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Hebdo N°21 - Vendredi 02 juin 2017

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Vie des entreprises

Rubriques

Scara réfléchit sur la gestion des risques agricoles avec ses adhérents


La gestion des risques
pour les exploitations

Anticiper les problèmes de demain


Comme toute activité, l'agriculture doit faire face à des risques : risque climatique et sanitaire, risque réglementaire, risque financier, risque humain… autant de sujets qui ont été abordés
lors de la 5ème rencontre des Jeudis de la coopération de la Scara,
le 18 mai 2017, à la Maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière.

L’exploitation agricole est particulièrement exposée aux risques parce qu’elle est vulnérable à des risques spécifiques, amplifiés par les évolutions de notre environnement : aléas climatiques, catastrophes naturelles, pollutions, libéralisation et mondialisation. Une meilleure gestion de ces risques permet d’accroître la résilience des exploitations et de minimiser les impacts, notamment économiques.

Lors de la 5ème rencontre des Jeudis de la coopération,
Mme Laurence Baillif, spécialiste de la gestion des risques et des crises, a donc identifié les risques des exploitations agricoles de Champagne-crayeuse. Elle les a hiérarchisés et évalués puis a proposé une stratégie et des moyens pour les traiter et les réduire. Les agriculteurs présents ont ainsi pu se retrouver et échanger de manière privilégiée en petit comité afin d’analyser cette part de risque inhérente à toute entreprise quel que soit son domaine.
C’est aussi ça les Jeudis de la coopération de la Scara : prendre du recul sur son exploitation agricole et observer de manière plus globale. C’est se préoccuper du monde qui nous entoure et s’interroger sur les évolutions à venir et les moyens pour y répondre le plus efficacement possible.
Toujours dans cet objectif, le prochain rendez-vous des Jeudis de la coopération aura lieu le 28 septembre 2017 sur les stratégies agricoles d’un autre pays du monde. Ce rendez-vous trimestriel de proximité organisé par la Scara permet d’échanger de manière privilégiée dans un lieu convivial en petit comité sur une problématique agricole et de société avec l’appui d’un « expert ».

InVivo Wine acquiert le Groupe Baarsma Wine


InVivo Wine, la branche vin du Groupe InVivo, acquiert le Groupe néerlandais Baarsma Wine, leader de l’importation et de la distribution de vin en Europe

InVivo Wine a signé l’acquisition du Groupe Baarsma Wine, détenu par ses dirigeants et le fonds d’investissement AAC Capital Partners. Celle-ci devrait être finalisée au début de l’été, sous réserve de l'accord de l'autorité de la concurrence.

Baarsma sera une filiale à 100 % d’InVivo Wine et conservera son management dédié. Les dirigeants du groupe, Cees de Rade et Ed van der Sluijs, respectivement président directeur général, et directeur financier, intégreront également le comité exécutif d’InVivo Wine présidé par Bertrand Girard.

« Cette acquisition, qui intervient près de deux ans après nos derniers investissements clés, dont Cordier et Mestrezat, est totalement en ligne avec notre plan stratégique 2025 by InVivo. Notre volonté d’alors : structurer un pôle vin français puissant, de dimension internationale, ouvert et capable d’attirer et de fédérer d’autres partenaires, prend forme aujourd’hui avec l’acquisition du groupe Baarsma. Nous nous félicitons de ce rachat qui pose la première pierre de notre reconquête de parts de marchés pour nos marques de vins français » affirme Thierry Blandinières, directeur général du Groupe InVivo.

« La stratégie d’InVivo Wine est d’accélérer son développement à l’international pour construire des accès aux marchés et créer de la valeur ajoutée pour la filière viticole, du raisin au consommateur, avec des vins issus des origines les plus connues dans les meilleures régions viticoles. Baarsma sera une plateforme clé de distribution pour InVivo Wine en Europe et complétera parfaitement les implantations existantes et en développement du groupe notamment en Asie et en Amérique du Nord. Avec Baarsma, InVivo Wine réalisera plus de 80 % de son activité à l’international, et espère atteindre un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros à l’horizon 2020. » indique Bertrand Girard, directeur général d’InVivo Wine.

« L’acquisition du Groupe Baarsma Wine par InVivo Wine va permettre de faire émerger un distributeur mondial majeur, verticalement intégré : du producteur au consommateur. Notre plan de croissance commun est ambitieux, et il permettra à nos équipes de s’inscrire dans un projet particulièrement motivant. Pour ce qui est de nos fournisseurs et de nos clients existants, ce sera essentiellement un changement dans la continuité. » déclare Cees de Rade, président directeur général du Groupe Baarsma Wine:

Pour plus de détails sur la stratégie du groupe et son actualité, rendez-vous à VINEXPO Lundi19 juin à 16h - Parc des Expositions de Bordeaux Hall 1 - Stand A81 (Cordier -Vinadeis)

Cavac et Archambaud partenaires

Pour valoriser les viandes du territoire,
« en local » !


Avec la reprise par son nouveau directeur général, Maxime Vandermeiren en mars dernier, la Maison Archambaud écrit, en lien avec Cavac, une nouvelle page de son histoire. Une priorité commune : valoriser les viandes du territoire vendéen auprès des acteurs locaux.

En quelques mois, la Maison Archambaud, spécialisée dans la découpe de viande multi-espèces, a connu plusieurs évolutions : changement de directeur général, engagement de Cavac en tant qu’actionnaire minoritaire, création d’une nouvelle activité autour de préparations bouchères crues… La volonté affichée du nouveau patron est claire : valoriser les productions locales dans la filière viande en s’adossant à une entreprise de renom, Cavac. « Tout est allé très vite car au final, ce partenariat avec le groupe Cavac coulait de source », résume Maxime Vandermeiren, devenu, à 40 ans, directeur général de la Maison Archambaud et à l’initiative du projet de reprise.

Deux entreprises, des valeurs communes

Ce citadin, promis initialement à une carrière de professeur d’histoire, est tombé par hasard dans le monde de la viande. Séduit par les valeurs humaines des professionnels rencontrés, il n’en est plus sorti. Attiré par la cuisine, il devient charcutier-traiteur puis enseignant pour les futurs bouchers dans une MFR (Maison Familiale et Rurale) à Grenoble. Après plusieurs postes dans la grande distribution, dans l’Ouest de la France, il prend la direction de « Délices de Clobert » aux Epesses (85). En janvier 2016, il rencontre Lionel Archambaud. Trois mois après, le fondateur de la Maison Archambaud lui propose de reprendre son entreprise. Le projet est lancé et, le 14 mars dernier, Maxime Vandermeiren prenait les rênes de l’entreprise.

Depuis, les projets se multiplient. « Le partenariat avec Cavac prend forme », précise-t-il. « Le principe est simple : créer des synergies pour que nos deux entreprises mutualisent leur réseau, leurs compétences et exploitent la complémentarité des outils de travail. L’objectif est clairement assumé et partagé : valoriser au mieux toutes les viandes produites localement. En Vendée, tous les maillons de la filière sont représentés : des agriculteurs aux bouchers de renom en passant par les groupements de producteurs, les abattoirs et les entreprises de découpe. S’allier à Cavac, c’est aussi préserver et capitaliser sur cette richesse ».

Des synergies concrètes : Terre de Viande et gamme Bio

La Maison Archambaud, implantée en Vendée, est, depuis plus de 30 ans, spécialisée dans la découpe de la viande, conditionnée sous toutes ses formes, en frais ou en surgelé. « Les 1022 tonnes de viande travaillées chaque année proviennent avant tout d’abattoirs régionaux, voire locaux, qui eux, sont parfois déjà approvisionnés par les adhérents de Cavac via Bovineo notamment. Ayant des fournisseurs communs, il nous a semblé évident de formaliser ce partenariat ».

Et d’aller encore plus loin… car une fois découpées ou travaillées, les viandes pourront alimenter l’activité Terre de Viande, le site de vente en ligne (créé en juin 2011 par Cavac) et ce, dès le mois de juin ! « Cette proximité avec les outils de découpe nous permettra de raccourcir les délais de préparation et d’accroitre la réactivité entre la prise de commande et l’expédition », précise Christophe Ménoret, responsable de Terre de Viande. « Pour fêter les six ans de notre site, nous visons une livraison en 48 h, dès cet été, sur toute la France ». Dès lors, toute la découpe et la préparation des commandes sera effectuée chez Archambaud. De nouvelles recettes, destinées à enrichir l’offre proposée par Terre de Viande, pourront également être élaborées en commun.

Enfin, autre synergie à venir autour des viandes bio. « L’objectif est de s’appuyer sur notre savoir-faire pour créer des nouvelles préparations bouchères crues en bio. Celles-ci pourront venir compléter l’offre de Bioporc » confie Maxime Vendermeiren. « Une première ! Certaines recettes de brochettes marinées sont déjà prêtes. Nous sommes en attende de certification AB ».

Miser sur la proximité

La volonté de la nouvelle Maison Archambaud est de jouer la carte du circuit-court. Tous les canards et poulets qui entrent dans les usines Archambaud sont nés, élevés et abattus en Vendée. Pour le boeuf, c’est déjà près de la moitié des tonnages. En porc, Archambaud souhaite basculer un maximum de sa gamme vers le label « Porc né et élevé en Pays-de-la-Loire », développé depuis avril 2017 par le Groupement porc de Cavac. Valoriser le savoirfaire local, assurer la pérennité d’entreprises vendéennes, apporter une juste rémunération aux éleveurs et satisfaire les consommateurs… autant d’objectifs vertueux que les deux partenaires souhaitent atteindre, ensemble !