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Graine d’alliance




Les coopératives Maïsadour et Vivadour annoncent le création d'une filière soja 100% Sud-Ouest

Les coopératives Vivadour et Maïsadour annoncent la création d’une nouvelle société baptisée Graine d’alliance destinée à approvisionner le marché de la nutrition animale en tourteaux de soja sans OGM et 100 % local. De la mise en culture jusqu’à la trituration, les deux coopératives s’engagent ainsi pour une maîtrise complète de la filière. Une usine dédiée ouvrira ses portes à Saint-Sever en février 2022.

Une filière non OGM et 100 % Sud-Ouest

Première source de protéines de l'alimentation animale, le soja est une culture majoritairement produite aux Etats-Unis, au Brésil et en Argentine. En France, les agriculteurs font face à un marché fragmenté et à de multiples opérateurs, sans réelle continuité dans la filière. En 2019, le pays importait encore plus de 3,2 millions de tonnes en équivalent tourteaux et graines de soja, principalement en provenance du Brésil soit 46 % de ses besoins*. C’est dans ce contexte, que les coopératives Maïsadour et Vivadour, déjà toutes deux productrices de soja, ont acté la création d’une filière 100 % Sud-Ouest. “En créant Graine d’alliance, nous souhaitons valoriser notre production commune de soja et relocaliser, en France, toutes les étapes nécessaires à la production, de la mise en culture jusqu’à la trituration. Nous avons confié la gestion industrielle de cette société à Sud-Ouest Aliment (SOAL) qui apportera toute son expertise.”, détaillent Jean-Marc Gassiot- Bitalis et Michel Prugue, respectivement Présidents des coopératives Vivadour et Maïsadour. “ Dans un contexte de transition agro-écologique, le soja est une culture adaptée au climat océanique du Sud-Ouest avec un fort intérêt agronomique : elle peut être faite en rotation avec le maïs, ce qui améliore la qualité du sol, et elle nécessite de faibles intrants. Nous avons toutes les conditions sur notre territoire pour produire un soja non OGM et approvisionner un marché français en forte demande ”, explique Jean-Louis Zwick, Président de SOAL.

Un site multi-productions dédié verra le jour en février 2022

La société Graine d’alliance, qui va poser la première pierre de son usine mi-juillet, traitera sa première récolte de soja local dès février 2022. Préparation des graines, décorticage, cuisson, pressage, filtration, l’objectif est de transformer 30 000 tonnes de graines de soja par an et ainsi couvrir 100 % du besoin en tourteau de soja non OGM local et durable des usines d’aliment. Si l’activité est d’abord destinée à l’alimentation animale de la filière volaille, les porteurs du projet valoriseront également les co-produits en huile (alimentation humaine, agrocarburant) et coques (alimentation animale autres animaux). Les deux coopératives se fixent un objectif de chiffre d’affaires de 15 millions d’euros à l’horizon 2024.

L’activité du site sera dédiée à plus de 90% à la trituration de graines de soja local et disposera de deux autres ateliers, eux aussi dédiés à l’alimentation animale. Le premier destiné à la fabrication du floconnage de maïs et orge locaux, le second au mélange de graines basse-cour.

Michel Prugue, Président de la coopérative Maïsadour : “Grâce à ce projet, mené main dans la main avec Vivadour, nous allons gagner en autonomie, maîtriser nos approvisionnements protéiques, valoriser la production locale et limiter les importations. Développer la production locale de soja, c’est aussi diversifier l’assolement des agriculteurs sur notre territoire du Sud-Ouest".

Jean-Marc Gassiot- Bitalis, Président de la coopérative Vivadour : “Ce projet s’intègre parfaitement dans le plan de relance national sur la stratégie protéines végétales. Nous avons d’ailleurs reçu un soutien à ”l’Investissement pour la Résilience de notre Économie”. Ce développement constitue pour nous une réelle avancée, un chemin de progrès pour l'agriculture locale”.

Paul Le-Bars, Directeur de Fermiers du Sud-Ouest : “Les éleveurs du Sud-Ouest sont les héritiers du Label Rouge et les précurseurs des filières de qualité. Nous sommes fiers de pouvoir désormais les approvisionner en soja local et d’aller encore plus loin dans nos engagements. Le bénéfice est double : offrir une alimentation de haute qualité à nos animaux, et répondre aux attentes des consommateurs finaux, en quête de transparence et de produits made in France.

*La Coopération Agricole – Division Nutrition Animale, 2019

Sites internet :
https://maisadour.com/
https://www.vivadour.coop/accueil

ACQUISITION



Entrée de Lienhart au sein du Groupe CAC pour une ambition Rhénane partagée

Le groupe coopératif haut-rhinois CAC fait l’acquisition du négoce bas-rhinois Lienhart SAS pour servir un même projet : assurer l’avenir de l’agriculture rhénane en créant de la valeur ajoutée, partagée avec les agriculteurs.

Pour Lienhart SAS, il s’agit d’atteindre une taille critique pour faire face aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’agriculture rhénane, à savoir la baisse des surfaces et des rendements du maïs, en raison de la PAC, du soutien au développement de la méthanisation, de la réduction des produits phytosanitaires et des engrais, et de la problématique des cultures en zones de captage. Or tous les modèles économiques des organismes stockeurs alsaciens ont été construits sur une sole en maïs relativement importante.

« Pour faire face à toutes ces menaces, soit nous optons pour une diversification massive, ce qui nécessite des investissements importants que nous ne pouvons faire, soit nous misons sur un rapprochement avec un groupe d’une dimension supérieure », explique Bruno Lienhart, président de Lienhart SAS.

« Nos structures ont le devoir d’anticiper le court terme (les obligations de la prochaine PAC en terme de diversification de la rotation) et le moyen/long terme (répondre aux enjeux auxquels doit faire face l’agriculture rhénane) », poursuit Jean-Michel Habig, Président du groupe CAC. « Il est donc important de trouver des débouchés pour des cultures autres que le maïs et le blé. L’usine de transformation du colza et du soja de Lienhart SAS et son savoir-faire constituent une suite logique à nos réflexions. Nous nous devions de la proposer à nos associés-coopérateurs. »

L’AMBITION RHÉNANE

Cette opération, c’est avant tout une rencontre entre des hommes qui sont animés par la même vision : créer de la valeur ajoutée et la partager avec les agriculteurs. « Cette opération n’est donc pas un objectif mais plutôt une opportunité de servir cette vision », précise Jean-Michel Habig.

« Nous travaillons avec la CAC depuis deux ans à l’identification de synergies et sur un projet de filière », poursuit Bruno Lienhart. « Certains adhérents de la CAC sont en polyculture-élevage et la CAC est propriétaire d’un négoce de bovins (Socobeval). De notre côté, nous avons développé une filiale industrielle, Sojameal, pour produire des tourteaux de soja et de colza. L’objectif à l’avenir est de créer des ponts entre les activités des deux groupes pour développer de nouvelles filières. »

DES INFRASTRUCTURES COMPLÉMENTAIRES

La capacité de développement de la CAC et son union de commercialisation franco-allemande ECU qui permettra de vendre au mieux les productions des clients-agriculteurs de Lienhart ont également séduit le négoce. Pour le groupe CAC, l’usine de trituration de Lienhart (Sojameal) permettra de répondre immédiatement au plan de structuration des filières de pro- téines végétales dans le cadre du Plan de Relance du Gouvernement, et de développer la culture du soja et du colza car les débouchés existent déjà avec ses éleveurs. Le silo portuaire de Rhinau de Lienhart apporte un accès supplémentaire sur le Rhin pour l’union de commercialisation ECU. « Avec un million de tonnes, ECU est un acteur important du marché », souligne Jean-Michel Habig. « Il le sera encore plus, demain, avec les cent mille tonnes collectées par Lienhart. »

PAS DE CHANGEMENT DANS LE FONCTIONNEMENT

Lienhart restera une filiale 100 % négoce du groupe CAC. « Nos clients-agriculteurs, nos fournisseurs et nos clients de l’aval retrouveront donc leurs contacts habituels et notre façon de fonctionner », précise Bruno Lienhart.

« Lienhart SAS continuera de travailler avec ses partenaires habituels », poursuit Jean-Michel Habig.

Sites inernet : https://www.cac68.fr/ - https://lienhartsas.fr/