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Hebdo N°39 - Vendredi 26 octobre 2018

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Actualités de la filière

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lisbonne

France Export Céréales



En direct du séminaire de Lisbonne

Le séminaire de présentation de la récolte 2018 au Portugal s’est tenu à Lisbonne, le 19 octobre 2018. Il a rassemblé 42 opérateurs portugais (négociants, courtiers, meuniers, fabricants d’aliment du bétail, industriels, etc…) et une grande délégation française avec 22 participants (opérateurs, intervenants et organisateurs). Le séminaire a été ouvert par Jean-Michel Casa, ambassadeur de France au Portugal et Jean-Pierre Langlois-Berthelot.

Un premier exposé a porté sur les fondamentaux du marché et les bilans mondiaux et français de céréales par Marc Zribi, FranceAgriMer. Adeline Streiff d’Arvalis Institut du Végétal a ensuite présenté la qualité de la récolte française de blé tendre et de blé dur. La troisième intervention a été réalisée par Philippe Kerbidi, trader et analyste chez Invivo, et a porté sur la place des échanges de céréales entre la France et le Portugal dans un contexte d’évolution de compétitivité, et sur des scénarii d’évolution des échanges à moyen et long terme. Enfin, Baudouin Delforge, président de la Chambre Arbitrale Internationale de Paris (CAIP), a présenté le fonctionnement et l’intérêt de la structure.

Les diaporamas présentés sont accessibles sur le site de France Export Céréales : www.franceexportcereales.org
Les discussions ont porté d’une part sur les conditions dans lesquels les semis de la campagne en cours sont réalisés. D’autre part, elles ont porté sur la vision des opérateurs français à propos de l’évolution des marchés, notamment sur le spread blé/maïs, mais aussi sur les tendances des prix à moyen et long terme. Les semis tardifs de blé français ne sont pas encore en mesure d’inquiéter fortement le développement à venir mais sont à suivre de près. Les opérateurs français peuvent avoir des idées du marché mais soulignent que les incertitudes géopolitiques prédominent aujourd’hui dans l’évolution des prix. Néanmoins, la France et le Portugal montrent une stabilité très importante dans les volumes de blé échangés depuis 10 ans.

alger

France Export Céréales




En direct du séminaire d'Alger

Les vingtièmes « rencontres 2018  franco-algériennes des céréales » se sont déroulées à Alger le 16 octobre.

Ce rendez-vous annuel des filières céréalières françaises et algériennes a rassemblé près de 150 participants algériens (dont 40 personnes de l’OAIC et des représentants de près d’une cinquantaine de moulins) ainsi qu’une délégation française de 18 personnes (opérateurs, intervenants, membres des services économiques et organisateurs).

L’Ambassadeur de France en Algérie, S.E. Mr. Xavier DRIANCOURT, a introduit les travaux du séminaire et M. Philippe HEUSELE, président de France Export Céréales, a ensuite présidé la séance.

Comme de coutume, ce séminaire a été l’occasion de développer plusieurs thèmes qui ont suscité l’intérêt des participants. Le premier sujet abordé par Mme Christine BAR, d’Arvalis, a concerné les résultats de la production française avec une présentation de la qualité de la récolte française 2018.  Mr Jean-Philippe EVERLING de Transgrains S.A. mais qui représentait le Synacomex, a ensuite pris le relais pour faire le point sur les tendances et perspectives des marchés céréaliers internationaux dans un contexte de baisse de la production mondiale et d’une volatilité retrouvée. Comment l’innovation et les nouvelles technologies peuvent répondre aux défis de l’Agriculture ? Tel était le thème abordé dans une 3eme présentation par Mr Alexis DECARRIER, d’Arvalis. Enfin, dans une dernière présentation réalisée par Mr François PIGNOLET, représentant la Chambre Arbitrale Internationale de Paris, un éclairage a été apporté sur la résolution des litiges et contentieux au travers des Chambre d’Arbitrages.

Les diaporamas présentés sont accessibles sur le site de France Export Céréales www.franceexportcereales.org
Les nombreuses questions abordées par les participants ont porté sur divers thèmes : l’évolution de l’agriculture française vers plus de bio, l’adaptabilité des innovations dans le contexte algérien et un supplément d’informations sur les contrats Incograin et le procédure d’arbitrage (notamment le choix des arbitres). Une seule question a concerné les qualités des blés russes en comparaison aux blés français.

Filière maïs




Campagne de production 2018 : la grande résilience du maïs français

Le 24 octobre 2018 la filière maïs, représentée par l’AGPM, l’ensemble de ses sections et l’interprofession semencière du maïs, a présenté son bilan de campagne annuel. En dépit de conditions climatiques difficiles (inondations au printemps, canicule, sécheresse), l’institut technique Arvalis évalue le rendement moyen en maïs grain à près de 93,2 qx/ha. La production nationale devrait donc atteindre 11,8 millions de tonnes sur la base 1,325 million d’hectares et en intégrant 50 000 ha de transfert de grain vers le fourrage.

Ce résultat honorable est largement lié à la disponibilité en eau : suite à un hiver et un printemps très arrosés, les réserves hydriques étaient pleines et il n’y a presque pas eu de restriction d’irrigation. Comme toujours un résultat moyen masque d’importantes disparités et notamment entre cultures pluviales et irriguées. Pour autant, la tendance d’évolution des rendements reste positive grâce au progrès génétique.

Le maïs fourrage, cultivé sur près de 1,4 million hectares aura aussi largement souffert de la sécheresse mais reste une assurance fourrage pour les élevages français, en témoignent les 50 000 ha de maïs initialement prévus en grains et récoltés en fourrage.

Les surfaces de maïs semence (60 620 ha) sont en hausses après trois années de baisse. Les résultats techniques sont variables et devraient être légèrement inférieurs à l’objectif de production en raison des excès d’eau au printemps. La France représente 44 % des surfaces de maïs semence de l’UE et demeure le premier exportateur mondial de maïs semence.

Les surfaces de maïs doux augmentent, pour la seconde année consécutive et atteignent 23 150 ha. Le résultat technique devrait être à l’objectif. La France est le deuxième exportateur européen de maïs doux.

L’UE a besoin du maïs français

Cette année 2017/2018, l’Union Européenne est devenue le premier importateur mondial de maïs. Cette situation, susceptible de perdurer, montre la réalité des besoins en maïs pour alimenter les élevages et des industries de transformation amidonnière et semoulières de l’UE. Alors que nos concitoyens ont de très fortes exigences en matière de qualité et de mode de production, la maïsiculture française, durable, doit pouvoir prendre pleinement son rôle de fournisseur de référence. Mais force est de constater que ce n’est pas la réalité des marchés. Au contraire, les importations françaises de maïs augmentent en raison de l’attractivité des maïs roumains ou bulgares pour les usines d’alimentation animale.

Sécuriser la force de production française

La maïsiculture française et les producteurs doivent être davantage sécurisés grâce à des outils économiques et techniques.

Parmi les outils économiques nous saluons les avancées en matière de DPA. Les évolutions proposées par le gouvernement vont dans le bon sens pour permettre aux producteurs d’accéder à une épargne de précaution plus simple à mobiliser. Mais il faut aller plus loin grâce à l’assurance récolte et utiliser les possibilités offertes par le règlement OMNIBUS de la PAC qui permettrait d’accéder à des dispositifs plus incitatifs.
En outre, la production de maïs semence qui a recours à de la main d’oeuvre occasionnelle, serait gravement impactée par un retrait des dispositifs fiscaux To/De et CICE. Si la compensation via la dégressivité de l’allègement de charges à 1,15 SMIC dès le 1er septembre 2019 est un grand pas, l’AGPM attend une compensation intégrale de la suppression de ces dispositifs dans le cadre des débats en cours.

Parmi les outils techniques, l’année démontre une fois de plus le rôle de l’irrigation et du stockage de l’eau. Avec l’évolution du climat, une ambitieuse politique de stockage de l’eau est indispensable et urgente. Et c’est également vrai pour bien d’autres activités économiques. Nous comptons sur la deuxième phase des assises de l’eau pour avancer dans ce sens.

La protection des cultures reste bien-entendu un impératif. Parfaitement consciente de la demande sociétale et gouvernementale de limiter le recours aux phytos, la filière maïs s’y engage, mais dans la durée et avec pragmatisme. C’est pourquoi l’AGPM a décidé d’attaquer, au Conseil d’Etat, la suppression du Sonido et le non octroi de dérogation qui laisse les producteurs de maïs du grand Ouest dans une impasse totale pour lutter contre les attaques de mouches.

« Espérant vivement avoir le ministre de l’Agriculture à nos côtés lors du Congrès du maïs le 21 novembre, nous lui démontrerons la valeur économique et environnementale de la maïsiculture pour nos territoires. Une valeur à faire fructifier avec courage et détermination. Si les producteurs n’en manquent pas, ils ont plus que jamais besoin de pouvoir compter sur un Ministre conscient des enjeux de nos territoires et réellement partenaire de notre filière », a déclaré Daniel Peyraube Président de Maiz’Europ’.
 

Se préparer au Brexit




Brexit

 
Le ministère de l'économie et des finances a réalisé un document de sensibilisation / information à destination des entreprises sur le thème « se préparer à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne » en prenant en considération plusieurs scénarios. Après une présentation générale de l’état des négociations, ce support passe en revue les différents impacts potentiels (sur les salariés, la chaîne logistique, les réglementations sectorielles, les contrats, les systèmes d’information, les services financiers et non financiers …), liste les questions à se poser et propose des mesures d’anticipation à mettre en place dans une logique d’autodiagnostic.

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Apiculture




Le climat : facteur déterminant
pour l'avenir de l'apiculture

Jusqu'à 150 kg de miel par ruche ! 2018 est une année record pour la production de miel. Les conditions météo exceptionnelles en sont la raison majeure. Attention, la situation pourrait être bien différente et dramatique l'an prochain. En cause, la baisse brutale annoncée des surfaces de colza.

2018, année record

La production de miel nécessite la combinaison de nombreux facteurs : des colonies dynamiques et des abeilles en grand nombre, des fleurs en quantité dans l'environnement et un excellent processus de nectarification. Sur ce dernier point, la chaleur, l'amplitude des températures, l'hygrométrie et l'humidité des sols sont indispensables. En Champagne, toutes les conditions étaient remplies cette année pour répondre aux besoins des abeilles, de la météo à la ressource alimentaire disponible. Cette heureuse combinaison a permis en outre d'empêcher l'arrivée de maladies, dont la maladie noire qui avait provoqué de lourdes pertes au cours des années précédentes. L'enjeu sanitaire est crucial puisque la présence de pathologies et de virus réduit fortement la production de miel.

Anticiper pour mieux gérer

La production apicole est dépendante du climat, de la ressource et du savoir-faire des apiculteurs, qui doivent de plus en plus anticiper des éléments qu'ils ne peuvent maîtriser que partiellement. La filière apicole doit prendre conscience que rien n'est jamais acquis. Les fluctuations de production sont une réalité et le seront sans doute encore davantage à l'avenir. Les années de forte production doivent alimenter les stocks pour compléter les années de pénurie. Au-delà des apiculteurs, des conditionneurs et de distributeurs, les pouvoirs publics doivent aux aussi intégrer ces nouvelles données pour concevoir une politique apicole durable en France, permettant le maintien du service de la pollinisation gracieusement assuré par les butineuses.

Vers une année noire en 2019 ?

En apiculture, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Après 2018, année exceptionnelle, les inquiétudes sont d'ores et déjà vives pour 2019. Là encore, c'est le climat qui joue un rôle majeur. La sécheresse de la fin de l'été a empêché l'émergence d'une ressource alimentaire dans le milieu naturel. La réduction des apports de pollen a eu pour conséquence un arrêt prématuré du cycle de ponte des abeilles. Les colonies risquent ainsi d'être moins dynamiques en sortie d'hiver.

La sécheresse a également eu pour conséquence de rendre très difficile la levée du colza semé il y a quelques semaines. Les surfaces de colza pourraient diminuer d'au moins 30% sur l'ensemble du territoire. Si cela se confirme, c'est l'une des principales ressources pour les abeilles qui fera défaut. Les conséquences seront dramatiques, aussi bien au niveau du développement et de la santé des colonies qu'à celui de la production de miel.

Lutte collective contre le Varroa

Pour faire face à cette inconnue qu'est le climat et anticiper au mieux les phénomènes chroniques de fluctuation d'une année sur l'autre, les apiculteurs doivent apporter un soin parfait à leurs colonies. Cela passe par les enjeux sanitaires. La mise en place d'une lutte collective contre le Varroa facilite la maîtrise de ce parasite qui depuis son arrivée en France en 1982 est devenu au fil des années l'ennemi numéro 1 des abeilles. Les apiculteurs doivent également apporter une attention particulière à l'environnement de leurs ruchers et s'assurer que leurs abeilles pourront butiner une ressource suffisante. Un bol alimentaire satisfaisant nécessite tout au long de l'année des apports de pollen et de nectar diversifiés, de qualité et en abondance.

« Le changement climatique impacte fortement la filière apicole. Les variations de production d'une année sur l'autre sont importantes et le phénomène va s'amplifier dans les années à venir. Si 2018 restera une année exceptionnelle, les motifs d'inquiétude pour 2019 sont sérieux. La diminution sensible des surfaces de colza serait une véritable catastrophe pour l'apiculture française. Loin des polémiques sur les pesticides, les apiculteurs doivent renforcer la vigilance sanitaire portée aux colonies et avancer main dans la main avec les agriculteurs pour s'assurer de la disponibilité d'une ressource pour les butineuses » selon Philippe Lecompte, apiculteur professionnel bio et Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

Points‐clés du conseil spécialisé



Pour la filière « oléagineux, protéagineux, fourrages séchés et plantes textiles » du 23 octobre 2018

Le conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les filières
« oléagineux, protéagineux, fourrages séchés et plantes textiles » s’est réuni le 23 octobre 2018 sous la présidence de Jacques Siret.
À l’ordre du jour, situation des marchés, évolution des achats des ménages et premiers résultats du projet inter‐instituts Syppre.

Situation du marché des oléagineux et protéagineux

Monde : premiers impacts du conflit sino‐américain sur le soja

Selon les dernières prévisions de l’USDA, la production mondiale d’oléagineux atteindrait un record à 604 Mt en 2018/19, dont 369 Mt de soja (+ 9 % par rapport à 2017/18), 72 Mt de colza (‐ 4 %) et 50 Mt de tournesol (+ 5 %). En dépit de la hausse des utilisations prévues à l’échelle mondiale, les stocks mondiaux de fin de campagne devraient s’alourdir à 124 Mt dont 110 Mt de
soja (+ 14 %).
Suite au conflit commercial sino‐américain, les exportations de soja américain vers la Chine se sont effondrées de 92 % par rapport à 2017/18. Elles ont, en revanche, progressé de 162 % vers l’Union européenne. Au total, les exportations américaines de soja ont fléchi de 20 % par rapport à 2017/18 et les prix américains ont décroché par rapport aux origines brésilienne et argentine. Le soja brésilien bénéficie d’une prime d’environ 90 $/tonne par rapport au soja américain, équivalente au droit de douane infligé aux origines américaines par la Chine. De son côté, la Chine a annoncé détenir les stocks nécessaires pour tenir jusqu’au début de la campagne d’exportation du Brésil, qui a augmenté ses surfaces en soja. La Chine compte également incorporer davantage de tourteaux de tournesol et de colza en provenance des pays de la mer Noire pour l’alimentation du bétail.

Union européenne : importations de soja prévues en hausse

Selon Eurostat, la production européenne de colza 2018, désormais estimée à 19,7 Mt, serait en recul de 10 % par rapport à 2017 en raison des conditions climatiques défavorables qui ont affecté le nord de l’Union européenne et entraîné un défaut de floraison en fin de cycle. La trituration de colza est prévue en baisse à moins de 22,8 Mt en 2018/19 contre 24,9 Mt en 2017/18. Les cours du colza sur le marché à terme Euronext se sont redressés au‐dessus de 370 euros par tonne, après avoir fléchi à la fin de l’été.
La production européenne de tournesol est désormais estimée à 10,1 Mt en baisse de 2 % par rapport à 2017. La trituration est prévue en repli de 2% par rapport à la campagne précédente.
Seule la production européenne de soja progresse à 2,8 Mt (+ 7 %). L’Union européenne prévoit toutefois une hausse des importations de soja à 15 Mt (+ 900 000 tonnes par rapport à 2017/19).

France : baisse des productions oléagineuses, augmentation prévisible des importations

Malgré une production de colza en baisse de 9 % à 4,9 Mt en 2018, FranceAgriMer prévoit un quasimaintien de la trituration de colza à près de 4,3 Mt pour la campagne commerciale 2018/19, ce qui suppose toutefois le recours à des importations supplémentaires par rapport à l’an dernier.
Les exportations françaises de colza sont à ce stade, prévues à 1,4 Mt, en très léger repli par rapport à l’an dernier. La trituration de tournesol est également prévue en baisse à 1,25 Mt (‐ 120 000 tonnes par rapport à 2017/18). Les exportations sont pour l’heure prévues à 370 000 tonnes, en recul de 100 000 tonnes par rapport à la campagne précédente. En revanche, les importations sont prévues au même niveau que la campagne passée.

En dépit de surfaces en hausse, la récolte française de soja 2018, estimée à 392 000 tonnes, a baissé de 5 % par rapport à 2017, en raison de rendements plus faibles. La trituration, prévue en hausse à 700 000 tonnes par rapport à la dernière campagne, nécessitera un recours accru aux importations.

Malgré une production de pois protéagineux en retrait par rapport à 2017, FranceAgriMer prévoit un doublement des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français à 150 000 tonnes en 2018/19, le maintien des débouchés en alimentation humaine à 130 000 tonnes mais des prévisions d’exportations à 240 000 tonnes, en repli de 50 000 tonnes par rapport à 2017/18. En effet, les droits à l’importation prohibitifs mis en place par l’Inde début 2018 continuent d’entraver les flux.

La production de féverole est également en baisse de 19% à 162 000 tonnes. Elle reste moins compétitive que le pois en alimentation animale (30 000 tonnes de féveroles prévues pour ce débouché en 2018/19) et a perdu, pour cause de bruche, son débouché égyptien. Son principal débouché en 2018/19 resterait la Norvège pour l’aquaculture et l’Union européenne (Belgique, Italie, Pays‐Bas).

Consommation des produits oléo‐protéagineux : focus sur les achats des ménages en France

FranceAgriMer a présenté une analyse réalisée à partir des données Kantar Worldpanel sur l’évolution de la consommation des produits oléo‐protéagineux par les ménages français depuis 10 ans et les nouvelles tendances de consommation.

Pour les huiles, le taux de consommateurs est fort et stable dans le temps. 93 % des ménages français achètent de l’huile au moins une fois dans l’année (70 % de l’huile d’olive, 52 % de l’huile de tournesol). C’est tout autant que le beurre (94 %) et plus que la margarine (42 %) ou les matières grasses végétales allégées (37 %). Un ménage français consomme annuellement 8,3 litres d’huile, dont 2,3 litres d’huile d’olive et 2,8 litres d’huile de tournesol. Il y consacre en moyenne 27,40 euros, soit moins d’1 % de son budget alimentaire mais un tiers de son budget matières grasses.

Concernant les légumineuses, seulement 50 % des ménages français en achètent au moins une fois dans l’année. Les lentilles arrivent en tête, loin devant les haricots, les pois cassés, pois chiches et flageolets. 27 % achètent des produits à base de soja (15 % achètent des substituts de yaourts, 12 % des substituts de lait et 12 % des substituts de steaks au soja). Enfin, 6 % achètent des galettes végétales. Si les quantités achetées sont encore faibles, la consommation de ces produits progresse depuis plusieurs années, notamment chez les jeunes générations plus perméables aux nouvelles tendances alimentaires désormais portées par la grande distribution. Ces voies potentielles de diversification ont donné lieu à débat au sein du conseil, concernant les possibilités de valorisation et la compétitivité de la France par rapport à certains produits importés.
Une étude sur la consommation hors domicile, en cours de réalisation chez FranceAgriMer, permettra de construire les outils de suivi des dynamiques d’évolution de ce segment de la consommation et d’appréhender les nouvelles tendances alimentaires en présence.

Premiers résultats du projet inter‐instituts Syppre

Le projet Syppre, commun aux instituts techniques ARVALIS‐Institut du végétal, ITB et Terres Inovia vise à construire des systèmes de culture innovants pour contribuer à la transition agroécologique des exploitations agricoles. Il s’agit de concilier quantité et qualité, rentabilité et environnement. Le dispositif s’appuie sur un observatoire des systèmes de culture, des plateformes expérimentales et des réseaux d’agriculteurs innovants. Cette approche est déclinée dans 5 milieux agricoles de grandes cultures contrastés. À ce jour, des résultats encourageants en matière d’augmentation des marges tout en réduisant les quantités d’azote et la fréquence des traitements ont été obtenus sur le site du Berry.
En revanche, les résultats sont plus décevants sur le site de Picardie. Un nouveau système innovant va y être testé, en associant aux rotations de nouvelles cultures non encore prises en compte dans la réflexion. Ces résultats contrastés montrent la nécessité de passer par une phase d’évaluation in situ de systèmes apparents avant de pouvoir passer à une phase d’appropriation par des réseaux d’agriculteurs engagés puis de préconisations plus généralisées.

Pour en savoir plus sur le conseil spécialisé du 23 octobre 2018 : http://www.franceagrimer.fr/filieregrandes‐
cultures/Oleoproteagineu
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Solidarité

avec les producteurs de l'Aude



En raison des graves inondations qui ont endeuillé notre département, et touché de nombreuses exploitations agricoles, l’Association Audoise des AAssociation Audoise des Agriculteurs Sinistrésgriculteurs Sinistrés créée en 1999 a été réactivée le 17 octobre. Elle coordonnera, entre autres, les opérations de solidarité selon les besoins recensés sur le terrain.

Pour mener à bien sa mission, l’Association Audoise des Agriculteurs Sinistrés appelle aux dons en faveur de tous les exploitants sinistrés. Sous le contrôle de la direction des finances publiques, chaque don permettra de venir en aide aux agriculteurs sinistrés mais également de mettre en place les chantiers d'entraide pour faire face à cette situation dramatique.

Les dons, par chèque à l'ordre de l'Association Audoise des Agriculteurs Sinistrés, sont à envoyer à :

ASSOCIATION AUDOISE DES AGRICULTEURS SINISTRES
ZAC BONNE SOURCE - BP 40527 - 11105 NARBONNE CEDEX

Un dispositif pour préparer les chantiers d'entraide et mutualiser les moyens a d'ores et déjà été mis en place. Ces opérations pourront se dérouler dès que les expertises auront eu lieu, d’ici la fin de l’année. Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez contacter le standard de l’association au 04 68 90 22 22.