Production française d’aliments composés

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Les causes mieux identifiées
Depuis 2014, un dispositif officiel de suivi des mortalités d’abeilles a été instauré afin de prendre en compte l’ensemble des signalements effectués par les apiculteurs. Cet outil permet aux services sanitaires du ministère de l’agriculture de collecter les données, de les trier puis de mener des enquêtes sur le terrain pour établir un bilan annuel. Les enquêtes permettent de quantifier l’alerte et d’objectiver les mortalités en explorant diverses pistes (agents pathogènes, toxiques en lien ou non avec l’environnement, conduite des colonies et pratiques apicoles).
Le bilan 2015 a été publié récemment, de manière relativement confidentielle face aux déferlements médiatiques des derniers mois autour de l’interdiction des néonicotinoïdes. Il est pourtant riche d’enseignements :
Une forte augmentation des signalements des incidents dans les ruches, liée à la prise en compte des déclarations hivernales et à la mobilisation des organisations professionnelles apicoles pour inciter les apiculteurs à déclarer, conduisant à une meilleure représentativité du dispositif.
La 1ère cause de mortalité est, de loin, due à une origine pathologique (Varroa, loque américaine, virus, nosémose, etc.).
La 2ème cause provient de mauvaises pratiques apicoles (utilisation de produits interdits ou dits « maison », mauvaise préparation à l’hivernage, couvain refroidi, famine…). Des actions de sensibilisation et de formation sur la connaissance et la maîtrise des dangers sanitaires devront être déployées au bénéfice de l’ensemble des apiculteurs.
Les mortalités dues aux produits phytopharmaceutiques sont très inférieures aux causes précédemment citées et restent faibles.
Source : article de Fayçal Meziani, référent-expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à Direction Générale de l’Alimentation (DGAl) dans La Santé de l’Abeille, n°275 d’octobre 2016.