.gif)
C’est un triple défi que notre Coopérative
a dû relever cette année. Réussir la fusion, être au rendez-vous pour nos adhérents
en terme de retour économique et préparer l’avenir. Ce challenge était d’autant plus difficile que le contexte économique était complexe
et perturbé.
Premier exercice complet d’OCEALIA :
Décidée en 2015 puis validée par l’Autorité de la concurrence en février 2016, la fusion est encore très récente.
De nombreux chantiers ont été menés afin d’être en situation opérationnelle dès le début de cet exercice.
Citons en particulier la gouvernance et notre organisation interne, l’harmonisation de notre système d’information ainsi que celle des outils et méthodes de comptabilité/gestion d’Océalia, l’élaboration et le déploiement des nouvelles politiques métiers, la mise en place du nouveau cadre social. C’est un travail considérable qui a été réalisé par nos équipes et qui témoigne de leur engagement et de leur détermination.
Une performance économique au rendez-vous pour nos adhérents :
- Dans un contexte économique difficile, avec une récolte historiquement basse en France et en retrait de plus de 300 KT pour Océalia, des cours à nouveau en baisse et une situation de l’élevage toujours délicate, Océalia a bien valorisé ses productions et piloté ses résultats pour privilégier la qualité du retour économique vers ses adhérents. Cela s’est traduit par une très bonne rémunération de la collecte au vu de l’environnement, des mesures d’accompagnement significatives pour soulager les trésoreries et un plan d’économie interne. C’est ainsi qu’avec un CA de 476 M€, en baisse de 18 %, Océalia a réussi à restituer 21,9 M€ de compléments de prix et présente un résultat net de 2,7 M€ soit 0,6% du CA.
- En ce qui concerne le Groupe, les bons résultats obtenus dans le domaine des vins et spiritueux, de la filière pop corn, des jardineries comme du transport, ont permis de consolider un résultat net Groupe à hauteur de 3,6 M€ pour un CA total de 531 M€.
Le renforcement de la proximité, de l’accompagnement et du soutien de nos adhérents :
Soutien aux adhérents
Dans le contexte morose de 2016, des retours économiques supplémentaires ont ainsi été décidés lors de l’Ag 2016. 3.4 M€, soit plus de la moitié du résultat de l’exercice 2015 / 2016 ont été redistribués, apportant de la trésorerie supplémentaire aux exploitations.
Par ailleurs diverses mesures exceptionnelles ont été mises en place dès septembre 2016, dont certaines avec les banques, pour accompagner nos adhérents dans le financement de leur campagne. Plusieurs mesures ont visé à reporter les échéances de paiement des approvisionnements.
Proximité et accompagnement des adhérents
Océalia développe une approche globale des exploitations prenant en compte l’ensemble des enjeux complexes que doivent appréhender les agriculteurs. Nous proposons des services adaptés et créateurs de valeur pour les adhérents.
Le binôme conseiller d’exploitation et responsable de site constitue le relais de proximité essentiel de la Coopérative. Les OCEALIADES, pilotées par les administrateurs et les responsables de région complètent ce dispositif. Centrées sur des sujets prospectifs et novateurs impactant nos métiers, ces nouveaux rendez-vous ont connu des formats variés, conférencier, témoignages d’agriculteurs, visite, et donnent lieu à des échanges très constructifs.
Préparer l’avenir :
Développer l’innovation
Dans un contexte de maîtrise des charges, les ressources allouées aux services agronomie et agrisolutions sont, elles, en croissance continue afin de développer des services porteurs de valeur ajoutée pour nos adhérents et source de pérennité pour leurs exploitations. Cela concerne des domaines aussi variés que la gestion des risques, le pilotage technico-économique des exploitations, l’accompagnement environnemental et l’agriculture de précision.
Renforcer notre compétitivité
Nous poursuivons notre politique d’amélioration continue de nos processus afin que notre performance collective progresse. Nous engageons également une démarche de rationalisation de nos activités logistique et approvisionnement-collecte afin d’obtenir des gains de compétitivité au service de nos adhérents
Nous mettons en place un plan d’investissement ambitieux visant à accroître nos capacités de stockage afin de mieux maîtriser le rythme de nos ventes en fonction des marchés, ce qui nous permettra de renforcer la productivité de notre activité de collecte.
Développer les filières et les partenariats
Océalia poursuit la structuration de son pôle élevage avec le renforcement du partenariat stratégique avec Caveb, le projet de création d’une coopérative associée avec Natéa, l’ouverture du capital de Soléo
Développement pour accueillir de nouveaux acteurs locaux.
Dans le domaine des productions végétales, nous renforçons nos filières existantes et notamment la filière pop corn qui vient de bénéficier d’un investissement important sur son outil. Au niveau du pôle viticole, nous appliquons notre plan stratégique de l’amont et l’aval pour développer nos parts de marché en France et à l’export. Enfin, les jardineries poursuivent leur développement et enregistrent un excellent résultat grâce à la
rigueur de gestion et la dynamique enclenchée depuis plusieurs années.
Conclusion :
Riche de ses 7 200 adhérents et 904 salariés, fort de ses activités diversifiées sur un territoire étendu à 5 départements (16,17, 79, 86, 24) et fier de son modèle Coopératif, le Groupe OCEALIA est opérationnel, au service de ses adhérents et tendu vers l’avenir, prêt à répondre aux multiples défis de notre environnement.
« Nous voulons être un Groupe Coopératif attractif, responsable, et créateur de valeur pour les agriculteurs »
Site internet Océalia : ocealia-groupe.fr/
Malgré l'influenza aviaire, Maïsadour se redresse, réalise un résultat positif et ouvre un nouveau chapitre de développement
Malgré une baisse de son chiffre d'affaires (-8,8 %) liée à l'impact d'une seconde influenza aviaire d'une ampleur exceptionnelle et à une récolte de céréales modeste, le Groupe Coopératif Maïsadour redresse sa situation financière avec une forte hausse de son résultat net consolidé et de son
résultat brut d'exploitation (+ 10 %).
2016-2017 : le système coopératif a permis d'éviter
le pire
Le Groupe Coopératif Maïsadour a dû faire face, durant son exercice 2016-2017, à l'une des crises les plus graves enregistrées en 80 ans d’existence.
Une situation engendrée par des éléments exogènes fortement adverses : une faible récolte hivernale de céréales et surtout un deuxième épisode d'influenza aviaire particulièrement dévastateur.
La baisse du chiffre d'affaires de 8,8 % due à l’influenza aviaire (à 1,336 milliard d'€) a nécessité de la part du Groupe Coopératif Maïsadour le redressement de ses résultats
financiers.
La mobilisation de l'ensemble des adhérents, administrateurs et salariés ainsi qu’un plan d’économies général ont permis d'assainir sa situation financière. Le résultat net consolidé du Groupe remonte à 4,8 millions d'€, quant à l'excédent brut d'exploitation (EBE), il augmente de 10 % pour atteindre 39,3 millions, soit 3 % du CA consolidé.
Acteur majeur de la filière palmipèdes, Maïsadour a joué un rôle-clé dans la mise en place d’un dispositif de biosécurité afin de minimiser l'impact d'une éventuelle nouvelle exposition au virus. Le Groupe Coopératif a investi 3 millions d’euros pour
accompagner ses quelque 1 000 producteurs impactés et pour sécuriser ses filières de production de palmipèdes à foie gras et volailles (accouvage, élevage, transport...).
2018-2026 : un plan stratégique de reconquête
et de sécurisation
Toute crise est une opportunité : celle de remettre à plat ses méthodes et de se fixer de nouveaux objectifs. Pour structurer ses ambitions dans le temps et organiser le développement du Groupe dans un contexte agricole et agroalimentaire mouvant, le Groupe a lancé un projet stratégique intitulé « MAÏSADOUR 2026 » qui réaffirme sa mission première et son territoire : « un Groupe bâti sur des filières du champ à l’assiette, au service de ses agriculteurs et du développement du grand Sud-Ouest ».
4 axes ont été déterminés :
- L’adhérent au coeur de la démarche : meilleure valorisation des productions et du service
- S’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs
- Adaptation de la culture et de l’organisation
- L’international, relais de croissance
Pour Michel PRUGUE, Président du Groupe Coopératif : « Notre modèle coopératif a une modernité et une pertinence qui doivent nous permettre de réussir dans un monde en mutation permanente tant du point de vue de la consommation que de la
production. »
Site internet Maïsadour : maisadour.com/
Du soja 100% origine
France pour plus de sécurité alimentaire en viandes-volailles
Relocaliser en France une production de soja non-OGM dans une démarche agro écologique alliant les dimensions environnementales, économiques et sociales sont les objectifs que s’est fixés Euralis.Pour y parvenir le groupe coopératif contribue à la création d’une filière qui permet de produire, transformer et valoriser du soja non-OGM pour les élevages dans le Sud-Ouest.Au mois de mai 2016, les coopératives Euralis et Fipso (filière porcine du Sud-Ouest), Sanders-Euralis et les groupes Avril et Carrefour se sont associés pour développer des filières d’élevage animale régionales (bovins, porcs, volailles) consommatrices de soja d’origine France. Un partenariat filière qui vise notamment à garantir courant 2018 une viande de porc
« Filière Qualité Carrefour » du grand Sud-Ouest issue d’animaux exclusivement nourris avec des matières premières françaises.
Euralis intervient à la fois en amont et en aval de cette filière de qualité. La coopérative accompagne les agriculteurs souhaitant un nouveau débouché économique à même de diversifier leur assolement et présentant des atouts agronomiques. Le soja n’a en effet pas besoin d’engrais azoté de synthèse et il demande beaucoup moins d’intrants chimiques que d’autres cultures. Grâce à cet avantage agronomique, l’alternance entre la culture du soja et celle du maïs est idéale sur le plan agro-écologique. L’expertise dans la recherche, la production et la commercialisation des semences doit également contribuer à atteindre les 8000 ha en 2018. Les graines de soja collectées sont ensuite triturées au sein de l’usine SOJALIM ,créée à cet effet, produisant ainsi des tourteaux, de l’huile et des coques valorisés en aliment pour les animaux.
En savoir plus