
Analyse du marché des céréales
La baisse du cours du blé s’accentue
Ble
Les cours du blé continuent leur baisse. Sur le marché de Chicago, le marché à terme a perdu plus de 6€ cette semaine. Le marché du blé est sous pression en raison des prévisions de précipitations dans les grandes zones de production pour les 15 prochains jours. Cette information constitue un élément rassurant pour les cultures d’hiver car cela permettra de compenser le déficit hydrique observé depuis quelques mois.
Le marché français suit cette tendance et le cours du blé tendre rendu Rouen s’affiche désormais à 162€/t, en retrait de près de 5€ par rapport à la semaine prochaine. Chez les fabricants d’aliments sur le marché intérieur, le blé tendre rendu Pontivy est au même prix que le portuaire. Quelques affaires se font mais les fabricants semblent avoir couvert leurs besoins à court terme et attendent de voir si la baisse du marché continue.
On note cette semaine le chargement de 27kt de blé depuis Rouen vers l’Algérie. Même si des ventes de blé français se font régulièrement sur cette destination, la France accuse cette année une nette baisse de sa part de marché sur cette destination (90% pour 2013/14 contre 40% à fin décembre 2016 selon FranceExport Céréales), au profit d’autres origines, notamment allemande et balte.
Au niveau européen, les exportations d’affichent à 17,34Mt au 21 mars, en baisse de -16% par rapport à l’an dernier à la même date. La monnaie européenne est repassée au-dessus des 1,08 face au dollar, au plus haut niveau depuis début février, ce qui pénalise les exportations européennes (cf. graphe).
Sur la scène internationale, l’Egypte renoue avec ses refus de déchargements de bateaux pour des traces d’insectes ou de graines étrangères. Le GASC aurait rejeté 3 bateaux (2 russes et 1 argentin). Ces éléments risquent d’apporter une certaine crainte de la part des opérateurs pour les achats futurs du GASC.
Les relations politiques entre la Turquie et la Russie se tendent et la Turquie aurait supprimé la Russie de la liste des origines éligibles pour l’importation de blé. La Turquie est un débouché important pour le blé russe. Sur la période juillet/novembre 2016, la Russie a exporté 1,522Mt de blé vers la Turquie selon FranceExportCéréales. Cette situation risque d’avoir un impact important pour les exports russes, et la nécessité vraisemblablement pour les russes de trouver d’autres débouchés face à une production de blé importante cette année (72,5Mt contre 61Mt en 2015/16 selon le CIC).
Maïs
En maïs, le marché à terme de Chicago suit l’évolution à la baisse du marché du blé. En France, les cours semblent résister à la baisse du marché du blé, et le prix du maïs vers les fabricants d’aliments reste au même niveau que la semaine dernière.
Outre Atlantique, l’actualité cette semaine était marquée par le scandale de corruption au Brésil face à des cas de viandes avariées et de salmonelles. Après la Chine et la Corée du Sud, l’Union Européenne et le Chili ont interdit les importations de viande d’origine brésilienne. Il est évidemment trop tôt pour savoir si ce scandale de corruption aura un impact sur la demande intérieure en grains au Brésil, mais il faut noter tout de même que 80% des importations de poulets en Corée provient du Brésil. Sur une production brésilienne de maïs estimée à 67Mt pour 2016/17, 47Mt sont utilisées pour l’alimentation animale.
Orge
L’Arabie Saoudite a acheté en début de semaine 1,5Mt d’orges fourragères. L’origine française aurait été retenue pour partie. A noter qu’un chargement à Rouen pour cette destination a été fait cette semaine, complété à Nantes et La Pallice pour un volume de 74 430t.





Rouen