
La collecte 2023 s’achève avec près de 500 000 tonnes de céréales récoltées, (+25% versus 2022). Des rendements exceptionnels sur quasiment toutes les espèces (après les orges et blés cet été, rendement exceptionnels aussi en tournesols et maïs), et également sur le bio qui voit sa récolte augmenter de 2 000 tonnes (total de 10000 tonnes pour 2023). Seule exception, le soja, en bio comme en conventionnel, qui a subi les attaques de pyrales et de punaises.
Une année particulièrement intense pour les agriculteurs comme pour les équipes du groupe, qui ont dû s'adapter à la précocité des récoltes et à un marché à l’export encore perturbé par le contexte géopolitique.
Les conditions climatiques à l’origine de ces rendements
Les récoltes 2023 ont démarré avec 15 jours à 3 semaines d'avance avec des conditions climatiques particulièrement favorables aux stades clés de développement des cultures. Les moissons d’été ont été très précoces (blé et orge largement collectés en juin, et début juillet) et de nouveau cet automne, pour les tournesols et les maïs. Ces derniers ont profité d’une année particulièrement positive, bénéficiant d’une collecte quasiment aux normes, induisant peu de frais de séchage pour les producteurs.
A noter, une première collecte prometteuse de tournesol sous label "huiles engagées" en partenariat avec Lesieur, qui permet de valoriser auprès du consommateur l'origine France et la traçabilité des pratiques agriculteurs par rapport aux huiles de graines d'import.
Face à la précocité et aux rendements de ces récoltes les équipes de l’activité céréales du groupe : commerciale, silos, logistique, ont été extrêmement sollicitées pour permettre une bonne gestion des flux et du stockage afin que les agriculteurs puissent livrer dans les meilleures conditions.
Un marché à la baisse
Seule déception, en un an, les prix des céréales ont fortement baissé et de manière continue, notamment en raison d’un marché export pays tiers (= hors UE) freiné - les pays importateurs s'approvisionnant fortement en Russie et autres origines moins chères que l'origine UE.
L’Espagne, ayant subi une forte sécheresse en 2023, a pu compter sur la production du Sud-Ouest de la France. Nos ventes ont ainsi été prioritairement orientées vers les industriels locaux Français et Espagnols.
Par ailleurs, parmi les 2 350 producteurs livreurs, peu avaient engagé leurs ventes avant moisson cette année, ils ont donc subi la baisse des cours et n’ont ainsi pas eu la possibilité de valoriser leur travail au plus haut niveau.
Par ailleurs leurs coûts de production restent élevés compte tenu de l'inflation générale qui a alourdi leur poste «intrants», du semis jusqu'à la récolte, ils ont néanmoins partiellement compensé la baisse des prix par les très bons rendements de 2023.
Site internet : https://www.groupe-terresdusud.fr

Toopi Organics décroche un financement de 8,4M€ pour développer la valorisation agricole de l’urine humaine en Europe
L’agriculture européenne demeure fortement dépendante des importations d’engrais et est confrontée à des sécheresses inédites. Concomitamment, chaque année, 200 milliards de litres d’urine sont évacués avec plus de 6 000 milliards de litres d’eau potable dans les toilettes européennes.
En 2023, Toopi Organics a lancé son premier produit basé sur la fermentation de l’urine humaine en France et en Belgique, un biostimulant biologique à faible empreinte carbone pour le remplacement partiel des engrais phosphatés (jusqu’à 50 %).
Toopi a annoncé en septembre 2023 une série A de 16 millions d’euros visant à financer la construction de deux sites industriels en France et en Belgique. L’Accélérateur EIC (subvention de 2,4 millions d’euros, 6 millions d’euros en capital en 2025) vise à soutenir le déploiement européen de la société, avec notamment plus d’une centaine d’essais agronomiques prévus dans 6 États membres.
Bordeaux, France, le 14 novembre 2023 – Toopi Organics, une startup française de biotechnologie qui développe des biostimulants issus de la fermentation de l’urine humaine, a décroché une subvention de 8,4 millions d’euros de l’Accélérateur EIC, le programme phare de l’Europe pour les startups deeptech. Le financement comprend une subvention de 2,4 millions d’euros, ainsi que 6 millions d’euros en capital qui seront investis en 2025. La première initiative de Toopi Organics consistera à mettre en place 120 essais agronomiques dans 6 États membres: la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
Chaque année, dans les toilettes européennes, ce sont plus de 200 milliards de litres d’urine qui partent au tout-à-l’égout avec plus de 6,000 milliards de litres d’eau potable. En parallèle, l’Europe fait face à des sécheresses de plus en plus fréquentes[1], et reste fortement dépendante des importations d’engrais (plus de 70 % pour le phosphore)[2] .
« Nous pensons que l’urine est le chainon manquant pour boucler le cycle des nutriments entre les consommateurs et les agriculteurs », déclare Alexandra Carpentier, Directrice Générale de Toopi Organics. « L’urine ne contient pas suffisamment de nutriments pour nourrir les plantes, mais elle constitue un excellent milieu de culture pour cultiver des micro-organismes d’intérêt agronomique. Ces micro-organismes peuvent solubiliser le phosphore du sol, capter l’azote atmosphérique ou protéger les cultures du stress hydrique. La valorisation de l’urine est donc bénéfique sur plusieurs aspects : préservation de l’eau, consommation d’engrais, qualité des sols, empreinte carbone et productivité de l’agriculture. »
En 2023, Toopi Organics a collecté l’urine de près de 2 millions de citoyens dans l’UE. La société a installé des urinoirs sans eau dans des stations services[3] et des sites touristiques[4]. Elle a aussi établi des partenariats avec Les Alchimistes à Toulouse pour la collecte d’uritrottoirs, ainsi qu’avec des entreprises de location de toilettes mobiles[5] pour collecter de l’urine lors de festivals de musique et d’événements agricoles en France, en Belgique, en Espagne et aux Pays-Bas. La société a également lancé son premier produit, le Lactopi Start, en France[6] et en Belgique[7]. Ce biostimulant à base d’urine, destiné à favoriser la croissance des plantes et à optimiser l’assimilation du phosphore, est autorisé en agriculture biologique dans 5 États membres de l’UE.
Pour augmenter sa capacité de production et développer de nouveaux produits, Toopi Organics a clôturé une série A de 16 millions d’euros en septembre 2023. Le financement de l’Accélérateur EIC ouvre désormais de nouvelles perspectives pour l’entreprise :
« Notre premier site industriel à grande échelle sera opérationnel en France en 2025, et un second suivra en Belgique. Avec le soutien de l’EIC, nous pouvons voir plus grand. Nous allons explorer les besoins des pays d’Europe du Nord et du Sud, tester notre produit sur les cultures locales, commencer à exporter nos produits et planifier la construction de deux autres usines dans l’UE. Tout va doubler : l’équipe, le nombre d’agriculteurs qui utilisent nos produits, les volumes d’urine à collecter et notre impact en termes de préservation de l’eau et d’émissions de CO2 liées aux engrais », déclare Michael Roes, co-fondateur et président de Toopi Organics.
[1] Drought in Europe, June 2023
[2] European Sustainable Phosphorus Platform – The Phosphorus Challenge
[3] Partenariat avec Vinci Autoroutes, 7 aires équipées, 10 de plus d’ici fin 2023
[4] Partenariat avec le parc d’attraction Futuroscope annoncé en mai 2023 via GSF Athena. Lire le communiqué de presse
[5] Enygea (WC Loc, Happee Services), Un petit Coin de Paradis, Van Overbeek (via Innofest)
[6] Distribution exclusive avec Qualifert en France
[7] Partenariat avec la SCAM – la plus grande coopérative agricole en Wallonie
Site internet : https://toopi-organics.com