
Marché des céréales
Le rapport USDA entraîne le cours du maïs
à la baisse
Maïs
La semaine a été marquée par la parution du rapport de l’USDA sur l’offre et la demande, très attendu par les opérateurs. Ces derniers s’attendaient à un resserrement assez net des stocks en maïs US. Le mois dernier, l’USDA avait abaissé la prévision d’exportations de maïs US de 100 Mbu, ce qui avait été jugé incompréhensible. Compte tenu des récentes ventes de maïs, et notamment les 6Mt de maïs US à destination de la Chine la semaine dernière, les exportations ne pouvaient qu’être revues à la hausse.
L’attente du rapport de l’USDA a donc fait monter les cours à Chicago en début de semaine.
Finalement, le rapport de ce mardi a été jugé neutre par les analystes de marché. Le rapport n’apporte que très peu de changements, avec des exportations passant de 2 550 à 2 600 Mbu, resserrant de seulement 50 Mbu les stocks prévisionnels de fin de campagne. Ces stocks US sont donc bien supérieurs aux attentes des analystes. Et la production de maïs sud-américaine (Brésil, Argentine) n’a pas été révisée.
Les cours du maïs ont donc chuté après cette parution. En effet, comment expliquer que les récentes ventes de maïs US n’aient pas impacté le bilan ? Pour certains, une partie des ventes US pourrait être reportée en 2021/22, et que la Chine s’approvisionnera en maïs brésilien. Sauf que la 2ème récolte de maïs risque fortement d’être semée et récoltée avec du retard…. Le lendemain du rapport, l’USDA a annoncé l’annulation d’une vente de maïs US, alimentant encore le mouvement baissier.
Blé tendre
Le ministère de l’Agriculture a publié ses premières estimations des surfaces en blé tendre. Celles-ci sont prévues à 4,9 Mha, en nette hausse par rapport à l’an passé (+15,2%), il faut dire que les conditions climatiques difficiles avaient poussé les producteurs à modifier leurs assolements, au détriment du blé tendre. On ne retrouve pas le niveau des semis 2019, mais au regard de la moyenne quinquennale, les surfaces affichent une légère hausse de +0,7%.
Sur la campagne en cours, France AgriMer a fait quelques ajustements sur le bilan français du blé tendre. Les exportations de blé tendre français sont portées à 7,450Mt vers les pays tiers, contre 7,270Mt estimées le mois passé. Néanmoins, la révision à la hausse de la collecte prévisionnelle permet de maintenir le stock de fin de campagne au-dessus de 2,5Mt.
C’est encore la Chine qui tire le flux d’exportations français. Selon France Export Céréales, à mi-campagne sur 3,8Mt expédiées vers les pays tiers, la Chine représente ¼ des ventes. L’Egypte demeure un débouché pour le blé français avec 63kt depuis le début de la campagne.
Au niveau européen, les exportations de blé tendre sont également dynamiques. Ces derniers s’affichent à 15,8Mt au 7 février selon les chiffres de la Commission européenne. Le rythme d’exportations est dynamique puisque ces dernières sont en avance d’environ 5Mt sur les projections de l'USDA. Sauf grandes évolutions dans les autres postes du bilan UE, les stocks finaux pourraient tomber à 6 ou 7Mt, soit un ratio stocks/utilisation égal à un peu plus de 2 semaines d’approvisionnement, un record. De son côté, Stratégie Grains a revu en hausse (+1Mt) la prévision d’exportations européennes, à 26,1Mt (UK inclus). Mais les utilisations intérieures (meunerie, alimentation animale) sont abaissées, ce qui limite la baisse du stock de fin de campagne (10Mt contre 10,2Mt le mois dernier).
Finalement, après de multiples tergiversations, Le gouvernement russe a approuvé, lundi, l’idée d’une nouvelle taxe flottante à l’exportation concernant le blé, le maïs et l’orge, basée sur une formule de calcul (un prix de base moins 200 € multiplié par 70 %) pour essayer de contenir la montée des prix domestiques. Le caractère flottant de la taxe signifie que la taxe augmentera avec le renchérissement des cours. Elle entrerait en vigueur à partir du 2 juin,




