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Hebdo N°29 - Vendredi 30 juillet 2021

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Actualités de la filière

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Certification CSA-GTP




La Coopération Agricole Métiers du grain, la Fédération du Négoce Agricole et le Synacomex renforcent la certification des bonnes pratiques des organismes stockeurs de grains par la création de l’association CSA-GTP

La CSA-GTP1, démarche de certification appartenant à La Coopération Agricole Métiers du Grain, à la Fédération du Négoce Agricole et au Synacomex, prend un nouvel essor puisque ses propriétaires se constituent désormais en association pour assurer sa promotion. Les objectifs de cette nouvelle structure à moyen terme : renforcer, développer et promouvoir le schéma de certification des organismes stockeurs pour leurs activités de collecte, stockage, transport et commercialisation des grains.

La Coopération Agricole Métiers du Grain, la Fédération du Négoce Agricole et le Synacomex, co-propriétaires du schéma de certification CSA-GTP, ont acté lors de l’Assemblée Générale constitutive du 2 juillet 2021, à l’occasion de la bourse aux grains de Paris, de se constituer en association autour de cette démarche.

Le schéma de certification CSA-GTP atteste, à travers le contrôle par un organisme indépendant, de la mise en œuvre effective des bonnes pratiques d’hygiène et de stockage par les organismes stockeurs sur l’ensemble du territoire. Reconnue par les opérateurs en France, comme chez nos voisins européens, la certification CSA- GTP est un outil essentiel pour le positionnement des organismes stockeurs en tant qu’apporteurs de garanties indispensables aux opérateurs de l’aval des filières. La certification CSA-GTP bénéficie d’accords de reconnaissance mutuelle signés avec plusieurs schémas notamment EFISC-GTP2, GMP+3, OVOCOM-FCA4, Qualimat Transport5 et le CNIEL6 pour son cahier des charges interprofessionnel pour des produits laitiers « issus d'animaux nourris sans OGM ». Le schéma de certification CSA-GTP est par ailleurs accepté par QS7. Elle permet donc ainsi pour les opérateurs certifiés un accès aux marchés requérant ces certifications.

A ce jour, plus de 430 opérateurs français sont certifiés CSA-GTP.

En inscrivant la CSA-GTP dans ce nouveau cadre juridique, les trois co-propriétaires entendent poursuivre le développement, la promotion et l’adaptation de la démarche de certification aux besoins des filières et faciliter les échanges avec d’autres schémas. L’association conserve ses liens étroits avec le Syndicat de Paris- Incograins, avec cet objectif commun de fluidifier les échanges commerciaux entre les acteurs des filières des grains. Le secrétariat reste ainsi confié au Syndicat de Paris, partenaire historique. Tous partagent l’ambition d’assurer ensemble la reconnaissance de la qualité des grains et du travail des opérateurs français sur l’ensemble des marchés.

Toutes les informations sur la certification CSA-GTP : https://charte.csa-gtp.com

1. Acronyme de Charte Sécurité Alimentaire- Good Trading Practices 2 https://www.efisc-gtp.eu/
3. https://www.gmpplus.org/en
4. https://www.ovocom.be/
5. https://www.qualimat.org/qualimat-transport/
6. https://www.filiere-laitiere.fr/fr/
7. https://www.q-s.de/en/

Fertilisants organiques

mythe ou réalité, soyons vigilants !



L’arrivée sur le marché de fertilisants
« organiques » qui annoncent des teneurs élevées en azote, et une origine végétale sans transformation chimique, nous conduisent à rappeler, notamment à la filière de l’agriculture biologique, quelques points de vigilance élémentaires vis-à-vis de ces revendications :

Sur la teneur en azote :

Les sources d’azote organique les plus riches proviennent de matières premières animales (corne broyée, sang desséché, farine de plumes par exemple), qui atteignent ou dépassent 15 % d’azote. Du côté végétal, seuls certains tourteaux de soja, ou le gluten, très rarement utilisés en fertilisation pour des raisons économiques, approchent les 10 % d’azote. Ces ingrédients sont plus largement utilisés en alimentation animale. Les matières végétales les plus communément utilisées en fertilisation comme les tourteaux (de ricin par exemple, ou de colza), ou les pulpes ne dépassent en général pas 5 % d’azote.

L’origine « végétale » d’engrais organiques, qui déclarent plus de 10 % d’azote doit donc être soigneusement tracée, et les procédés d’obtention bien étudiés, afin de s’assurer de leur conformité avec ceux permis pour un usage en agriculture biologique.

Sur la forme chimique de l’azote :

L’azote des engrais organiques est majoritairement sous forme organique, c’est à dire qu’il est chimiquement lié à une chaîne carbonée plus ou moins complexe. Sauf pour quelques effluents d’élevage, la part d’azote ammoniacal des sources organiques est toujours très minoritaire. En particulier pour les sources végétales, la part ammoniacale ne dépasse généralement pas 1 %.

Ainsi, une teneur élevée en azote ammoniacal dans un engrais dit « organique » doit conduire à s’interroger sur un possible ajout d’azote de synthèse lors du process de fabrication.

Sur la teneur en soufre :

Il faut noter, par exemple, que la norme française (NF U42-001) ne prévoit pas le marquage de la teneur en soufre pour les engrais organiques azotés, car les teneurs restent relativement faibles. Du côté des origines végétales, sauf pour certains tourteaux de colza, les teneurs en soufre (SO3) ne dépassent pas 1 %.

Comment vérifier la réalité de l’origine organique ?

Les éléments donnés ci-dessus permettent aux agriculteurs et distributeurs de vérifier des points essentiels. En effet, il n’y a pas aujourd’hui de méthode d’analyse officielle pour caractériser formellement, a posteriori, le caractère « organique » des fertilisants. Ce sujet est au cœur de l’activité d’Afaïa, qui travaille à faire reconnaître officiellement des méthodes d’analyse. Les méthodes isotopiques (dosage des isotopes caractéristiques des origines organiques de l’azote et du soufre) développées pour vérifier l’authenticité des produits agroalimentaires, donnent des résultats très prometteurs pour les fertilisants, en permettant de distinguer une origine synthétique d’une origine organique de l’azote.

Soucieux de la crédibilité de la filière « bio », dont les règles de production n’autorisent pas le recours aux fertilisants de synthèse, Afaïa recommande aux agriculteurs, et aux certificateurs, la plus grande vigilance sur l’emploi d’engrais qui ne satisferaient pas à ces points de vigilance.