S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Actualités de la filière

Rubriques

Négociations commerciales 2022



Les coopératives bovines en ordre
de marche pour saisir l’opportunité offerte par EGAlim 2 d’une meilleure rémunération des éleveurs

A la suite d’une journée d’échanges autour de la mise en œuvre de la loi EGAlim 2 organisée ce jour avec l’ensemble des responsables bovins de coopératives, La Coopération Agricole Filière Bovine confirme que tous ses adhérents sont totalement mobilisés pour se mettre en conformité avec cette nouvelle législation.

En filière bovine, les coopératives sont les chefs de file de l’organisation des filières et de la construction de partenariats des producteurs jusqu’aux distributeurs, dont les objectifs sont multiples : sécuriser les débouchés sur le long-terme, créer de la valeur au profit des associés- coopérateurs, et accompagner la production en réponse aux évolutions et aux attentes des marchés.

La Coopération Agricole Filière Bovine réaffirme aujourd’hui l’engagement des coopératives à mettre en œuvre les nouvelles obligations de la loi EGAlim 2 autant à l’amont qu’à l’aval :

  • Entre les associés-coopérateurs et la coopérative
    En généralisant la contractualisation amont, la loi vient reconnaître les atouts de l’organisation en coopérative qui permet de sécuriser les débouchés des éleveurs en volume et en durée via l’engagement réciproque entre la coopérative et ses associés- coopérateurs, au cœur du modèle coopératif. Par ailleurs, pour être en totale conformité avec les spécificités d’EGAlim 2 concernant la formation du prix, La Coopération Agricole accompagne les coopératives dans la mise à jour de leurs règlements intérieurs.
  • Entre la coopérative et les différents marchés
    Dans le cadre de la loi EGAlim 2, les coopératives travaillent à développer davantage les contrats avec leurs partenaires de l’aval, jusqu’à la distribution. Si l’objectif est bien de généraliser cette contractualisation à l’ensemble des volumes, force est de constater qu’elle reste limitée à la bonne volonté de certains débouchés spécifiques.

« La Coopération Agricole Filière Bovine salue l’objectif porté par la loi EGAlim 2 d’une plus juste rémunération des producteurs et invite chaque coopérative à se mettre en conformité avec la loi en adaptant leur règlement intérieur. Cependant, nous n’atteindrons l’objectif d’une rémunération au niveau des coûts de production qu’à la condition d’un changement d’état d’esprit chez nos clients sur tous les marchés (GMS, grossistes, RHD). C’est un objectif qu’il nous faut viser également sur les marchés export. », déclare Bruno Colin, président de La Coopération Agricole Filière Bovine.

Balance commerciale



Les céréales et produits céréaliers confirment leur place dans la balance commerciale de la France

Les chiffres du commerce extérieur français viennent d’être dévoilés pour l’année 2021. Ils confirment la place primordiale des céréales et produits céréaliers, dans le rééquilibrage de la balance commerciale.

L’agroalimentaire est le 3ème post excédentaire de la balance commerciale française avec + 8 milliards d’euros de solde commercial en 2021. Les céréales et produits céréaliers jouent un rôle particulièrement important avec une balance de + 5,6 milliards d’euros en 2020/2021 dans le solde commercial. Elles représentent le 2ème poste excédentaire de l’agroalimentaire, après les boissons et spiritueux.

La filière céréalière française exporte près d’une tonne sur deux de céréales, soit 25 millions de tonnes en 2020/2021, ce qui en fait le 7ème exportateur mondial.

  • 47 % de la production de blé tendre a été exportée en 2020/2021, soit 13,7 millions de tonnes
  • 32 % du maïs grain est exporté vers l’UE et les DOM
  • 48 % de la production de blé dur a été exportée vers l’UE et les pays tiers
  •  51 % l’orge produite a été exportée en 2020/2021.

Grâce à son savoir-faire et ses outils industriels performants, la filière céréalière française exporte également une partie de ses grains transformés en produits céréaliers comme le malt, la semoule de blé dur et de maïs, l’amidon, la farine, etc.

A titre d’exemples :

  • La France exporte 80 % de sa production de malt : c’est le 1er exportateur mondial de malt
  • Les 3⁄4 de la production des amidonniers sont exportés.

« Avec ses 440 000 emplois, la filière céréalière française est le 4ème contributeur positif à la balance commerciale de notre pays. C’est une fierté forte pour nous tous, une reconnaissance de l’excellence de nos agriculteurs, de nos collecteurs, de nos transformateurs et de nos exportateurs. Ces bons résultats permettent une activité soutenue sur tout le territoire et à l’international grâce au travail quotidien des entreprises », déclare Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales.

Gestion des risques climatiques

en agriculture



L’AGPB salue l’action du Sénat... à une nuance près

Le Sénat a modifié puis adopté le Projet de réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture ce mardi 8 février. Si l’AGPB salue des avancées concrètes pour protéger l’économie des exploitations, elle reste néanmoins mobilisée pour défendre un seuil d’intervention équitable et commun à toutes les cultures.

« La modification puis l’adoption par le Sénat du projet de réforme des outils de gestion des risques en agriculture est un signal encourageant pour la sécurisation des revenus de nos producteurs confrontés aux réalités du changement climatique. C’est le fruit d’un travail conjoint mené avec l’AGPM, la FOP et la CGB depuis de nombreux mois sur ce texte capital pour l’avenir de notre agriculture. » déclare Eric Thirouin, Président de l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB).

Réunie en Conseil d’administration ce jour, l’AGPB salue un certain nombre de modifications introduites par le Rapporteur Laurent DUPLOMB et la majorité du Sénat :

  • La transformation du Projet de loi initial en Projet de loi d’orientation et de programmation pluriannuelle de l’assurance récolte.
  • L’adoption, en conséquence, d’un tableau indicatif des seuils visant à une meilleure diffusion de l’assurance récolte en agriculture.
  • En ce sens, l’adoption par le Sénat de l’OMNIBUS pour toutes les cultures (20% de franchise / 70% de subvention) est une réelle satisfaction sur le volet assurance MRC (Multi-Risque Climatique).

Ces dispositions sont pleinement en phase avec les demandes défendues collectivement et depuis le début de l’examen du texte et doivent permettre une meilleure protection du revenu des producteurs face au changement climatique.

L’AGPB est en revanche plus réservée concernant l’architecture du nouveau fonds pour « pertes exceptionnelles » et déplore notamment l’absence d’un seuil de pertes minimal identique à toutes les cultures au sein du tableau indicatif adopté. Pour Eric Thirouin, « Un seuil d’intervention assurantiel commun à toutes les cultures est pourtant essentiel pour garantir une égalité de traitement entre les agriculteurs ».

Dans ce contexte, et dans la perspective de la réunion de la Commission Mixte Paritaire sur ce Projet de loi :

  • L’AGPB reste mobilisée et très vigilante quant au maintien de l’OMNIBUS pour toutes les cultures dans la cadre de l’assurance MRC.
  • L’AGPB appelle de ses vœux un seuil de pertes minimal identique pour toutes les cultures dans le cadre du fonds pour pertes exceptionnelles.

L’UIPP devient Phyteis,

Pour le futur de la protection des cultures



L’association professionnelle UIPP se repositionne et élargit son périmètre d’actions. Aujourd’hui la protection des cultures passe par 4 grandes familles de solutions complémentaires et indissociables, l’agronomie digitale, les biotechnologies, la bioprotection et la phytopharmacie conventionnelle, qui permettent de répondre plus vite aux enjeux de l’agriculture.

L’agriculture opère une transformation remarquable. Sa mission sera toujours de produire, pour tous, une alimentation saine, de qualité. Sa feuille de route s’ouvre également aux enjeux de souveraineté alimentaire, de préservation des écosystèmes, de contribution active à la lutte contre le réchauffement climatique.

Phyteis, une mutation qui reflète la transformation du secteur de la protection des cultures

Directement impliqué dans l’atteinte de ces objectifs ambitieux, le secteur de la protection des cultures a engagé, depuis plusieurs années, une transformation en profondeur. Pour amplifier cette évolution, il se repositionne. Avec sa nouvelle identité Phyteis, notre association professionnelle affirme, plus fort, le cœur de son métier.

Discipline agronomique, souvent réduite aux seuls produits phytopharmaceutiques, la protection des plantes rassemble quatre grandes familles de solutions complémentaires et indissociables : les solutions de bioprotection directement inspirées des mécanismes naturels, les biotechnologies, l’agronomie digitale qui facilite le pilotage des itinéraires techniques et, enfin, la phytopharmacie conventionnelle utilisée de façon ciblée.

En France, 10 000 bioagresseurs s’attaquent chaque année aux plantes. Protéger les cultures reste un impératif. Seul un effort constant dans la recherche de solutions toujours plus sûres pour la santé et l’environnement sécurise la transition agroécologique. C’est tout le sens de notre signature, « Protéger les cultures, protéger le futur ».

Quatre familles de technologies pour une protection plurielle des cultures

Pour mener à bien leurs cultures dans les meilleures conditions, les agriculteurs font régulièrement appel à quatre grandes familles de technologies qu’ils utilisent le plus souvent en combinaisons. Elles forment les piliers des stratégies de protection des plantes.

  • L’agronomie digitale qui utilise toute la puissance du numérique pour accompagner les agriculteurs dans leurs décisions et maximiser la précision des interventions.
  • Les biotechnologies auxquelles on doit notamment des plantes plus résistantes et qui promettent encore d’immenses progrès.
  • La bioprotection qui s’inspire directement de la nature : les micro-organismes comme les bactéries et virus, les substances sémiochimiques comme les phéromones ou les kairomones, les substances d’origine végétale, animale ou minérale et des voies de recherche telles que par exemple les neuropeptides.
  • La phytopharmacie conventionnelle qui apporte des solutions concrètes et sûres en complément des autres technologies.

Bruno Baranne, président de Phyteis « L’agriculture française est entrée dans une nouvelle révolution, forte de connaissances, sans cesse approfondies. Les entreprises de la protection des cultures contribuent activement à la transition agricole en déployant une large palette de solutions concrètes, efficientes et pérennes. »

Un nouveau nom

« Phyteis » est une référence directe à l’univers végétal. C’est aussi une projection vers l’avenir, un nom évocateur d’innovation et empreint de dynamisme. Le graphisme est décliné à partir de celui de l’association européenne CropLife Europe. Il montre la volonté de Phyteis d’évoquer les liens entre les deux organisations.
La signature « Protéger les cultures, protéger le futur » souligne la mission du secteur. En protégeant les cultures, la France assure le futur de son agriculture, le futur de sa souveraineté alimentaire et le futur de son environnement et de sa biodiversité.

Phyteis s’engage dans le débat public à l’occasion de la Présidence Française de l’Union Européenne, pour une agriculture résiliente, décarbonée et souveraine

La transition sans précédent du secteur agricole confortée par les ambitions présentées dans le Green Deal, place l’agriculture européenne parmi les acteurs économiques les plus exposés aux changements, que ce soit en termes de pratiques ou au regard des attentes sociétales.
Une évaluation de l’impact des stratégies De la ferme à la fourchette et Biodiversité s’avère nécessaire, afin d’évaluer les conséquences sur la viabilité de la production agricole, le rendement et le revenu des agriculteurs. A cette condition, l’ensemble de la filière agricole sera en capacité d’apporter des solutions au défi climatique et à la nécessaire préservation de la biodiversité, de maintenir sa production au regard de la croissance démographique, d’être souveraine et de créer de la valeur pour les agriculteurs.

Emmanuelle Pabolleta, Directrice générale de Phyteis, déclare : « En permettant aux agriculteurs d’avoir accès à des solutions et des outils innovants, durables, sûrs et abordables, les entreprises représentées au sein de Phyteis mesurent l’ampleur des défis qui se posent pour la filière agricole. Le secteur de la protection des plantes s’engage ainsi aux côtés des agriculteurs en tant qu’acteurs de la transition agroécologique, et met à leur service sa force d’innovation et son dynamisme grâce au développement de filières d’excellence ».

Phyteis s’engage ainsi autour de trois axes.

  • - Promouvoir un cadre réglementaire favorable à l’innovation en agriculture. Pour que les agriculteurs européens mettent pleinement en œuvre la lutte intégrée contre les bioagresseurs des cultures, il est essentiel qu'ils aient accès aux solutions innovantes déployées en agriculture (agronomie digitale, biotechnologies, bioprotection, phytopharmacie conventionnelle, etc.). Le cadre réglementaire relatif au déploiement et à la mise sur le marché de ces solutions doit être sécurisé, adapté et reposer sur une approche scientifique.
  • Encourager les investissements en faveur de la protection des cultures. Les entreprises du secteur placent l’innovation au cœur de leur métier pour fournir des solutions participant activement à la performance économique et à la résilience de l’agriculture. L’Union européenne doit encourager les initiatives collaboratives entre les secteurs publics et privés, et se doter d’une capacité en matière de recherche souveraine qui encourage le déploiement de pratiques toujours plus respectueuses. L’implantation de centres de recherche doit ainsi être encouragée afin de soutenir le dynamisme et la création des pôles économiques et scientifiques au sein des territoires européens.
  • Soutenir un usage raisonné des solutions de protection des plantes tout en garantissant leur disponibilité. Le secteur s’engage en faveur d’une utilisation des solutions de protection des plantes compatible avec le développement durable. Les données relatives à cette utilisation devraient intégrer des indicateurs de risques complémentaires, comme la prise en compte des situations agronomiques, parasitaires, permettant de connaître précisément les contextes d’utilisation et les progrès réalisés. Une approche combinatoire, à travers l’usage de l’ensemble des solutions disponibles dans une logique de protection intégrée, doit être encouragée pour renforcer la durabilité de l’utilisation des différentes solutions. Le maintien des solutions existantes en l’absence d’alternatives efficaces et économiquement viables doit également être soutenu pour préserver notre souveraineté.

Un marché des produits phytopharmaceutiques stable en 2020

En 2020 les entreprises adhérentes à l’UIPP ont réalisé un chiffre d’affaires de 1,90 milliards d’Euros pour un total de 51 250 tonnes de substances actives mises sur le marché. Le marché est resté stable par rapport à 2019.

2019 et 2020 sont deux années qui ont bénéficié de conditions météo favorables aux cultures et peu propices au développement des maladies à l’exception notable des attaques de pucerons verts sur betterave qui ont provoqué la perte d’environ 30% de la récolte.

La tendance sur les 4 dernières années montre +23% pour le biocontrôle et –16.5 % pour les produits conventionnels.