Salon International
de l'Agriculture 2018

Madame, Monsieur,
Le Salon International de l’Agriculture 2018, qui se tiendra du 24 février au 4 mars, porte de Versailles à Paris, constitue, pour LA COOPERATION AGRICOLE et ses 2 500 entreprises, un rendez-vous privilégié d’échanges avec ses forces vives et ses partenaires.
Pour notre mouvement d’entreprises, cette édition 2018 sera à nouveau placée sous le signe du débat responsable. En effet, comme annoncé à notre Congrès de décembre dernier et publié dans la presse nationale, notre démarche « COOPERER POUR LE BIEN COMMUN » (télécharger notre manifeste) sera lancée sur notre stand au Salon International de l’Agriculture. (Accéder au plan de notre stand)
Dans un monde en transitions (économiques, sociétales, environnementales, numériques…), cette démarche traduit une dynamique moderne de progrès que nous proposons de partager avec les décideurs publics et économiques jusqu’aux citoyens-consommateurs.
« COOPERER POUR LE BIEN COMMUN » se fonde ainsi sur la volonté des coopératives agricoles et agroalimentaires de se mobiliser en 2018 pour :
- une agriculture toujours plus saine et plus durable,
- des territoires plus dynamiques,
- une place plus juste de l’Homme dans l’économie.
Le SIA sera ainsi l’occasion de donner le coup d’envoi du « GRAND DEBAT COOPERATIF » qui se traduira, au cours de cette année, par des réunions régionales et la mise en ligne d’un site internet de consultation des dirigeants, agriculteurs-coopérateurs et salariés des coopératives de toute la France afin de recueillir leurs perceptions, attentes et priorités sur les transitions stratégiques à opérer.
Comme chaque année, l’étonnante diversité des filières et produits coopératifs sera illustrée de façon vivante sur notre stand par une fresque de produits agricoles, l’exposition de 150 produits alimentaires dans un « linéaire coopératif » et la présentation d’une sélection de 200 vins coopératifs. Enfin, durant 9 jours plus de 40 dégustations festives seront animées par les coopératives elles-mêmes pour faire découvrir leur savoir-faire et leur identité territoriale.
Dans un monde en changement permanent, nous souhaitons partager avec vous une dynamique responsable et engageante.
Dans l’attente du plaisir de vous retrouver sur notre stand,
Recevez, Madame, Monsieur nos meilleures salutations coopératives.

Dans son discours du 25 janvier dernier, le Président Emmanuel Macron affirmait que l’ouverture au monde n’était pas un danger. Certes, mais à condition que les accords commerciaux internationaux soient cohérents avec les règles sociales, environnementales, sanitaires et de bien-être animal que nous nous donnons pour nous-mêmes, et ne créent pas des désavantages compétitifs qui seraient irrattrapables pour certains segments de l’économie européenne.
Aujourd’hui, en incohérence totale avec les exigences fortes du gouvernement sur les engagements des Plans des filières animales, un accord avec le MERCOSUR est en passe d’être signé sur la base d’arguments biaisés. On assiste au sacrifice des filières bovine et avicole européennes au profit d’un accord avec un acteur économique lointain qui appuie son développement à l’exportation sur un modèle économique inacceptable en Europe.
Une grossière erreur de calcul économique qui va détruire de la valeur en Europe
Pour faire passer la signature de l’accord avec le Mercosur, la Commission utilise abusivement l’effet de dilution en rapportant les quotas accordés aux pays sud-américains aux volumes totaux produits en Europe. Un examen plus détaillé démontre que le Brésil, plus gros producteur du Mercosur, cible ses exportations sur les produits européens à forte valeur ajoutée. Ainsi, en optimisant la quasi-totalité des quotas alloués, le Brésil fournit déjà 51% des importations européennes de filets de poulet. Toute augmentation de quota sera attribuée uniquement à ce produit et conduira à une destruction de valeur dans les filières européennes. Le raisonnement est le même sur la viande bovine. Le volume de viande exporté par le Brésil est concentré sur des morceaux de qualité comme l’aloyau. Un quota de 99 000 tonnes, tel qu’il est annoncé dans l’accord, représente environ un quart de la production européenne d’aloyau. Il est donc intellectuellement malhonnête de rapporter ce chiffre aux 7,2 Mt de viande bovine produites en Europe. L’impact négatif sur les morceaux à plus haute valeur ajoutée, et donc sur l’équilibre économique de la filière, sera immédiat.
Le déni de la Commission vis-à-vis des attentes sociétales
L’Union Européenne n’est pas en capacité d’imposer ses normes de production aux pays tiers que ce soit sur l’interdiction des farines animales pour alimenter les animaux de rente, en termes de traçabilité, de suivi sanitaire et de bien-être animal, voire de l’utilisation d’antibiotiques comme facteurs de croissance. Comment peut-on ignorer les attentes sociétales des consommateurs européens en ouvrant le marché à des productions qui ne respectent pas les règlementations européennes ? Le scandale de la « viande avariée » au Brésil en mars 2017 devrait servir d’avertissement.
Pour Coop de France, aucun traité commercial signé par l’Europe ne doit accepter de comporter des clauses règlementaires inférieures à ce que l’Europe impose à ses propres acteurs. C’est une question de souveraineté alimentaire et d’indépendance économique de l’Europe.
NOUVELLES VARIETES
d'orges de brasserie

Variétés à tester en pilote brasserie et malterie
Lors du Comité Bière Malt Orge du 02 février 2018, les décisions suivantes ont été prises :
- Les variétés à 2 rangs de printemps LIBERTA et RGT ORBITER seront testées en pilote par le CBMO sur la campagne 2018.
- Les variétés d’hiver (6 rangs) KWS FARO et MARGAUX seront testées en pilote par le CBMO.
- Les variétés à 2 rangs de printemps FOCUS et AC 12-689-19 peuvent être testées en pilote si l’obtenteur le souhaite.
- La variété d’hiver (6 rangs) SONATA peut être testée en pilote si l’obtenteur le souhaite.
Homologation des nouvelles variétés d'orges
de brasserie
Lors du Comité Bière Malt Orge du 02 février 2018, les décisions suivantes ont été prises :
- Les variétés à 2 rangs de printemps inscrites en janvier 2017 : ELLINOR, ESMA, FANDAGA, LAUREATE et RGT ASTEROID sont homologuées en Brasserie.