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Hebdo N°20 - Vendredi 28 mai 2021

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Actualités de la filière

Rubriques

Mieux nourrir la France

au XXIe siècle par nos territoires




Douze propositions concrètes pour y parvenir

L’Assemblée des Départements de France, Régions de France et La Coopération Agricole ont travaillé collectivement à des propositions concrètes pour restaurer une souveraineté alimentaire durable sur tous les territoires. Ces pistes d’actions ont vocation à agir sur l’ensemble des leviers du modèle agricole et alimentaire de la France.

Conscientes de la nécessité de créer des synergies entre collectivités territoriales et acteurs économiques du monde agricole et agroalimentaire pour parvenir à restaurer la souveraineté, les trois organisations se sont naturellement associées.

Pour mener à bien cet enjeu national et européen tout en le construisant depuis les territoires, L’Assemblée des Départements de France, Régions de France et La Coopération Agricole ont collectivement produit un manifeste de douze propositions concrètes, réparties en trois grands axes prioritaires. Car mieux organiser la production de l’alimentation selon les attentes des territoires et des consommateurs (Axe 1), doit absolument aller de concert avec l’accélération de la transition écologique de la production agricole et alimentaire (Axe 2) et la restauration de la compétitivité, pour permettre à chacun, où qu’il habite, de consommer une alimentation de qualité produite localement (Axe 3).

« Ce travail autour de la restauration d’une souveraineté alimentaire durable s’inscrit dans une démarche globale entamée par La Coopération Agricole depuis plus d’un an. Si la souveraineté se raisonne à l’échelle nationale et européenne, elle doit se construire à partir des territoires : c’est pourquoi travailler en commun avec les collectivités territoriales s’est imposé comme une évidence. Nous ne pourrons mener à bien cette ambition qu’en garantissant l’équation compétitivité et transitions ! », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

Pour Pascal Coste, président de la Commission Nouvelle Ruralité de l’Assemblée des Départements de France, « Mieux nourrir les Français, c’est œuvrer de concert, entre élus locaux et acteurs économiques du secteur agroalimentaire pour trouver les conditions de la restauration de notre souveraineté alimentaire durable. La solution pourra être trouvée avec les Départements et les Régions afin de produire et consommer local, structurer nos systèmes agricoles et agroalimentaires. »

« La France est fière de son alimentation car elle est riche de ses territoires. Restaurer la souveraineté alimentaire de la France passera par des politiques agricoles régionales fortes qui savent valoriser les opportunités qui s’offrent localement, et accroître notre compétitivité au niveau mondial et européen tout en accompagnant les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires dans leur nécessaire transition écologique. Cette action nécessite plus de moyens, notamment au sein de la future PAC, pour plus de proximité et plus d’efficacité. », rappelle le président de la Commission Agriculture de Régions de France.

PAC



Le Conseil d'Administration de l'AGPB reconnait des avancées, mais reste vigilant pour les semaines à venir

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a présenté les priorités du Plan Stratégique National sur la déclinaison française de la PAC le 21 mai. Le Conseil d’administration de l’AGPB, reconnait les avancées pour préserver un équilibre et respecter les différentes filières de production. Il précise que des éléments clefs comme le contenu de la future conditionnalité, l’accès pour tous à l’écorégime, la gestion des risques ou les moyens mis à disposition pour accompagner la transition agroécologique, restent à préciser pour juger des orientations de la réforme de la PAC pour les céréaliers.

A l'issue du conseil supérieur d'orientation (CSO) qui s’est tenu le 21 mai, Julien Denormandie a présenté les grands axes de la déclinaison française de la PAC. Des arbitrages issus d’une longue période de négociations, au cours de laquelle l’AGPB, aux côtés des autres associations professionnelles des Grandes Cultures (AGPM, CGB et FOP) s’est fortement mobilisée sur tout le territoire pour faire valoir ses revendications et sensibiliser le Gouvernement à l’importance d’une PAC juste et équilibrée, qui soutienne l’innovation et la croissance.

Le Conseil d’Administration de l’AGPB, réuni en séance exceptionnelle le 25 mai, salue le changement d'attitude à l’égard des grandes cultures après 2 réformes qui ont conduit à la réduction d'un milliard par an du soutien au secteur ! Des réformes qui ont plongé les revenus des céréaliers à un niveau le plus bas, tout secteur agricole confondu, depuis 8 ans. Par ces annonces, le Ministre freine, voire stoppe cette spirale à la baisse avec notamment le renforcement des aides couplées aux grandes cultures, même si la poursuite progressive de la convergence des aides aura un impact négatif pour de nombreux céréaliers.

L’AGPB salue la volonté de soutenir, dans le 2ème pilier, les zones intermédiaires au travers des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques spécifiques et d’un soutien aux investissements. Les céréaliers prennent acte de cet engagement politique et seront attentifs à ce que cela se traduise dans les faits, notamment à l’heure des échéances électorales régionales.

Pour autant, il demeure 4 sujets non clos et véritablement déterminants pour juger des orientations de cette réforme :

  • L’accord dès cette semaine à Bruxelles sur les BCAE 8 et 9 (conditionnalité des aides sur la diversité des cultures et la surface non-productive) pour lesquelles l’AGPB s’oppose à l’intégration de la rotation obligatoire des cultures, demande le maintien de la diversité des cultures au niveau de l’exploitation. L’AGPB demande également le principe d’équivalence pour les systèmes spécialisés et refuse l’augmentation des zones non productives.
  • Le contenu des exigences du futur éco régime qui doit être accessible à tous et tenir compte des spécificités des territoires et des productions et reconnaître le processus ambitieux de certification environnementale dans lequel s’est engagée la filière céréalière.
  • les arbitrages sur la mise en place d'une assurance climatique efficace sur la base des ouvertures proposées par le Député Descrozaille, ainsi qu’une véritable politique d’accès à l’eau dans le cadre des travaux du prochain « Varenne de l’eau et du changement climatique ».

Pour Eric Thirouin, Président de l’AGPB : « C’est une étape importante qui vient d’être franchie pour l’avenir des céréaliers, qui après 2 réformes consécutives ont vu leur compétitivité grevée. Les mois qui viennent seront décisifs. Gageons que la France saura être à la hauteur des espoirs de ses agriculteurs. Car notre ministre le dit lui-même : Une agriculture forte c’est une agriculture qui produit et qui exporte. Les céréaliers restent confiants dans l’avenir et seront force de proposition. Je vous invite à le vérifier lors de notre congrès annuel le 1er juin prochain intitulé : La compétitivité moteur d’une agriculture en transitions ».

gestesprobandeau

Campagne de prévention EPI



Redécouvrez l’intégralité de la web série « EPI c’est tout », conçue par les partenaires de la campagne de prévention sur les équipements de protection individuelle, dont La Coopération Agricole Métiers du Grain fait partie. Cette web série se compose de mini-tutos sur la prévention et le « risque phyto », destinés à sensibiliser et former les agriculteurs et futurs agriculteurs.

Cette semaine, la vidéo « Les EPI, de l’achat à l’élimination » revient sur les bonnes pratiques d’achats, d’utilisation et d’entretien des EPI.

Plan stratégique national (PSN)



La Coopération Agricole salue les premiers arbitrages présentés par le ministre

Lors d’une réunion, ce matin, du Conseil supérieur d'orientation et de coordination de l'économie agricole et alimentaire (CSO), le ministre Julien Denormandie a fait part de ses premiers arbitrages concernant la répartition française des aides agricoles européennes. Si cette répartition est un exercice périlleux, La Coopération Agricole tient à affirmer son soutien aux orientations équilibrées affichées par le ministère, qui doivent permettre d’accompagner notre agriculture vers les modèles de demain.

A l’heure de dévoiler la répartition française des enveloppes budgétaires de la Politique agricole commune (PAC), La Coopération Agricole affirme qu’elle partage l’ambition portée par le ministre Julien Denormandie, de reconquérir la souveraineté alimentaire tout en assurant la compétitivité et en opérant les transitions dans le cadre d’une relative stabilité budgétaire. Parmi l’ensemble des orientations qui ont été dévoilées ce jour, la fédération française des coopératives agricoles et agroalimentaires se satisfait particulièrement :

  • De la stabilité du taux de transfert entre le pilier 1 et le pilier 2, soit de 7,53% ;
  • Du maintien de l’indemnité compensatoire des zones à handicaps naturels (ICHN) et de l’engagement de l’Etat en complément ;
  • Du renforcement de l’enveloppe de soutien aux jeunes installés pour répondre à l’enjeu de renouvellement des générations ;
  • Du caractère inclusif et non-discriminant de l’éco-régime, incluant notamment les démarches de haute valeur environnementale (HVE) ;
  • De l’augmentation de l’enveloppe dédiée à l’agriculture biologique, avec une ambition de

18% de superficie agricole utilisée (SAU) convertie en bio d’ici 2027.

Toutefois, si La Coopération Agricole soutient la grande majorité des premières orientations dévoilées pour le PSN français, elle regrette :

  • Que les programmes opérationnels, outils de transition et d’efficacité économiques, ne soient pas étendus à davantage de filières pour permettre leur structuration ;
  • Que le cadrage affiché ne permette pas d’affecter plus de moyens à la prévention et à la gestion de l’ensemble des risques.

« Bien consciente de la difficulté de concilier tous les paramètres de l’équation, La Coopération Agricole tient à saluer l’ambition portée par le ministre Julien Denormandie pour la déclinaison française de la PAC. Les coopératives s’inscrivent totalement dans l’objectif affiché de reconquête de la souveraineté alimentaire, qui ne pourra s’opérer qu’à condition de pouvoir : assurer le renouvellement des générations, accompagner les transitions, restaurer la compétitivité des filières et leurs capacités d’investissements, créer de la valeur et améliorer le revenu des agriculteurs. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

DÉCLARATION CONJOINTE




Sans une analyse d'impact exhaustive, nous ne pourrons célébrer le premier anniversaire de la stratégie « De la ferme à la table »

Cette journée marque le premier anniversaire de la présentation de la stratégie « De la ferme à la table » par la Commission européenne à Bruxelles. Toutefois, nous ne pouvons nous joindre aux célébrations, car cette stratégie soulève encore trop de questions sans réponses au sein de la communauté agricole et agro-alimentaire européenne. Cette année d’intenses débats n’a fait que multiplier nos sujets d’inquiétude.

Nous, signataires de cette déclaration, ne doutons absolument pas que la stratégie « De la ferme à la table », avec ses objectifs, aura un impact considérable sur toute la chaîne de valorisation agricole, allant des agriculteurs jusqu’à nos systèmes alimentaires et aux consommateurs de toute l’Union européenne. Mais il ne s'agira sans doute pas de l'impact initialement escompté.

Disons-le clairement : nous ne nous opposons pas, sur le fond, à l'approche proposée dans la stratégie « De la ferme à la table » et le Pacte vert. Nous sommes conscients que notre système alimentaire doit intégrer des mesures supplémentaires pour en améliorer la durabilité au plus vite, tout en préservant les normes de qualité les plus élevées ainsi que le caractère abordable des denrées alimentaires.

Toutefois, cette stratégie aura non seulement un impact sur la qualité environnementale de notre agriculture, maiségalement sur notre capacité de production, notre compétitivité, nos importations et, finalement, sur les prix payés par le consommateur. Comme cela a été démontré durant cette année, il existe de profonds paradoxes dans la composition de ces objectifs généralisés et, d’ici à ce que ces objectifs soient pleinement compris, il sera déjà trop tard. Ne nous dérobons pas au débat concernant ces paradoxes. Nous devons les aborder en semble car, même s’il semble qu'une indifférence collective se soit emparée de l’UE ces derniers temps, les enjeux sont bien trop considérables pour fermer les yeux.

Une analyse d'impact exhaustive aurait constitué la réponse appropriée pour entamer une discussion concrète sur le fond de la stratégie « De la ferme à la table ». Une telle étude a été promise par le Vice-président Frans Timmermans. Toutefois, au mépris de cette promesse, faite en de nombreuses occasions conformément au principe de « bonne gouv ernance » de la Commission, nous savons désormais qu'une telle évaluation ne verra jamais le jour. Et pourtant, les principes de la Commission à ce sujet sont clairs : « Une analyse d'impact est requise pour les initiatives de la Commission susceptibles d'avoir des impacts économiques, environnementaux ou sociaux significatifs. (...) Les analyses d'impact récoltent des informations afin d’évaluer si la future action législative ou non législative européenne est justifiée et comment une telle action peut être conçue afin d’atteindre les objectifs politiques souhaités. » Au vu des défis pour notre sécurité alimentaire, cette négligence de la part de la Commission est aussi incompréhensible qu’inacceptable.

Mener des études séparées concernant les différents objectifs de la stratégie n’est pas non plus suffisant. C’est uniquement en cumulant et en croisant les différents objectifs proposés dans la stratégie qu’il est possible de mesurer l’ampleur réelle des défis que pose cette stratégie. Dans le domaine de la politique commerciale, cette même Commission a eu l'audace de proposer une étude exhaustive des impacts cumulatifs complexes impliqués dans le cadre de plus de soixante accords commerciaux signés par l’UE. Pourquoi n’est-ce donc pas le cas pour la stratégie « De la ferme à la table » ? Pourquoi le gouvernement des États-Unis a-t-il d’ores et déjà mené une étude concernant une politique phare de l’Union européenne ?

Nous demandons l’application de trois principes relevant du bon sens : avoir une politique fondée sur des données concrètes et des preuves scientifiques, conformément aux principes « mieux légiférer », et non sur l’idéologie et les positionnements politiques ; commencer à discuter de technologies et d’outils concrets à même de susciter l’enthousiasme pour ce projet politique au sein de notre communauté agricole ; et enfin, avoir le même niveau d'ambition sur le marché unique de l’UE qu’avec les partenaires commerciaux à l’international qui ne partagent pas nos ambitions.


  • AnimalHealthEurope - Fabricants européens de médicaments pour animaux
  • Agriculture and Progress - Plateforme européenne pour une production agricole durable
  • AVEC - Association européenne des transformateurs et négociants de volaille
  • Ceettar-Confédération Européenne des Entrepreneurs de Travaux Techniques Agricoles, Ruraux et Forestiers
  • CEFS - Comité européen des fabricants de sucre
  • CEJA - Conseil européen des jeunes agriculteurs
  • CEMA - Association européenne des constructeurs de machines agricoles CEPM - Confédération européenne des producteurs de maïs
  • CEVI - Confédération européenne des vignerons indépendants
  • CIBE - Confédération internationale des betteraviers européens
  • Clitravi - Centre de liaison des industries transformatrices de viande de l'UE
  • COCERAL - Association européenne du commerce des céréales, des oléagineux, des légumineuses, de l’huile d’olive, des huiles et des graisses ainsi que de l’approvisionnement agricole
  • Copa-Cogeca - Agriculteurs et coopératives agricoles d’Europe
  • Cotance - Confédération des Associations Nationales de Tanneurs et Mégissiers EDA - Association européenne des produits laitiers
  • EFFAB - Forum européen des éleveurs d’animaux de reproduction
  • ELO - Organisation européenne des propriétaires fonciers
  • ePURE – Association européenne de l'éthanol renouvelable
  • Euromontana - Association européenne des zones de montagne
  • European Livestock Voice - Plateforme européenne de la chaîne alimentaire de l’élevage (avec le soutien de ses partenaires locaux, CARNI SOSTENIBILI (IT) et SOMOS GANADERIA (ES))
  • Euroseeds - Association du secteur européen des semences
  • FARM EUROPE - Think tank européen de réflexion sur les économies rurales
  • FEAP - Fédération européenne des producteurs aquacoles
  • FEFAC - Fabricants européens d’aliments pour animaux
  • FEFANA - Association européenne des producteurs et livreurs d'ingrédients et leurs mélanges en nutrition animale
  • Fertilizers Europe - Association européenne des fabricants d'engrais Euro Foie Gras - Fédération européenne du foie gras
  • IBC - Confédération internationale de la boucherie
  • UECBV - Union européenne du commerce du bétail et des métiers de la viande