
Analyse du marché des céréales
Mouvements sur le marché à terme
de Chicago
Ble
Cette semaine, tous les regards étaient tournés vers les Etats-Unis, où les blés s’apprêtent à être récoltés. Après une amélioration des conditions météorologiques en début de semaine, tirant le marché à terme de Chicago vers le bas, les craintes sont reparties de plus belle ces derniers jours. La part de surfaces de blé jugées bonnes à très bonnes se dégrade nettement et perd 10 points en une semaine. Au 11 juin, ce ne sont plus que 45% des surfaces qui sont jugées bonnes à excellentes, contre 55% la semaine précédente. Le marché à terme du blé tendre est en hausse, et gagne 4€ sur la semaine. Les annonces de pluies dans les prochains jours apportent cependant un peu de rassurance aux opérateurs.
Le blé français en portuaire suit le mouvement des marchés américains, mais dans une moindre mesure. Les conditions de culture du blé restent stables par rapport aux semaines précédentes selon Céré’Obs. Au 13 juin, 75% des surfaces sont jugées dans des conditions bonnes à très bonnes selon l’organisme. Pour FranceAgriMer, le potentiel de récolte s’inscrit dans la moyenne des dernières années. Pour autant, les conditions météorologiques des prochaines semaines seront déterminantes pour la récolte française. L’attentisme des opérateurs reste de mise.
Au niveau européen, Stratégiegrains revoit à la baisse (-1,1Mt) la production européenne de blé tendre. L’estimation de production française est abaissée de -0,2Mt par rapport au mois dernier, à 37,2Mt.
Sur la fin de la campagne 2016/17, FranceAgriMer diminue ses prévisions d’utilisations de blé par les fabricants d’aliments, au profit de l’orge. Les prévisions d’exportations du blé vers les pays tiers sont revues légèrement à la baisse en raison de perspectives vers l’Asie qui ne se sont pas réalisées, tandis que les exportations vers les pays de l’Union sont majorées de 135kt. Au final, le stock de report s’alourdit légèrement, mais reste dans la moyenne de ces cinq dernières années.
Profitant de la baisse des cours du début de semaine, l’Egypte a lancé un appel d’offres, après celui de samedi dernier. L’organisme étatique GASC a acheté 360kt de blé pour des livraisons mi-juillet. Ce sont les origines russes et roumaines qui ont été sélectionnées, avec des prix en Fob compétitifs face à la seule offre française.
Orge
En orge, la récolte commence dans le sud de la France, avec un peu d’avance compte tenu du temps chaud et sec. S’il est un peu tôt pour connaître le ressenti des opérateurs sur le rendement, selon Agreste, les rendements d’orges d’hiver seraient en hausse de +14% par rapport à la récolte décevante de l’année 2016, mais en baisse de -4% par rapport à la moyenne quinquennale.
Sur la campagne 2016/17, FranceAgriMer a revu à la hausse les incorporations d’orges dans les formulations d’alimentation animale, à 1,6Mt, soit une augmentation de près de +60% par rapport à la campagne précédente. C’est le plus haut niveau d’incorporation d’orges par les fabricants français depuis la campagne 2010/11 (cf. graphe).
maïs
Le rapport de l’USDA sorti vendredi dernier n’apporte que peu de changements sur l’offre et la demande de maïs américain pour la campagne 2017/18. Les semis de maïs américains tirent sur la fin et le rapport de l’USDA de la fin du mois de juin permettra vraisemblablement une mise à jour des surfaces réellement semées. Au niveau mondial, la prévision de production de maïs est revue à la baisse ce mois-ci, à 1 032Mt, avec des stocks de fin de campagne en nette diminution d’une campagne sur l’autre (-20Mt). Les prévisions du CIC sont sur la même tendance.





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