
2023 : nuisibilité des maladies en hausse par rapport aux dernières années
Les années se suivent et ne se ressemblent pas...
15 quintaux : c’est la moyenne de nuisibilité des maladies foliaires en 2023 telle qu’elle a été calculée dans la synthèse des essais réalisés par ARVALIS et ses partenaires. C’est la seconde valeur la plus élevée, après 2018 (16,5 q/ha), des sept dernières années dont la moyenne des pertes annuelles est de 12,6 q/ha. Même si l’on n’a pas atteint la moyenne des pertes des 13 années de la période 2004-2016 dans ce type d’essais qui était de 18,3 q/ha (avec un record à 27,1 q/ha en 2008), l’année 2023 vient rappeler l’importance de l’ajustement annuel des stratégies de lutte et de la nuisibilité associée principalement à la septoriose.
Le travail d’amélioration et de sélection génétique a permis de développer une offre de variétés de plus en plus tolérantes, parfois même résistantes aux maladies et adaptées aux différents contextes agronomiques. C’est l’un des atouts les plus efficaces – à combiner à d’autres leviers agronomiques - sur lesquels on peut compter pour limiter le recours à des traitements fongicides.
D’autant que dans le contexte inflationniste actuel, le coût des fongicides et des charges de pulvérisation ne cesse de s’accroître : très variable selon les spécialités, le coût des produits fongicides au niveau de l’agriculteur a subi une augmentation moyenne de + 11 % en 2023 par rapport à l’année précédente.
Il subsiste de plus une forte incertitude sur le prix de vente des céréales à la prochaine moisson. C’est pourquoi la solution gagnante sera toujours la plus ajustée techniquement, en réalisant toutes économies possibles avec les leviers prophylactiques et en évitant tous traitements qui ne sont pas indispensables.
Pour préserver la marge brute il s’agit d’éviter tout traitement inutile.
En revanche, il faut savoir investir sur des solutions de protection efficaces et durables chaque fois qu’elles sont nécessaires pour préserver le niveau et la qualité de sa production.
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L’ampleur des défis globaux (changement climatique, sécurité alimentaire, préservation de la biodiversité…) rend nécessaires des transformations profondes des systèmes agricoles et alimentaires, de leur organisation et de leur gouvernance, aux différentes échelles de décision, depuis le niveau local jusqu’au niveau global. Les activités humaines sont au centre du développement de ces systèmes.
Pour des systèmes agricoles et alimentaires durables
Le développement de démarches participatives est autant que possible privilégié pour permettre, à la fois, une production scientifique originale et l’apport de ressources. L’ensemble de ces travaux viennent alimenter les réflexions sur l’agriculture et la forêt, sur la protection de l’environnement, sur l’alimentation et des usages non-alimentaires, aux différents niveaux d’organisation. Ils participent à la conception et à l’évaluation des politiques publiques, mais aussi à celles de l’action privée des entreprises, des consommateurs-citoyens ou encore des organisations non gouvernementales. INRAE développe des démarches interdisciplinaires et ambitieuses basées sur la modélisation, les analyses quantitatives et les études de cas. La complémentarité des niveaux d’échelle d’analyse, est un enjeu majeur. Ainsi, un effort important est fait pour disposer de données locales, nationales et internationales solides. Le développement de plateformes de bases de données facilitant la mise en relation de données nécessaires à des évaluations multicritères et multi-échelles constitue à cet égard un enjeu important.
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