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Vie des entreprises

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Arterris lance Vegedry



Une société de production de farines de légumineuses

Longtemps considérées comme des aliments anciens, les légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches) ont le vent en poupe depuis quelques années avec l'avènement du “bien-manger”. Avec une consommation de 100 000 tonnes de légumes secs par an, la France est contrainte d’importer 60% des productions pour pouvoir couvrir ses besoins. La coopérative Arterris et la CIACAM, leader français dans la commercialisation de légumineuses, collaborent depuis 10 ans pour valoriser et développer la filière française. Afin de démocratiser davantage la consommation de ces produits, ces deux entités ont co-créé la société Vegedry pour lancer une nouvelle filière : les farines de légumineuses.

Arterris se diversifie à travers le lancement de farines de légumineuses

Si les légumes secs font leur grand retour dans les assiettes, c’est avant tout parce que leur mode de consommation a changé. Autrefois commercialisés en paquets secs, puis surgelés, et le plus souvent présentés en accompagnement, ils sont aujourd’hui consommés sous différentes formes (salades, tartinables, etc.) et prennent donc pleinement leur place dans les repas. Les légumineuses offrent également une alternative aux consommateurs à la recherche de substituts sains aux protéines animales.

Une contrainte inhérente aux légumineuses subsiste toutefois : leur temps de trempage pour leur préparation. Pour faciliter leur consommation et développer d’autres manières de travailler ces produits, Arterris et la CIACAM ont décidé de lancer des farines de légumineuses pour les industriels, sous la société Vegedry.

Notre collaboration avec Arterris dure depuis maintenant 10 ans. Nous avions créé ensemble une filière dédiée aux pois chiches, 100% française, destinée à protéger et valoriser ces légumineuses qui jusqu’alors étaient largement importées de l’étranger. Aujourd’hui, 25 000 MT de cette légumineuse sont produits en France, nous n’importons plus cette denrée. Nous sommes ravis d’avoir créé cette nouvelle filière à travers la création de la société Vegedry, qui ouvre de nouveaux débouchés au marché des légumineuses”, affirme Illan Cherki de la CIACAM.

Les farines Vegedry (contraction de végétal et dry-sec en anglais), fabriquées à Vitrolles (13), seront commercialisées dès avril et visent quatre segments d’activité : les pâtes, la panification, le snacking et les plats cuisinés. Cette farine a la particularité de contenir un taux de protéines plus élevé que le blé et d’être sans gluten. Elle s’adapte donc notamment au régime végétarien.

Plusieurs industriels sont d’ores et déjà intéressés par cette
farine. D’ici un an, et pour aller plus loin, Arterris et la CIACAM
prévoient de développer des farines enrichies en protéines, qui
se substitueront encore mieux aux protéines animales. Par
ailleurs, l'exportation de cette farine vers le Nord de l’Europe et l’Angleterre représente une opportunité de développement supplémentaire pour cette filière.

La nécessité de se réinventer au travers de nouveaux marchés : témoignage de la productrice Josiane Read-Delteil

Agricultrice depuis près de 30 ans, Josiane Read-Delteil mène une exploitation de 150 hectares, dont 145 sont dédiés à la grande culture : maïs, blé dur, tournesol et, sous contrat avec la coopérative, du blé tendre pour la filière LU- Harmony ainsi que du soja alimentaire tracé non-OGM. Elle cultive également l’ail violet de Cadours (Appellation d’Origine Protégée) et possède un verger de noyers en conversion bio depuis 2 ans. D’abord certifiée Agriculture Raisonnée, son exploitation a ensuite été certifiée dans son intégralité HVE 2 (Haute Valeur Environnementale), puis HVE 3 depuis août dernier. Afin de pouvoir faire face aux fluctuations du marché mondial des céréales et de pouvoir subvenir aux charges liées à la présence à temps plein d’un salarié, plutôt qu’augmenter la taille de son exploitation, Josiane a fait le choix de se diversifier davantage en cultivant des pois chiches.

Dans notre métier il est nécessaire de se réinventer et de se diversifier avec de nouvelles filières pour répondre aux besoins des consommateurs. On doit changer de culture souvent et être efficace et performant dès la première année”, explique Josiane.

Le pois chiche est une culture qui offre plusieurs avantages. Tout d’abord il permet d’allonger la rotation des cultures entre le blé, l’orge et le tournesol pour éviter que les sols ne s’épuisent. L’interculture suffisamment longue entre les semis de juillet et d’octobre rend possible la pratique du faux semis. Ce dernier consiste à préparer le sol pour un semis, suivie d’une période d’attente qui permet de voir lever les mauvaises herbes. Les graines d’adventices, remontées à la surface, vont ainsi germer sans concurrencer la germination des semences de la culture. Au terme d’une période d’environ 3 à 4 semaines selon l’époque de l’année, les mauvaises herbes sont ensuite éliminées avant le réaliser le semis de la culture souhaitée.

Par ailleurs, la culture du pois chiche permet un reliquat d’azote au sol et évite des problèmes de maladies sur le blé. Il est également moins sensible aux insectes (sitone et autres pucerons) et maladies qu’un pois de printemps. Enfin, la culture du pois chiche, moins sensible au stress hydrique, permet de valoriser les terres séchantes contrairement au tournesol par exemple qui nécessite plus d’eau. Par ailleurs, le pois chiche valorise mieux les « petites terres » au sol pauvre (cas des coteaux) alors qu’un tournesol par exemple, nécessite davantage d’engrais.

Depuis 15 ans, l’adhérente collabore avec la coopérative Arterris qui l’accompagne pour les contrats de multiplication de semences, pour la collecte et pour les approvisionnements (nutrition des plantes, protection des cultures...).

En 3 ans, la culture de pois chiches de Josiane est passée de 10 à 15 hectares, compte tenu de la forte demande. Grâce à l’obtention de la certification HVE 3, elle vient également d’obtenir 15 hectares supplémentaires.

Site internet : www.arterris.fr

Belles Gamelles



Arterris s’engage contre la précarité alimentaire en soutenant l’initiative solidaire Belles Gamelles

En mars dernier, tandis que la crise du Covid19 bat son plein, 35 restaurateurs toulousains, sous l’impulsion du chef Simon Carlier, créent l’association Belles Gamelles. Rapidement rejoints par un collectif de 200 bénévoles et partenaires, ils s’organisent pour faire face à la précarité alimentaire qui ne cesse de s’amplifier pendant le premier confinement. Objectif : préparer des repas équilibrés et variés, réalisés à partir de produits locaux. D’abord destinés au personnel soignant, les personnes isolées et en grande précarité sont aujourd’hui les principaux bénéficiaires. Grâce à cette mobilisation, jusqu’à 500 plats par jour ont été livrés pendant 2 mois, pour un total de 20 000 repas.

Depuis, la crise sociale et économique engendrée par la Covid19 continue à accentuer la situation précaire des personnes les plus fragiles. Belles Gamelles poursuit donc plus que jamais sa mission, au côté notamment d’associations d’aide alimentaire reconnues telles que La Croix Rouge Française, Mi2S Ressources Solidaires, les Banques Alimentaires, France Horizon, le Secours Populaires Français, l’UCRM ou encore les Restos du Cœur.

Les producteurs locaux s’associent également à cette cause pour fournir des produits frais aux restaurateurs. Pas moins de 2 tonnes de produits frais ont été donnés durant la crise par 45 fournisseurs locaux. La coopérative agricole Arterris apporte sa pierre à l’édifice et livre depuis le 21 décembre et jusqu’à la fin du mois de mars 2021, tous les lundis matin, de la farine tradition française Label Rouge à la Maison Beauhaire, boulanger pâtissier à Toulouse. Cette farine servira à produire les sandwiches distribués lors des maraudes de la Croix Rouge Française.

L’association Belles Gamelles a désormais installé son outil de production de manière durable au Grand Marché du MIN Toulouse. Chaque semaine, un chef toulousain s’y rend bénévolement pour proposer ses recettes, en fonction des dons de produits reçus, avec pour objectif la livraison de 500 plats par jour.

Site internet : www.arterris.fr

Transport, le carburant Oleo100



VIVESCIA passe au vert avec Oleo100, le carburant 100% colza de Saipol

Engagé depuis de nombreuses années dans une démarche de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, le Groupe coopératif VIVESCIA expérimente dès janvier 2021, au sein de sa filiale VIVESCIA Transport, le carburant Oleo100 – le premier « B100 » 100% colza français – lancé par Saipol, filiale du Groupe AVRIL, spécialisée dans la transformation de graines oléoprotéagineuses.

Lancée il y a deux ans par Saipol, cette énergie renouvelable est la première issue de l’agriculture française et offre la possibilité à ses utilisateurs de décarboner un peu plus chaque jour les routes de France. En effet, l’utilisation d’Oleo100 permet de réduire de 60% ses émissions de CO2 et jusqu’à 80% ses émissions de particules fines tout en restant 100% biodégradable et renouvelable. 

Ses caractéristiques s’inscrivent pleinement dans la démarche de durabilité engagée par le Groupe VIVESCIA. Par ailleurs, il s’agira non seulement d’une énergie renouvelable, mais aussi produite localement. Trois sites de production du carburant Oleo100 sont ainsi répartis sur le territoire français et VIVESCIA pourra s’appuyer sur celui de Mériot (Aube) au cœur du territoire de sa Coopérative et à proximité immédiate de son agence VIVESCIA Transport basée à Bologne (Haute-Marne). Cette proximité géographique permettra ainsi un passage en circuit court « du champ à la roue ».

Dans un premier temps, VIVESCIA Transport expérimentera Oleo100 sur ses nouveaux véhicules investis auprès de Renault Trucks, partenaire de Saipol dans le cadre d’une offre commerciale commune.