ouverture des cotations du colza
sans modification
pour la récolte 2019
Contrats à terme du colza :
Ouverture de l'échéance août 2019 et des suivantes sans modification des spécifications techniques le 2 mai prochain.
Euronext informe le marché qu'après la clôture de l'échéance mai 2017, il ouvrira à la cotation les échéances aout 2019 et nov 2019 des contrats de futurs et d'options colza.
Après une large consultation du marché et du comité expert, Euronext fait le constat que les pratiques commerciales sur le marché physique en Europe n'ont pas changé et qu'il n'existe pas à ce jour de consensus européen justifiant de modifier les caractéristiques du contrat sur le taux d'huile.
Toutes les caractéristiques du contrat actuelles sont donc reconduites pour les nouvelles échéances (humidité 9%, impuretés 2%, taux d'huile 40%, bonifications et réfactions inchangées).
Cultures oléo-protéagineuses
Le gel aura un impact limité
si la pluie revient
Avec des amplitudes de températures élevées suivies de gelées parfois marquées, associées à un déficit hydrique prononcé depuis plus de deux mois, le contexte climatique actuel est complexe. L’aspect visuel des cultures oléo-protéagineuses d’hiver ne laisse rien transparaitre d’irréversible. Cependant, des avortements importants de boutons floraux sont observés notamment dans certaines parcelles de colza dont l’implantation à l’automne a été difficile, ou qui ont souffert d’attaques de ravageurs au printemps. Le colza ayant de fortes capacités de compensation, les avortements de fleurs ou de siliques classiques provoqués par les gelées sont sans conséquences notables et pourront être compensés par de nouvelles ramifications à condition que les pluies reviennent. L’évolution de ces parcelles sera donc liée à la pluviométrie des prochaines semaines.
Les cultures de printemps déjà implantées - pois, pois chiche, féverole, tournesol, soja, lentille, lupin - résistent bien aux gelées pour le moment. La rapidité et l’intensité des prochaines pluies seront là aussi des facteurs déterminants pour le devenir de toutes les cultures d'oléagineux et protéagineux.
Pour accompagner les producteurs, Terres Inovia publie régulièrement des messages techniques en ligne :
http://www.terresinovia.fr/espaces-regionaux/messages-techniques/.

L’AGPM s’oppose fermement
à l’interdiction de l’urée
Depuis 2015, la filière maïs s’est investie dans les discussions au sujet du Plan National de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques (PREPA) proposant, en grandes cultures, une approche efficace et pragmatique pour contribuer à limiter les émissions. Faisant fi de ce travail collaboratif, le ministère de l’Environnement a soumis à consultation publique, le 6 avril dernier, deux projets de texte actant les mesures du futur PREPA. Ces textes prônent le remplacement de l’urée par d’autres engrais pour réduire la volatilisation de l’ammoniac. L’AGPM dénonce cette interdiction insensée.
Une fois de plus, alors que la profession propose une approche constructive et coordonnée, basée sur l’adoption de bonnes pratiques (enfouissement de l’urée…) et sur l’innovation (telle que l’emploi d’inhibiteurs d’uréase), le gouvernement a fait le choix d’interdire l’urée. Cette mesure punitive serait très impactante pour les producteurs de maïs puisqu’elle représenterait un surcoût global insupportable pour une filière qui fait déjà face à de lourdes difficultés économiques, dans un contexte où le prix des intrants augmente. Interdire ainsi l’urée en France alors qu’elle est le principal engrais utilisé dans le monde, engendrerait une nouvelle distorsion de concurrence dans un contexte de marché des céréales peu rémunérateur.
Pour Daniel Peyraube, Président de l’AGPM : « au-delà de la méthode du passage en force, des plus contestables, on peut, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, se poser la question de la légitimité d’un gouvernement ayant obtenu si peu de suffrages. L’AGPM demande donc de revenir sur ces textes et cette interdiction de l’urée aux conséquences désastreuses pour les producteurs de maïs. »
Retour sur le saccage
d’un champ de colza
le 15 avril dernier
Les faucheurs volontaires propagent un florilège d’erreurs et recourent une fois de plus à la destruction
La société BASF tient à réagir suite au saccage commis par des faucheurs volontaires en Côte d’Or chez un agriculteur à Villy-le-Moutier, le samedi 15 avril 2017. Cinq hectares d’essais variétaux de colza classique de la société KWS ont été entièrement ravagés. Dans un communiqué de presse, les faucheurs prennent à partie BASF et le système de production Clearfield® en propageant des propos mensongers.
Les faucheurs s’enfoncent dans l’illégalité
Il est stupéfiant que des vandales, après avoir entièrement ravagé le champ d’un agriculteur, se permettent de demander des comptes à une société comme BASF qui, elle, respecte scrupuleusement la loi et la réglementation. Des militants de cette association extrémiste ont déjà été condamnés, par le passé, pour de tels agissements par la Cour de Cassation, à 3 mois de prison avec sursis et 11 000 euros de dommages et intérêts, pour avoir saccagé la récolte de producteurs de tournesol en Indre-et-Loire, en juillet 2010.
BASF tient à exprimer à nouveau son soutien entier à l’agriculteur qui a vu son champ saccagé.
Le droit européen est clair et pourtant les faucheurs l’interprètent à leur guise !
Comment ce groupuscule de militants radicaux, adeptes de méthodes illégales et violentes, peut-il prétendre interpréter le droit européen ? Car contrairement à ce qu’indiquent les faucheurs volontaires, la mutagénèse ne rentre pas dans le champ d’application de la directive 2001/18 qui régit la question des OGM. Il suffit pourtant de lire l’article 3 qui aborde ce point de façon très claire (1).
Ainsi, les techniques dénoncées par les faucheurs sont couramment utilisées depuis plus de 50 ans par les organismes de recherche publique, comme l’INRA, afin d’accélérer l’amélioration variétale (résistance maladies, résistance herbicide, qualités, tolérance sécheresse…) pour toutes les agricultures, qu'elles soient conventionnelle ou bio. Le tournesol oléique, qui représente 60 % des surfaces cultivées en France (bio et conventionnelle), en est un exemple. Tout comme le blé Renan, une variété de référence en agriculture biologique.
Les faucheurs volontaires démontrent une nouvelle fois, leur ignorance et leur méconnaissance de l’agriculture française.
Les faucheurs propagent des contre-vérités scientifiques
Contrairement à ce qu’affirment ces militants radicaux :
- BASF n’est pas une firme semencière et ne commercialise pas de semences en Europe.
- Les procédés de sélection utilisés pour les variétés Clearfield® sont publiés dans la littérature scientifique.
- Il n’y a rien de caché a contrario des affirmations des faucheurs.
Ces militants prétendent que « les producteurs doivent donc rapidement augmenter le nombre de passages, les doses et la toxicité des formulations d'herbicides ». Où sont les résultats d’essais des faucheurs volontaires pour affirmer cela ? Constat doit être fait que ces affirmations reposent sur du vent.
La propagande des activistes a toujours été basée sur la création de peurs dans la société, au lieu de se baser sur des arguments factuels et scientifiquement solides.
Les faucheurs veulent imposer une idéologie
BASF respecte les réglementations nationales et informe de manière transparente les agriculteurs et les autorités compétentes. Le métier de BASF est de fournir des solutions qui répondent aux problématiques des agriculteurs, qu’ils soient en système de production conventionnelle ou biologique, pour leur permettre de rester compétitifs et de vivre de leur travail.
En réalité, les faucheurs volontaires ne ciblent pas spécifiquement une technique comme la mutagénèse et les Variétés Tolérantes aux Herbicides (VTH), il s’agit d’un prétexte pour imposer un modèle de société fondé sur la décroissance.
(1) Article 3 de la directive 2001/18 qui régit la question des OGM
