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Hebdo N°10 - Vendredi 09 mars 2018

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Actualités de la filière

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La part des femmes

en agriculture en 2016




Cheffes d’exploitation ou d’entreprise, conjointes actives sur l’exploitation ou salariées de la production agricole, les femmes sont fortement présentes en agriculture. En 2016, la population active agricole féminine se compose de 111 000 cheffes, 25 500 collaboratrices d’exploitation et 372 000 salariées, soit un total de plus de 508 000 femmes.

Un quart des chefs de sexe féminin

En 2016, elles sont 111 000 cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole, soit 24 % de l’ensemble, une proportion globalement stable depuis plus de dix ans. Si les femmes représentent 25,6 % de l’effectif des chefs d’exploitation, leur proportion n’est que de 5,1 % parmi les chefs d’entreprise de services.

L’âge moyen des femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51,6 ans contre 48,2 ans pour les hommes. Parmi elles, 19,3 % ont plus de 60 ans.

Un huitième des femmes devenues chef par transfert entre époux

Lorsque l’agriculteur fait valoir ses droits à la retraite, il dispose de la possibilité de transmettre son entreprise à son conjoint, qui la dirige alors jusqu’à sa propre retraite. Dans 88,2 % des cas, cette transmission -dite transfert entre époux- s’effectue de l’homme vers la femme. La proportion de femmes ayant bénéficié d’un transfert entre époux est de 12,1 %. Cette proportion n’est que de 0,5 % pour les hommes. L’âge moyen des cheffes s’établit à 50,8 ans en l’absence de transfert entre époux et à 62,1 ans dans le cas contraire.
Le phénomène du transfert entre époux était très important dans les années 2 000. La réforme des régimes de retraite, en conduisant les chefs à prendre leur retraite de plus en plus tardivement, a néanmoins contribué à le réduire très fortement. Les femmes ayant succédé à leur mari dans les années 2 000 prennent désormais leur retraite, et les départs ne sont plus compensés par autant de transferts entre époux. En conséquence, entre 2006 et 2016, le recul démographique des actifs agricoles affecte de manière un peu plus marquée les effectifs féminins (- 14,5 %) que masculins (- 13,4 %).

Une présence féminine à la tête de 29 % des exploitations ou entreprises

En 2016, 29,2 % des exploitations et des entreprises agricoles possèdent au moins une femme comme exploitante ou coexploitante. Associées à des dirigeants masculins, les femmes dirigent des structures de forme sociétaire, comme le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) ou l’EARL (entreprise agricole à responsabilité limitée). Seules, les femmes privilégient la forme juridique en nom personnel dans 71,7 % des cas. Pour les hommes ce choix est moins marqué (59,7 %).

Une présence plus marquée dans l’agriculture traditionnelle et la filière cheval

Les cheffes d’exploitation exercent principalement leur activité dans le secteur de l’élevage de bovins-lait (17 %), les cultures céréalières et industrielles (16,6 %) et les cultures et élevages non spécialisés (12,7 %). De manière générale, les femmes sont présentes dans l’agriculture traditionnelle.
Elles sont aussi proportionnellement très implantées dans l’élevage de chevaux (47,6 %), l’en-traînement, dressage, haras, clubs hippiques (45,6 %) et l’élevage de gros animaux (44,4 %). En revanche, elles sont quasi-absentes dans les exploitations de bois (1,6 %), les entreprises paysagistes (4,3 %), la sylviculture (9,8 %) et les entreprises de travaux agricoles (12,1 %).

Des revenus professionnels moyens 30 % inférieurs à ceux des hommes

En 2016, lorsqu’elles sont imposées au réel et que les revenus sont connus, les agricultrices disposent d’un revenu professionnel agricole annuel moyen de 9 552 euros, et 30 % inférieur à celui des agriculteurs (13 601 euros).
L’écart de revenu est maximal parmi les plus bas et les plus hauts revenus professionnels ; dans les tranches intermédiaires de revenus, l’écart oscille entre 0,5 et 2 % en faveur des hommes.

Les femmes chefs d’exploitation sont 41,8 % à bénéficier d’un revenu inférieur à 4 315 euros par an, critère couramment utilisé pour qualifier les situations de grande difficulté. Chez les hommes, cette proportion est de 36,6 %. En revanche, parmi les chefs dont le revenu professionnel moyen est déficitaire, les femmes ont un déficit moyen plus faible que celui des hommes : soit 6 360 euros pour les premières et 7 157 euros pour les seconds.

Les femmes sont à peine un quart à bénéficier de revenus professionnels supérieurs à 1820 SMIC (soit 17 600 euros), contre un tiers des hommes. Dans cette tranche de revenus la plus élevée, les revenus professionnels moyens des femmes sont inférieurs de 8,2 % à ceux des hommes (respectivement 35 761 euros et 38 967 euros).

Le statut de collaboratrice d’exploitation tombé en désuétude

En 2016, parmi l’ensemble des conjointes d’exploitants ou d’entrepreneurs agricoles, 15 % sont affiliées en qualité de conjointes actives sur l’exploitation ou dans l’entreprise avec le statut de collaboratrice d’exploitation.

En dix ans, l’effectif de collaboratrices d’exploitation a été divisé par deux, traduisant le désintérêt des jeunes générations pour ce statut. Les femmes préfèrent s’orienter vers un statut de coexploitant lorsqu’elles restent sur l’exploitation.

Agées de 53,5 ans en moyenne, elles sont, elles aussi, principalement présentes dans les secteurs d’activité traditionnels comme l’élevage laitier, le secteur céréalier, la polyculture associée à de l’élevage ou l’élevage de bovins pour la viande.

Elles sont présentes sur l’exploitation agricole de leur conjoint, le plus souvent dans une structure en nom personnel, et exploitant une superficie supérieure à la moyenne (62,9 hectares vs 55,4 hectares).

En termes de revenus, 30,7 % des exploitations ayant des collaboratrices d’exploitation ont des revenus égaux ou supérieurs à un SMIC annuel alors que pour 26,3 %, les revenus n’excèdent pas 400 SMIC horaire.

372 000 femmes salariées dans la production agricole

Le secteur de la production agricole emploie 372 000 femmes, un effectif en baisse de 3,9 % par rapport à 2015. Elles représentent 90 600 équivalents temps plein (+ 1,6 % en un an) et 35,1 % des salariés du secteur.

Avec un âge moyen de 38,9 ans, les salariées de la production agricole sont principalement employées dans la viticulture (36,9 %), les cultures spécialisées (31,1 %), et les cultures et élevages non spécialisés (16,6 %), une hiérarchie des activités prépondérantes stable depuis une décennie.
Des conditions d’emploi moins favorables pour les femmes salariées

Le recours au contrat à durée déterminée (CDD) occupe une place prépondérante dans l’emploi féminin de la production agricole. Ainsi, 83,1 % des salariées du secteur détiennent un CDD, ce qui représente 308 900 contrats de travail en 2016. Le recours au CDD prévaut particulièrement dans la viticulture, les cultures spécialisées et les entreprises de travaux agricoles, des secteurs marqués par des volumes conséquents de travail saisonnier.

Sur le marché du travail agricole, les femmes ont des conditions d’emploi plus précaires que celles des hommes. En CDD, la durée moyenne d’un contrat féminin est inférieure de 16,6 % à celle d’un contrat masculin. En revanche, leur rémunération horaire moyenne est supérieure de 1,8 % à celle des hommes. En CDI, les femmes ont des temps de travail inférieurs de 16,3 % en moyenne à ceux des hommes. Elles sont plus souvent à temps partiel, et leurs niveaux de rémunération horaire sont inférieurs de 4,9 % à ceux des hommes. Enfin, les femmes représentent 38 % des salariés saisonniers.

Environ 146 000 femmes n’ont pas le statut de non salarié agricole mais sont néanmoins incontournables

En 2016, environ 146 000 femmes d’exploitants ne sont ni cheffes, ni collaboratrices d’exploitation. Elles occupent un emploi salarié dans l’entreprise de leur conjoint ou dans une autre entreprise et assurent ainsi un complément de revenu au ménage, contribuant par contrecoup au maintien de l’exploitation. Leur participation à la gestion des exploitations n’est pas directement mesurable, mais réelle, car lorsqu’elles sont interrogées lors du recensement agricole, elles déclarent majoritairement aider à la gestion de l’exploitation, bien que n’ayant pas le statut de collaboratrice.

SIA 2018

Le salon de la reconquête


 

La 55ème édition du Salon International
de l'Agriculture a été couronnée de succès.

 
La forte hausse de la fréquentation, plus de 50 000 visiteurs supplémentaires par rapport à 2017, montre à quel point le monde agricole, à travers l'ensemble de ses organisations, attire toujours autant tous les publics.
 
Les politiques sont venus en nombre également alors qu'il n'y avait pas d'échéance politique majeure, preuve, s'il en est, que venir au Salon pour s'imprégner des réalités agricoles reste un passage obligé.
 
Chacun a pu mesurer le mouvement enclenché par l'agriculture française pour répondre aux enjeux de demain. La présentation des avancées concernant le contrat de solutions porté par plus de trente organisations agricoles et de recherche a démontré tout le travail effectué pour un meilleur usage des produits phytosanitaires. Il a suscité beaucoup d'intérêt de la part des politiques lors de leur visite sur notre stand.
 
La journée sur les énergies renouvelables, organisée en partenariat avec le SER, nous a permis de rappeler, une nouvelle fois, que face au changement climatique, l'agriculture est source de solutions qu'il est urgent de prendre en compte.
 
Grâce à la Ferme digitale, les visiteurs ont pu également constater les progrès réalisés en matière d'innovation afin d'accompagner durablement l'évolution de toutes les agricultures.
 
Enfin, le succès rencontré par le job dating a montré que les métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire avaient toujours beaucoup d'attraits.
 
Ce Salon fut également une opportunité de rappeler les lignes rouges que nous ne voulons pas voir dépasser, que ce soit sur les accords avec le Mercosur, le Plan loup 2018/2022 dont le contenu ne sauvera en rien le pastoralisme français, les engagements de la France pour défendre la PAC ou encore la finalisation très difficile des négociations commerciales qui met en exergue l'impérieuse nécessité d'une loi.
 
Nous souhaitons que l'élan créé autour du thème du Salon « l'agriculture, une aventure collective » se poursuive bien au-delà afin d'accompagner les agriculteurs dans les nombreuses opportunités qui s'offrent à eux.

MOOC RSE

de la Coopération Agricole



         

Lancement de la première session le 4 juin prochain

La Coopération Agricole lance sa première session du MOOC RSE sectoriel, réalisé en partenariat avec Agreenium, Bordeaux Sciences Agro, Montpellier SupAgro, Services Coop de France et Coop de France Agroalimentaire.

La RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises, est la contribution des entreprises au développement durable. Celle-ci prend une place particulièrement importante dans le secteur agroalimentaire qui connaît, depuis plusieurs années, de profonds bouleversements en raison d’attentes sociétales de plus en plus fortes. Les clients, en quête de transparence sur les processus de production, les impacts environnementaux ainsi que les conditions de travail, évoluent dans leurs actes d’achat et sont en quête de produits durables et responsables répondant à leurs aspirations. La RSE, en reconnaissant les intérêts des parties prenantes de l’organisation, est une solution privilégiée par les coopératives agricoles et agroalimentaires depuis une dizaine d’années.

Avec cet outil conçu par des acteurs du secteur coopératif et du monde académique, la coopération agricole souhaite sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de la RSE dans le secteur agroalimentaire tout en leur permettant de mieux s’imprégner des enjeux économiques, sociaux et environnementaux actuels. Ce dispositif s’adresse donc aux étudiants, personnes en recherche d’emplois, collaborateurs, salariés de l’agroalimentaire, grand public, clients des coopératives…

Ce MOOC de la RSE coopérative proposera des vidéos, quiz et des ressources complémentaires sur les thématiques suivantes :

  • Stratégie & Gouvernance,
  • Economie,
  • Environnement,
  • Social.

La participation au MOOC et gratuite et donnera lieu à une attestation de réussite. Elle est formatée sur une durée de 5 semaines.

Découvrez le teaser du MOOC RSE de La Coopération Agricole ici.

Vous pouvez dès à présent vous y inscrire sur www.fun-mooc.fr