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Hebdo N°44 - Vendredi 03 décembre 2021

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Vie des entreprises

Rubriques

Carbon Extract

du groupe Crédit Agricole




Agrosolutions lance le 1er outil d’accompagnement complet de la transition bas-carbone

Déjà 500 exploitations engagées, 180 conseillers agricoles formés à l’utilisation de Carbon Extract

Neutralité carbone : l’agriculture en alliée du climat

Les Accords de Paris signés en 2015 engagent les pays signataires vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Au niveau national, la feuille de route est claire : la Stratégie Nationale bas-carbone définit un objectif de réduction des émissions de GES du secteur agricole de -46% à l’horizon 2050. L’agriculture est identifiée comme un réel atout pour contribuer à l’objectif national. C’est l’un des secteurs, avec la forêt, qui séquestre le plus de carbone et aura un rôle clé pour compenser les émissions résiduelles des autres secteurs.

L’outil, conforme aux méthodes déjà validées par le ministère de la transition écologique, a été conçu pour les conseillers agricoles pour un accompagnement pas à pas des agriculteurs dans leur transition et les structures de conseil pour un pilotage des projets Label bas-carbone à l’échelle du territoire.

« Nous avons créé Carbon Extract pour que les conseillers agricoles aient toutes les clés pour accompagner la transition agroécologique des agriculteurs, déclare Morgane Hénaff, Manager Transition bas-carbone chez Agrosolutions. Un import automatique des données déjà disponibles dans les outils de traçabilité facilite la collecte des informations. Ensuite, une formation et des clés de compréhension sont données aux conseillers agricoles pour guider l’agriculteur sur l'impact carbone et les co-bénéfices environnementaux d'une ou plusieurs pratiques. L’intérêt réside également dans la création d’un module pour évaluer le coût de la transition pour l’agriculteur et définir ainsi une transition réaliste et un prix du carbone adapté ».

Identifier 1 million de tonnes de CO2 eq à éviter et à séquestrer d’ici 5 ans

Porté par une équipe de 10 experts agronomes en transition bas-carbone, l’outil Carbon Extract compte déjà plus de 180 conseillers agricoles formés dans plus de 50 structures de conseil (coopératives, chambres d’agriculture, centre de gestion) et 500 diagnostics d’exploitations ont déjà été contractualisés. Dans la lignée de la 3ème voie de l’agriculture portée par le groupe InVivo, les objectifs sont ambitieux :

  • Diviser par deux les émissions du secteur agricole en 2050.
  • 20 000 exploitations agricoles accompagnées par l’outil d’ici 5 ans
  • Identifier 1 million de tonnes de CO2 eq à éviter et à séquestrer d’ici 5 ans

Une équipe dédiée à la transition agricole sur le terrain chez Cérèsia

Dans le cadre de l’appel à projet « Bon Diagnostic Carbone » de l’ADEME, Cérèsia a été retenu pour accompagner 30 exploitations qui bénéficieront de la prise en charge à 90% de leur diagnostic carbone. Cérèsia travaille l’enjeu carbone depuis plusieurs mois, un objectif : être prêt à proposer des solutions d’accompagnement à ses agriculteurs. Même si le sujet reste complexe, le diagnostic carbone permet de faire un point concret de situation de l’exploitation sur son impact GES et la quantité de carbone stockée dans le sol. L’équipe des Conseillers en Outils de Pilotage et Services a été formée à l’outil Carbon Extract. A partir du résultat du diagnostic, l’agriculteur saura précisément où se situer. Il pourra, avec son conseiller, simuler des changements de pratiques pour optimiser son impact GES et générer des crédits carbones. Plusieurs leviers sont mobilisables comme par exemple l’optimisation de la fertilisation ou l’augmentation de la biomasse des couverts. Le changement de pratiques devra intégrer le coût engendré qui doit forcément générer de la valeur ajoutée.

FOCUS : Le label bas-carbone, un cadre volontaire pour développer les projets de transition agroécologique

L’outil Carbon Extract permet aux agriculteurs de calculer des crédits carbone selon les méthodes certifiées du Label bas-carbone. Pour rappel, le label bas-carbone est un cadre de certification de projets mis en place par le ministère de la transition écologique pour permettre à des acteurs privés ou publics de compenser leurs émissions dans le secteur agricole et forestier.

Aujourd’hui 6 méthodes sont validées sur le secteur agricole et le dispositif France relance lancée au printemps dernier permettant de financer des diagnostics carbone à hauteur de 90 % pour les agriculteurs installés depuis moins de 5 ans.

Le label est l’opportunité pour les agriculteurs d’être accompagné économiquement pour mettre en place des changements de pratiques favorables à une réduction des émissions de GES et séquestration de carbone.

Télécharger les annexes

Bilan des récoltes automnales

très positif



Une excellente collecte pour des débouchés toujours plus nombreux

Le bilan des récoltes automnales est très positif, toutes céréales confondues. Il devrait être aux alentours de 610 000 tonnes au global. Un motif de satisfaction pour les agriculteurs et la coopérative Euralis, avec, à la clé, des cultures diversifiées et des débouchés plus variés.

Euralis se réjouit pour ses producteurs

La collecte automne 2021 est très satisfaisante (550 000 tonnes de maïs, 25 000 tonnes de soja, 30 000 tonnes de tournesol et environ 10 000 tonnes de sorgho).

Pour certains agriculteurs, il s’agit de récoltes record, et pour la grande majorité, les rendements sont très bons (une minorité de nos adhérents sont en moyenne en dessous de 10 tonnes/hectare).

Côté Euralis, les équipes ont été largement mobilisées, les silos et leurs outils de séchage ont tourné à plein régime, de façon continue. Les appels de marchandises ont été plus importants que d’habitude, en lien avec les programmes d’exécution bateaux pour les départs à l’export. Cela explique aussi cette activité intense, au-delà des rendements exceptionnels.

Les raisons d’une récolte réussie

Ce bilan très positif s’explique notamment par une météo favorable.
Au moment des semis, en avril et en mai, il a plu régulièrement, ni trop ni trop peu, ce qui a aidé la levée.
Et pendant la récolte, le temps a été sec.

« Cette année est exceptionnelle : on n’a pas eu une goutte de pluie entre le 5 et le 30 octobre. Ce qui a un impact positif sur les taux d’humidité : pour le maïs, on est autour de 25-26 % alors qu’au vu des conditions de cultures estivales on avait estimé une humidité moyenne plus élevée » explique Franck Camet-Lassalle, responsable Grands Comptes Euralis.

Qui dit taux d’humidité, dit coût de séchage. « Alors que le tarif du gaz règlementé a augmenté de 60%, nous avons augmenté nos tarifs de séchage de 13% » poursuit Franck Camet-Lassalle.

« La stratégie de couverture achat nous a permis de ne pas répercuter complètement ces augmentations sur nos tarifs. De plus, sur tous les sites sécheurs d’Euralis, nous pilotons la consommation de gaz via le suivi d’un indice de performance énergétique. Cela nous permet d’optimiser le fonctionnement de chaque séchoir en régulant la température et le débit d’extraction. Cette démarche d’amélioration continue nous aide à réguler nos consommations ».

Dernière bonne nouvelle pour les agriculteurs, les cours sont globalement à la hausse sur le marché mondial des céréales et oléagineux et sur les débouchés des productions collectées par Euralis. Ce qui signifie un retour vers une rentabilité pour les productions de maïs, soja et tournesol de nos adhérents.

Des récoltes plus variées pour des débouchés plus nombreux

Pour Euralis, le maïs est une culture historique. Au fil des ans, le Groupe a choisi de se diversifier en accompagnant ses adhérents vers d’autres cultures (céréales à paille, soja, tournesol…) et en développant des filières à valeur ajoutée (maïs waxy, soja alimentaire…). Cette diversité permet naturellement de multiplier les débouchés, en France et partout en Europe.

Site internet : https://www.euralis.fr

banseau-soufflet

Malteries Soufflet et HEINEKEN



Pour le développement de la production d'orges bas carbone

Malteries Soufflet et HEINEKEN, qui travaillent ensemble à la production d'orges bas carbone depuis plus de 2 ans, dans un programme international baptisé « Low carbon farming program » (France, Brésil et Russie), ont présenté les pilotes de production réalisés avec Soufflet Agriculture pour la récolte à venir.

Organisé conjointement par Malteries Soufflet et HEINEKEN jeudi 18 novembre 2021, le « Low carbon barley day » a rassemblé au siège du Groupe Soufflet à Nogent-sur-Seine (10) des experts de la filière orge-malt-bière pour faire découvrir les travaux de recherche sur la production bas carbone d'orges d'hiver et de printemps réalisés en France (Centre et Grand-Est) et au Brésil (sur 19 parcelles au total). Etaient présents :

  • Des experts agronomes de Malteries Soufflet et de Soufflet Agriculture,
  • Les équipes achats et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) d'HEINEKEN,
  • Des agriculteurs producteurs d'orge.

Après une séance d'échanges sur les solutions présentées pour réduire l'empreinte carbone, l'ensemble des participants a visité les pilotes de production réalisés conjointement par les experts agronomes de Malteries Soufflet et de Soufflet Agriculture sur une parcelle d'essai à Maizières-la-Grande-Paroisse (10).

Ces pilotes ont mis en évidence les deux principaux leviers agronomiques pour produire des orges de brasserie « bas carbone » : la gestion de la fertilisation azotée et le développement des couverts végétaux.

L'amont de la filière : un enjeu important de durabilité

La production d'orges bas carbone est un enjeu particulièrement important de durabilité, parce que l'amont de la filière orge-malt-bière représente 30% de l'empreinte carbone totale de la production de bière, c'est-à-dire autant que le packaging (bouteille, carton, capsules, etc.).

Ces pilotes de production d'orges de brasserie bas carbone s'inscrivent dans les stratégies RSE de Soufflet et de HEINEKEN :

  • L'ambition 2030 de Malteries Soufflet, qui affiche un objectif de s'approvisionner à 80% en orge durable, est inscrite dans la stratégie RSE « We Do Fair » du Groupe Soufflet, qui renforce par ailleurs la durabilité de ses filières avec sa démarche « Semons du Sens ».
  • Le programme RSE de HEINEKEN « Brassons un monde meilleur », qui s'est fixé pour objectif d'atteindre la neutralité carbone à horizon 2040.

L'ambition commune de Malteries Soufflet et de HEINEKEN est d'accompagner les agriculteurs dans la production d'orges de brasserie bas carbone dès 2022 en France et à l'international.

Site internet : https://www.soufflet.com/fr