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Actualités de la filière

Rubriques

souveraineté alimentaire



Rapport sur la souveraineté alimentaire
de la France : Tirer les leçons de la pandémie de Covid-19

La Coopération Agricole vient de rendre son rapport économique sur la souveraineté alimentaire de la France. Réalisé au cœur du premier confinement afin de préparer l’avenir, ce rapport est le fruit de la réflexion prospective des coopératives, résolument tournées vers l’action.

La souveraineté alimentaire est perçue en France comme la capacité d’un pays à assurer la couverture de ses besoins en produits agricoles et alimentaires. Or, les chiffres de la balance commerciale agroalimentaire française nous indiquent plutôt une tendance inverse et révèlent plusieurs constats alarmants :

  • Le solde de cette balance commerciale ne cesse de se dégrader et atteint seulement un excédent de +6,8 milliards d’€ en 2020 (contre +13 milliards d’€ à son plus haut niveau en 2012) ;
  • Les exportations agroalimentaires ont progressé moins vite que les importations agroalimentaires sur la période 2000-2020 : +75 % pour les exportations et +123 % pour les importations ;
  • La balance commerciale agroalimentaire française est devenue déficitaire sur le commerce intra-européen (-83 millions d’€ en 2019 ; + 8 millions d’€ pour le commerce orienté vers les pays tiers).

Pour restaurer notre souveraineté, il apparaît indispensable de prendre des mesures fortes, à la hauteur de l’enjeu : si l’on veut manger français demain, il faut pouvoir produire français et transformer français ! En ce sens, La Coopération Agricole a avancé plusieurs propositions au sein de son rapport ayant pour but d’accompagner les politiques publiques et permettre de répondre à ce défi. Parmi ces 12 propositions, on note notamment :

  1. Garantir la pérennité de la chaîne alimentaire et s’inscrire sur le long-terme :
    - Doter la recherche, le développement et l’innovation françaises de véritables moyens pour acter le virage des transitions et favoriser l’apparition de nouvelles technologies ;
    - Favoriser l’évolution des pratiques et l’adaptation des compétences pour répondre aux nouveaux besoins.
  2. Permettre le maintien des activités sur les territoires :
    - Accompagner les acteurs du secteur dans le renforcement des investissements productifs ;
    - Lever les contraintes réglementaires pénalisant les acteurs français de l’agro-alimentaire dans une compétition à armes inégales.

« Le constat est clair et partagé : la souveraineté alimentaire française est en danger et il est aujourd’hui urgent de prioriser les investissements pour restaurer notre capacité productive, incluant les activités agricoles et agroalimentaires. Pour manger français demain, nous devons pouvoir produire et transformer en France : ancrées dans les territoires, les coopératives sont les meilleurs outils pour y parvenir, faisant le lien entre les agriculteurs et les différents marchés. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

accès aux écorégimes



Une réforme de la PAC clarifiée
mais encore des interrogations !

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a présenté lors du CSO du 13 juillet les orientations retenues pour l’accès aux écorégimes dans le cadre du futur Plan Stratégique National. L’AGPB accueille favorablement la coexistence de plusieurs voies permettant l’accès aux écorégimes pour tenir compte de la diversité des productions et des territoires, et salue le fait de reconnaitre la voie de la certification environnementale comme voie d’accès.

À la suite, de la présentation le 21 mai dernier des grandes orientations du futur plan stratégique national, Julien Denormandie a précisé, lors du conseil supérieur d'orientation (CSO) qui s’est tenu le 13 juillet, le niveau d’exigence et les différentes voies offertes aux agriculteurs pour bénéficier du financement des écorégimes.

Depuis des mois, l’AGPB s’est mobilisée pour que le futur écorégime soit accessible à tous, tienne compte des spécificités des territoires et des productions, et reconnaisse le processus ambitieux de certification environnementale dans lequel s’est engagée la filière céréalière.

Si le niveau d’exigence retenu reste élevé, la coexistence de plusieurs voies possibles et surtout la reconnaissance de la certification environnementale tant pour le niveau 2 + que HVE mérite d’être saluée. Cela permet de proposer des solutions pour le plus grand nombre qui tiennent compte des différents itinéraires techniques et des différents territoires. L’AGPB regrette cependant le différentiel de 22 euros par hectare entre le niveau standard et supérieur qui est trop important par rapport aux efforts demandés pour chacun de ces niveaux.

Il reste encore à décliner l’accord trouvé lors du trilogue sur les règles de conditionnalité, pour ne pas exclure de la production agricole des surfaces productives, mais reconnaître correctement les infrastructures agroécologiques pour favoriser leur développement, tant sur la BCAE 8, BCAE 9 et les écorégimes.

Ces clarifications vont permettre aux céréaliers d’adapter la conduite de leurs exploitations pour répondre au mieux à ces nouvelles exigences.

Si ces précisions étaient très attendues, d’autres discussions essentielles se poursuivent. Ainsi l’AGPB reste particulièrement attentive aux travaux conduits dans le cadre du Varenne de l’eau et du changement climatique pour la mise en place d’une véritable politique d’accès à l’eau ainsi que pour une vraie assurance climatique récolte sur la base des ouvertures proposées par le Député Frédéric Descrozaille dans son rapport. Ce dernier point prend tout son sens suite aux épisodes de gel et maintenant d’excès de pluie dans une grande partie du pays.

récoltes 2021



Le Copa et la Cogeca prévoient des récoltes de céréales et d’oléagineux plus élevées cette année

Après une année 2020 compliquée dans toute l’Europe, le Copa et la Cogeca prévoient de meilleurs résultats pour la récolte de 2021. Pour les céréales, la production totale de l’UE-27 devrait être environ 3,8 % supérieure à la moyenne tronquée des cinq dernières années, avec environ 292,45 millions de tonnes, tandis que pour les oléagineux, la production de l’UE pourrait atteindre le seuil des 30 millions de tonnes, soit 1,6 % de plus que la moyenne tronquée des cinq dernières années.

Dans leur premier rapport de prévisions publié aujourd'hui, le Copa et la Cogeca prévoient une augmentation de 1,6 % de la récolte de céréales (292,45 millions de tonnes) dans l’UE-27 en raison de la forte augmentation des plantations (52,10 millions d’hectares soit +0,7 %) et de meilleures perspectives de rendement par rapport à 2020. Pour le blé, le début de la saison sera retardé de plus d’une semaine en raison des faibles températures printanières et de l’humidité excessive de ces dernières semaines, qui ont ralenti la croissance des plantes. La récolte de blé tendre devrait s'élever à 130 millions de tonnes (+7 %) tandis que la production de céréales printanières devrait diminuer (-5,4 % pour l’orge, -4,9 % pour l’avoine, -4 % pour le seigle et - 0,8 % pour le maïs) en raison d’un nombre plus faible de plantations, compensé par une augmentation de la surface totale de blé (+4,7 %).

Jean-François Isambert, président du groupe de travail « Céréales », a déclaré : « Ces prévisions positives pour les céréales devraient permettre de remplir à nouveau les stocks de fin de campagne des pays de l’UE-27 pour la campagne 2021/2022. Ces chiffres encourageants ne se reflèteront cependant pas forcément au niveau des agriculteurs, car nous devons faire face à une augmentation des coûts de production. »

Le prix des engrais est, en effet, plus élevé en Europe qu’ailleurs car notre marché est protégé par des droits de douane et des mesures antidumping qui coûtent aux agriculteurs européens 1,6 milliard d’euros par an. Si des mécanismes d'ajustement carbone aux frontières venaient s’ajouter à ce système, le prix des engrais exploserait, exerçant ainsi une pression supplémentaire sur le coût de la production agricole en Europe, tout en rendant plus attractive et compétitive l’utilisation de denrées alimentaires importées.

Les récoltes de protéagineux devraient croître de 8,9 % (30,12 millions de tonnes) malgré une diminution de 1,3 % des plantations ; mais les meilleures perspectives en matière de rendement restentencoreàconfirmer.Laproductiondecolzadevraitatteindre16,75millionsdetonnes (+2,7 %) tandis que la production de tournesol augmenterait de manière significative pour atteindre plus de 10 millions de tonnes (+17,4 %) et celle de soja passerait à près de 3 millions de tonnes (+20,2 %).

Pedro Gallardo, président du groupe de travail « Oléagineux et protéagineux », a indiqué : « La surface de colza dans l’UE-27 se situe à 5,33 millions d’hectares, ce qui est bien en-deçà (-7,6 %) de la moyenne tronquée de ces cinq dernières années (5,77 millions d’hectares). Les agriculteurs ont besoin des oléagineux pour allonger la rotation des céréales mais ne disposent plus suffisamment d’outils efficaces pour protéger le colza des nuisibles. Sans une boîte à outils efficace et sûre, en particulier dans les zones où les agriculteurs utilisent déjà de faibles quantités de pesticides, il est scientifiquement prouvé que les rendements seront moindres, mettant ainsi en péril l’avenir de la sécurité alimentaire. »

Le Copa et la Cogeca appellent à accélérer les procédures afin que soient mises sur le marché de nouvelles solutions technologiques efficaces, notamment de nouveaux produits phytosanitaires, des solutions de biocontrôle et des variétés plus performantes, et afin de disposer d’alternatives avant d’interdire des outils existants à l’efficacité avérée.