le bon fonctionnement de la chaîne alimentaire dans la durée et permettre aux agriculteurs de couvrir leur besoin. L’industrie de la nutrition des plantes est essentielle aux agriculteurs pour répondre à leurs impératifs de qualité, de rendement et assurer la souveraineté alimentaire de la France. Face à la crise ukrainienne, notre filière travaille à trouver des solutions pragmatiques pour accompagner les agriculteurs. S’agissant des matières premières prenant part à la production d’engrais, des solutions de substitution existent et seront à envisager s’il était nécessaire de pallier les importations venant de Russie et d’Ukraine.

Depuis toujours, les producteurs d’engrais ont à cœur d’assurer la souveraineté alimentaire de la France, et plus encore en période de crise.

Si la situation venait à perdurer, l’industrie de la nutrition des plantes réfléchit également à des leviers de long terme, avec les pouvoirs publics, pour éviter toute rupture d’approvisionnement sur les différents types engrais concernés (ammonitrates, urée, engrais phosphatés, engrais composés complexes, potasse).

« Depuis septembre dernier, le secteur des engrais a subi de nombreuses de crises, que ce soit le prix de l’énergie ou bien le stockage des ammonitrates. Résiliente par nature, notre industrie fera encore preuve d’adaptation face à cette nouvelle incertitude autour de la situation ukrainienne. Dans ce moment d’exception que nous vivons, l’appui des pouvoirs publics est essentiel pour coconstruire avec les filières les réponses les plus adaptées à leurs problématiques spécifiques. Mais il faut aussi saisir ce moment pour esquisser aussi une politique de long terme. », fait remarquer Florence Nys, déléguée générale de l’UNIFA.

l’équipe de France du bio




L’Agence BIO, les interprofessions et Natextpo-Maison de la BIO, avec le soutien du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation s’associent pour créer l’équipe de France du bio !

L’Agence BIO, les interprofessions (Cniel, Interfel, Interbev, Cnpo, Synalaf, Cnipt, Intercéréales, Terres Univia) et Natexpo - Maison de la BIO qui fédèrent les entreprises du secteur Bio se mobilisent pour soutenir la consommation de produits issus de l’agriculture biologique.

Ensemble, elles s’engagent de manière inédite pour lancer une campagne commune d’information et de promotion du mode de l’agriculture biologique, des exigences du label AB et de ses produits, à destination des citoyens et des consommateurs français.

Alors même que la production agricole est au rendez-vous, le fléchissement de la demande de produits bio a mis en évidence la nécessaire mise en lumière du bio auprès des consommateurs, afin de rappeler ses bénéfices environnementaux, promouvoir les spécificités de son mode de production, de certification et de contrôle, pour réaffirmer les garanties qu’il représente.

Aujourd’hui, pour soutenir les producteurs qui arrivent sur le marché au terme de 2 à 3 ans de conversion et permettre à ceux qui souhaitent se convertir, il est indispensable que la demande reprenne sa progression.

Le montant de cette campagne collective, une première dans l’histoire de la bio en France, s’élève à près de 1 million d’euros. Pour l’occasion, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a alloué à l’Agence BIO un budget exceptionnel de 400 000 euros, auquel s’ajoutent les budgets exceptionnels CNIEL, Interfel et Natexpo-Maison de la Bio. L’ensemble des interprofessions s’engagent à déployer et relayer les contenus de la campagne dans leurs actions de communications.

La campagne fera dans les prochains jours l’objet d’un appel d’offre. Elle sera déployée lors du Printemps BIO, qui débutera cette année le 22 mai à l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité.
Rappelons que la France est le 1er pays européen en production bio, avec 2,5 millions d’hectares consacrés au bio (soit près de 10% de la surface agricole) et 13% des fermes engagées. Le marché du bio connait depuis 20 ans une croissance à deux chiffres, et représente aujourd’hui plus de 13 milliards d’euros. La création de l’équipe de France du BIO s’inscrit dans une démarche dynamique de stimulation de la consommation de produits bio.

LE SEMIS



Une étape pour réussir sa culture de maïs

Le maïs est une culture à cycle court et le semis est l’opération la plus importante de l’itinéraire car il détermine une composante essentielle du rendement : le peuplement. Un semis réussi, c’est un nombre de graines conforme à l’objectif, une levée synchrone, avec une répartition régulière et un taux de levée compris entre 95 et 100%. Une nouvelle vidéo décrit nos recommandations.

Avant de démarrer la campagne, il est capital d’avoir un semoir en bon état. Retrouvez nos conseils dans la vidéo « réussir son maïs : entretien et contrôle du semoir ».

Avec ou sans labour, la préparation du sol doit permettre d’obtenir un lit de semence avec assez de terre fine pour un bon contact sol-graine, quelques mottes en surfaces et un bon rappuyage pour assurer une continuité sur tous les horizons.

Lit de semence favorable à une levée rapide et homogène

Placées à 4-5 cm de profondeur dans une terre fine à 10°C au moins pour que les semences germent mieux

A partir d’une température de 10°C mesurée dans le sol, les conditions deviennent favorables à la germination puis à la croissance du maïs. Mais il faut attendre que le sol soit bien ressuyé pour intervenir.

Le choix d’une variété à bonne vigueur au départ et un engrais starter, localisé sur le rang, favoriseront le démarrage de la culture. C’est d’autant plus important pour les semis précoces et quand les conditions sont moins favorables. Concernant les ravageurs, en situation à risque (taupins, mouches), une protection insecticide sous forme de micro-granulés ou de traitement de semences permet de sécuriser le peuplement.

En début de chantier, et à chaque fois que les conditions changent, il est recommandé de contrôler la qualité du semis et les réglages. On vérifie la distribution et le nombre de grains présents sur le disque (une graine par trou), au besoin, on modifie l’agressivité du sélecteur (contrôle à chaque changement de semences).

On visera un semis à 4-5 cm de profondeur. Trop superficiel, on peut craindre les dégâts d’oiseaux ou le manque d’humidité autour de la graine, trop profond, la durée de levée sera plus longue et la graine plus exposée aux ravageurs. Un bon réglage des chasse-mottes ou chasse-débris permettra de dégager la ligne de semis et facilitera la levée. Le sillon devra être bien refermé et rappuyé par les roues du bloc-tasseur pour assurer un bon contact sol-graine.

Prendre le temps de descendre du tracteur en début de chantier

A partir de la densité souhaitée, et après avoir choisi le bon réglage, on contrôlera la densité réellement semée en comptant le nombre de grains sur plusieurs mètres linéaires.

Tableau : nombre de graines par mètre linéaire et distance entre graines pour un écartement entre rangs de 75 cm.

En début de chantier, il faut aussi vérifier le fonctionnement du micro-granulateur et du fertiliseur. On regarde si l’engrais est correctement distribué sur le rang ainsi que sa profondeur d’enfouissement. On vérifie l’écoulement des micro-granulés insecticides sur chaque rang, ainsi que le réglage des diffuseurs.

Positionnement idéal des micro-granulés insecticides et de l’engrais starter

La vitesse de travail, autour de 5-7 km/h, devra être ajustée aux conditions de semis (présence de mottes ou débris, état de nivellement...). Des semoirs spécifiques autorisent des vitesses plus élevées, jusqu’à 10-15 km/h.

Vers le stade 8 feuilles, lorsque le maïs devient moins sensible aux ravageurs de début de cycle, on pourra juger de la réussite de l’implantation. Le comptage du nombre de plantes présentes, saines et aptes à produire un épi, donnera une première estimation du potentiel.


Sécurité de l’opérateur : pendant le chantier de semis, un équipement adapté (gants en nitrile et masque à poussières à disposition, réserve d’eau claire installée sur le tracteur) et des réflexes simples (manipulation des semences traitées et des micro-granulés insecticides dos au vent) sont indispensables pour limiter les contacts avec les produits phytosanitaires.

PARTENARIAT




FranceAgriMer et Terres Univia signent une convention cadre de partenariat

Une collaboration publique/privée au service des oléoprotéagineux et de la stratégie nationale sur les protéines végétales

FranceAgriMer, Établissement public des produits de l’agriculture et de la mer et Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, collaborent depuis de nombreuses années pour assurer l’information des filières des oléagineux et des plantes riches en protéines en vue de contribuer à leur développement.

FranceAgriMer et Terres Univia renforcent cette collaboration, à travers une convention cadre de partenariat signée ce jour au SIA sur le stand de FranceAgriMer par Christine Avelin, Directrice générale de FranceAgriMer et Antoine Henrion, Président de Terres Univia. Dans la continuité des États Généraux de l’Alimentation, cette convention poursuit plusieurs objectifs : clarifier les missions de suivi économique entre les deux établissements, formaliser leurs engagements respectifs, développer des synergies, optimiser les moyens tout en partageant et diffusant au mieux les connaissances... Elle est prévue pour une durée de 3 ans reconductible.

Une convention signée dans un contexte stratégique pour la filière

Cette convention cadre intervient alors que la filière des oléoprotéagineux connait depuis 10 ans des évolutions majeures sur le plan environnemental, économique et sociétal. En effet, la filière doit s’adapter à la modification des équilibres internationaux sur les marchés des matières premières et de l’alimentation animale, aux mutations des comportements alimentaires, à l’évolution de l’utilisation des biocarburants mais plus largement aussi au changement climatique et à la réduction de l’usage des intrants en agriculture.

À travers cette convention, secteurs public et privé confortent leur synergie pour consolider et appuyer les actions déjà mises en œuvre par la filière, en matière de souveraineté et de transition.

Un plan de travail et des réalisations concrètes

Parmi les actions relevant des orientations et priorités communes, figurent :

  • le partage des données et informations relatives aux bilans de marché et à la consommation des produits issus des oléoprotéagineux
  • la mise en œuvre d’études stratégiques portant notamment sur l’évolution de la consommation et la compétitivité de la filière
  • le suivi et la mise en place d’indicateurs économiques en vue de leur déclinaison dans le cadre de la Loi Egalim2
  • l’observation des marchés extérieurs pour aider la filière française des oléoprotéagineux à se positionner dans son environnement international.

Illustration exemplaire d’une telle collaboration, la plateforme

Protéines végétales

et nouvelles ressources




Les Régions Grand Est, Hauts-de-France et Normandie s’engagent aux côtés de Bioeconomy For Change et Protéines France pour faire de la France un leader du secteur

À l’occasion du Salon International de l’Agriculture, les Régions Grand Est, Hauts-de-France et Normandie se sont engagées collectivement ce lundi 28 février 2022 avec Bioeconomy For Change (ex pôle IAR) et Protéines France afin de mettre en œuvre un programme d’action pour faire de la France et des trois régions des leaders des protéines végétales, d’algues et d’insectes. La demande croissante des consommateurs pour ce type d’aliments est une opportunité à saisir pour les territoires afin d’y développer des projets ambitieux d’innovation et d’industrialisation. L’ambition de ce travail partenarial : créer de la valeur et des emplois localement, tout en répondant aux exigences des transitions environnementales et économiques.

LES PROTÉINES, UN MARCHÉ EN CROISSANCE

Les projections 2030-2050 démontrent que la disponibilité en protéines ne suffira pas à répondre à la demande mondiale. À noter que la France importe 45% de ses besoins en la matière. L’objectif est donc de répondre au double défi d’une plus grande souveraineté protéique et d’une demande croissante (15 à 20 % par an), tant pour l’alimentation humaine qu’animale. La complémentarité des différentes sources de protéines (notamment les protéines végétales, d’algues et d’insectes) apparaît essentielle pour faire face à ces enjeux.

Dans ce contexte, la France a fait des protéines une priorité nationale, à travers le développement d’une stratégie nationale protéines ambitieuse et le déploiement des stratégies d’accélération bioéconomie dont certaines soutiendront la filière.

Fortes de leurs atouts, trois régions françaises affirment aujourd’hui leur leadership dans le secteur des protéines et leur volonté de travailler ensemble pour répondre au défi mondial et à l’ambition française.

LES PROTÉINES, UNE PRIORITÉ POUR LES RÉGIONS GRAND EST, HAUTS-DE- FRANCE ET NORMANDIE

Les Régions Grand Est, Hauts-de-France et Normandie disposent d’atouts indéniables pour s’inscrire comme des territoires leaders des protéines végétales et nouvelles ressources en France et en Europe :

  • Des protéines diversifiées et complémentaires : protéines végétales, d’insectes, d’algues, fermentation, lait, animal
  • Une présence sur toute la chaîne de valeur : semences, ingrédients, production d’aliments, distribution
  • De fortes capacités de recherche et d’innovation : laboratoires et plateformes
  • Une réalité industrielle : start-up (tissu dense et dynamique), Petites et Moyennes Entreprises (PME), Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), groupes et coopératives.

Cet engagement conjoint prend tout son sens car les trois Régions ont fait du développement de la bioéconomie et de l’axe protéines une priorité de leur politique économique.

Par ailleurs, ces collectivités travaillent main dans la main avec des partenaires communs tels que Bioeconomy For Change, le réseau de référence de la bioéconomie en France, en Europe et à l’international, ou encore l’association Protéines France, catalyseur du développement des protéines végétales et nouvelles ressources protéiques, qui soutiennent et encouragent leurs ambitions.

L’objectif du Grand Est, des Hauts-de-France, et de la Normandie, est de se positionner collectivement en leaders dans ce marché des protéines en croissance et de renforcer la compétitivité de leurs territoires, tout en créant des emplois durables et locaux.

UN PARTENARIAT POUR TROIS GRANDS ENGAGEMENTS

Dans le cadre de ce partenariat, trois grands engagements ont été actés par les Régions Grand Est, Hauts-de-France et Normandie, ainsi que par Bioeconomy For Change et Protéines France :

  • Développer une market place des protéines du futur afin de favoriser les partenariats technologiques et commerciaux : recensement des expertises, compétences, offres et besoins ; mise en avant sur les portails bioéconomie régionaux
  • Structurer des projets d’innovation entre acteurs des trois régions, notamment par la mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) commun sur les protéines
  • Organiser un événement d’envergure européenne autour des protéines d’ici le prochain Salon International de l’Agriculture afin de démontrer le leadership des trois régions et de la France pour les filières protéines végétales, algues et insectes.

 

insectes pollinisateurs



Réglementation pour la protection des insectes pollinisateurs, ce qui change pour les applications durant la floraison

Le plan national en faveur des insectes pollinisateurs a été rendu public en novembre 2021. Il a pour objectif de mieux protéger ces insectes et d’enrayer leur déclin et s’articule autour de 6 axes. 

Parmi ceux-ci, l’axe 5 concerne une révision de la règlementation encadrant l’évaluation et l’utilisation des produits phytosanitaires (arrêté du 28 novembre 2003 dit « arrêté abeille »). Ainsi, ce plan « pollinisateurs » s’est accompagnée le 20/11/2021 de la publication au J.O. d’un nouvel arrêté relatif à la protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs et à la préservation des services de pollinisation lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Fongicides et herbicides issus de la chimie ou du biocontrôle désormais concernés par la règlementation des applications à floraison

Alors que l’arrêté de 2003 règlementait seulement l’utilisation des insecticides et acaricides, le nouvel arrêté demande à L’ANSES d’évaluer, de la même façon, le risque pour les insectes pollinisateurs (effets aigus ou chroniques) associé à l’application de fongicides et d’herbicides sur les cultures dites « attractives ». L’autorisation de pulvérisation de fongicides et d’herbicides sur les cultures attractives en floraison sera donc possible à l’avenir uniquement si leur évaluation de risque sur les insectes pollinisateurs conclue à un risque acceptable. Dans ce cas, l’autorisation sera mentionnée dans l’autorisation de mise en marché (AMM) du produit. Les AMM des fongicides et herbicides sont donc amenées à évoluer pour intégrer cette évaluation de risque. Les sociétés devront fournir rapidement (dans un délai de 48 mois) toutes les données nécessaires à l’évaluation par l’ANSES afin de permettre la modification de ces AMM.

Des applications à floraison sous contraintes horaires

Le nouvel arrêté définit également une période pendant laquelle les produits autorisés devront être appliqués sur cultures attractives : 2 heures avant le coucher de soleil défini par l’éphéméride et 3 heures après.

Une application progressive de cette règlementation

A titre temporaire et dans un délai de 8 mois, l’arrêté tolère les applications sans contrainte horaire à condition que la température soit suffisamment basse pour éviter la présence d’abeille (motif, horaires et conditions à mentionner sur le registre).

Cependant, pour les insecticides et les acaricides en particulier, nos recommandations formalisées depuis 2018 (fiche FNSEA-FOP-Terres Inovia) sont de ne pas  déroger aux plages horaires de l’arrêté qui correspondent à de bonnes pratiques partagées.

Une liste des cultures non attractives à paraitre

L’arrêté se base sur la notion de cultures dites attractives pour les insectes pollinisateurs. Il s’agit d’espèces qui présentent un intérêt pour les insectes pollinisateurs. La liste des cultures non attractives n’est pas encore parue. Au moment de la consultation publique fin novembre 2021, les cultures non attractives listées étaient les suivantes : Avoine, blé, épeautre, lentille, moha, orge, pois protéagineux et pois fourrager, ray grass, riz, seigle, soja, triticale, tritordeum et autres hybrides du blé, vigne.

A ce jour, le colza, le tournesol, la féverole, le lin, le lupin et le pois-chiche sont donc concernés par ce nouvel arrêté (en attente de la parution de l’annexe à l’arrêté sur les plantes non attractives).

Qu’est-ce que la floraison au sens de l’arrêté ?

Il s’agit non pas du stade de la culture, au sens technique du terme (50% des plantes en fleurs) mais de la période végétative s’étendant de l’ouverture des premières fleurs à la chute des pétales des dernières fleurs.

Qu’en est-il des mélanges pyréthrinoïdes et triazoles à floraison ?

L’interdiction du mélange à floraison est toujours d’actualité car définie dans l’arrêté dit « mélange » du 7 avril 2010. Lorsqu’une protection fongicide doit être accompagnée d’une protection insecticide-acaricide, un délai de vingt-quatre heures doit être respecté entre l’application d’un produit contenant une substance active appartenant à la famille chimique des pyréthrinoïdes et l’application d’un produit contenant une substance active appartenant à la famille chimiques des triazoles. Dans ce cas, le produit de la famille des pyréthrinoïdes est obligatoirement appliqué en premier.