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Actualités de la filière

Rubriques

Révision de la politique

COMMERCIALE DE L'UNION EUROPÉENNE



Faire rimer compétitivité et durabilité

La Commission européenne a publié, jeudi 18 février, la révision de sa stratégie commerciale, reflétant le concept fondamental d'autonomie stratégique ouverte. L’occasion pour La Coopération Agricole d’insister sur l’absolue nécessité que la politique commerciale de l’Union européenne (UE) soutienne les transitions agroécologiques de la chaîne alimentaire tout en garantissant la compétitivité des exploitations et des entreprises.

Dans le contexte du Pacte vert pour l’Europe et à l’heure de la relance, La Coopération Agricole rappelle que la politique commerciale de l’UE a pleinement son rôle à jouer pour soutenir les transitions environnementales, tout en bénéficiant à la croissance économique du secteur agricole et alimentaire.

La fédération des 2300 coopératives agricoles françaises salue la volonté affichée par la Commission européenne d’appuyer l’importante réforme de l’Organisation mondiale du commerce et de placer la durabilité au centre de sa nouvelle stratégie commerciale. Toutefois, il est absolument indispensable de lier cette ambition de durabilité à la préservation de la compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire. Selon La Coopération Agricole, pour mettre en œuvre cette équation, l’UE doit actionner plusieurs leviers essentiels, notamment :

  • Etablir les accords de libre-échange sur la base des normes sanitaires, environnementales, sociales ou de protection animale à minima équivalentes aux standards européens : toute atteinte portée à cette condition de concurrence équitable devra nécessairement entraîner la suspension d’un accord ;
  • Synchroniser les agendas entre les transitions mondiales et européennes vers des systèmes agroalimentaires plus durables : ce sera un des facteurs clefs contribuant à la réussite du nouveau pacte de croissance européen et permettra à l’UE d’être identifiée comme le leader de la durabilité, incarnée par des acteurs économiques soutenus et compétitifs ;
  • Favoriser la promotion des standards de productions français et européens : notre savoir- faire agricole et agroalimentaire, et notamment notre excellence sanitaire, doivent être des références à l’échelle internationale ;
  • Travailler à la résilience des exploitations et des entreprises alimentaires : la politique d’investissements de l’UE doit être au service des défis agroécologiques fixés par le Pacte Vert et des impératifs de sécurité alimentaire.

Les propositions plus détaillées de La Coopération Agricole sont disponibles ici.

« La révision de la politique commerciale de l’Union européenne doit être garante de la nécessaire équation entre durabilité et compétitivité pour la chaîne alimentaire. Cette nouvelle stratégie commerciale devra notamment permettre une concurrence équitable vis-à-vis des pays tiers, l’exportation des savoir- faire français et européen et la résilience de nos modèles alimentaires. Il en va de la souveraineté alimentaire de la France et de l’Europe ! », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

Biodiversité et Agriculture

en Nouvelle-Aquitaine




Un projet lauréat de l’appel à projets Nature et Transitions

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB), la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine, l’Association Noé et la coopérative agricole Océalia viennent de conclure un accord de partenariat avec la région Nouvelle- Aquitaine portant sur l’évaluation de plusieurs pratiques agricoles en faveur de la biodiversité. Une enveloppe de près de 100 000 euros a été débloquée par la région, via l’appel à projet Nature et Transitions. Cette initiative démontre l’engagement des quatre partenaires en faveur de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. L’expérimentation sera déployée en Nouvelle-Aquitaine sur le territoire d’Océalia, chez des agriculteurs adhérents de la coopérative.

98 220 €, sur deux ans. C’est le montant de l’enveloppe accordée par la région Nouvelle-Aquitaine à la démarche portée par quatre partenaires : l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), la Chambre régionale d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, l’Association Noé et la coopérative agricole Océalia, basée à Cognac. Le projet vise à évaluer deux pratiques agricoles, vis-à-vis de la biodiversité :

  • La couverture des sols en interculture : en hiver, les parcelles nues sont plus vulnérables à l’érosion, avec des conséquences pour la biodiversité souterraine. Les couverts implantés entre deux cultures offrent une protection physique, et sont source de biomasse.
  • Une mosaïque de cultures diversifiées : plusieurs cultures différentes sur une même zone, c’est la garantie d’une plus grande diversité d’habitats au sein des parcelles, favorable à davantage d’espèces et à la résilience des milieux.

Mieux évaluer les bonnes pratiques promues par l’AGPB et l’OFB

Ces deux pratiques ont été sélectionnées dans la liste de neuf « fiches actions biodiversité » publiées en 2020 par l’AGPB et l’Office Française de la Biodiversité (OFB), et adressées aux céréaliers. « Les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité participent à la transition agro- écologique que nous portons pour les céréaliers français » estime Eric Thirouin, président de l’AGPB

Les effets de ces pratiques seront évalués grâce à des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés par Noé, via le Club AGATA. « Ces indicateurs ont été sélectionnés par un groupe d’experts pour caractériser les pressions, négatives et positives, des exploitations agricoles sur la biodiversité, détaille Arnaud Greth, président de Noé. Ils sont précisément conçus pour inciter le secteur agro-alimentaire à prendre ses responsabilités. Monitorer les pratiques sur le terrain est un préalable indispensable pour faire progresser les filières. »

Un projet qui sera développé sur au moins deux ans

Certains indicateurs seront appliqués sur seize parcelles d’adhérents de la coopérative agricole Océalia choisies pour cette expérimentation, d’autres caractériseront davantage les pratiques des agriculteurs à l’échelle de l’exploitation. Trois professionnels locaux sont impliqués afin de réaliser les protocoles prévus, dont un conseiller spécialisé de la Chambre d'agriculture de Charente pour le suivi des oiseaux.

« Au-delà des résultats techniques attendus, cette démarche est aussi intéressante pour sensibiliser les agriculteurs. Différents temps de partage sont prévus au fil du projet. La participation d’Océalia traduit notre engagement pour l’agriculture de la troisième voie, prenant à la fois en compte les performances environnementales et économiques de nos productions », précise Philippe Delusset, président d’Océalia.

Les adhérents de la Coopérative ne seront d’ailleurs pas les seuls à bénéficier des résultats de la démarche. « Nous ne manquerons pas de partager les enseignements de cette étude avec les conseillers des différentes organisations professionnelles agricoles et les collectifs d'agriculteurs des réseaux DEPHY, 30 000 et GIEE de Nouvelle-Aquitaine. Notre volonté est de pouvoir ensuite les porter à connaissance de l'ensemble des agriculteurs », ajoute Luc Servant, Président de la Chambre régionale d'agriculture Nouvelle-Aquitaine.

Un projet partenarial innovant qui démontre que la transition agro-écologique des agriculteurs français est en marche.

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ACQUISITION



Bioline Agrosciences, filiale d’InVivo (France) acquiert* Dudutech (Kenya) et réaffirme ses ambitions mondiales dans le biocontrôle

Bioline Agrosciences (filiale du Groupe InVivo) acquiert la société de biocontrôle kenyane Dudutech auprès de la société britannique Flamingo Group (leader mondial dans la production et la vente de fleurs). Cette opération marque une étape importante pour la société française Bioline Agrosciences, qui devient de facto un acteur de taille mondiale en matière de production et de distribution de solutions de biocontrôle.

Pour Thierry Blandinières, directeur général du groupe InVivo, « cette acquisition est une opération notable pour Bioline, notre filiale agriculture, qui devient ainsi un acteur majeur du biocontrôle sur le plan international. Celle-ci est parfaitement alignée avec notre raison d’être, qui est de favoriser la transition agricole et alimentaire vers un agrosystème résilient, en déployant des solutions et des produits innovants et responsables. C’est le sens de notre 3ème voie de l’agriculture que nous déployons auprès des coopératives, au bénéfice des agriculteurs et des consommateurs. »

Giles Turrell, PDG du groupe Flamingo - fournisseur des principaux supermarchés britanniques et européens, ainsi que des canaux de vente au détail numériques de fleurs fraîches coupées, de plantes et de produits frais - indique « Flamingo a d’importantes ambitions de croissance au Kenya et en Éthiopie. Notre groupe continuera d’utiliser les solutions de biocontrôle dans sa stratégie de production. Ainsi, Bioline Agrosciences, nouveau propriétaire de Dudutech, sera notre fournisseur privilégié. Nous l’avons choisi pour sa position d’expert reconnu des solutions de biocontrôle, et nous allons nous concentrer dorénavant sur notre activité de production horticole ».

Laurent MARTEL, CEO de Bioline Group, ajoute que « notre groupe continue sa stratégie d’internationalisation, en s’établissant en Afrique de l’Est. Dudutech sera le fer de lance de notre stratégie d’expansion sur ce continent aux besoins illimités en nouvelles technologies agricoles respectueuses de l’environnement ».

Une biofabrique locale pour un marché africain

Créée au Kenya en 2001, la société Dudutech est l’un des principaux sites de production de solutions de biocontrôle sur le continent africain. Avec Dudutech, Bioline Agrosciences bénéficiera d’une nouvelle biofabrique – la 8ème dans le monde - basée dans un pays hautement stratégique en Afrique de l’Est, le Kenya. D’après Ludwik Pokorny, CEO de Bioline Agrosciences : « le marché du biocontrôle est en forte croissance, et l’acquisition de Dudutech va nous permettre d’asseoir notre leadership technologique et de compléter notre portefeuille de solutions. C’est une opportunité unique de nous spécialiser sur la production de fleurs en créant ce partenariat avec le Groupe Flamingo et d’apporter notre expertise de plus de 40 ans sur les autres cultures de la région ».

Tom Mason, qui est et restera Managing Director de Dudutech, a ajouté : « cette acquisition est une chance unique pour nous de consolider notre position de leader en Afrique par la combinaison de nos technologies et du savoir-faire de Bioline apportant des solutions premium de renom pour les producteurs locaux ».

Avec plus de 40 ans d’experience, Bioline Agrosciences est le leader mondial des technologies appliquées au biocontrôle. Cette société française de dimension internationale est active dans plus de 35 pays, avec 8 biofabriques implantées sur les principaux marchés. Cette implantation multisites lui permet d’être au plus près des zones de production garantissant aux agriculteurs l’accès aux dernières technologies ainsi que les supports techniques afin d’améliorer leur rendement et la qualité de leurs produits.

* sous réserve d’autorisation par l’autorité de la concurrence kenyane

DÉCLARATION



La nouvelle stratégie de l’UE
relative à l’adaptation au changement climatique

Les agriculteurs et leurs coopératives se félicitent de la publication de la nouvelle stratégie relative à l’adaptation au changement climatique. Cinq points ont attiré notre attention dans la communication publiée aujourd’hui par la Commission européenne.

Nous soutenons l’objectif de la stratégie visant à développer un mécanisme de certification pour l'élimination du carbone afin d’avancer dans l’initiative sur la séquestration du carbone dans les terres agricoles dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Développer un marché du carbone pour les régimes de crédit carbone orientés vers le marché constitue, selon le Copa et la Cogeca, une solution à long terme viable afin de préserver les piliers économique et environnemental de la durabilité.

Le renforcement de la résilience des cultures constitue l'un des grands piliers de l’adaptation au changement climatique dans le secteur agricole et les nouvelles techniques d'obtention fournissent un large éventail de solutions en ce sens. Le Copa et la Cogeca soutiennent également les objectifs de la stratégie visant à créer un cadre législatif pour les semences et le matériel de multiplication.

Dans de nombreuses régions d’Europe, la pénurie d’eau est une conséquence grave et directe du changement climatique, accentuant davantage les défis auxquels sont confrontés les producteurs de denrées alimentaires. Les technologies de l’agriculture de précision sont essentielles pour permettre une utilisation plus ciblée et adaptée des ressources hydriques dans la production alimentaire. La politique agricole commune et les autres instruments politiques doivent permettre le développement d'une boîte à outil adéquate et la création d'un environnement financier pour l’agriculture de précision afin de soutenir la transition vers une production alimentaire plus durable.

Outre l’agriculture, la sylviculture joue également un rôle déterminant dans la recherche de solutions fondées sur la nature. Les mesures d’adaptation doivent se combiner avec les mesures prises dans le secteur sylvicole, comme le prévoit la future stratégie de l’UE pour les forêts.

Les secteurs liés à la nature ont besoin de solutions d’adaptation rapides, qui reposent sur des recherches et une innovation solides soutenues par le programme Horizon Europe. Le Copa et la Cogeca saluent tout particulièrement le fait que la stratégie mette l’accent sur la coopération internationale et qu’elle repose sur les engagements pris dans l’accord de Paris pour freiner le réchauffement climatique sans menacer la sécurité alimentaire.