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Hebdo N°26 - Vendredi 06 juillet 2018

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Actualités de la filière

Rubriques

Récolte céréalière de l'UE

Estimations


 

Le Copa et la Cogeca révisent
à la baisse les prévisions céréalières de l’UE et soulignent
la situation difficile du marché

Le Copa et Cogeca ont publié aujourd'hui de nouvelles estimations pour la récolte céréalière de l'UE de cette année et prévoient une baisse de 6 % de la production céréalière et oléagineuse de l'UE, en raison de conditions climatiques extrêmes.

Max Schulman, Président du groupe de travail « Céréales » du Copa et de la Cogeca , a déclaré : « Les agriculteurs de certains pays d'Europe centrale et du Nord - Estonie, Lettonie, Lituanie, Danemark, Suède, Pologne, Allemagne et Finlande - ont été frappés de plein fouet par une grave sécheresse qui atteint des proportions catastrophiques. Alors que certains pays du Sud (Péninsule Ibérique, Italie, France) ont connu des inondations. Nous prévoyons donc une baisse d'environ 6 % de la récolte céréalière de l'UE par rapport à 2017, pour un total de 273, 8 millions de tonnes ».

« Pour le blé tendre, une réduction de 2,2 % de la surface est prévue car les prix restent inférieurs aux coûts de production et les agriculteurs continuent d'être touchés par le ciseau des prix », a ajouté M. Schulman.

Arnaud Rousseau, Président du groupe de travail « Graines oléagineuses » du Copa et de la Cogeca, a ensuite mis en garde contre la baisse estimée à 6 % de la production d'oléagineux dans l'UE (2 millions de tonnes de moins), par rapport à l'année dernière, avec une récolte de 31,5 millions de tonnes. Nous sommes également préoccupés par le remplacement des biocarburants issus de cultures agricoles de l'UE par des importations d'huile de palme et de biodiesel. Les biocarburants à base de cultures  agricoles de l'UE qui génèrent un co-produit riche en protéines pour l'alimentation animale doivent être encouragés par rapport à l'huile de palme dans l'UE. En outre, nous demandons à la Commission de mettre en œuvre d'urgence le droit compensateur sur les importations de biodiesel en provenance d'Argentine.

« Pour les protéagineux, la réduction de 5 % (100 000 hectares) dans la zone UE-28 par rapport à 2017 est due à l'interdiction d'utiliser des produits phytosanitaires sur les surfaces d'intérêt écologique (SIE), ce qui nous déçoit beaucoup. La production de protéagineux devrait être inférieure d'environ 1 million de tonnes », a ajouté M. Rousseau.

Afin de soutenir les agriculteurs souffrant d'effets climatiques extrêmes, le Copa et la Cogeca demandent par conséquent un paiement anticipé à la Commission européenne pour aider les agriculteurs à rester à flot. Le Copa et la Cogeca appellent les États membres à mettre pleinement en œuvre les outils de gestion des risques climatiques.

Plan sur la biodiversité


 

Le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie et autres espèces invasives tire la sonnette d’alarme
 
Alors que le Ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot vient de présenter le Plan sur la Biodiversité, le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie et autres espèces invasives tire la sonnette d’alarme. « Il est essentiel que le Plan Biodiversité prenne en compte de manière significative ce problème majeur des espèces invasives », affirme Dino Cinieri, député de la Loire et Président du Comité Parlementaire. « Fléau pour la biodiversité, elles touchent par ailleurs de plein fouet l’ensemble des citoyens et tous nos agriculteurs, qui en sont les premières victimes ». Les espèces invasives comme l’ambroisie sont l’une des causes importantes d’atteinte à la biodiversité et de menace des écosystèmes. La gestion de celles-ci ne doit pas être oubliée.
 
Fort développement des espèces invasives
D’après les propres services du Ministère de la Transition écologique et solidaire, 10 à 15% des 12 000 espèces exotiques présentes en Europe sont considérées comme invasives. A travers les flux croissants de marchandises et de personnes (tourismes, flux migratoires forcés etc.), la dissémination des graines par les animaux et le vent, le territoire de la métropole est fortement touché par le développement d’espèces invasives, notamment exotiques. En 2013, l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)* a souligné l’introduction d’au moins 2 201 espèces en métropole, 91 % de continentales (aquatiques et terrestres) et 9 % d’espèces marines. 111 d’entre elles sont considérées comme envahissantes, incluant 72 espèces végétales et 31 espèces animales. Nombre d’entre elles, peuvent causer d’importants dommages aux écosystèmes (ragondin, rat musqué…), tout en engendrant des impacts économiques et sanitaires d’envergure, notamment sur les activités forestières et agricoles.
 
Une conséquence directe sur la mortalité des abeilles
Les agriculteurs quant à eux subissent de plein fouet le fléau de l’ambroisie. En région Auvergne-Rhône-Alpes, 50 000 hectares en sont colonisés. Le risque est majeur de voir les agriculteurs se détourner de certaines cultures pourtant essentielles à la biodiversité comme le tournesol. De la même manière, l’expansion de l’orobanche, notamment en Poitou-Charentes, incite les agriculteurs à réduire les surfaces en production de colza.
 
De lourdes conséquences économiques
Les plantes invasives comme l’orobanche engendrent par ailleurs d’importantes conséquences économiques. Sur le littoral Ouest, son expansion fait chuter les rendements à hauteur de 50 à 100 %. 50 000 hectares de colza ont ainsi été perdus au cours des dernières années. 150 000 hectares de SAU (Surface Agricole Utile) sont potentiellement concernés par l’extension de ce parasite et
20 départements sont touchés. « Le Plan Biodiversité doit absolument tenir compte des besoins des agriculteurs. Les filières agricoles doivent être soutenus et bénéficier d’outils innovants pour préserver la biodiversité » poursuit Dino Cinieri.
 
Les espèces invasives : un sujet d’inquiétude majeur pour la biodiversité
Le Comité Parlementaire affirme avec force la nécessité de prendre en compte l’ambroisie et les autres espèces invasives dans le Plan sur la Biodiversité. Elles constituent en effet un sujet inquiétant pour l’ensemble des acteurs. Ces préoccupations s’agrègent autour de trois grandes politiques publiques européennes et nationales que sont la santé humaine, la santé de la biodiversité et la santé animale et végétale. Ces politiques montrent que nous sommes à l’aube d’une prise de conscience globale qui nécessite une approche transversale et une synergie de terrain alliant anticipation, coopération et innovation.
 
* Statistiques du Commissariat général au Développement durable, Ministère de la Transition écologique et solidaire, 2014.

Développement




Nouveau président, création de nouvelles sections, anticipation : l’UNIFA développe son positionnement d’organisation professionnelle représentative de tous les fertilisants

Le 21 juin 2018, les adhérents de l’Union des Industries de la Fertilisation (UNIFA) réunis en Assemblée Générale, ont élu pour Président Renaud Bernardi (Boréalis). Renaud Bernardi prend la suite de Thierry Loyer, Président depuis 2013. M. Henri Boyer (Groupe Roullier) demeure Vice-Président et Olivier Peltier (Lhoist France Ouest) prend la fonction de Trésorier.

Pour Renaud Bernardi : « Je tiens à remercier Thierry Loyer pour le travail de représentation des adhérents et de réorganisation qu’il a mené durant ses deux mandats. Je m’inscris dans la continuité de ses actions, avec la volonté de capitaliser sur la représentativité de l’UNIFA, en France et en Europe, de tous les métiers de la fertilisation. Je peux pour cela compter sur Florence Nys et ses équipes, expertes et opérationnelles sur l’ensemble de nos sujets.»

Il a également été annoncé la création de deux nouvelles sections : Biostimulants et Fertilisants Organiques et Organo-Minéraux (FOMO). Ces groupes viennent renforcer l’expertise de l’UNIFA sur des sujets spécifiques et au coeur des enjeux réglementaires mais aussi politiques et sociétaux actuels.

« L’UNIFA est en mesure d’œuvrer pleinement au soutien d’une profession qui a son rôle à jouer dans les grands mouvements économiques, comme les suites des Etats Généraux de l’Alimentation, l’économie circulaire en France ou le Nouveau Règlement des Matières fertilisantes européen. Le monde agricole, dont nos entreprises adhérentes dépendent, connait de profondes mutations. Notre objectif est d’accompagner ces changements en anticipant leurs besoins mais aussi en prenant en compte les attentes sociétales montantes », conclut Florence Nys, Déléguée Générale de l’UNIFA.