
Marché des céréales
Malgré une offre mondiale abondante,
les cours résistent
Blé tendre
Le Département de l’agriculture américain, l’USDA, a publié ce mardi des prévisions mondiales pour l’offre et la demande de blé qui alourdissent encore le bilan mondial, et pourtant, les cours se reprennent quelque peu, aussi bien à Chicago qu’à Paris.
L’USDA augmente à nouveau ses prévisions de production pour le bassin de la Mer Noire (+3,5 Mt). Ainsi, les estimations pour la Russie atteignent maintenant 81 Mt, soit 9 Mt de plus que ce qui était anticipé en juillet dernier. Ces chiffres expliquent à eux seuls l’alourdissement du bilan mondial. La baisse des prévisions pour l’hémisphère sud, en Australie notamment (-1Mt à 22,5 Mt, soit 11 Mt de moins que l’an passé) ne change en rien l’équilibre général de l’offre et de la demande. Ainsi, la production mondiale de blé est en léger repli par rapport à l’an passé (745 Mt soit – 8Mt). Elle reste supérieure à la demande, ce qui ne permet pas d’alléger les stocks. Ceux-ci sont donc attendus à nouveau en hausse de 3% (263 Mt soit +7,3 Mt par rapport à l’an dernier) et pourraient représenter à 36% des utilisations mondiales à l’issue de la campagne 2017/18.
Malgré des volumes de nature à rassurer les acheteurs, les prix semblent se stabiliser. Les chiffres prévisionnels d’exportations au départ de la Mer Noire, à 57,2 Mt, paraissent tellement élevés, qu’ils semblent difficilement réalisables. L’USDA anticipe des exportations de blé tendre à 32,5 Mt pour la seule Russie… Le défi est de taille et la logistique sera probablement la clef du bilan russe cette année.
En Europe, entre des quantités qui ne sont pas au rendez-vous dans tous les pays, les flux intérieurs se dynamisent pour alimenter l’Espagne, l’Allemagne et le Benelux.
Malgré des retards accumulés sur le début de campagne par manque de compétitivité, FranceAgriMer prévoit des exportations Pays-Tiers à hauteur de 10,2 Mt. Ce chiffre peut paraître optimiste pour certain, et pourtant sur cette base, la prévision de stock de report est attendue à 3,4 Mt. Cela met en évidence le besoin de réaliser des affaires à l’exportation vers l’Union européenne, vers les Pays-Tiers, et/ou de gagner des débouchés en alimentation animale.
Maïs
Alors qu’on attendait une récolte précoce, celle-ci tarde à se matérialiser. Après des précipitations sur les différents bassins de production, à l’est du pays comme dans le sud-ouest les producteurs attendent et misent sur le séchage naturel des grains. Le prix pour des affaires précoces s’apprécient donc sur le bassin du Rhin. Dans le sud-ouest la pression demeure, du fait notamment de la progression de la récolte de tournesol qui mobilise aussi les installations logistiques.
Côté marché, la prévision de production à 12,3 Mt paraît très prudente. Les opérateurs restent prudents et peu actifs.




