Fusion votée entre Terrena et Normandie Bovins

Les adhérents de Normandie Bovins et de Terrena, réunis respectivement en assemblée générale extraordinaire les 23 et 30 mai derniers, ont approuvé les résolutions du projet de fusion de leurs deux coopératives à hauteur de 80 % par les adhérents de Normandie Bovins et à 96 % par ceux de Terrena. Cette large approbation démontre la pertinence et la complémentarité du rapprochement entre les deux coopératives. A l’issue de cette fusion qui sera effective le 30 juin prochain, les 800 adhérents de Normandie Bovins deviendront adhérents de Terrena, membres de sa section bovine. « Nos adhérents ont massivement fait le choix de rejoindre Terrena sur la base du projet qui leur a été présenté. En réunissant nos forces, nous allons pouvoir valoriser les productions de notre territoire via La Nouvelle Agriculture et disposer des leviers de croissance nécessaires pour demain ».
Cette fusion s’inscrit dans la poursuite des relations partenariales entretenues entre les deux coopératives depuis 2008 avec l’adhésion de Normandie Bovins à l’union de coopératives Ter’Elevage. Ce projet se veut une véritable opportunité de redonner de la valeur à la filière bovine en lien avec les attentes des consommateurs. Il s’agit de construire un projet de proximité qui sécurise l’économie des producteurs pour leur permettre d’investir dans leurs élevages et d’innover au service de la qualité. En créant de la valeur pour les filières et pour les territoires, le projet La Nouvelle Agriculture de Terrena fédère depuis plusieurs années de nombreux acteurs du Grand Ouest. Cette fusion avec Normandie Bovins constitue une nouvelle étape. Terrena étendra dorénavant son animation territoriale sur la Normandie et fera bénéficier aux adhérents en place une offre de produits et services innovants et à valeur
ajoutée.
Avec sa nouvelle installation, Cizeron Bio valorise la protéine autrement
et offre la qualité d’une alimentation ciblée aux élevages.
Comment valoriser différemment pour mieux consommer ?
Telle est la question que s’est posée Jean-Charles Cizeron il y a quelques années. Selon le bon sens paysan, “on fait avec ce que l’on a“ ! La protéine bio est un produit rare et cher, les apprivoisements en protéines sont stratégiques pour la filière bio : de ces constats est née l’idée de consommer, en nutrition animale bio, moins de protéines disponibles, mais de meilleure qualité.
Pour accompagner le marché bio qui est en croissance, la question suivante se pose : l’élevage bio est-il forcément un gage de réussite technico-économique ? Ces propos sont assez directs pour soulever des questions que l’on ne se pose pourtant pas forcément : comment se développer en bio, augmenter sa rentabilité d’exploitation ? D’où vient mon produit bio ? Quel est son bilan carbone ? Comment a été nourrie la poule qui a pondu l’oeuf que je produis ? etc.
Forte de cette question et de ce constat, l’équipe a décidé de travailler la protéine autrement et a fait le pari de faire entrer une matière première à la Gimond et d’en faire sortir une valeur ajoutée… Pari aujourd’hui réussi grâce à la construction d’une usine performante et respectueuse de l’environnement. En effet, outre l’insonorisation des installations, l’usine ne génère aucun rejet extérieur car elle ne produit quasiment aucun résidu de fonctionnement ni de production, et est équipée de filtres pour ne renvoyer que de l’air pur. L’entreprise a pleinement conscience de son rôle sociétal et le prouve une nouvelle fois avec cette installation.
Mais cette usine ne se contente pas d’être vertueuse. Son originalité réside dans sa capacité à traiter différemment, voire intelligemment, la protéine sous ses différentes formes afin d’en extraire le meilleur. A partir d’une seule matière première, 18 familles de produits peuvent être obtenues. En pratique, ce sont 5 à 6 familles qui seront au final produites et intégrées à l’aliment final ciblé selon la typologie d’animal et surtout en fonction des besoins physiologiques de l’animal. En effet, un ruminant n’a pas les mêmes besoins qu’une poule ou un poulet voire même un porc, d’où l’importance de qualifier au mieux les formulations avec des matières protéiques valorisées et technico-économiquement performantes pour accompagner les organisations de productions et les éleveurs bio dans leurs recherche de performances, et ce dans un souci de développement pérenne de leurs activités.
L’idée est enfin d’utiliser moins de protéines mais de meilleure qualité, avec un approvisionnement sélectif comme elle le fait depuis des décennies, c’est-à-dire avec les fournisseurs de l’entreprise. Jean-Charles Cizeron souligne que “Cizeron Bio s’engage à faire avancer la nutrition animale bio dans des conditions de performances optimales et les plus respectueuses possibles de l’environnement “.
L’entreprise a à coeur de participer au développement qualitatif de la filière bio par la recherche et développement. A ce titre, les équipes et le dirigeant sont professionnellement impliqués dans un certain nombre de groupes de travail, dont Organics Cluster qui récompense les projets innovants sur le marché du bio à travers BIOINNOV. C’est pour BIOINNOV que Cizeron Bio* a présenté ses travaux sur la valorisation de la protéine bio destinée a la nutrition animale : pour être en avance, l’écoute et l’anticipation sont les maitres mots d’un développement pérenne.
Eleveurs, céréaliers, prescripteurs et partenaires sont conviés à La Gimond le 16 juin afin de découvrir ce nouveau défi relevé par l’entreprise. Ce sont plus de 80 personnes qui vont visiter l’usine et participer à des ateliers afin de mieux comprendre le rôle fondamental de la protéine dans l’alimentation animale bio.