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Hebdo N°22 - Vendredi 11 juin 2021

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Une nouvelle baisse de la production de colza en 2021 et un rebond pour celle d’orges d’hiver

Selon les estimations au 1er juin 2021, la production de colza d’hiver 2021, inférieure à 3 millions de tonnes, serait la plus faible depuis 2001. Elle baisserait de nouveau sur un an (-9,2 %) et plus nettement encore par rapport à la moyenne quinquennale 2016-2020 (- 32,2 %), sous l’effet du recul des surfaces (- 128 000 ha sur un an), tandis que le rendement, estimé à 31 q/ha, augmenterait légèrement. La production d’orges d’hiver est estimée en forte hausse (+19,3 % sur un an), à 7,7 millions de tonnes, grâce à une hausse des surfaces et surtout des rendements.
Les surfaces consacrées aux céréales atteignent 9,2 millions d’hectares et sont en hausse sur un an. La sole de blé tendre augmente à 4,9 millions d’hectares. Le blé dur couvre 275 milliers d’hectares en augmentation de 9,3 % sur un an. Les surfaces de maïs-grain en 2021 seraient en baisse de 11,1 % par rapport à celles de 2020. Les surfaces consacrées aux oléagineux diminuent de 11,8 % à 1,87 millions d'hectares.

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Points-clés du conseil spécialisé

Grandes cultures - Marchés céréaliers



Le conseil spécialisé « Grandes cultures - marchés céréaliers » de FranceAgriMer s’est réuni le 9 juin 2021 matin, sous la présidence de Benoît Piètrement. Au programme : situation des marchés céréaliers au niveau mondial, européen et national, nouvelles prévisions de FranceAgriMer pour la commercialisation des céréales françaises en 2020/21 et état des cultures pour la récolte 2021.

Évolution des cours des céréales sur Euronext

Les cours du blé tendre se sont détendus au mois de mai, avant de repartir à la hausse début juin.  À 216 €/t au 7 juin, ils restent supérieurs de 32 €/t aux prix de l’an dernier, à la même date.

La tendance reste haussière, au vu des conditions climatiques et des incertitudes qu’elles entraînent  dans certaines des principales zones de production (chaleur et déficit hydrique en Amérique du Nord et en Russie).

Les tensions sur le marché du maïs liées aux achats massifs de la Chine impactent l’ensemble des céréales, utilisées comme substitut dans l’alimentation animale.

Après une forte hausse en avril, les cours du maïs sont restés élevés au mois de mai et début juin.

Après un pic à 269 €/t le 31 mai, le cours du maïs atteignait 253 €/t le 3 juin avant la clôture de l’échéance. L’impact de la sécheresse sur la récolte brésilienne, les incertitudes climatiques sur la Corn Belt aux Etats-Unis, la demande chinoise qui devrait rester forte en 2021/22 malgré un ralentissement par rapport à 2020/21 et les faibles stocks aux États-Unis alimentent les tensions du marché.

Nouvelles prévisions de FranceAgriMer pour la campagne commerciale 2020/21 : un stock de fin de campagne historiquement bas en maïs

  • Blé tendre : sur le marché national, FranceAgriMer a ajusté à la baisse ses prévisions d’utilisations de blé par les fabricants d’aliments du bétail à 4,5 Mt (-50 000 tonnes par rapport au mois dernier), au profit du maïs. Les prévisions de ventes vers l’Union européenne sont revues à la hausse à près de 5,9 Mt (+190 000 tonnes par rapport au mois dernier), au vu du rythme soutenu des ventes vers le nord de l’Union européenne. Les prévisions d’exportations vers pays tiers sont reconduites à 7,55 Mt, dont 7,2 Mt déjà embarquées. Le stock de fin de campagne s’établirait à 2,7 Mt en légère augmentation par rapport au mois dernier, en raison d’une collecte fortement revue à la hausse par les services territoriaux de FranceAgriMer (+ 260 000 tonnes  par rapport au mois dernier). Ces disponibilités supplémentaires ne sont pas totalement compensées par l’augmentation des prévisions d’exportations vers l’Union européenne et la baisse des prévisions d’importations désormais estimées à 200 000 tonnes (- 50 000 tonnes par rapport au mois dernier au vu du réalisé).
  • Orges : les prévisions de commercialisation des orges françaises sont quasi inchangées par rapport au mois dernier, à l’exception des utilisations par les malteurs, désormais prévues à 220 000 tonnes pour le marché français (+ 20 000 tonnes par rapport au mois dernier)  et à 1,35 Mt pour l’exportation (- 10 000 tonnes). Le stock final s’établirait à un peu moins de 1,1 Mt en légère augmentation par rapport au mois dernier en raison de disponibilités plus élevées que le mois dernier. En effet, FranceAgriMer a ajusté à la hausse à la fois le stock de début de campagne, les prévisions de collecte et les prévisions d’importations.
  • Maïs : sur le marché national, les utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français sont portées à 3,2 Mt (+ 50 000 tonnes par rapport au mois dernier), au détriment du blé. Les utilisations par l’amidonnerie française sont également ajustées à un peu plus de 1,7 Mt (+ 10 000 tonnes).Les prévisions de ventes vers l’Union européenne sont, pour leur part, révisées à près de 4,1 Mt (+ 160 000 tonnes par rapport au mois dernier), avec des ventes plus dynamiques que prévu vers les pays du nord de l’UE mais aussi vers l’Espagne. Les exportations de maïs vers les pays tiers sont ajustées à 0,5 Mt (- 30 000 tonnes par rapport au mois dernier). Le stock de fin de campagne s’établirait à 1,8 Mt, au plus bas depuis 1996/97, malgré une légère révision à la hausse des prévisions de collecte.

Blé dur : les utilisations par les semouliers français sont ajustées à la hausse à 510 000 tonnes (+ 10 000 tonnes par rapport au mois dernier), au vu des mises en œuvre. À l’inverse, les prévisions d’exportations sont révisées à la baisse à 650 000 tonnes vers l’Union européenne (- 20 000 tonnes) mais portées à 185 000 tonnes vers les pays tiers (+ 5 000 tonnes). Au total, le stock final s’établirait à 200 000 tonnes, en légère augmentation par rapport au mois dernier.

France : état des cultures de céréales pour la récolte 2021

La météo du mois de mai a été l’une des plus fraîches de ces dernières années  avec des températures inférieures de 1,3 degré par rapport aux moyennes saisonnières.

Les précipitations, supérieures de 23 % aux normales de saison, ont permis d’atténuer la sécheresse superficielle sauf en Occitanie et en Pays de la Loire.

Conséquence de la fraîcheur de la météo du mois de mai, les stades de développement sont en retard d’environ une semaine par rapport à la moyenne des cinq dernières années, sauf en blé dur.

Au 31 mai 2021, 70 % des surfaces de blé tendre avaient atteint le stade épiaison contre 90 % l’année précédente. Concernant le maïs, seules 29 % des surfaces avaient atteint le stade 6/8 feuilles à cette date, mais le retour des températures de saison devrait contribuer à accélérer le développement des plantes dans les semaines à venir.

Au 31 mai 2021, les conditions de culture étaient bonnes à très bonnes  pour 80 % des surfaces en blé tendre, 84 % des orges de printemps, 76  % des orges d’hiver et 68 % du blé dur, dans la moyenne des cinq dernières années. Elles sont globalement plus favorables au nord de la Loire, grâce à la pluviométrie du mois de mai qui a stoppé toute dégradation liée au stress hydrique. En revanche, les potentiels de rendement sont définitivement altérés dans le Sud-Ouest pour les céréales à paille.

Photo Pixabay : champ de maïs en début de cycle de culture

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FranceAgriMer - Bilans

Marché des céréales



Bilans prévisionnels Blé dur, Blé tendre,
Orges et Maïs - Campagne 2020/21
du 09 juin 2021

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